1
2
3
4
5
  • 11 octobre 2011

    Les divers acteurs investis dans la lutte aux ITSS souhaitent tous la même chose : réduire le nombre de personnes infectées et offrir des services appropriés aux gens infectés.

    Lorsqu’on parle d’acteurs, on pense spontanément aux intervenants et aux professionnels, car ils sont au cœur de la lutte. Mais, les décideurs, les gestionnaires, les partenaires de différents secteurs et les personnes infectées exercent eux aussi des rôles déterminants pour atteindre l’objectif ultime. Or, il apparaît aujourd’hui très évident que ces différents acteurs impliqués ne peuvent plus agir en vase clos.

    Évolution de la problématique

    Il va sans dire qu’au fil des ans, l’infection par le VIH et le sida ont perdu le statut d’exception qui leur était conféré par l’urgence de l’épidémie. L’apparition des thérapies antirétrovirales et leurs effets bénéfiques sur les personnes vivant avec le VIH ont en effet contribué à faire évoluer la problématique de lutte aux ITSS.

    Catégories: Travail en réseau
  • 11 octobre 2011

    Le rythme d’implantation

    L’utilisation des ordonnances collectives n’est pas une mesure obligatoire. Le rythme d’implantation des OC semble dépendre de l’intensité de la collaboration antérieure entre les professionnels d’un milieu, de leur connaissance de ce mécanisme, des bénéfices anticipés, du soutien organisationnel disponible et de l’accès à des OC déjà rédigées.

    Les équipes qui ont investi du temps à rédiger leur OC localement, tel un groupe de médecine de famille ou une équipe clinique dans un hôpital, affirment que l’exercice leur a permis de mieux connaître et reconnaître leur rôle respectif, leurs responsabilités et leur potentiel de collaboration. Cette démarche a favorisé l’appropriation de la Loi 90 qui redéfinit les activités et les champs d’exercice de 11 professionnels de la santé.

  • 10 octobre 2011

    La recherche des facteurs de risque est un concept-clé dans la lutte aux ITSS au Québec puisqu’elle permet un dépistage efficace et une intervention préventive adaptée. Ce fait est bien connu en théorie. Or, un questionnement pratique demeure : comment effectuer une recherche efficace de facteurs de risque chez un individu?

    Pour dépister les différentes ITSS, une partie de votre rôle consiste à évaluer le risque de transmission. Les données épidémiologiques indiquent que certains groupes sont plus à risque de contracter certaines ITSS. Votre évaluation doit s’appuyer à la fois sur les caractéristiques sociodémographiques des personnes qui vous consultent et sur la recherche de comportements à risque tels que relations sexuelles non protégées, partenaire anonyme, usage d’alcool, de drogue par injection, relations sexuelles entre hommes, etc. Alors que l’identification des premiers éléments peut être assez simple, l’investigation des seconds peut présenter certains défis. Voici quelques pistes pour les relever.

    Catégories: Dépistage
  • 10 octobre 2011

    En étudiant les services de dépistage et de traitement des ITSS, le constat montérégien reflète celui de bien d’autres régions du Québec : certaines populations sont moins bien desservies, particulièrement celles présentant des problématiques de santé plus complexes (jeunes, HARSAH, UDI, etc.).

    À la lumière du portrait dressé dans le rapport Épidémie d’infections transmissibles sexuellement et par le sang – Inversons la tendance ! rédigé par Dre Jocelyne Sauvé, la directrice générale de santé publique de la Montérégie, la région n’a pas hésité à entrer dans l’action et à se mobiliser pour faire plus, pour faire mieux.

    Cet éloquent rapport ainsi que la tenue de la Journée montérégienne de santé publique sur le thème des ITSS ont mobilisé les troupes régionales en vue d’améliorer leur contribution à la lutte. Les paliers local et régional se sont alors donné la main pour intensifier leurs actions. De belles initiatives sont nées.

    Ainsi, des gestionnaires, des professionnels de la santé et des intervenants communautaires du réseau ont travaillé ensemble à mettre sur pied un impressionnant éventail d’activités :

  • 4 octobre 2011

    Qui sont-elles?2,3,7

    • Il est très difficile d’évaluer avec précision le nombre de Québécois qui s’injectent des drogues. En 1996, une étude disposant des moyens nécessaires en est venue à une estimation de 23 000 personnes UDI au Québec.
    • Les trois quarts des personnes UDI rencontrées par le réseau SurvUDI entre 2003 et 2010 sont des hommes (76 %);
    • L’âge moyen des hommes UDI est de 35 ans alors qu’il est de 30 ans chez les femmes;
    • La moitié des personnes UDI ont réussi des études secondaires, contre trois personnes sur quatre dans la population québécoise.

    Où sont-elles?2

    • Les personnes UDI se concentrent en milieu urbain, mais sont aussi présentes en milieux semi-urbains dans toutes les régions du Québec;
    • Les plus grands nombres d’UDI sont recensés à Montréal, Québec et en Outaouais;
    • Entre 2003 et 2010, 41 % des personnes UDI avaient passé au moins une nuit dans la rue, un refuge ou un squat dans les six derniers mois;
    • Durant la même période, 14 % avaient séjourné en centre de détention.

Pages

Souscrire à