Adaptation à la parentalité

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Messages clés à transmettre aux futurs parents

Voici les principaux messages de santé à transmettre à tous les futurs parents, selon un consensus basé sur la recherche scientifique et la pratique professionnelle. Il est à noter que cette section ne constitue pas un résumé de la fiche.

Les messages sont formulés de façon à s’adresser directement aux futurs parents, que ce soit lors d’un suivi individuel ou lors d’une rencontre prénatale de groupe. Ils sont précédés d'un porte-voix et suivis d’une explication plus détaillée. En cliquant sur les mots soulignés dans le texte, vous serez dirigé vers la section de la fiche complète qui traite de ce thème.

La venue d’un bébé apporte généralement beaucoup de joie dans la vie de ses parents, mais les mois qui suivent sa naissance peuvent être exigeants.

Après la naissance de votre bébé, c’est normal que vous vous sentiez dépassés, inquiets, épuisés et heureux à la fois. S’occuper d’un bébé demande beaucoup d’attention, enlève du temps pour se reposer et amène les parents à modifier leurs habitudes.

Heureusement, cette période d’ajustement est souvent temporaire; il faut environ de trois à six mois pour se sentir à l’aise dans les soins à donner à l’enfant et dans votre rôle de parents. S’adapter à tous les changements occasionnés par la naissance d’un enfant peut prendre plus de temps, parfois jusqu’à deux ans.

Pour faciliter cette transition, il peut être utile de parler de vos attentes entre conjoints et à des amis qui ont des enfants, ou de réfléchir à des solutions pour les difficultés que vous prévoyez ou que vous vivez.

L’arrivée d’un bébé peut amener des changements dans votre relation de couple.

S’occuper d’un nouveau-né demande beaucoup de temps et d’efforts! Il arrive donc que les parents négligent leur relation de couple.

Avant l’arrivée de votre bébé, discutez ensemble de vos attentes ayant rapport à la façon de prendre soin de votre couple après la naissance du bébé et de vos attentes quant à l’intimité sexuelle après l’accouchement. Parlez également de vos attentes sur la façon de diviser les tâches ménagères et les soins du bébé pour que chacun se sente bien. Si vous avez des difficultés à régler des conflits, il est possible d’avoir de l’aide pour apprendre à mieux communiquer entre vous.

Former un lien solide avec votre bébé dès la grossesse et après sa naissance peut faciliter l’adaptation à votre nouveau rôle de parent.

Pendant la grossesse, votre conjoint et vous pouvez développer un lien avec votre bébé en touchant votre ventre, en préparant la chambre du bébé, en lui parlant ou en l’appelant par son nom. À sa naissance, vous pouvez demander de faire un contact peau à peau avec votre bébé. Au retour à la maison, le plaisir que vous aurez à interagir avec votre enfant et à le serrer contre vous peut vous aider à vous sentir bien et compétent dans votre rôle de parent.

Le père joue un rôle important dans le développement de son enfant.

L’attention, les soins et la chaleur que le père donne à son bébé sont essentiels à son développement. Ils lui procurent des bénéfices inestimables pour tout le reste de sa vie. En tant que père, vous pouvez vous impliquer auprès de votre enfant tout de suite après sa naissance en partageant avec votre conjointe les soins à lui donner (p. ex. : le changer de couche avant ou après l’allaitement, lui donner le bain, lui parler, le prendre, etc.).

Nous vous encourageons à demander de l’aide pour vous soutenir lors des premiers mois après la naissance de votre bébé.

Comme tout est nouveau dans votre rôle de parents, il est normal d’avoir beaucoup de questions et d’inquiétudes. Le soutien de votre famille ou d’une personne expérimentée avec les enfants peut être très profitable dans les premiers mois après la naissance de votre bébé. C’est aussi possible de participer à des groupes de parents pour partager ce que vous vivez et ressentez : cela peut être rassurant! Plusieurs organismes communautaires pour la famille offrent aussi différentes formes de soutien.

