Sur le réseau routier

Les traumatismes routiers réfèrent aux blessures subies en tant que piéton, cycliste, motocycliste, occupant d’un véhicule motorisé ou d’un véhicule hors route (VHR) sur un chemin public. Un chemin public correspond à une surface de terrain ou d’un ouvrage d’art dont l’entretien est à la charge d’une municipalité, d’un gouvernement ou de l’un de ses organismes, et sur une partie de laquelle sont aménagées une ou plusieurs chaussées ouvertes à la circulation publique des véhicules routiers et, le cas échéant, un trottoir ainsi qu’une ou plusieurs voies cyclables1. Ce type de blessures peut résulter ou non d’un incident impliquant un véhicule motorisé.

Au Québec, entre 2010 et 2012, les traumatismes routiers ont occasionné en moyenne 460 décès par année (60 piétons, 22 cyclistes, 45 motocyclistes, 308 occupants de véhicule à moteur, 17 occupants d’un VHR2 et 7 autres usagers)3. Pour les années 2013 à 2015, ils ont occasionné en moyenne 3 624 hospitalisations par année (459 piétons, 681 cyclistes, 610 motocyclistes, 1 757 occupants de véhicule à moteur, 103 occupants d’un VHR4 et 14 autres usagers)5. Soixante pourcent (60 %) de ces décès (277/460) et 46 % de ces hospitalisations (1 671/3 624) sont associés à des lésions subies lors d'une collision avec un véhicule motorisé5.

Au cours des trente dernières années, le nombre de personnes décédées ou blessées sur un chemin public a beaucoup diminué, mais des améliorations sont encore possibles. Plusieurs mesures sont reconnues efficaces pour prévenir les traumatismes routiers. Ces mesures visent à rendre plus sécuritaires l’environnement routier (ex. : dos d’ânes allongés, avancés de trottoirs aux intersections, feux protégés pour les piétons, diminution de la largeur des rues), les véhicules (ex. : coussin gonflable, freins ABS), les comportements des usagers (ex. : surveillance policière, radars photo) et l’environnement socio-législatif (ex. : accès graduel à la conduite, abaissement du taux d’alcoolémie permis pour la conduite d’un véhicule routier, optimisation de l’utilisation des antidémarreurs éthylométriques). 

Pour en savoir plus

Références

  1. Société de l’assurance automobile du Québec (2014). Guide de rédaction du rapport d’accident de véhicules routiers. Société de l’assurance automobile du Québec.

  2. Les données présentées concernent uniquement les décès d’occupants de véhicules hors route survenus sur le réseau routier. Les décès survenus hors réseau routier ne sont pas présentés ici.

  3. Gagné, M. (2018). Principaux mécanismes de décès par traumatismes non intentionnels au Québec hommes et femmes confondus. Fichier des décès du registre des évènements démographiques (2010-2012). Bureau d’information et d’études en santé des populations, Institut national de santé publique du Québec. Demande spéciale.

  4. Les données présentées concernent uniquement les hospitalisations d’occupants de véhicules hors route attribuables à des événements survenus sur le réseau routier. Les hospitalisations attribuables à des événements survenus hors réseau routier ne sont pas présentées ici.

  5. Gagné, M. (2018). Principales causes d’hospitalisations attribuables à un traumatisme non intentionnel au Québec hommes et femmes confondus. Fichier Med-Écho (2013 à 2015). Bureau d’information et d’études en santé des populations, Institut national de santé publique du Québec. Demande spéciale.