Hépatite B

  • Quelle est la différence entre l’Ag HBs et l’anti-HBs?

    L’antigène de surface du VHB (Ag HBs) indique une infection aiguë ou chronique par le virus de l’hépatite B (VHB). C’est le premier marqueur sérologique à apparaître après une infection. La persistance de l’Ag HBs durant plus de six mois témoigne généralement d’une infection chronique. Cet antigène peut également être présent de façon transitoire après la vaccination; dans ce cas, il disparaît généralement en un mois.

    Si l’infection guérit spontanément, l’Ag HBs cesse d’être détectable et la personne développe des anticorps qui la protégeront contre le VHB (anti-HBs : anticorps contre l’antigène de surface du VHB). La présence d’anti-HBs à une concentration ≥ 10 UI/L indique une immunité acquise soit à la suite d’une infection antérieure, soit à la suite de la vaccination. Par conséquent, l’analyse qui permet de connaître l’immunité est la recherche des anti-HBs.

    Sources :

  • Lors du dépistage, pourquoi la recherche des anti-HBc est recommandée seulement pour les personnes vivant avec le VIH ou immunosupprimées?

    Chez les personnes vivant avec le VIH ou immunosupprimées il faut exclure la possibilité d’une  hépatite B incluant une hépatite B occulte car :

    • l’histoire naturelle de l’hépatite B est modifiée par la co-infection par le VIH. Le taux d’évolution vers l’infection chronique à VHB est plus élevé, la réactivation de l’hépatite B est plus fréquente et une fréquence plus élevée d’hépatite B occulte a été observée. De plus, la thérapie antirétrovirale peut influencer l’histoire naturelle de l’hépatite B de diverses façons.
    • les personnes devenant immunosupprimées sont à risque de développer une réactivation du VHB.

    En présence d’une hépatite B occulte, le résultat d’Ag HBs sera négatif et le résultat d’anti-HBs sera négatif ou faiblement positif (< 10 UI/L). Le dosage de l’anti-HBc permettra, dans ce cas, de détecter la possibilité d’une hépatite B occulte. Par la suite, une recherche de l’ADN viral pourra infirmer ou confirmer la présence d’une hépatite B occulte.  

    Sources :

    • Guide québécois de dépistage des ITSS, 2017, page 47.
    • Analyses de laboratoire recommandées pour le dépistage de l’infection par le virus de l’hépatite B, 2017, p. 23 et 38.
    • La prise en charge et le traitement des personnes co-infectées par les virus de l'immunodéficience humaine (VIH) et de l'hépatite B (VHB) - Guide pour les professionnels de la santé du Québec, 2010, p. 21 et 22.
  • Chez les utilisateurs, actuels et réguliers de drogues par inhalation ou injection, doit-on suivre l’algorithme de dépistage pour la personne vivant avec le VIH ou immunosupprimée?

    Non. Dans le contexte du dépistage, il faut suivre l’algorithme pour la personne immunocompétente. Le dosage de l’Ag HBs permet de détecter l’infection chez ces personnes.

    Toutefois, dans le contexte de la vaccination, les utilisateurs  actuels  et  réguliers  de  drogues  dures  par  inhalation  ou  par  injection  avec  une détérioration de leur état de santé ou des conditions de vie précaires répondent moins bien à la  vaccination  contre  l’hépatite B. C’est pourquoi le Comité  sur  l’immunisation  du  Québec recommande de leur administrer le calendrier pour les personnes immunosupprimées.

    Sources :

  • Lorsqu’un dépistage est indiqué, doit-on demander une recherche des anti-HBs lorsque la vaccination contre l’hépatite a été réalisée il y a plus six mois chez une personne vaccinée contre l’hépatite B âgée de 20 ans ou plus?

    Pour toute personne qui présente un risque d’exposition au VHB, il est recommandé de vérifier si elle a un résultat antérieur d’anti-HBs ≥ 10 UI/L.

    Si les anti-HBs sont ≥ 10 UI/L, la personne est immunisée et le dépistage n’est pas recommandé.

    Si les anti-HBs sont inférieurs à 10 UI/L ou que ce résultat n’est pas disponible, puisque la vaccination a été complétée à 20 ans ou après, le prélèvement pour la détection des Ag HBs et l’anti-HBs est recommandé. L’immunogénicité du vaccin chez les personnes de 20 ans et plus est un peu plus faible  que chez les moins de 20 ans. Puisque cette personne a été exposée à un risque qui justifie le dépistage, la détection des Ag HBs permettra de déterminer s’s’il y a infection ou pas. Comme le risque d’exposition pourrait persister, le résultat du dosage des anti-HBs permettra de déterminer la pertinence d’une dose additionnelle du vaccin selon les recommandations du PIQ.

    Sources :