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Cette fiche présente les principaux changements qui peuvent survenir au sein d’un couple à la suite de l’arrivée d’un premier enfant. Elle a été conçue pour aider les professionnels à sensibiliser les parents à ces changements, mais ne constitue pas un guide de pratique clinique. Les deux parents sont ciblés d’égale façon par ces informations. Il est donc souhaitable de se soucier particulièrement d’intéresser les futurs pères aux échanges, en orientant par exemple le regard vers eux ou en s’adressant directement à eux pendant les rencontres.

Quelques chiffres

En 2010, 88 300 enfants ont vu le jour au Québec. De ce nombre, 39 164 bébés (45 %) étaient des premiers-nés 1. L’âge moyen de la mère à la naissance du premier enfant était de 28 ans cette année-là 1. Cet âge moyen s’est stabilisé à environ 30 ans depuis 2006 2.

Bien qu’on observe une hausse importante du nombre de naissances par année (hausse de plus de 15 000 naissances entre 2002 et 2008), l’ indice synthétique de fécondité n’était encore que de 1,7 enfant par femme en 2008. Cet indice, similaire à celui des années 1970, n’atteint pas le niveau nécessaire pour assurer le renouvellement des générations, qui est de 2,1 enfants par femme 2.

Des changements s’observent dans la structure familiale. Au cours de dix années récentes (soit entre 1996 et 2006), la proportion de nouveaux parents vivant ensemble sans être mariés a considérablement augmenté 2. Près de 63 % des naissances de 2009 sont survenues en dehors des liens du mariage2. En 2010, c’est 69,2 % des premiers-nés qui sont nés dans une famille où les parents n’étaient pas mariés 1. Les enfants de parents en union libre étaient 2,6 fois plus nombreux en 2006 qu’en 1991 2.

Entre 1996 et 2006, le nombre de familles monoparentales a continué sa croissance : il représentait 27,8 % de l’ensemble des familles québécoises avec enfants en 2006, comparativement à 24,1 % en 1996 2.

En 2006, au Québec, le nombre d’heures consacrées aux soins des enfants ou aux travaux ménagers par les femmes demeure supérieur à celui des hommes.

Cependant, si on examine les familles où les deux conjoints travaillent à temps plein, l’homme et la femme consacrent un temps comparable aux travaux ménagers dans 60 % des cas, et un temps relativement semblable aux soins des enfants dans les deux tiers des cas 2.

Définir la parentalité

Pour beaucoup de parents, voir grandir leur enfant sera l’une des expériences les plus positives de la vie 3. Le nourrisson suscite chez ses parents un sentiment de grande sollicitude 4. L’observer, jouer à ses côtés et lui parler apportent une joie et une satisfaction uniques. Avec le temps, une fascination se développe devant ses progrès étonnamment rapides dans toutes les sphères de son développement.

Toutefois, les joies associées à l’interaction avec l’enfant peuvent être moindres, notamment pour les couples qui, pendant la grossesse, n’étaient pas certains qu’ils voulaient l’enfant, pour ceux qui ne souhaitaient pas la venue de l’enfant 5, pour ceux qui vivent ou ont vécu des stress importants (p. ex. : accouchement difficile, processus d’adoption pénible, complications à la naissance) ou pour ceux qui vivent dans des contextes de vulnérabilité (p. ex. : jeune âge des parents, situation socioéconomique précaire).

S’occuper d’un enfant en bas âge est particulièrement exigeant, car celui-ci est totalement dépendant de ses parents pour sa survie. Le déploiement d’une vaste gamme de pratiques parentales par les parents est donc nécessaire 4 :

  • Pratiques de soins : comportements assurant la subsistance, la protection et l’encadrement;
  • Pratiques sociales ou relationnelles : comportements d’affection et permettant l’interaction;
  • Pratiques didactiques : comportements stimulant le développement et permettant à l’enfant de comprendre le monde;
  • Pratiques matérielles : comportements organisant l’environnement physique de l’enfant.

