L'intimidation vécue par les jeunes

Faits saillants

  • Environ 20 % des jeunes Canadiens seraient victimes d’intimidation dite traditionnelle.
  • Les jeunes en seraient principalement la cible en raison de leur apparence, de leur poids, de leur expression de genre ou en raison d’un handicap physique, de la couleur de leur peau, de leur religion, de leur pays d’origine ou de leur sexe, c’est-à-dire principalement en raison de leurs différences.
  • Afin de mieux comprendre l’intimidation et de pouvoir la prévenir, il faut aller au-delà des caractéristiques individuelles des jeunes et s’intéresser au contexte dans lequel ils évoluent.
  • L’intimidation peut entraîner différentes conséquences pour les auteurs et les victimes qui peuvent même perdurer dans le temps. Par ailleurs, certains facteurs communautaires, relationnels ou individuels peuvent parfois les atténuer.
  • La prévention de l’intimidation dite traditionnelle chez les jeunes passe par la mise en place de différentes stratégies visant à prévenir la violence telles que la modification des normes sociales qui cautionnent l’intimidation et le développement des compétences personnelles et sociales des enfants et des adolescents, ainsi que par la mise en place de programmes de prévention ciblés.

Fréquence de l’intimidation dans le vécu des jeunes

En raison de différentes considérations méthodologiques entourant la mesure de la prévalence de l’intimidation, les données canadiennes et québécoises présentées ici sont celles qui semblent correspondre le plus à la définition de l’intimidation énoncée dans la Loi sur l’instruction publique.

Selon l’Enquête sur les comportements liés à la santé chez les enfants d’âge scolaire (Enquête HBSC) réalisée en 2012, la prévalence de l’intimidation chez les jeunes est demeurée stable au Canada entre 2002 et 2010. En 2010, 22 % des élèves ont déclaré être victimes d’intimidation et 12 % ont déclaré avoir posé des gestes d’intimidation1. De façon générale, le pourcentage d’élèves qui déclarent avoir été victimes d’intimidation diminue entre la 6e année du primaire et la fin du secondaire. Selon l’année de scolarisation, les victimes mentionnent avoir vécu de l’intimidation deux ou trois fois par mois (2 % à 5 %) ou une fois ou plus par semaine (3 % à 8 %)1. Selon les données de l’enquête PISA collectées en 2015, 20 % des élèves canadiens âgés de 15 ans se disent souvent victimes d’actes d’intimidation2.


Manifestations d’intimidation vécue par les jeunes Québécois en contexte scolaire

Au Québec, les données recueillies pour dresser un portrait de la violence dans les établissements d’enseignement du Québec nous permettent de dresser un portrait de la situation (voir tableaux 1 et 2)3. Cette étude longitudinale mesure l’intimidation en termes de comportements d’agression. Les participants ont été invités à répondre à une série de questions concernant des comportements négatifs susceptibles de se produire à l’école (ex. : coups, insultes, menaces, fausses rumeurs). Ils devaient indiquer s’ils avaient subi l’un ou l’autre de ces comportements de manière occasionnelle ou fréquente. L’intimidation y est mesurée lorsqu’un élève rapporte avoir subi l’un ou l’autre de ces comportements 2 ou 3 fois par mois ou plus.

Comme il ressort de ces statistiques, l’intimidation est demeurée relativement stable dans le temps à l’exception de certaines formes d’agression pour lesquelles un changement positif significatif a été observé (voir tableaux 1 et 2). En effet, certaines formes d’agression sont à la baisse. Il est également important de noter qu’aucun des comportements d’agression pour lesquels les jeunes ont été questionnés n’est en augmentation.

Ces données nous permettent également de constater que pour différentes formes d’agression, une forte proportion de jeunes ont rapporté ne jamais avoir subi cette forme d’agression ou l’avoir subie occasionnellement. Ce constat est corroboré par les données de l’Enquête québécoise sur la santé des jeunes du secondaire 2016-20174.Cependant, bien que le pourcentage de jeunes ayant déclaré avoir été victime à répétition puisse paraître faible aux yeux de certains, il n’en demeure pas moins que les conséquences de ces gestes peuvent être graves, qu’il est important de se préoccuper des jeunes qui subissent des gestes d’intimidation et qu’il faut poursuivre les efforts de prévention.

