Traitement accéléré des partenaires

  • Dans une situation où le TAP serait justifié et où aucune exclusion n’est présente, mais que le nom du partenaire n’est pas connu, est-ce que l’infirmière ou le médecin peut rédiger une « ordonnance en blanc »?

    Non. Chaque ordonnance destinée au partenaire doit être nominative et rédigée selon le règlement sur les normes relatives aux ordonnances faites par un médecin.

    Actuellement, le TAP ne peut pas être appliqué quand le nom du partenaire est inconnu. Des démarches sont en cours pour trouver une solution à cette situation particulière.

    Source :

  • Est-ce qu’il y a un nombre maximum d’ordonnances TAP que l’on peut remettre à une personne atteinte de CT ou NG?

    Non. Cependant, comme la meilleure option auprès du partenaire consiste en une évaluation clinique avec un traitement et une intervention préventive (ex. : dépistage des ITSS) adaptées à sa situation, l’utilisation du TAP ne doit pas être systématique.

    Lorsqu’une personne atteinte a plusieurs partenaires, il faut analyser pour chaque partenaire si le TAP est justifié, pertinent et qu’il n’y a pas de condition d’exclusion. 

    Une carte de notification doit accompagner chaque ordonnance TAP remise au partenaire.

    Sources :

    • Aide-mémoire pour les cliniciens, Traitement accéléré des partenaires (TAP) pour les infections à Chlamydia trachomatis (CT) et à Neisseria gonorrhoeae (NG), MSSS
    • Avis scientifique Traitement accéléré des partenaires pour les infections à Chlamydia trachomatis et à Neisseria gonorrhoeae, INSPQ.
  • Est-ce que l’on peut prescrire de la ceftriaxone ou de la gentamycine dans le cadre du TAP?

    Non.  Si le traitement recommandé pour le partenaire n’est pas oral et à dose unique, il s’agit d’une exclusion. Comme le traitement par voie intramusculaire sera administré par un professionnel de la santé, il s’agit d’une excellente opportunité pour ne pas se limiter à un traitement et offrir une intervention préventive auprès du partenaire incluant le dépistage des ITSS et le counseling.

    Sources :

    • Aide-mémoire pour les cliniciens, Traitement accéléré des partenaires (TAP) pour les infections à Chlamydia trachomatis (CT) et à Neisseria gonorrhoeae (NG), MSSS
    • Avis scientifique Traitement accéléré des partenaires pour les infections à Chlamydia trachomatis et à Neisseria gonorrhoeae, INSPQ.
  • Si je rédige une ordonnance TAP comment puis-je savoir s’il y a des exclusions (ex. : symptômes chez le partenaire, âge de moins de 14 ans) ou s’il s’agit d’une situation de dernier recours (ex. : grossesse)?

    Tel que spécifié dans l’avis scientifique, l’évaluation des exclusions ou des précautions se fait à la lumière des informations recueillies auprès de la personne atteinte. Lorsqu’aucune exclusion ou précaution n’est détectée à partir de ces informations, le TAP peut être utilisé, si pertinent.

    Vous devez inscrire le code M sur l’ordonnance, le pharmacien vérifiera la présence de condition d’exclusion (ex. : symptômes) et orientera au besoin la personne pour une évaluation clinique.

    Sources :

  • Est-ce que dans le cadre du programme de gratuité des médicaments pour le traitement des ITSS de la RAMQ, le code L pour le cas contact peut s’appliquer aussi dans le cadre du TAP?

    Non. Le code L ne devrait pas être utilisé pour un partenaire (cas contact) pour lequel une ordonnance a été remise à la personne atteinte (TAP).

    Les codes K, L, et M permettent d’avoir accès au programme de gratuité des médicaments pour le traitement des ITSS.

    Le code K s’applique pour le traitement d’une personne atteinte d’une ITSS couverte par le programme.

    Le code L s’applique à un partenaire de personne atteinte d’une ITSS visée par ce programme. Dorénavant, le code L devrait être utilisé seulement lorsque le prescripteur a procédé à l’évaluation clinique du partenaire.

    Dans le cadre du TAP, c’est le code M qui s’applique. Cela va permettre au pharmacien d’identifier que la personne n’a pas été évaluée par un professionnel de la santé et de lui offrir une intervention adaptée à sa situation.

    Sources :

  • Lorsqu’un médecin ou une infirmière signe une ordonnance dans le cadre du TAP, est-ce que cela l’oblige à assurer le suivi clinique du patient?

    Le prescripteur n’aura généralement pas à assurer un suivi clinique du partenaire qui a reçu une ordonnance dans le cadre du TAP. En effet, le TAP peut être envisagé, lorsqu’il est estimé que le partenaire ne consultera pas.

    Après avoir pris connaissance des informations fournies dans la carte de notification, ou à la suite de l’intervention du pharmacien, il est possible que le partenaire décide de consulter un médecin ou une infirmière. Il pourra alors :

    • Obtenir un rendez-vous auprès de son médecin de famille ou d’une infirmière;
    • Communiquer avec Info-Santé pour savoir où consulter pour une évaluation, un dépistage et un traitement.

    Il peut arriver que le partenaire préfère consulter le professionnel de santé qui a signé l’ordonnance. L’article 32 du code de déontologie des médecins stipule que : « Le médecin qui a examiné, investigué ou traité un patient est responsable d'assurer le suivi médical requis par l'état du patient, à la suite de son intervention, à moins de s'être assuré qu'un autre médecin, un autre professionnel ou une autre personne habilitée puisse le faire à sa place ». Il est en de même pour l’infirmière qui doit se référer à son code de déontologie à l’article 44.1.

    Si la condition du partenaire demande une évaluation clinique et que le partenaire désire consulter le prescripteur, ce dernier devrait accepter de voir le partenaire en consultation ou s’assurer qu’un autre médecin ou un autre professionnel habilité puisse le faire à sa place.

    Par ailleurs, comme pour toute autre ordonnance qu’il signe, le prescripteur peut être contacté au besoin par le pharmacien qui reçoit l’ordonnance. Il doit lui répondre à la lumière des informations dont il dispose.