Résultats annuels de surveillance de la maladie de Lyme : 2022

La maladie de Lyme est à déclaration obligatoire au Québec depuis 2003. Les cas sont déclarés par les médecins cliniciens et les laboratoires aux autorités de santé publique de leur région qui procèdent aux enquêtes épidémiologiques pour recueillir différentes informations, dont les caractéristiques démographiques et cliniques des cas et le lieu probable d’acquisition de la maladie.

Depuis 2015, la surveillance intégrée de la maladie de Lyme au Québec repose sur l’intégration de la surveillance humaine (cas humains), de la surveillance acarologique passive (tiques ayant piqué un individu ou un animal) et de la surveillance acarologique active (collecte de tiques dans l’environnement) dans 10 régions sociosanitaires (RSS).

Surveillance humaine

En 2022, 586 cas de maladie de Lyme ont été déclarés aux autorités de santé publique en date du 2 mars 2023, dont 527 cas confirmés ou probables acquis au Québec et 59 cas acquis hors Québec ou dont le lieu d’acquisition était inconnu (Figure 1). Le nombre de cas acquis localement a connu une régression par comparaison à l’année précédente (650 cas en 2021), représentant le pic en termes de nombre de cas depuis le début de la surveillance de la maladie de Lyme au Québec. Le taux d’incidence de maladie de Lyme en 2022 était de 6/100 000 personnes-années (p.a.), une diminution de 20 % par rapport à l’année précédente.

Les 527 cas de maladie de Lyme acquis localement ont été déclarés dans 10 RSS du Québec (Tableau 1). L’Estrie demeure la RSS la plus touchée par la maladie de Lyme, rapportant près de 60 % de l’ensemble des cas et un taux d’incidence standardisé 9 fois plus élevé que le taux de la province. Similaires aux années précédentes, la majorité des cas (77 %) acquis en Estrie sont survenus dans les deux territoires du Réseau local de services (RLS) de la Pommeraie et de la Haute-Yamaska.

Figure 1 – Nombre annuel de cas de maladie de Lyme déclarés, selon le lieu d’acquisition (Québec vs hors Québec) et taux d’incidence standardisé (pour les cas acquis au Québec), 2004-2022

 

Sources : Direction de la vigie sanitaire, MSSS. Extraction SI-GMI en date du 2 mars 2023 ; MSSS, population du Québec basée sur les estimations et projections démographiques

Tableau 1 – Nombre de cas de la maladie de Lyme et taux d’incidence standardisé selon la RSS d’acquisition probable, Québec, 2022

Région sociosanitaire d’acquisition probableNombre de cas totalNombre
de cas résidant dans la région d’acquisition
Taux d’incidence1/100 000 personnes-année
Total5274416,04 (5,53-6,58)
Saguenay - Lac-Saint-Jean220,67 (0,08-2,49)
Mauricie et Centre-du-Québec16142,52 (1,36-4,25)
Estrie32028553,54 (47,45-60,19)
Montréal770,39 (0,15-0,80)
Outaouais992,24 (1,02-4,26)
Chaudière-Appalaches220,42 (0,05-1,53)
Laval771,61 (0,64-3,32)
Lanaudière981,43 (0,61-2,82)
Laurentides620,32 (0,04-1,17)
Montérégie1131057,02 (5,74-8,50)
Plusieurs RSS ou Inconnu36--

1 Le taux d’incidence par RSS est calculé en excluant les cas acquis à l’extérieur de leur RSS de résidence (n = 86).
Sources : Direction de la vigie sanitaire, MSSS. Extraction SI-GMI en date du 2 mars 2023 ; MSSS, population du Québec basée sur les estimations et projections démographiques

En 2022, la moitié des cas de maladie de Lyme était des hommes. La maladie a une distribution bimodale, avec un premier pic du taux d’incidence observé chez les moins de 15 ans (ces derniers représentent 17 % de l’ensemble des cas) et un deuxième pic plus important chez les 70-79 ans (représentant 15 % de l’ensemble des cas). Les 15-39 ans semblent les moins touchés par la maladie de Lyme (Figure 2).

Les enquêtes révèlent que la maladie était diagnostiquée au stade localisé dans un peu plus de la moitié des cas (54 %), au stade disséminé précoce dans près du tiers des cas (29 %), et au stade disséminé tardif pour 15 % des cas (Tableau 2), incluant principalement des jeunes de moins de 15 ans. En effet, la maladie est diagnostiquée au stade tardif chez 37 % de ces jeunes.

