Autres sujets

  • L’infection à Chlamydia trachomatis et la syphilis peuvent-elles guérir spontanément?

    Oui, c’est possible mais on ne peut pas prédire quelles personnes pourraient guérir spontanément : l’absence ou la disparition de symptômes ne signifie aucunement que la personne est « guérie ». Par conséquent, dans le contexte du counseling auprès d’une personne à risque ou de l’intervention préventive auprès d’une personne atteinte et auprès de ses partenaires, le professionnel de la santé mettra plutôt l’accent sur la persistance de l’infection, les complications possibles et les risques de transmission si l’infection n’est pas traitée et ce, même en l’absence de symptômes. 

    Source :

  • Quel est le risque de transmission du VIH à partir des selles?

    Les sécrétions anales (ou mucus anal) comptent parmi les liquides organiques dans lesquels on peut retrouver le VIH. La transmission associée aux sécrétions anales se produirait lors de relations sexuelles anales et non pas dans le contexte de contact avec des selles.

    Les selles peuvent contenir des sécrétions anales, mais les selles qui ne contiennent pas de sang ne sont habituellement pas reconnues comme ayant un potentiel de transmission du VIH.

    Sources :

  • En établissement, la règle de soins infirmiers pour les activités de dépistage des ITSS est-elle obligatoire?

    Non. L’adoption d’une règle de soins par un établissement est optionnelle. Toutefois, il s’agit de l’outil privilégié pour encadrer et assurer la qualité des activités de soins infirmiers de même que la sécurité de la clientèle. En 2005, l’OIIQ a publié des orientations sur l’utilisation judicieuse de la règle de soins infirmiers.

    L’infirmière qui pratique dans un établissement de santé régi par la LSSS est tenue de respecter les règles de soins infirmiers qui y sont en vigueur. 

  • Quelle est la position du ministère de la Santé et des Services sociaux quant à la prévention de la conjonctivite néonatale?

    Le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) maintient la nécessité d’offrir systématiquement une chimioprophylaxie à base d’onguent d’érythromycine à tous les nouveau-nés, afin de prévenir la conjonctivite néonatale causée par une infection à Neisseria gonorrhoeae.

    Depuis juillet 2017, cette pratique n’est plus encadrée par l’article 68 du Règlement d’application de la Loi sur les laboratoires médicaux, la conservation des organes et des tissus et la disposition des cadavres. Toutefois, l’offre systématique d’une chimioprophylaxie à base d’onguent d’érythromycine à tous les nouveau-nés demeure toujours la norme de bonne pratique au Québec et doit faire l’objet d’une ordonnance individuelle ou d’une ordonnance collective.

    Le Collège des médecins du Québec, l’Ordre des infirmières et des infirmiers du Québec, l’Ordre des sages-femmes du Québec ainsi que l’Association des obstétriciens et gynécologues du Québec soutiennent cette position.

    Actuellement, les conditions qui permettraient de cesser, de façon sécuritaire, l’administration systématique, à tous les nouveau-nés, d’une chimioprophylaxie visant la prévention de la conjonctivite néonatale ne sont pas implantées de façon optimale.

    Le MSSS coordonne les travaux visant à évaluer si d’autres interventions seraient plus appropriées pour prévenir la conjonctivite néonatale causée par une infection à Neisseria gonorrhoeae ou à Chlamydia trachomatis et il précisera les conditions nécessaires à la modification des pratiques actuelles, le cas échéant, avant de s’assurer que les mesures favorisant la mise en œuvre des nouvelles recommandations sont en place.

    Afin de prévenir l’ensemble des complications associées aux infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS) pendant la grossesse, il est également recommandé :

    • d’offrir, de façon systématique, le dépistage des ITSS à toutes les femmes enceintes dans le cadre du bilan prénatal et de le répéter, pendant la grossesse en présence de facteurs de risque, conformément aux recommandations du Guide québécois de dépistage des infections transmissibles sexuellement et par le sang;
    • d’administrer le traitement approprié aux femmes infectées, de s’assurer de l’efficacité du traitement et de réaliser une intervention préventive auprès de leurs partenaires sexuels.

    La position ministérielle reflète la norme de pratique à appliquer au Québec.

  • Quelles sont les recommandations québécoises concernant la prévention de la transmission sexuelle du virus Zika?

    Les recommandations qui s’appliquent au Québec sont présentées sur le Site du MSSS à l’adresse suivante : www.msss.gouv.qc.ca/professionnels/zoonoses/zika/

    Source :