Immunisation

  • 20 novembre 2017

    Les femmes enceintes constituent une population particulièrement vulnérable aux maladies infectieuses. De plus, leurs nouveau-nés présentent aussi un risque accru d’être touchés par certaines maladies. Un des moyens pour accroître leur protection contre certaines infections est la vaccination en cours de grossesse.

    Au Québec, il est recommandé que les femmes enceintes en bonne santé soient vaccinées contre la grippe saisonnière à leur deuxième ou troisième trimestre durant la saison de l’activité grippale. Par ailleurs, il n’est pas recommandé à l’heure actuelle de vacciner systématiquement les femmes enceintes contre la coqueluche au Québec ou au Canada. Les barrières à la vaccination chez la femme enceinte sont complexes et varient grandement selon le contexte social et...

  • 6 septembre 2017

    Les infections invasives à pneumocoque (IIP) et les pneumonies d’origine communautaire (POC) non bactériémiques sont la cause d’une morbidité et d’une mortalité importante dans la population âgée de 65 ans et plus au Québec et entraînent des coûts substantiels pour les services de santé. Ces infections causées par le Streptococcus pneumoniae augmentent en incidence à partir de l’âge de 65 ans pour atteindre une incidence maximale chez les 85 ans et plus. Actuellement, une dose de vaccin pneumococcique polysaccharidique couvrant 23 sérotypes (VPP-23) est offerte à toutes les personnes âgées de 65 ans et plus. Ce vaccin a démontré son efficacité pour prévenir les IIP causées par les sérotypes vaccinaux, à l’exception du sérotype 3. Toutefois, la protection s’atténue avec...

  • 29 août 2017

    En juillet 2016, le Comité consultatif national de l’immunisation (CCNI) a publié une mise à jour de ses recommandations sur la preuve d’immunité contre la varicelle. On y lit qu’une personne ne serait considérée protégée contre la varicelle que si elle avait reçu 2 doses du vaccin ou si elle avait eu la maladie avant la mise en place du programme de vaccination, c’est-à-dire avant 2006.

    L’application de ces nouveaux critères amènerait des changements de pratique importants au Québec. Ils semblent poursuivre un objectif qui va au-delà de celui visé au Québec. La varicelle circule encore et continuera de circuler, notamment dans les milieux scolaires.

    L’objectif visé par le Programme québécois de vaccination contre la varicelle est la réduction des hospitalisations de 95...

  • 22 août 2017

    À long terme, les individus ayant déjà eu des lésions ou subi un traitement pour une maladie reliée aux VPH sont à risque accru de faire une autre maladie reliée à ces virus. La vaccination contre les VPH pourrait réduire ce risque. Cependant, les études effectuées à ce sujet sont généralement d’une faible qualité méthodologique et leurs résultats sont contradictoires.

    Les études randomisées qui ont servi à l’homologation des vaccins contre les VPH et plusieurs analyses des données de suivi ont conclu qu’il n’y a pas d’évidence que le vaccin ait un effet sur l’issue d‘infections prévalentes ou de lésions (progression/élimination) déjà présentes au moment de la vaccination. Les données sur la vaccination contre les VPH des individus âgés de plus de 45 ans sont limitées. À notre...

  • 4 juillet 2017

    En janvier 2016, le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) a demandé à l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) d’investiguer une augmentation du nombre de réactions importantes au site d’injection survenant à la suite des vaccins administrés lors de la visite prévue pour les nourrissons âgés de 18 mois, qui avaient été déclarées au programme de surveillance passive des effets secondaires possiblement reliés à l’immunisation (ESPRI) en 2015 et d’émettre des recommandations au programme de vaccination, si nécessaire. 