Par ailleurs, 6 % des cas ont été hospitalisés pour la maladie de Lyme (Tableau 2). Un peu plus de la moitié des cas a connu une récupération complète après leur épisode, alors que 2 % présentaient toujours des séquelles au moment de l’enquête épidémiologique. Aucun décès n’a été rapporté au moment de l’enquête.

Pour les manifestations cliniques rapportées, l’érythème migrant (78 %) constitue la manifestation la plus courante, suivi par l’arthrite (19 %), des symptômes neurologiques (11 %) et des symptômes cardiaques (4 %) (Tableau 2). De multiples manifestations cliniques ont été signalées dans 13 % des cas. Les jeunes de moins de 15 ans étaient plus susceptibles de développer de l’arthrite, ce qui est dû probablement au diagnostic tardif de la maladie chez ce groupe d’âge (données non présentées).

Figure 2 – Nombre de cas de la maladie de Lyme et taux d’incidence par groupe d’âge, Québec, 2022 

 

Sources : Direction de la vigie sanitaire, MSSS. Extraction SI-GMI en date du 2 mars 2023 ; MSSS, population du Québec basée sur les estimations et projections démographiques

Tableau 2 – Caractéristiques cliniques des cas de maladie de Lyme, Québec, 2022

 Caractéristiques cliniquesNombre de cas (%)
Stade 
  Localisé287 (54 %)
  Disséminé précoce153 (29 %)
  Disséminé tardif81 (15 %)
  Inconnu 6 (1 %)
Hospitalisation32 (6 %)
  Soins intensifs4
Évolution 
  Récupération complète279 (53 %)
  Récupération partielle158 (30 %)
  Séquelles11 (2 %)
  Stable3
  Épisode en cours ou inconnue76 (14 %)
Manifestations cliniques 
  Érythème migrant 412 (78 %)
  Arthrite99 (19 %)
  Neurologique57 (11 %)
  Cardiaque23 (4 %)
  Inconnue18 (3 %)

Sources : Direction de la vigie sanitaire, MSSS. Extraction SI-GMI en date du 2 mars 2023

Surveillance acarologique

Surveillance acarologique passive

La surveillance acarologique passive est réalisée par le Laboratoire de santé publique du Québec (LSPQ) qui reçoit et identifie les tiques collectées sur des humains ou des animaux et qui sont soumises volontairement par les médecins et vétérinaires. Les tiques Ixodes scapularis (I. scapularis) sont par la suite envoyées au Laboratoire national de microbiologie (LNM) pour vérifier la présence de Borrelia burgdorferi (B. burgdorferi) et celle d’autres agents pathogènes.

En 2022, le LSPQ a reçu 1 000 tiques, dont 785 étaient des I. scapularis. Les deux autres espèces les plus fréquentes étaient Ixodes cookei (n=130) et Dermacentor variabilis (n=37). Parmi les 697 I. scapularis acquises au Québec, 654 (94 %) étaient des adultes, 39 (6 %) des nymphes, 2 larves et 4 tiques de stade inconnu (Tableau 3). Parmi les 500 I. scapularis testées pour la présence de pathogènes, 114 (23 %) étaient positives pour B burgdorferi (dont seulement deux étaient des nymphes). Ceci représente une augmentation par rapport à 2021 où 18 % des tiques testées étaient positives pour B. burgdorferi.

La proportion des nymphes soumises en surveillance passive a connu une baisse par rapport à 2021 (où les nymphes représentaient 11 % de l’ensemble des tiques soumises en surveillance passive). Cette plus faible abondance pourrait expliquer en partie la réduction observée dans le nombre de cas humains, étant donné que les nymphes sont plus susceptibles de transmettre la maladie à l’homme à cause de leur petite taille et leur présence accrue durant les mois les plus propices aux activités humaines à l’extérieur.

En 2022, les I. scapularis provenaient de toutes les régions du Québec, sauf du Nord-du-Québec, du Nunavik et Terres-Cries et Baie-James. L’Estrie, suivie par l’Outaouais et la Montérégie sont à l’origine de près de 44 % de l’ensemble des I. scapularis soumises en surveillance passive (Tableau 3).