Tableau 1 - Pourcentage d’élèves québécois du primaire ayant déclaré avoir subi ou non certaines formes d’agressions (%) - 2013, 2015, 2017
Formes d’agression Jamais Quelques fois
(1 à 2 fois/année)
Souvent/Très souvent
(cumul de 2-3 fois/mois et +)
2013 2015 2017 2013 2015 2017 2013 2015 2017

Insulté ou traité de noms

44,2

49,9

48,5

36,4

34,5

35,4

19,4

15,7

16,1

Bousculé intentionnellement

65,5

66,1

63,7

27,2

27,0

29,9

7,3

6,9

7,4

Cible de commérages pour éloigner les amis

63,1

66,2

65,6

27,6

26,2

25,7

9,2

7,6

8,7

Frappé

74,6

76,4

73,5

21,0

19,2

22,3

4,4

4,4

4,3

Vol d’objets personnels

78,5

79,7

80,6

19,0

17,9

17,0

2,5

2,4

2,4

Traité de noms à connotation sexuelle (ex. : pédale, fif, fifi, tapette ou gouine)

72,7

78,9

79,8

20,9

16,4

15,7

6,5

4,7

4,5

Menacé sur le chemin de l’école (piétons)

87,0

91,2

89,4

10,3

7,2

8,7

2,7

1,6

1,9

Agressé et blessé grièvement

93,8

94,4

93,6

5,4

4,5

5,4

0,8

1,0

1,0

Rejeté en raison de caractéristique personnelle (ex. : trait physique, personnalité, résultats scolaires)

80,9

85,1

84,6

13,9

11,6

11,6

5,2

3,4

3,8

Les formes d’agression soulignées en vert sont celles pour lesquelles un changement positif significatif a été observé entre 2013, 2015 et 2017.
Source : Tiré du Portrait de la violence dans les établissements d’enseignement du Québec3

Tableau 2 - Pourcentage d’élèves québécois du secondaire ayant déclaré avoir subi ou non certaines formes d’agressions (%) - 2013, 2015, 2017
Formes d’agression Jamais Quelques fois
(1 à 2 fois/année)
Souvent/Très souvent
(cumul de 2-3 fois/mois et +)
2013 2015 2017 2013 2015 2017 2013 2015 2017

Insulté ou traité de noms

53,7

59,3

57,5

30,6

26,3

27,3

15,7

14,3

15,2

Bousculé intentionnellement

76,2

78,1

76,5

18,6

16,7

18,3

5,2

5,1

5,2

Cible de commérages pour éloigner les amis

68,3

71,9

73,0

23,7

20,8

21,1

7,9

7,3

5,9

Frappé

89,8

90,9

90,0

7,8

6,9

7,9

2,4

2,2

2,0

Vol d’objets personnels

82,9

86,4

85,3

14,8

11,8

13,1

2,3

7,8

1,5

Traité de noms à connotation sexuelle (ex. : pédale, fif, fifi, tapette ou gouine)

82,3

84,4

84,1

11,8

10,1

10,9

5,9

5,5

4,9

Menacé sur le chemin de l’école (piétons)

95,0

96,8

96,7

3,7

2,4

2,5

1,3

0,9

0,6

Agressé et blessé grièvement

98,0

98,3

98,4

1,2

0,9

1,1

0,7

0,7

0,5

Rejeté en raison de caractéristique personnelle (ex. : trait physique, personnalité, résultats scolaires)

86,0

88,6

88,8

10,0

8,0

8,3

4,0

3,4

2,9

Les formes d’agression soulignées en vert sont celles pour lesquelles un changement positif significatif a été observé entre 2013, 2015 et 2017.
Source : Tiré du Portrait de la violence dans les établissements d’enseignement du Québec3


Où sont commis les gestes d’intimidation?

Les lieux où se produisent les gestes d’intimidation peuvent également varier selon l’âge des jeunes. Selon le portrait de la violence dans les établissements d’enseignement du Québec, les agressions qui se produisent au primaire ont principalement lieu sur le terrain de l’école, dans le quartier, au gymnase ou sur le chemin de l’école et celles qui se produisent au secondaire ont principalement lieu dans la salle des casiers, dans les corridors, sur le terrain de l’école ou dans le quartier3.