L’enfant profite des soins que lui offrent ses parents et les encourage par ses sourires, ses babillages, son regard, etc. En effet, dès les premiers moments, l’enfant reconnaît et préfère les signaux, les sons, les visages et les gestes de ses parents 4. Grâce à des soins constants, chaleureux et adéquats, l’enfant développera un attachement solide 4 à ses parents, cette relation constituant la base d’un développement global sain.

Définir l’adaptation à la parentalité

Une période de transition

La transition à la parentalité se déroule sur une période qui débute lors de la grossesse et se termine quelques mois après la naissance de l’enfant 6. S’adapter réellement à la parentalité peut toutefois s’étendre sur une période plus longue, voire continuer quelques années après la naissance de l’enfant 7,8.

Devenir parent pour la première fois représente un événement de vie majeur 3 qui influence tous les aspects du fonctionnement psychosocial d’un individu et d’un couple 9,10. C’est une période de crise 6 selon certains, une étape développementale 11,12 pour d’autres.

En effet, cette transition apporte des changements 11,13,14,15 bénéfiques dans certains aspects de la vie (p. ex. : un plus grand sentiment de compétence des parents) et des changements défavorables dans d’autres (p. ex. : moins de disponibilité pour d’autres activités) 12,16.

Néanmoins, la période de transition du statut de femme à celui de mère, du statut d’homme à celui de père et de l’état de couple à celui de famille est vécue différemment d’une personne à l’autre 11, d’un genre à l’autre 17 et d’un couple à l’autre 11.

Cette transition se passe bien pour la grande majorité des parents 18, bien qu’elle puisse occasionner, pendant un certain laps de temps, un accroissement de la détresse psychologique et qu’elle soulève des défis qui peuvent mettre à l’épreuve la relation conjugale 8,13,18. Les parents qui ont les ressources personnelles, sociales et financières nécessaires réussissent à traverser cette période et à se créer graduellement une nouvelle routine de vie.

Cependant, chez un certain nombre d’individus ou de couples, les changements occasionnés par la transition à la parentalité peuvent être particulièrement déstabilisants 6. Les couples confrontés à des difficultés bien avant la grossesse, au moment de la grossesse (p. ex. : séparation des conjoints) ou après la naissance d’un enfant malade ou l’adoption d’un enfant à l’étranger font face à des défis parfois plus importants 18. Ces difficultés amènent les personnes à puiser dans leurs ressources, des ressources parfois même insoupçonnées 19.

Une adaptation réussie

L’ adaptation à la parentalité exige que les parents retrouvent un équilibre 12. Ils devront donc utiliser différentes stratégies pour le retrouver, malgré l’accroissement des tâches et des responsabilités 19. Ces stratégies sont des efforts cognitifs, émotionnels et comportementaux 20 qui permettent à la personne de répondre aux demandes qu’elle perçoit comme dépassant ses ressources 19.

Les stratégies seront considérées comme favorisant l’adaptation si elles permettent à l’individu de retrouver une certaine quiétude à court terme et si, à long terme, elles le maintiennent socialement fonctionnel dans ses différents rôles, moralement stable et en bonne santé 19.

Une adaptation à la parentalité réussie peut donc s’observer par :

  • l’état de santé mentale et de bien-être des parents;
  • l’implication des deux parents auprès de l’enfant dans les soins, son développement et la qualité de leur relation affective avec lui.

Certains facteurs augmentent le risque que la transition à la parentalité soit vécue plus difficilement par certaines personnes 11 :

  • Le statut socioéconomique (p. ex. : vivre sous le seuil de faible revenu) 6;
  • La personnalité du parent (p. ex. : nature anxieuse) 6;
  • La qualité de la relation de couple avant la naissance de l’enfant (p. ex. : conflits préexistants) 6;
  • Les caractéristiques de l’enfant (p. ex. : tempérament plus réactif, problèmes de santé physique ou mentale) 6;
  • Les événements de vie imprévus au cours de la transition (p. ex. : perte d’emploi, déménagement, maladie d’un des parents, séparation des conjoints, difficultés découlant d’une adoption, etc.);
  • La façon dont l’individu s’adapte aux changements dans d’autres sphères de sa vie 21.