Tableau 3 – Caractéristiques des Ixodes scapularis prélevées sur des humains ou des animaux et soumises en surveillance passive au LSPQ, Québec, 2022

RSS d'origine des tiques1

Nombre d’I. scapularis
selon l’origine

Nombre d’I. scapularis
selon le stade2

Nombre d’I. scapularis
testées3
(positives à
B. burgdorferi)

Nombre de soumissions multiples4
d’I. scapularis

Total

696

3

654

39

475 (112)25 (2)

3

 

Humain5

Animal6

Adulte

Nymphe

Adulte

Nymphe

 

Bas-Saint-Laurent

9

2

11

0

10 (2)

0

0

Saguenay–Lac-Saint-Jean

15

1

16

0

15 (3)

0

0

Capitale-Nationale

28

-

26

2

25 (7)

0

0

Mauricie et Centre-du-Québec

44

-

43

0

40(9)

0

0

Estrie

162

-

142

19

123 (32)18 (1)

1

Montréal

38

-

38

0

33 (14)

0

1

Outaouais

63

-

62

1

54 (8)1 (0)

1

Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine

3

0

3

0

3 (1)

0

0

Chaudière-Appalaches

33

-

32

1

29 (2)

1 (0)

0

Côte-Nord

2

0

2

0

2 (0)

0

0

Laval

13

-

13

0

12 (5)

0

0

Lanaudière

22

-

22

0

19 (5)

0

0

Laurentides

42

-

40

1

37 (7)

1 (0)

0

Montérégie

84

-

78

5

67 (16)

4 (1)

0

Inconnue

138

0

126

10

6 (1)

0

0

1 La RSS d’origine des tiques est déterminée lorsque la personne ou l’animal piqué ne s’est pas déplacé en dehors de sa RSS de résidence dans les deux semaines précédant le retrait de la tique.
2 Deux larves et quatre tiques avec stade inconnu soumises dans les RSS de l’Estrie, de la Montérégie, des Laurentides et de la Mauricie-et-Centre-du-Québec.
3 Les tiques trop détériorées ou conservées de façon inadéquate ainsi que les tiques soumises sans information sur les déplacements du patient ou dont l’information indique que le patient s’est déplacé à l’extérieur de sa RSS dans les deux semaines précédant le retrait de la tique ne sont pas testées pour la présence de pathogènes.
4 Une soumission multiple correspond à une soumission de plus d’une tique sur le même animal ou humain.
5 La surveillance des tiques d’origine humaine a cessé dans certains secteurs de l’Estrie et de la Montérégie depuis juin 2014. Certains laboratoires de ces secteurs n’ont pas adhéré à cette demande et continuent de soumettre des tiques au LSPQ (Maladie de Lyme – Analyse des tiques, LSPQ).
6 Afin d’optimiser les avantages de chaque mode de surveillance et de respecter les capacités des laboratoires, la surveillance acarologique passive d’origine animale a été arrêtée dans dix RSS (Maladie de Lyme – Analyse des tiques, LSPQ).
Source : LSPQ et LNM, mars 2023

Surveillance acarologique active

La surveillance acarologique active consiste à collecter, entre mai et août, des tiques dans l’environnement en utilisant la méthode de la flanelle1. Les sites où les collectes de tiques ont lieu sont sélectionnés au printemps par le groupe d’experts de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) sur les maladies transmises par les tiques et une équipe de l’Université de Montréal. Cette dernière coordonne les activités de terrain dans les sites d’échantillonnage identifiés. Comme pour la surveillance passive, les tiques sont envoyées et identifiées (espèce, stade) au LSPQ, puis les I. scapularis sont envoyées au LNM pour vérifier la présence de B. burgdorferi et celle d’autres agents pathogènes.

Les objectifs de la surveillance acarologique active ont été réévalués à l’hiver 2022 par le groupe d’experts de l’INSPQ, afin d’optimiser la complémentarité des données avec les autres volets de surveillance, l’efficience et l’utilité pour la santé publique. L’objectif principal retenu est la détection de nouvelles municipalités endémiques, et l’objectif secondaire, l’identification des villes endémiques de plus de 100 000 habitants où la prophylaxie post-exposition (PPE) peut être recommandée. Ainsi, les résultats obtenus doivent être interprétés en fonction de ces nouveaux objectifs et peuvent expliquer certaines différences observées par rapport aux années antérieures.