Motifs pour lesquels les gestes d’intimidation sont commis

Les jeunes questionnés dans le cadre de la recherche sur l’impact de l’homophobie et de la violence homophobe sur la persévérance et la réussite scolaires réalisée au Québec en 2009 ont répondu à une question spécifique visant à documenter les motifs pour lesquels ils sont intimidés. Les jeunes se feraient intimider davantage en raison de leur apparence, de leur taille, de la forme de leur corps ou de leur poids. Le fait qu’un garçon se comporte de manière trop féminine ou qu’une fille se comporte de manière trop masculine, ou si l’on préfère l’expression de genre, est le deuxième motif en importance, 44 % des élèves ont dit en être victimes ou témoins au moins une fois par semaine, suivi du fait qu’un jeune soit gai, lesbienne ou bisexuel ou qu’on pense qu’il le soit (39 %). D’autres motifs tels que le handicap physique, la couleur de la peau, la religion, le pays d’origine ou le sexe suivent loin derrière5.

En 2010, 22 % des élèves ont déclaré être victimes d’intimidation et 12 % ont déclaré avoir posé des gestes d’intimidation.


Facteurs de risque et de protection

Facteurs de risque

Un facteur de risque pouvant être associé à l’intimidation est une caractéristique des personnes, de leurs relations ou de leur environnement pour laquelle une association statistique avec l’intimidation est démontrée, il ne s’agit cependant pas d’une relation de cause à effet.

D’ailleurs, certains facteurs qui placent les jeunes à risque d’être victimes d’intimidation peuvent aussi être considérés comme des conséquences de l’intimidation. Par exemple, la relation entre l’intimidation et certains problèmes comme les problèmes de comportements et le manque de liens sociaux sont des phénomènes réciproques, pouvant refléter un processus cyclique au fil du temps6.  

L’intimidation chez les jeunes est un phénomène complexe et il est impossible de prédire avec exactitude qui en sera auteur ou victime. Au-delà des caractéristiques individuelles des jeunes et de leur fonctionnement sociocognitif, l’étude des facteurs de risque et de protection pouvant être associés à l’intimidation doit s’intéresser au contexte dans lequel le jeune grandit et avec lequel il interagit (ex. : communauté, famille, école, pairs). Afin de bien comprendre les différents facteurs de risque pouvant être associés à l’intimidation et de pouvoir utiliser ces connaissances pour la prévenir, il faut tenir compte des facteurs sociétaux, communautaires et relationnels qui peuvent avoir une influence sur le fait qu’un jeune soit ou non auteur ou victime d’intimidation et qui peuvent venir atténuer ou exacerber le risque associé à certaines caractéristiques individuelles7.

Le rôle des témoins qui sont souvent présents lorsque des gestes d’intimidation sont posés est également à prendre en considération lorsqu’on s’intéresse aux facteurs de risque pouvant être associés à l’intimidation. Leur réaction peut notamment avoir un impact sur l’ampleur de l’intimidation8 ou sur l’augmentation ou la réduction de l’intimidation dans un groupe suivant un changement de comportement de leur part9,10. Le rôle des témoins sera à son tour influencé par les normes sociales qui prévalent dans le groupe ou dans l’école7.

Il est important de garder à l’esprit que le fait de présenter un ou plusieurs facteurs de risque pouvant être associés à l’intimidation ne signifie pas nécessairement qu’un jeune deviendra auteur ou victime d’intimidation, mais simplement qu’il est plus à risque. Évidemment, plus un jeune cumule de facteurs de risque, plus le risque est élevé. Par exemple, les élèves vivant de l’anxiété d’origine sociale (ex. : être inquiet de ce que les autres pensent de soi, éviter d’inviter les autres à faire une activité de peur qu’ils refusent) sont davantage à risque d’être victime d’intimidation lorsqu’ils fréquentent des classes où les témoins renforcent les comportements d’intimidation11.

