Statistiques sur la violence conjugale

Faits saillants

  • La violence conjugale réfère à différentes formes de violence (p. ex., psychologique, physique, sexuelle) commise par un ou une partenaire ou ex-partenaire intime.
  • Les femmes représentent la majorité des personnes victimes de violence conjugale. 
  • Les actes de violence conjugale sont le plus souvent commis par des hommes envers des femmes.
  • Les femmes subissent davantage les actes de violence les plus sévères comparativement aux hommes, comme les tentatives de meurtre et les homicides. 
  • L’exposition à la violence conjugale touche un enfant sur cinq au Québec.
  • Une minorité de personnes victimes d’un acte de violence à caractère criminel commise par des partenaires intimes au cours de leur vie l’ont rapporté à la police. 

Pour les statistiques portant sur l’homicide conjugal, consultez notre page Homicides familiaux et conjugaux.

Le terme violence conjugale est utilisé pour parler de toute forme de violence commise par des partenaires, qu’il s’agisse de conjoints ou conjointes mariés, en union de fait ou civile, de partenaires intimes ou de partenaires amoureux ou amoureuses. Toutefois, selon les sources de données, ce sont les termes « violence commise par des partenaires intimes » et « violence dans les relations amoureuses » (dans le cas des jeunes) qui sont utilisés. 

Violence commise par des partenaires intimes chez les adultes

Au Québec, en 2021-2022, 6 % des femmes et 4 % des hommes de 18 ans et plus ayant été en couple ont subi au moins une forme de violence (psychologique, physique et sexuelle) commise par un ou une partenaire ou ex-partenaire intime dans les 12 derniers mois. Si l’on considère la violence vécue au cours de la vie, c’est 40 % des femmes et 26 % des hommes qui rapportent en avoir subi1

Les formes de violence rapportées au cours de la vie étaient : 

  1. la violence psychologique : 35 % des femmes et 24 % des hommes; 
  2. la violence physique : 22 % des femmes et 13 % des hommes;
  3. la violence sexuelle : 17 % des femmes et 3,4 % des hommes, 

Pour en savoir plus sur les données québécoises sur la violence commise par des partenaires intimes chez les adultes, consultez l’Enquête québécoise sur la violence commise par des partenaires intimes de 2021-2022.

Violence commise par des partenaires intimes chez certains groupes de la population 

Au Québec, en 2018, les proportions de personnes de 15 ans et plus ayant rapporté avoir subi de la violence par des partenaires intimes au cours des 12 derniers mois2 sont de :

  • 29 % chez les personnes de 15 à 24 ans, comparativement à 12 % des personnes de tous âges;
  • 20 % chez les personnes de la diversité sexuelle et de la pluralité des genres, comparativement à 11 % chez les personnes hétérosexuelles et cisgenres; 
  • 15 % chez les personnes ayant une incapacité sensorielle, physique, cognitive ou liée à la santé mentale, comparativement à 10 % des personnes n’ayant pas d’incapacité;
  • 13 % chez les personnes appartenant à une minorité visible, comparativement à 11 % chez les personnes n’appartenant pas à un tel groupe; 
  • 12 % chez les personnes immigrantes et 12 % chez les personnes non immigrantes.
  • 10 % chez les personnes autochtones – Première Nation, Métis et Inuit – comparativement à 12 % des personnes non autochtones;
    • depuis l’âge de 15 ans, c’est 46 % des personnes autochtones qui en ont rapporté, comparativement à 37 % des personnes non autochtones.

Pour en savoir plus sur les données québécoises et canadiennes sur la violence commise par des partenaires intimes chez certains groupes de la population, consultez l’Enquête sur la sécurité dans les espaces publics et privés (ESEPP) de 2018, menée par Statistique Canada.