La transition à la parentalité peut avoir différentes conséquences sur la santé et le bien-être des différents membres de la famille. La façon dont chaque parent s’adapte à son nouveau rôle peut influencer la qualité de la relation parent-enfant et ainsi avoir des répercussions sur le développement de l’enfant 3,8,22.

Quatre facteurs peuvent avoir des répercussions importantes.

La santé mentale des parents

La transition à la parentalité peut engendrer un stress important et être associée au développement de problèmes de santé mentale chez certains parents. Ces problèmes constituent des facteurs de risque pour le développement de l’enfant.

En effet, les parents qui sont exposés à un niveau élevé de stress sont moins susceptibles de répondre adéquatement aux besoins de leur enfant 23, ce qui se répercute sur leurs pratiques parentales, la qualité de leur interaction avec l’enfant et le niveau de stress de l’enfant 24,25. Par exemple, un parent qui souffre de dépression peut manifester un manque de disponibilité physique ou psychologique à l’égard de son enfant. Ceci peut ensuite influencer la perception de l’enfant sur l’accessibilité et la capacité de son parent à répondre à ses besoins 23,25.

Pour obtenir plus de détails sur les problèmes de santé mentale et les troubles mentaux lors de la période périnatale, consulter la fiche Santé mentale.

La relation de couple et de coparentage

La transition à la parentalité présente des défis pour la relation de couple et de coparentage. Les parents qui surmontent ces défis, qui entretiennent une relation de qualité entre eux (p. ex. : satisfaction mutuelle, peu de conflits, communication chaleureuse) et qui se soutiennent mutuellement dans leur rôle de parents seront plus susceptibles d’investir des efforts dans leurs pratiques parentales et ainsi de développer des interactions positives avec leur enfant 26,27.

De plus, les enfants dont les parents entretiennent une relation conjugale et coparentale harmonieuse présentent moins de difficultés en général 28 et un meilleur fonctionnement socioaffectif 29.

Au contraire, une relation conjugale et coparentale conflictuelle ou qui n’est pas une source de soutien risque de nuire aux pratiques parentales, ce qui peut conduire à des problèmes d’adaptation chez l’enfant (p. ex. : dépression, troubles de comportement, attachement insécurisant, faible compétence sociale) 26. En particulier, les enfants qui sont témoins de conflits entre leurs parents (notamment l’expression de la colère d’un parent envers l’autre) manifestent plus de difficultés à réguler leurs émotions et leurs comportements et risquent davantage de développer des problèmes affectifs ou comportementaux 30.

Les pratiques parentales

Plusieurs pratiques parentales peuvent être atteintes durant la transition à la parentalité. Par exemple, la fatigue et le stress occasionnés par cette période de transition peuvent réduire le niveau de sensibilité du parent aux besoins de son enfant ou la rapidité avec laquelle il répond aux situations de détresse chez celui-ci 23.

Les parents qui adoptent des pratiques parentales adéquates ont deux fois plus de chances d’avoir des enfants sans problème de comportement. Plus particulièrement, les résultats obtenus dans l’ Enquête longitudinale nationale sur les enfants et les jeunes (ELNEJ) indiquent que les enfants affichent moins de problèmes de comportement lorsque leurs parents surveillent étroitement leur développement, leur procurent un milieu chaleureux, leur montrent de l’affection et soutiennent le développement de leur autonomie 31.

Inversement, les pratiques parentales inadéquates (p. ex. : ridiculiser l’enfant, appliquer des punitions disproportionnées) sont associées à des problèmes relationnels et comportementaux chez l’enfant. Les enfants dont les parents adoptent ces pratiques inadéquates courent neuf fois plus de risques d’avoir des problèmes de comportement à d’autres moments de leur développement 32.