Facteurs associés à un plus grand risque d’être victime d’intimidation§

Facteurs sociétaux
  • Dévaluation de certaines caractéristiques, identités ou statuts7
Facteurs communautaires
  • Désordre perçu dans son voisinage*12-14
  • Quartier présentant des taux élevés de crimes violents motivés par la haine d’une orientation sexuelle – risque pour les jeunes de la diversité sexuelle ou de genre15
  • Caractéristique de la classe : taux élevé de suspension16
  • École située en banlieue plutôt qu’en milieu urbain ou rural17
  • École avec un haut niveau d’insécurité perçue18
  • Présence de délinquants dans le milieu scolaire19
  • Consommation de drogues et d’alcool dans le milieu scolaire19
  • Milieu scolaire où des jeunes apportent des armes à feu19,20
  • Milieu scolaire où il y a des activités liées aux gangs de rue19,20
  • Punitions fréquentes par les professeurs20
  • Comportements dérangeants d’élèves dans la réalisation de travaux scolaires20
  • Nombre plus élevé d’élèves par professeur12,17
  • École dont la clientèle présente des difficultés économiques se manifestant par exemple par une proportion élevée d’élèves bénéficiant d’un programme d’aide alimentaire12,17
  • Classe où les comportements d’intimidation sont tolérés12
Facteurs individuels

§ Les facteurs de risque ne sont pas présentés par ordre d’importance.
* Les facteurs de risque suivis d’un astérisque (*) ont également été documentés pour les auteurs-victimes.

Facteurs associés à un plus grand risque d’être auteur d’intimidation§

Facteurs communautaires
  • Défavorisation socio-économique du milieu*40
  • Milieu perçu comme tolérant la transgression des règles41
  • École avec un haut taux de suspension17
  • Caractéristique de la classe - tolérance des comportements d’intimidation12
  • Caractéristique de la classe - renforcement des comportements d’intimidation par les témoins9
Facteurs individuels
  • Être gai, lesbienne, bisexuel(le) ou en questionnement quant à son orientation sexuelle ou son identité de genre26,29
  • Présenter un surplus de poids6,33
  • Troubles d’apprentissage32
  • Comportements antisociaux*33,34,36,42
  • Comportements délinquants33
  • Comportements agressifs ou impulsifs21,33,37,43
  • Hyperactivité33
  • Consommation d’alcool ou de drogue33,34
  • Faible rendement scolaire et peu d’intérêt pour les études7
  • Rejet de la part des pairs7
  • Problèmes internalisés13
  • Exposition à la violence conjugale13
  • Mère manifestant peu d’émotivité maternelle13

§Les facteurs de risque ne sont pas présentés par ordre d’importance.
* Les facteurs de risque suivis d’un astérisque (*) ont également été documentés pour les auteurs-victimes.

Les facteurs de risque relationnels sont très peu documentés. Les seuls facteurs de risque relationnels qui ont été documentés dans la littérature consultée concernent les jeunes qui sont à la fois auteurs et victimes d’intimidation. Il s’agit de la dépression chez la mère et du fait d’évoluer dans une famille où les parents sont peu impliqués auprès de leurs enfants13.

Facteurs de protection

Certains facteurs peuvent contribuer à prévenir l’intimidation traditionnelle. Tout comme les facteurs de risque, les facteurs de protection se situent à différents niveaux.

Facteurs communautaires - victimes§

  • École ou classe où les règles entourant les comportements d’intimidation sont claires, bien appliquées et considérées comme étant justes12,19,20
  • Qualité du climat scolaire : Niveau élevé de soutien des enseignants et relations positives entre les enseignants et les élèves12
  • Règles de vie de l’école et conséquences associées à leur non-respect connues des élèves20
  • Présence de surveillants dans les corridors20
  • Soutien perçu du milieu scolaire dans le cheminement scolaire44
  • Classe où les témoins des actes d’intimidation prennent la défense des victimes9,11
  • Forte proportion d’élèves pouvant miser sur leurs ressources personnelles dans différentes situations de leur vie (ex. : compétences sociales, attitudes positives)18

Facteurs relationnels - victimes§

  • Relations sociales significatives (ex. : connaître les parents des amis de ses enfants)41
  • Soutien d’un réseau social en cas de problème19
  • Sentiment d’appartenance envers son milieu scolaire44

Facteurs communautaires - auteurs§

  • École ou classe où les règles entourant les comportements d’intimidation sont claires, bien appliquées et considérées comme étant justes7,12,19,20
  • Qualité du climat scolaire : Niveau élevé de soutien des enseignants et relations positives entre les enseignants et les élèves7,12
  • Soutien perçu du milieu scolaire dans le cheminement scolaire44

Facteurs relationnels - auteurs§

  • Sentiment d’appartenance envers son milieu scolaire44

§ Les facteurs de protection ne sont pas présentés par ordre d’importance.