Violence dans les relations amoureuses chez les jeunes 

En 2022-2023, plus du tiers des jeunes du secondaire (37 %) ayant eu une relation amoureuse au cours des 12 derniers mois ont rapporté avoir subi au moins une forme de violence (psychologique, physique ou sexuelle) de la part de leur partenaire durant cette période. Parmi eux et elles, 29 % étaient des garçons et 44 % des filles. Plus les jeunes étaient avancés dans leur parcours scolaire, plus ils rapportaient en avoir vécu3

Pour en savoir plus sur les données portant sur la violence dans les relations amoureuses chez les jeunes, consultez l’Enquête québécoise sur la santé des jeunes du secondairede 2022-2023.

Chez les jeunes du secondaire, la prévalence globale de violence subie dans les relations amoureuses est restée relativement stable entre 2016-2017 et 2022-2023. Toutefois, entre 2010-2011 et 2022-2023, toutes les formes de violence sont en augmentation chez les jeunes du secondaire3, soit :

  • la violence psychologique, passant de 22 % à 28 %;
  • la violence physique, passant de 12 % à 15 %;
  • la violence sexuelle, passant de 10 % à 13 %. 

Données policières sur les infractions contre la personne commises en contexte conjugal

Au Québec, en 2024, 28 560 personnes ont été victimes d’infractions contre la personne commises en contexte conjugal, soit 76 % de femmes et 24 % d’hommes, selon les données déclarées par la police4

Pour en savoir plus sur les données policières de 2024, consultez la page Violence en contexte conjugal, de l’Institut de la Statistique du Québec.

Les infractions les plus souvent rapportées par la police étaient, en 2022 (données les plus récentes sur les différentes infractions)5 : 

  • les voies de fait simple (51 %); 
  • les voies de fait armées et graves (16 %); 
  • le harcèlement criminel (12 %);
  • la profération de menaces (9 %);
  • les agressions sexuelles (7 %);
  • l’enlèvement, la traite et la séquestration (3 %).

Un total de 13 homicides conjugaux (100 % de femmes victimes) et 31 tentatives de meurtre et de complots en vue de commettre un meurtre en contexte conjugal (81 % de femmes victimes) ont aussi été déclarés par la police en 20225.  

Pour en savoir plus sur les données policières des années 2022 et précédentes, consultez les statistiques annuelles publiées par le ministère de la Sécurité publique.

De 2018 à 2024, au Québec, le taux d’infractions contre la personne commises en contexte conjugal déclarées par la police a augmenté de 22 %, passant de 304,8 à 372,6 infractions par 100 000 personnes4

Pour en savoir plus sur l’évolution des données policières des années 2022 et précédentes, consultez la page Violence en contexte conjugal, de l’Institut de la Statistique du Québec.

Les hommes représentent la majorité des auteurs de violence conjugale à l’âge adulte. Toutefois, à l’adolescence, cette proportion diffère selon la source de données. 

  • Selon les données d’une enquête populationnelle de 2021-2022, les hommes représentaient la presque totalité (99 %) des auteurs de violence entre partenaires intimes commise envers une femme. Les femmes représentaient la majorité (95 %) des auteures de violence commise envers un homme1.
  • Selon les données d’une enquête populationnelle menée auprès de jeunes du secondaire en 2022-2023, les filles rapportent avoir infligé une forme de violence envers leur partenaire dans les 12 derniers mois en plus grande proportion que les garçons (24 c. 15 %). Toutes proportions gardées, les filles sont plus nombreuses que les garçons à avoir infligé de la violence psychologique et physique, alors que les garçons sont plus nombreux à indiquer avoir infligé de la violence sexuelle3
  • Selon les données policières de 2022 sur les infractions commises en contexte conjugal, plus des trois quarts des auteurs présumés étaient des hommes (76 %). Les hommes avaient les taux d’auteurs présumés les plus élevés, comparativement aux femmes, et ce, pour toutes les catégories d’âge, incluant chez les adolescents de 12 à 17 ans5

Depuis 2023, l’exposition de l’enfant à la violence conjugale est reconnue comme un motif de compromission dans la Loi sur la protection de la jeunesse. Pour plus d’information, consultez notre section Cadre légal.