La mobilisation et l’utilisation d’un réseau de soutien

La période de transition à la parentalité nécessite que les parents prennent appui sur autrui. Ils peuvent par exemple trouver de l’aide dans leur famille d’origine, chez leurs amis ou chez les intervenants sociaux, de la santé et de l’éducation. La mobilisation du réseau de soutien est une stratégie qui facilite grandement l’adaptation des nouveaux parents, et ce, même si les membres du réseau ne font que préparer des repas, s’acquitter de certaines tâches ménagères ou être présents en cas de besoin.

Un réseau social qui est source de soutien peut avoir un effet bénéfique sur la qualité de l’interaction parent-enfant, sur le fonctionnement familial, sur la santé mentale des parents et sur l’utilisation de pratiques parentales adéquates.

À l’inverse, l’isolement social et l’absence de réseaux d’entraide sont des éléments qui constituent d’importants facteurs de risque pour le développement des enfants 33.

L’adaptation à la parentalité est un phénomène complexe influencé par plusieurs facteurs 34. La modification d’un seul facteur ne peut, à elle seule, changer la façon dont les couples vont gérer cette transition 16. Cependant, l’adaptation des nouveaux parents peut être facilitée s’ils emploient les moyens suivants dès la période prénatale 11.

Se créer des attentes réalistes par rapport aux défis de la parentalité

Des chercheurs suggèrent qu’un lien est présent entre les attentes que se sont créées les parents en pensant à leur nouveau rôle et la façon dont ils vont gérer la transition à la parentalité 11. Ainsi, les personnes qui ont des attentes plus réalistes en ce qui concerne la transition et qui se sentent plus en contrôle s’adaptent plus facilement 11,35.

Les attentes et les préoccupations par rapport à la parentalité sont diverses et concernent 11 :

  • les soins à l’enfant, les tâches liées à la maisonnée, le plaisir de voir l’enfant grandir et le développement d’un lien affectif solide avec l’enfant;
  • les exigences physiques et émotionnelles associées au rôle de parent;
  • les inquiétudes quant aux finances, à la santé du bébé, à la formation d’une famille, aux conséquences sur la relation de couple, à la capacité du conjoint de remplir son rôle de parent et à l’effet de la société sur l’enfant;
  • les exigences du rôle d’éducateur et de guide pour les enfants d’âge scolaire et les adolescents.

L’ expérience concrète de la parentalité est souvent fort différente de ce qui avait été imaginé lors de la grossesse 11,22. Dans les premières semaines suivant la naissance de l’enfant, les parents expriment de la surprise, de la confusion et de la joie au sujet de l’enfant, mais aussi un sentiment de grandes responsabilités 36.

Plusieurs s’étonnent de l’intensité des soins à donner à un nouveau-né. Malgré leurs efforts, plusieurs nouvelles mères se disent dépassées et trop peu préparées 22. Selon la synthèse de plusieurs études, c’est lors de leur retour à la maison que les femmes réalisent l’ampleur du don de soi et des apprentissages requis pour donner des soins adéquats à l’enfant 22.

Une période de trois à six mois peut être nécessaire au père et à la mère avant de se sentir à l’aise dans les soins à donner à l’enfant et dans leur rôle de parents 22. L’adaptation du couple aux changements apportés par la venue d’un enfant peut par ailleurs nécessiter davantage de temps et même s’étaler sur une période de deux ans 21.

Les défis de la parentalité sont nombreux. On peut les regrouper ainsi :

  • Les exigences liées aux soins à l’enfant;
  • La fatigue et l’humeur des premières semaines;
  • Les concessions à faire.