En 2022, la surveillance active a été effectuée à 82 sites répartis dans 40 municipalités de dix RSS. Les sites ont été échantillonnés 1 à 3 fois au cours de l’été pour un total de 117 visites. De plus, grâce à une collaboration avec le Conseil de la Nation huronne-wendat (CNHW) et le Canadian Lyme Sentinel Network (CaLSeN) dans le cadre de projets de recherche utilisant la même méthode de collecte, et d’une initiative municipale de collecte, 72 sites d’échantillonnage ont pu être ajoutés aux résultats du programme de surveillance, pour un total de 193 visites sur 154 sites dans douze RSS (Tableau 4).

Pour l’ensemble des sites échantillonnés (n=154), 1 055 tiques I. scapularis ont été collectées (248 larves, 689 nymphes et 118 adultes) dans 59 des sites échantillonnés et provenant de 8/12 RSS (Tableau 4). Plus de 18 % des tiques testées (nymphes et adultes) pour la détection de pathogènes étaient positives à B. burgdorferi (144/785). La prévalence de B. burgdorferi est plus de deux fois plus élevée chez les tiques adultes que chez les nymphes.

1 Plan d’analyse de la surveillance intégrée de la maladie de Lyme, 2017

Tableau 4 – Nombre de sites échantillonnés et nombre total de tiques Ixodes scapularis collectées en surveillance acarologique active et dans le cadre de projets selon la RSS, Québec, 2022

RSSNombre de sites visités (Nombre de sites avec I. scapularis)

Nombre de Larves1

Nombre de nymphes2 (positives pour B. burgdorferi)

Nombre d'adultes2 (positives pour B. burgdorferi)

Total

154 (59)248689 (101 ; 15 %)118 (43 ; 39 %)
Bas-Saint-Laurent

6 (0)

0

0

0

Saguenay-Lac-Saint-Jean

5 (0)

0

0

0

Capitale-Nationale19 (6)

0

4 (0)3 (0)
Mauricie et Centre-du-Québec

26 (7)

136

13 (1)

2 (0)

Estrie

30 (17)

10

340 (39)29 (12)
Montréal7 (2)

0

8 (0)17 (10)
Outaouais8 (3)

57

12 (1)7 (2)
Chaudière-Appalaches19 (4)

0

5 (0)2 (0)
Laval1 (0)

0

0

0

Lanaudière3 (0)

0

0

0

Laurentides3 (3)

1

2 (0)2 (0)
Montérégie27 (17)44305 (60)56 (19)

1 Les larves ne sont pas testées pour la présence d’agents pathogènes.
2 14 nymphes et 8 adultes n’ont pas été testés.
Source : INSPQ/Université de Montréal/LSPQ/LNM, CNHW et CaLSeN.

Autres agents pathogènes transmis par les tiques

D’autres maladies peuvent être transmises par les tiques et sont à déclaration obligatoire au Québec : la babésiose, causée par la bactérie Babesia microti, l’encéphalite de Powassan, causée par le virus de Powassan, et l’anaplasmose, causée par la bactérie Anaplasma phagocytophilum. En 2022, 29 cas d’anaplasmose ont été signalés, dont 20 acquis au Québec, soit 12 en Estrie, 5 en Montérégie, 1 à Montréal et 1 au Bas-Saint-Laurent, alors que le lieu d’acquisition était inconnu pour un autre cas. Il s’agit du 2e plus grand nombre annuel de cas signalé après l’agrégat de 35 cas survenu l’année dernière en Estrie2. Cette émergence de cas survient dans les zones géographiques où I. scapularis est bien établie depuis plusieurs années et où l’on observe les plus hauts taux d’incidence de la maladie de Lyme. Par ailleurs, un cas de babésiose acquis à l’extérieur du Québec a été déclaré en 2022. Aucun cas humain d’encéphalite de Powassan n’a été rapporté.

Les agents pathogènes responsables de ces maladies sont également recherchés dans les tiques collectées par la surveillance acarologique (passive et active). Parmi ces tiques, 30 étaient positives pour Anaplasma phagocytophilum, 4 pour Babesia microti et 2 pour le virus de Powassan (Tableau 5). En plus des agents pathogènes mentionnés ci-haut, le LNM effectue aussi la détection de Borrelia miyamotoi (responsable de la fièvre récurrente), dont 7 se sont avérées positives à B. miyamotoi. Le nombre de tiques positives à ces agents pathogènes a également augmenté comparativement à l’année précédente.

