Effets de l'implantation d'une coopérative sur l’alimentation et la santé

Mesurer les Effets de l’Implantation d’une Coopérative sur l’Alimentation et la Santé (EffICAS) de la population d’un secteur qualifié de désert alimentaire en milieu rural au Québec.

La santé passe notamment par une saine alimentation. L’adoption d’une saine alimentation dépend de l’offre alimentaire présente dans les communautés, c'est-à-dire la localisation et l’accessibilité à différents types de commerces d’alimentation, dépanneurs, épiceries, supermarchés, etc. La création d’environnements favorables à la saine alimentation et à la sécurité alimentaire est primordiale pour assurer la santé de la population.

En effet, l’alimentation malsaine et l'insécurité alimentaire (accès inadéquat ou incertain aux aliments en raison d’un manque de ressources financières) sont des facteurs de risque reconnus pour les maladies chroniques comme le diabète, les maladies cardiovasculaires, l’hypertension et l’obésité.

L’étude

Est-ce que l’implantation d’une coopérative d'alimentation en milieu rural peut augmenter la consommation d’aliments sains et améliorer la santé et le bien-être de la communauté?

Cette étude est conçue afin de mieux comprendre comment implanter des interventions pouvant améliorer l’accessibilité géographique aux commerces d'alimentation et favoriser la saine alimentation, la santé et le bien-être des résidents des communautés.

Plus spécifiquement, son objectif est d’analyser les processus d’implantation et les effets d’une coopérative d’alimentation dans une communauté rurale défavorisée, en milieu rural qualifié de désert alimentaire en ce qui a trait à la qualité de l’alimentation et à la santé.

Comment participer

Pour participer à notre étude, vous devez répondre à ces trois critères :

Questionnaires

Questionnaire initial : Vous aurez à répondre à un premier questionnaire dont l’objectif principal est de dresser un portrait de vos habitudes alimentaires et des lieux où vous effectuez vos achats d’aliments. Cela devrait prendre de 60 à 90 minutes. Une fois le questionnaire rempli, vous aurez droit à une compensation de 20 $ (carte-cadeau électronique ou chèque par la poste).

Questionnaire de suivi (optionnel) : À la suite du premier questionnaire rempli, vous serez invité à répondre à des questionnaires de suivi pour nous faire part de quelle manière vos habitudes alimentaires et les lieux de vos achats d’aliments changent selon l’évolution de votre environnement alimentaire. Votre réponse à ce questionnaire de suivi vous donnera droit à une deuxième compensation financière de 20 $ (carte-cadeau électronique ou chèque par la poste).

Les données collectées

  • Données sociodémographiques (ex. : revenu, situation familiale, etc.).
  • Quartier de résidence.
  • Activités de magasinage, lieux des achats alimentaires.
  • Habitudes alimentaires et qualité de l’alimentation.
  • Sécurité alimentaire.
  • Alimentation en période de COVID-19.

Confidentialité

Aucun résultat ne contiendra votre nom ou vos informations personnelles et personne ne pourra vous identifier. Un système de codes sera utilisé à cette fin. Votre nom et tous les autres renseignements (par exemple, votre adresse) permettant de vous identifier ne seront pas mentionnés. Les données du questionnaire seront entreposées sur un serveur de l’Institut national de santé publique du Québec et protégées par un mot de passe. Seuls le chercheur principal, les cochercheurs et les auxiliaires de recherche y auront accès. Bien que certains renseignements peuvent vous identifier, soyez assuré qu’ils seront traités de façon strictement confidentielle

Ce projet a été approuvé par le Comité d’éthique de la recherche en sciences et en santé de l’Université de Montréal.

L’équipe de recherche

Cette étude est dirigée par une équipe multidisciplinaire :

  • Éric Robitaille, chercheur d’établissement, Institut national de santé publique du Québec, et professeur adjoint de clinique, Université de Montréal
  • Marie-Claude Paquette, chercheure d’établissement, Institut national de santé publique du Québec, et professeure associée, faculté de médecine - département de nutrition, Université de Montréal
  • Geneviève Mercille, professeure adjointe, faculté de médecine - département de nutrition, Université de Montréal
  • Yan Kestens, professeur titulaire, département de médecine sociale et préventive, Université de Montréal
  • Mélanie Doyon, professeure, département de géographie, UQAM
  • Ernest Lo, chercheur d’établissement, Institut national de santé publique du Québec, et professeur adjoint, department of Epidemiology, Biostatistics and Occupational Health, Université McGill.

Elle est soutenue par l’Institut national de santé publique du Québec et le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec et réalisée grâce à la collaboration :

  • du Centre intégré de santé et de services sociaux de la Côte-Nord – Direction de santé publique
  • du Centre de collaboration national sur les politiques publiques et la santé (CCNPPS)
  • de l’Agence de la santé publique du Canada
  • du Centre intégré de santé et de services sociaux du Bas-Saint-Laurent – Direction de santé publique
  • des Tables intersectorielles régionales en saines habitudes de vie (TIR-SHV) – Gaspésie-îles-de-la-Madeleine
  • du Conseil québécois de la coopération et de la mutualité
  • de Vivre en ville
  • de la Fédération des coopératives d’alimentation du Québec

Contact

Pour toute question, vous pouvez contacter Éric Robitaille, chercheur principal, au numéro suivant : 514 864-1600 - poste 3561, ou par courriel : [email protected]. 

Dernière mise à jour : 

13 octobre 2020