Conséquences

En raison de la méthodologie des études, il est difficile de déterminer avec exactitude les conséquences pouvant être associées à l’intimidation. Alors que certaines conséquences possibles peuvent tout simplement ne pas avoir été étudiées, d’autres comme la consommation de drogue et d’alcool sont plus difficiles à déterminer en raison de l’inconsistance des études, certaines études démontrent une possible association alors que d’autres concluent à une absence d’association.

Le lien entre l’intimidation vécue pendant l’enfance et l’adolescence et les conséquences qui peuvent en découler à l’âge adulte peut également être difficile à établir, notamment en raison du fait que d’autres événements vécus pendant cette période peuvent avoir des conséquences similaires7.

L’intimidation peut entraîner des conséquences à court, moyen et long terme pour les victimes et les auteurs d’intimidation, ainsi que pour ceux qui sont à la fois auteur et victime. Les problèmes internalisés et externalisés sont parmi les conséquences les plus étudiées. Bien qu’il soit probable que l’intimidation puisse avoir des conséquences pour l’entourage des auteurs et des victimes, pour leur famille, ainsi que pour la communauté, ces conséquences ne sont pas documentées.

Les conséquences pouvant découler de l’intimidation peuvent varier selon le sexe de l’auteur ou de la victime, la nature, la gravité et la répétition des gestes d’intimidation et selon certaines caractéristiques propres à l’individu. À titre d’exemple, des gestes d’intimidation posés envers une personne qui présentait déjà des problèmes internalisés peuvent venir exacerber ces problèmes [45] et l’intimidation vécue par les jeunes de la diversité sexuelle ou de genre pourrait avoir davantage de conséquences sur leur santé mentale que celle vécue par les jeunes hétérosexuels30.

Conséquences à court et moyen terme§

Victimes

Auteurs

  • Automutilation49
  • Problèmes de concentration en classe50
  • Problèmes de comportements en classe (ex. : agressivité, impulsivité)50
  • Diminution de la motivation scolaire50
  • Pensées ou comportements suicidaires55

§Les conséquences ne sont pas présentées par ordre d’importance.
* Les conséquences suivies d’un astérisque (*) ont également été documentées pour les auteurs-victimes.

Conséquences à l’âge adulte de l’intimidation vécue dans l’enfance et à l’adolescence§

Victimes

  • Problèmes internalisés (sauf dépression)59
  • Anxiété*60,61
  • Symptômes dépressifs*60,61
  • Agoraphobie* (pour les filles et les garçons victimes, pour les filles auteurs-victimes)60
  • Douleurs chroniques62
  • Maux de tête*62
  • Effets néfastes à long terme sur la santé physique*60,62
  • Comportements délinquants*63,64
  • Comportements violents*63,64
  • Pensées ou comportements suicidaires* (pour les filles victimes, pour les garçons auteurs-victimes)65

Auteurs

  • Dépression47
  • Consommation d’alcool47
  • Effets négatifs sur les trajectoires d’emploi (ex. : chômage, assistance sociale)62
  • Personnalité antisociale60
  • Comportements délinquants64
  • Comportements violents63

§Les conséquences ne sont pas présentées par ordre d’importance.
* Les conséquences suivies d’un astérisque (*) ont également été documentées pour les auteurs-victimes.

Le lien entre l’intimidation et le suicide chez les jeunes

Les études qui ont examiné le lien entre l’intimidation et le suicide indiquent que les jeunes qui sont victimes55-58 ou auteur d’intimidation55 sont environ deux fois plus à risque d’avoir des pensées ou des comportements suicidaires comparativement aux jeunes qui ne sont ni auteur ni victime57,58. Les jeunes qui sont à la fois auteur et victime d’intimidation seraient quant à eux plus à risque d’avoir des comportements ou des idéations suicidaires que les jeunes qui sont soit victimes, soit auteurs d’intimidation58. Les études ne permettent cependant pas d’établir un lien de causalité entre l’intimidation et le suicide7 et l’impact de l’intimidation sur les idéations ou les comportements suicidaires pourrait être modulé par certains facteurs tels que la dépression66.

