Maladies à déclaration obligatoire et signalement

  • Si le laboratoire déclare les ITS-MADO, pourquoi demander au médecin de les déclarer aussi?

    La déclaration est obligatoire conformément au Règlement ministériel d’application de la Loi sur la santé publique tant pour le dirigeant d’un laboratoire ou d’un département de biologie médicale que pour le médecin.

    Ces déclarations sont complémentaires. Elles contiennent des renseignements similaires (ex. : identification de la MADO et identification du patient, du médecin et du laboratoire). Toutefois, certains renseignements fournis par le médecin diffèrent de ceux fournis par le dirigeant d’un laboratoire ou d’un département de biologie médicale.

    La déclaration du médecin contient les éléments spécifiques suivants :

    • l’occupation du patient,
    • la date du début de la MADO,
    • lorsque requis, l’information sur la transmission par le sang, les produits sanguins, les organes ou les tissus,
    • le stade de la syphilis (le cas échéant).

    La déclaration du dirigeant d’un laboratoire ou d’un département de biologie médicale contient les éléments spécifiques suivants :

    • le site et le type de prélèvement,
    • l’analyse effectuée,
    • le résultat obtenu.
  • À la suite d’une déclaration, quel est le délai pour que la direction de santé publique débute l’intervention préventive auprès de la personne atteinte et auprès de ses partenaires lorsqu’il s’agit d’une situation prioritaire?

    L’intervention auprès de la personne atteinte (cas-index) devrait commencer quelques jours après la réception de la déclaration. Elle gagne à être faite le plus rapidement possible après la déclaration.

    De même, l’intervention auprès du partenaire gagne à se dérouler le plus rapidement possible après l’entente avec le cas-index. Il serait réaliste de fixer un délai maximum de 24 à 48 heures après cette entente. 

  • Est-ce qu’une intervention soutenue (approche négociée) est la meilleure approche pour réaliser l’intervention préventive auprès de la personne atteinte et auprès de ses partenaires dans toutes les situations?

    Non. L’approche négociée est une intervention démontrée efficace mais elle requiert une mobilisation significative de ressources. Au Québec, elle est généralement réalisée par des professionnels mandatés par la direction de santé publique.

    En prenant en compte le nombre d’infections déclarées, les clientèles touchées, l’évaluation des ressources requises et les bénéfices escomptés, tant les chercheurs que les experts concluent qu’il serait non réaliste et peu efficient de recourir à une approche intensive pour tous les cas d’ITSS. Il est donc recommandé de :

    • réserver l'approche négociée soutenue par un professionnel mandaté par la santé publique aux situations prioritaires. Chaque direction de santé publique identifie les situations prioritaires pour son territoire,
    • pour les cas autres que prioritaires, bien implanter et appliquer l'intervention par un professionnel de première ligne (approche passive).
  • Est-ce qu’un prénom et une adresse sont suffisants pour réaliser l’intervention préventive auprès du partenaire d’une personne atteinte d’une ITSS?

    Oui. Le professionnel utilise les données disponibles pour joindre le partenaire et intervenir en tenant compte des limites associées à ces renseignements. :

    • l’adresse postale n'est pas le moyen le plus rapide pour intervenir, un numéro de téléphone permet généralement de joindre le partenaire plus rapidement;
    • il peut être plus difficile de vérifier l'identité de la personne avant de débuter l'intervention avec seulement un prénom (il est préférable d’avoir la date de naissance et le nom de famille).