    Résultats

    • Au final, 96 cas de réactions locales survenues après l’administration d’un vaccin RROV ou DCaT-VPI-Hib ± HB entre 16 et 23 mois chez des enfants...
  • 19 juin 2017

    Le programme de vaccination scolaire contre les VPH a été implanté au Québec chez les filles en 2008 et chez les garçons en 2016. Pour la première année du programme (2008-2009), la couverture vaccinale en 4e année du primaire était de 81 % pour l’ensemble de la province. Au cours des années suivantes et jusqu’en 2015-2016, une diminution de la couverture vaccinale contre les VPH et la présence de disparités importantes dans les couvertures vaccinales entre les régions ont été observées. Un projet d’évaluation a été proposé afin d’identifier, d’implanter et d’évaluer des stratégies pour améliorer le programme de vaccination scolaire contre les VPH. La première phase du projet visait à identifier les facteurs favorables et les barrières à la vaccination scolaire contre...

  • 31 mai 2017

    Au Québec, le programme de vaccination scolaire contre les virus du papillome humain (VPH) des filles en 4e année du primaire a été implanté en 2008. Depuis le 1er septembre 2016, le vaccin est maintenant offert gratuitement aux garçons en 4e année du primaire. Depuis son implantation, le programme de vaccination scolaire contre les VPH a fait l’objet de certaines critiques et préoccupations dans l’espace public. C’est dans ce contexte qu’une veille médiatique des contenus francophones et canadiens traités par les médias traditionnels (articles, communiqués de presse, émissions de radio ou de télévision) et Internet (sites Web et pages Facebook ciblées) a été réalisée.

    • Du 30 avril 2015 au 1er juin 2016, les publications, leurs...
  • 22 mars 2017

    Ce rapport de l’Enquête québécoise sur la vaccination contre la grippe saisonnière et le pneumocoque et sur les déterminants de la vaccination présente les résultats d’une enquête populationnelle réalisée en 2016 au Québec. Des données ont été recueillies au niveau des couvertures vaccinales contre la grippe et contre le pneumocoque et au plan des attitudes et des perceptions générales sur la vaccination. Rappelons que les groupes ciblés par le programme de vaccination 2015-2016 contre la grippe étaient les personnes âgées de 60 ans ou plus, les malades chroniques âgés de 18 à 59 ans, les travailleurs de la santé âgés de 18 ans ou plus, les enfants âgés de 6 à 23 mois et ceux âgés entre 2 et 17 ans et atteints d’une maladie chronique. Les personnes âgées de 65 ans ou...

  • 8 mars 2017

    Depuis novembre 2016, des cas d’oreillons ont été rapportés parmi les médecins résidents de la région de Québec (1 cas), de l’Estrie (5 cas) et du Saguenay–Lac-Saint-Jean (1 cas). À la suite de l’apparition de cas secondaires parmi des médecins résidents du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS), les autorités du CHUS ont pris la décision d'administrer une 2e dose du vaccin contre les oreillons à un nombre restreint de résidents, soit une quarantaine de résidents. Cette décision avait pour but d'augmenter l'immunité dans cette cohorte née entre 1980 et 1996 qui n'a souvent reçu qu'une seule dose de vaccin contre les oreillons.

    La Direction de la santé publique du CIUSSS de l'Estrie-CHUS a donc demandé au Comité sur l’immunisation du Québec (CIQ) son...

  • 13 décembre 2016

    Pour répondre à une situation considérée comme urgente, le BCG a été réintroduit dans un des villages du Nunavik en 2012 à la suite d’une éclosion importante ainsi que dans un second village en août 2015. Le Directeur de la santé publique du Nunavik a demandé au Comité sur l’immunisation du Québec la production d’un avis sur la pertinence de réintroduire le BCG dans l’ensemble des villages du Nunavik. En voici les faits saillants.

    • Le BCG est utilisé principalement pour prévenir les formes sévères de la tuberculose chez les jeunes enfants, soit la méningite tuberculeuse et la tuberculose miliaire (disséminée), qui sont les plus à risque de développer ces formes de la maladie.
    • L’efficacité du BCG pour protéger contre la TB est évaluée à 50 % avec un intervalle de...

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