2 https://www.canada.ca/content/dam/phac-aspc/documents/services/reports-publications/canada-communicable-disease-report-ccdr/monthly-issue/2022-48/issue-5-may-2022/ccdrv48i05a02f-fra.pdf

Tableau 5 – Nombre total de tiques Ixodes scapularis positives aux agents pathogènes recherchés et collectées en surveillance acarologique passive et active, Québec, 2022

RSSNombre de tiques positives pour A. phagocytophilumNombre de tiques positives pour B. miyamotoiNombre de tiques positives pour Babesia microtiNombre de tiques positives pour Powassan1
Total30 (15 SP et 15 SA)7 (5 SP et 2 SA)4 (SA)2 (SA)
Saguenay-Lac-Saint-Jean01 (SP)00
Bas-Saint-Laurent2 (SP)000
Capitale-Nationale2 (SP)000
Mauricie-et-Centre-du-Québec1 (SP)1 (SP)00
Estrie7 (4 SP et 3 SA)1 (SP)4 (SA)2 (SA)
Montréal2 (SP)000
Outaouais01 (SP)00
Chaudière-Appalaches3 (SP)000
Laurentides1 (SP)000
Montérégie12 (SA)3 (1 SP et 2 SA)00

1 Seules les tiques collectées en surveillance active sont testées au LNM pour la détection de ce virus.
SP : surveillance passive ; SA : surveillance active
Source : Données de surveillance acarologique passive et active de maladie de Lyme, 2022.

Intégration des données de surveillance

Niveaux de risque des municipalités du Québec

Les données de surveillance humaine et acarologique recueillies chaque année permettent de déterminer le niveau de risque d’acquisition de la maladie de Lyme pour les municipalités du Québec. Des données issues de projets de recherche utilisant des protocoles de collectes de tiques comparables sont également utilisées pour déterminer les niveaux de risque. Les critères des niveaux de risque ont été définis par le groupe d’experts sur la maladie de Lyme (INSPQ, 2019) et sont précisés sur le site web de l’INSPQ.

En 2023, 117 municipalités correspondent au niveau de « risque présent », 117 au niveau de « risque significatif », tandis qu’une municipalité (ville de Montréal) est divisée en niveau de risque présent et significatif.

Certaines municipalités ont vu leur niveau de risque changer par rapport à 2022 :

  • 13 sont devenues à risque présent, réparties dans les RSS Capitale-Nationale, Mauricie-et-Centre-du-Québec, Estrie, Outaouais, Chaudière-Appalaches et Montérégie;
  • 14 sont devenues à risque significatif, réparties dans les RSS Mauricie-et-Centre-du-Québec, Estrie, Outaouais et Montérégie.

Au total, 8 RSS de la province ont actuellement sur leur territoire des municipalités à risque significatif. La ville de Sherbrooke s’ajoute notamment à la liste des municipalités à risque significatif comportant plus de 100 000 habitants (Longueuil, Montréal en partie, Laval, Terrebonne et Gatineau).

Pour plus de détails sur les municipalités et leur niveau de risque, vous pouvez consulter :

Recommandation pour la prophylaxie postexposition (PPE)

Les données de surveillance humaine et acarologique recueillies chaque année permettent également d’identifier les zones géographiques visées par l’application de la PPE selon les critères d’accès à la PPE définis par l’INSPQ (INSPQ, 2017).

En 2023, la ville de Gatineau s’ajoute à la liste des zones recommandées pour la PPE par rapport à 2022. La liste des municipalités visées par la PPE est disponible sur la page web du MSSS et mise à jour chaque année, ainsi que sur la carte des niveaux de risque.

Sources : INSPQ/UdeM/LSPQ/LNM, CNHW et CaLSeN


AUTEUR(E)S

Najwa Ouhoummane, Ph. D., INSPQ
Roxane Pelletier, D.M.V., M. Sc., INSPQ
Karine Thivierge, Ph. D., LSPQ, INSPQ
Ariane Adam-Poupart, Ph. D., INSPQ
Alejandra Irace-Cima, M.D., M. Sc., FRCPC, INSPQ

REMERCIEMENTS
Sincères remerciements à Ariane Dumas, Camille Guillot, Ariane Dumas et Patrick Leighton (UdeM et CaLSeN), Heather Coatsworth (LNM), Clara Morrissette-Boileau (CNHW), Matthieu Tandonnet (BIESP, INSPQ), Karl Forest-Bérard (INSPQ), Colette Gaulin, Juliette Martin, Nadine Magali-Ufitinema et Stéphanie Jodoin (MSSS), le Groupe d’experts sur les maladies transmises par les tiques de l’INSPQ ainsi que l’équipe de terrain UdeM.

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