Données de SRAS-CoV-2 dans les eaux usées au Québec

Mise à jour du  , 11 h.

L’information présentée sur cette page est obtenue par un suivi hebdomadaire des analyses de SRAS-CoV-2 dans les eaux usées municipales. Cet outil est complémentaire aux autres données disponibles pour suivre l’évolution de la pandémie de COVID-19. En effet, il permet de suivre l’évolution de la circulation du virus dans la population desservie par une station d’épuration, en incluant les personnes asymptomatiques ou qui n’ont pas été testées.

Les valeurs observées dans ces graphiques devraient être interprétées avec précaution, en considérant, pour une même station, l’évolution à la hausse ou la baisse des moyennes mobiles de charges virales sur au moins sept jours plutôt que sur une base quotidienne.

En tout temps, les données peuvent être ajustées rétrospectivement à la suite d’améliorations dans les techniques de collecte, d’analyse et de saisie, de validations ou de mises à jour de l’information.

Pour plus de détails, voir les Précisions méthodologiques.

Quantité de SRAS-CoV-2 dans les eaux usées selon le lieu d'échantillonnage

Il est déconseillé de comparer les valeurs de différentes villes et même de différentes stations d’épuration d’une même ville, entres elles. En effet, plusieurs facteurs comme la présence d’industries ou le type de système d’égouts peuvent influencer la quantité de SRAS-CoV-2 détectée.

 

Le protocole de collecte des échantillons et d’analyses de laboratoire utilisé a été développé par l’équipe universitaire de CentrEau-COVID en s’inspirant de ceux de nombreux laboratoires au Canada et à l'international, incluant l’Université McGill, Polytechnique Montréal et l'Université Laval. Les échantillons composites de 24h d’eaux usées sont prélevés par le personnel des stations d’épuration des villes concernées. L'échantillonnage varie entre cinq et sept jours par semaine pour toutes les stations sauf celles de Trois-Rivières, Drummondville, Joliette et Val D’Or pour lesquelles l’échantillonnage s’effectue trois jours par semaine. L’optimisation du protocole de laboratoire et les analyses sont réalisées à l'Université McGill, l’Université du Québec à Rimouski, au Laboratoire de santé publique du Québec (affilié à l’INSPQ) et par les équipes du ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP).

  • Les dates de début d’échantillonnage varient en fonction des villes.
  • La quantité de SRAS-CoV-2 dans les eaux usées est obtenue en multipliant la concentration, soit le nombre de copies de gènes du virus mesurées par millilitre d’eaux usées, par le débit moyen quotidien dans le réseau d’eaux usées (m3 par jour). Les quantités de SRAS-CoV-2 journalières sont ensuite divisées par la population desservie par chaque station (données fournies par le MELCCFP). Les charges virales par habitants ainsi obtenues sont ensuite multipliées par 100 000 pour être rapportées sur une base de 100 000 personnes.
  • Le débit dans le réseau des eaux usées influence la concentration de SRAS-CoV-2 s'y retrouvant, en diluant et en lessivant le virus et les particules auxquelles ce dernier est attaché. Les valeurs présentées sur la page sont normalisées pour le débit ce qui permet de considérer l'effet de la fonte des neiges, des précipitations et de l'infiltration du réseau par l'eau contenue dans le sol, qui peut varier d’une station à une autre.
  • Le signal provincial (agrégation de tous les signaux) représente la somme de la charge virale de chaque station, divisée par la somme de la population desservie par chaque station (rapportée par 100 000 personnes).
  • La charge virale d’une même station peut varier beaucoup d’une journée à l’autre; l'utilisation d'une moyenne géométrique mobile centrée sur sept jours (excluant les données manquantes) permet de réduire ces fluctuations. Les valeurs quotidiennes sont également disponibles mais désactivées par défaut.
  • La moyenne géométrique, comparativement à une moyenne arithmétique, a l’avantage d’être moins sensible aux valeurs extrêmes, ce qui donne un meilleur aperçu de l’évolution des charges virales.
  • L’évolution des charges virales des stations pour lesquelles l’échantillonnage s’effectue trois jours par semaine (Trois-Rivières, Drummondville, Joliette et Val D’Or) doit aussi être interprétée avec précaution, car plus de 50 % des données hebdomadaires sont manquantes.
  • Pour une même station, la comparaison de l’ampleur des charges virales d’une vague à l’autre est limitée en raison de la proportion variable des différents variants préoccupants et des changements dans le statut d’immunité de la population.

Sources des données

Voir aussi