Infection à Chlamydia trachomatis et infection gonococcique : sites extra-génitaux

  • Quelle est la profondeur recommandée pour les prélèvements anorectaux?

    À titre indicatif, selon le Guide de pratique pour les analyses de laboratoire en lien avec les ITSS - Détection de Neisseria gonorrhoeae par culture :

    « Pour le prélèvement d'un échantillon anorectal : Insérer l’écouvillon approximativement 2 à 3 cm au-delà du sphincter anal et effectuer une rotation à l’intérieur pendant 10 secondes ou plus et le retirer tout en poursuivant la rotation. »

    Votre laboratoire demeure la meilleure source d'information pour préciser les analyses disponibles, les sites de prélèvements acceptés et les conditions à respecter pour le prélèvement, la conservation et le transport des spécimens.

  • Est-ce qu’un prélèvement anorectal doit être réalisé chez un homme hétérosexuel qui partage des jouets sexuels?

    Le dépistage des infections anorectales à Chlamydia trachomatis et à Neisseria gonorrhoeae n’est pas recommandé chez les hommes hétérosexuels. Dans cette population, la prévalence de l’infection anorectale isolée est peu connue. 

    Source :

    • Comité sur les Analyses de laboratoire relatives aux ITSS (CALI), communication personnelle. Octobre 2015.
  • Lors d’un prélèvement anorectal, doit-on reprendre le prélèvement si l’écouvillon est souillé par des selles?

    Le professionnel effectuant le prélèvement doit juger de la pertinence de refaire le prélèvement selon l’aspect de l’écouvillon au retrait de l’anus. Il reprendra le prélèvement anorectal si l’écouvillon est à ce point souillé de selles qu’il risque de ne pas contenir suffisamment de cellules infectées pour détecter les pathogènes. 

    Source :

    • Interférence des selles dans l’analyse des échantillons anorectaux de Chlamydia trachomatis et de Neisseria gonorrhoeae par TAAN.  2014, Document inédit.
  • Lors d’un dépistage (personne asymptomatique) de la gonorrhée pharyngée chez les travailleuses du sexe ou les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes (HARSAH), serait-il préférable de demander simultanément un TAAN et une culture?

    Non, sauf s’il s’agit de partenaires sexuels de personnes atteintes d’une infection gonococcique.

    Lorsqu’une travailleuse du sexe ou un HARSAH n'a pas de symptômes, le professionnel de la santé procède au prélèvement pour un TAAN. Si le résultat est positif, dans la mesure du possible, une culture pour déterminer la sensibilité́ de la souche devrait être effectuée au moment de la visite de suivi pour l’annonce du résultat. La culture ne doit toutefois pas retarder le traitement. Cette pratique permet de documenter la résistance et d’orienter le suivi. 

    Sources :

  • Que doit-on faire si le laboratoire recherche simultanément les infections à C. trachomatis et à N. gonorrhoeae?

    Dans ce cas, le professionnel de la santé :

    Si le dépistage est indiqué pour une seule des deux infections, le professionnel avise la personne, au moment du dépistage, que le microbiologiste pourra aussi chercher l'infection non indiquée et que, le cas échéant, les deux résultats pourraient lui être transmis.

    Sources :