Surveillance et statistiques

Alors que les traumatismes non intentionnels sont le résultat d’événements involontaires, tels qu’une chute, un incendie ou une collision impliquant un véhicule motorisé, les traumatismes intentionnels font référence à des actes de violence contre soi-même ou contre autrui.

Les traumatismes non intentionnels (TNI) et les traumatismes intentionnels sont responsables de plusieurs décès et de nombreuses hospitalisations chaque année.

L’élaboration et la mise en œuvre de stratégies adaptées pour prévenir les TNI doivent reposer sur des informations pertinentes et fiables1,2. Ces informations proviennent en partie des activités reliées à la surveillance de l’état de santé de la population. Ces activités sont exercées de façon à pouvoir dresser un portrait général du fardeau des TNI dans la population québécoise. Elles permettent également d’en apprécier l’évolution temporelle et la répartition géographique, de détecter les problèmes en émergence, d’identifier les problèmes les plus fréquents et les principaux groupes à risque. Les informations issues des activités de surveillance contribuent donc à définir les priorités de santé publique et peuvent être utiles pour évaluer l’efficacité des programmes de prévention mis en place3,4.

Les données de surveillance peuvent être présentées de manière à distinguer les principales circonstances entourant la survenue des TNI (ex. : collisions impliquant un véhicule à moteur, chutes, incendies), les types de lésions subies (ex. : fractures, luxations, entorses, brûlures) et les parties du corps atteintes (ex. : crâne, cou, membres supérieurs).

Les tableaux 1 et 2 présentent les principales causes de décès et d’hospitalisation au sein de la population québécoise selon le rang et le groupe d’âge. Ils permettent de situer les traumatismes non intentionnels et les traumatismes intentionnels parmi les autres causes de décès et d’hospitalisation.

Les tableaux 3 et 4 présentent les principales causes de décès et d’hospitalisation attribuables aux traumatismes non intentionnels au Québec, telles que les chutes accidentelles et les traumatismes routiers survenus sur un chemin public impliquant un occupant de véhicule moteur, selon le rang et le groupe d’âge.

Voir aussi

Référence

  1. Kisser, R., Latarjet, J., Bauer, R. et Rogmans, W. (2009). Injury data needs and opportunities in Europe. International journal of injury control and safety promotion. 16(2), 103-112.
  2. Hanson, D. W., Finch, C. F., Allegrante, J. P. et Sleet, D. (2012). Closing the gap between injury prevention research and community safety promotion practice: revisiting the public health model. Public Health Reports. 127(2), 147-155.
  3. McClure, R. J. et Mack, K. (2016). Injury surveillance as a distributed system of systems. Injury Prevention. 22 Suppl 1, i1-2.
  4. Horan, J. M. et Mallonee, S (2003). Injury surveillance. Epidemiologic Reviews. 25, 24–42.