Les exigences liées aux soins à l’enfant

Chez certains parents, le sentiment de contrôle sur la vie personnelle est diminué, car ils doivent tenter de :

  • s’adapter au rythme de vie du nourrisson 37;
  • gérer les pleurs du nourrisson et le manque de sommeil :
    Parmi tous les soins à donner à l’enfant, il est documenté que ces deux éléments représentent les aspects les plus stressants 13. En effet, savoir comment interpréter les pleurs d’un nourrisson et y répondre de manière appropriée est un défi important. De plus, de nombreux réveils de nuit, parfois à des intervalles irréguliers, peuvent ajouter aux difficultés des parents, surtout s’ils doivent travailler ou être disponibles pour d’autres tâches le lendemain;
  • gérer les pressions liées à l’alimentation du nourrisson :
    D’une part, les pressions sociales qui font la promotion de l’allaitement maternel sont fortes et, d’autre part, cette pratique est généralement plus exigeante que prévue 13,36. Certains pères peuvent, eux aussi, trouver difficile l’expérience de l’allaitement. Ils peuvent se sentir inadéquats, rejetés ou exclus de la relation mère-enfant, ou encore éprouver des sentiments de jalousie ou d’envie 38,39. Ils peuvent aussi se sentir confinés à un rôle instrumental (en se sentant limités par des tâches comme le changement de couches ou le déplacement du coussin pour l’allaitement), alors qu’ils souhaiteraient être davantage en contact avec leur enfant. L’accessibilité du père à son enfant serait d’ailleurs un facteur important de l’engagement paternel aux soins donnés à l’enfant 39.

La fatigue et l’humeur des premières semaines

Il n’est pas rare de se sentir dépassé, inquiet et épuisé dans les premiers mois suivant la naissance de l’enfant. Certaines mères ressentent un épuisement émotionnel, mental et physique 22,37 ou se sentent désorientées 37. Notons que pour la majorité des parents, ces états sont temporaires 22.

Pour les pères, une grossesse non souhaitée ou se déroulant au mauvais moment est associée à des symptômes dépressifs plus intenses, à une plus faible satisfaction conjugale, à un coparentage fournissant moins de soutien et à plus de conflits dans l’exercice du rôle parental 5. Tout comme les mères, un certain pourcentage des pères courent le risque de ressentir de la détresse psychologique 8 ou de vivre des problèmes de santé mentale 24,25 lors de la transition à la parentalité.

Les concessions à faire

Les nouvelles mères peuvent éprouver un sentiment de perte ou de tristesse lié à leur autonomie, au temps libre dont elles disposaient, à leur apparence, à leur féminité ou à leur sexualité 40. Lorsque la parentalité est perçue comme une menace à certains aspects de leur vie (p. ex. : le travail, le couple ou la santé), les femmes s’adaptent plus difficilement à la maternité 51.

Néanmoins, une fois passé le choc des premières semaines, le fait de devenir parent et les changements occasionnés par l’arrivée du bébé peuvent engendrer une période de croissance chez les nouvelles mères 14,40. Elles y voient des gains sur le plan de l’estime de soi et du soutien social, et elles estiment que la parentalité donne un nouveau sens à la vie 42. Ce nouveau statut incite parfois à revoir les liens avec la famille d’origine. Cela peut être une occasion de rapprochement et de réconciliation.

Les pères peuvent aussi se sentir frustrés par la perte de liberté et d’indépendance que requièrent les soins à un nourrisson. Ils peuvent trouver lourds leurs responsabilités financières et les besoins de soutien de leur partenaire 43 et souligner la moins grande disponibilité de celle-ci.

Selon le Conseil de la famille et de l’enfance, les pères font face à des difficultés dans leurs efforts de conciliation et vivent un stress accru lié aux stratégies qu’ils doivent mettre en place pour résoudre les tensions entre la famille et le travail 44.

En général, les hommes vivent moins de changements dans leur vie après la naissance de l’enfant que les femmes, principalement en raison de leur moins grande implication dans les soins à l’enfant et les tâches ménagères 45. Les données démontrent cependant que les pères sont maintenant de plus en plus présents auprès du nouveau-né.