En 2024, selon l’Enquête sur la violence et la négligence familiales dans la vie des enfants du Québec, 20 % des enfants âgés de 6 mois à 17 ans ont été exposés à de la violence commise par des partenaires intimes au cours des 12 mois précédant l’enquête. Les enfants étaient plus souvent exposés à la violence psychologique (19 %) qu’à la violence physique (2,5 %). La situation était plus prévalente chez les enfants âgés de plus de 5 ans (22 %), comparativement aux enfants âgés de 6 mois à 5 ans (16 %)6.

La violence conjugale pendant la période périnatale

Selon l’Enquête sur la violence et la négligence familiales dans la vie des enfants du Québec, 2024, 12 % des enfants de 6 mois à 5 ans ont une mère ayant subi de la violence durant la période périnatale (de la grossesse jusqu’au deuxième anniversaire de l’enfant). La forme de violence la plus prévalente était la violence psychologique (11 %), suivi de la violence physique (3,0 %) et de la violence sexuelle (1,9 %). 

Pour plus d’information, consultez la fiche sur la violence conjugale pendant la période périnatale : https://www.inspq.qc.ca/information-perinatale/fiches/violence-conjugale

Une minorité de personnes victimes de violence conjugale vont parler de leur situation à leur entourage ou à un service de soutien formel ou signaler la violence vécue à la police.

Selon l’enquête québécoise menée en 2021-2022, parmi les personnes victimes de violence commise par des partenaires intimes dans les 12 derniers mois1 : 

  • 39 % des femmes et 27 % des hommes ont parlé de la violence subie ou demandé de l’aide à une personne de leur entourage (p. ex., famille, ami ou amie, voisinage, collègue de travail);
  • 23 % des femmes et 17 % des hommes ont déclaré avoir eu recours à des services de soutien formel pour obtenir de l’aide (p. ex., psychologue, travailleur ou travailleuse sociale, centre de crise, ligne d’écoute téléphonique, service d’aide aux victimes, services juridiques);
  • 26 % des femmes et 17 % des hommes ont déclaré que la police a déjà été contactée à propos des actes de violence subis, parmi les personnes victimes d’actes de violence à caractère criminel7.

Pour en savoir plus sur les différentes enquêtes, consultez la section Sources et considérations méthodologiques

Références

  1. Gonzalez-Sicilia, D., et autres (2023). Enquête québécoise sur la violence commise par des partenaires intimes 2021-2022, [en ligne], Québec, Institut de la statistique du Québec, (consulté le 12 février 2026).
  2. Statistique Canada (2023). « Violence entre partenaires intimes subie depuis l’âge de 15 ans et au cours des 12 mois précédents selon certaines caractéristiques de la victime », dans Statistique Canada, [en ligne], (consulté le 10 février 2026).
  3. Traoré, I., M. Simard et D. Julien (2024). Enquête québécoise sur la santé des jeunes du secondaire : Résultats de la troisième édition - 2022-2023, [en ligne], Québec (Québec), Institut de la statistique du Québec, (consulté le 12 février 2026).
  4. Institut de la statistique du Québec (12 janvier 2026). « Violence en contexte conjugal », dans Institut de la statistique du Québec, [en ligne], (consulté le 22 janvier 2026).
  5. Ministère de la Sécurité publique (2024). Criminalité au Québec - Infractions contre la personne commises dans un contexte conjugal en 2022, [en ligne], Québec, Ministère de la Sécurité publique, (consulté le 21 janvier 2026).
  6. Institut de la statistique du Québec (2025). La violence et la négligence familiales dans la vie des enfants du Québec, 2024, [en ligne], Institut de la statistique du Québec, (consulté le 21 octobre 2025).
  7. Gonzalez-Sicilia, D. (2025). « Le portrait de la violence entre partenaires intimes au Québec : la complémentarité entre les statistiques policières et les données d’enquête », Zoom santé, n° 71, p. 1‑27.
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