Certains auteurs ont également fait ressortir le lien entre le fait d’avoir été fréquemment victime d’intimidation et le risque de suicide à l’âge adulte, plus particulièrement chez les filles (mesuré à l’âge de 25 ans)65.

Facteurs pouvant atténuer ou diminuer les conséquences de l’intimidation

Certains facteurs associés au contexte  dans lequel les jeunes évoluent ou à des caractéristiques qui leur sont propres peuvent dans certains cas atténuer ou diminuer les conséquences pouvant découler de l’intimidation. À titre d’exemple, la réaction des témoins pourra avoir un impact sur les conséquences pouvant découler de l’intimidation. En effet, alors que l’intervention ou le support de la part des témoins (en faveur de la victime) au moment où les gestes d’intimidation sont posés peut contribuer à atténuer ou à diminuer les conséquences de l’intimidation pour les victimes67, une réaction en faveur des auteurs d’intimidation ou l’absence de réaction peut les exacerber68.

Facteurs pouvant atténuer ou diminuer les conséquences de l’intimidation pour les victimes§

Facteurs communautaires
  • Caractéristiques du voisinage : cohésion sociale, peu de violence, sentiment de sécurité69
Facteurs relationnels
  • Relations positives entre les membres de la fratrie69
  • Relations positives avec le professeur*50,69
  • Soutien de la part des membres de la famille69
  • Qualité de l’attachement parental69
  • Stabilité de la structure familiale69
  • Soutien de la part des amis69
  • Intervention ou support de la part des témoins (en faveur de la victime) au moment où les gestes d’intimidation sont posés67
Facteurs individuels
  • Compétences sociales69
  • Réussite scolaire69

§Les facteurs ne sont pas présentés par ordre d’importance.
* Les facteurs suivis d’un astérisque (*) ont également été documentés pour les auteurs-victimes.

Facteurs pouvant atténuer ou diminuer les conséquences de l’intimidation pour les auteurs§

Facteurs communautaires
  • Caractéristiques du voisinage : cohésion sociale, peu de violence, sentiment de sécurité69
Facteurs relationnels
  • Qualité de l’attachement parental69
  • Stabilité de la structure familiale69
  • Supervision parentale69
  • Participation à la vie familiale69
Facteurs individuels

§Les facteurs ne sont pas présentés par ordre d’importance.


La prévention de l’intimidation chez les jeunes

Une des avenues intéressantes à explorer pour prévenir l’intimidation chez les jeunes est de s’inspirer plus largement des stratégies reconnues efficaces en prévention de la violence. Il existe en effet différentes stratégies de nature universelle visant à agir directement sur les contextes relationnels, communautaires et sociétaux (ex. : stratégie visant à changer les normes sociales qui cautionnent l’intimidation) ou visant à agir sur certains facteurs de risque ou de protection qui auront un impact sur les différents contextes (ex. : développer les compétences personnelles et sociales des enfants et des adolescents afin de prévenir l’agressivité et améliorer les aptitudes sociales).

Une approche globale et positive peut également être mise de l’avant pour contrer l’intimidation. Cette approche implique que la vie scolaire soit organisée dans le but d’offrir un milieu de vie stimulant et soutenant tous ceux qui s’y trouvent. Le fait d’évoluer dans un climat scolaire positif contribue à améliorer la qualité de la vie scolaire, favorise l’acceptation des différences et peut permettre d’éviter certains comportements problématiques en créant des opportunités d’apprentissages multiples et stimulantes70.

Il est également possible de mettre en place des programmes de prévention visant plus spécifiquement l’intimidation. À cet effet, différentes dimensions pouvant contribuer à la réussite d’un programme ainsi que des facteurs pouvant en limiter l’efficacité ont été documentés et peuvent être utiles pour faciliter le choix d’un programme de prévention ou pour en favoriser la réussite. Pour en savoir davantage, consultez la section Prévention.

Références

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