En 1995, 4,2 % des hommes se prévalaient du congé parental à la suite de la naissance de leur enfant 44. Après la mise en place du Régime québécois d’assurance parentale (RQAP), un nombre plus élevé de pères utilisent le congé de paternité. En 2006, 69 % des pères de nouveau-nés admissibles aux prestations y ont eu recours.

Le Conseil de la famille et de l’enfance estime qu’il s’agit d’un revirement majeur comparativement à 1995 et d’une modification significative de l’attitude paternelle chez les nouveaux pères. Cette présence paternelle accrue dans les premiers mois de vie du bébé est bénéfique pour toute la famille.

Prévoir les modifications dans la relation de couple

L’arrivée de l’enfant constitue l’une des transitions les plus exigeantes pour les couples 13, une période particulièrement difficile 17.

Durant cette période, le couple peut être exposé à des changements qui nécessitent la mise en place de stratégies comme celles-ci :

  • Revoir ses mécanismes de communication 17;
  • Adapter ses stratégies de résolution de conflits 17;
  • Utiliser un réseau de soutien 17;
  • Investir des efforts pour maintenir l’harmonie dans la relation conjugale 37,45;
  • Apprendre à collaborer de manière optimale dans l’exercice du nouveau rôle de parents 46,47.

Tout ceci se déroule dans un contexte où les deux parents sont préoccupés par les soins à l’enfant, où les tâches domestiques se sont accrues, où le temps pour le couple et l’intimité est réduit et où les revenus se sont amoindris 13. Conséquemment, le couple est moins disponible pour faire les ajustements requis 45.

Planifier la répartition des tâches dans le couple permet de réduire l’effet de l’arrivée de l’enfant sur la satisfaction conjugale 17,46,48, sur la coordination dans le coparentage 46 et sur les conflits 46.

La satisfaction conjugale

Les chercheurs observent d’importantes variations entre les individus et entre les couples dans la façon dont la relation conjugale est touchée par la naissance d’un premier enfant 49.

Différentes études montrent que l’arrivée d’un enfant produit des effets négatifs chez près de la moitié des couples, alors que l’autre moitié d’entre eux ne remarquent aucun changement ou notent au contraire une amélioration de la relation 45.

Notons que la satisfaction conjugale diminue avec le temps autant chez les couples qui ont un enfant que chez ceux qui n’en ont pas 45,50. Cette diminution est cependant un peu plus grande et plus abrupte chez les parents comparativement aux couples qui n’ont pas d’enfant 45 (bien que la diminution demeure modeste 16). De plus, la baisse de la satisfaction conjugale est moins marquée chez les couples bénéficiant d’un haut niveau de satisfaction conjugale avant la naissance de l’enfant 21.

Dans l’ensemble, les couples notent une baisse de leur satisfaction conjugale entre la grossesse et le onzième mois après la naissance de l’enfant 50.

De façon plus précise, les femmes rapportent :

  • un plus fort déclin dans leur satisfaction conjugale après la naissance de l’enfant. Ceci s’explique généralement par le fait qu’elles assument la plus grande part des responsabilités parentales et doivent gérer plus de changements dans leur vie personnelle et professionnelle 48,52;
  • une plus grande déception dans leurs attentes quant au partage des responsabilités parentales 46;
  • davantage de conflits 46.

Les hommes, eux, mentionnent :

  • moins d’activités réalisées avec leur conjointe après la naissance de l’enfant ainsi qu’une baisse de l’intimité 16;
  • des comportements comme le non-respect de leurs compétences par leur conjointe. La reconnaissance par la conjointe de l’importance du père dans la famille semble déterminante pour favoriser l’engagement de celui-ci auprès de l’enfant ainsi que la participation au partage des tâches parentales 53,54,55.

Quels couples courent le risque de vivre une baisse de satisfaction conjugale?

Il est rare que l’arrivée d’un bébé rapproche un couple ayant des difficultés conjugales préexistantes 8,45 ou affaiblisse les couples qui étaient harmonieux avant l’arrivée de l’enfant 8. Les couples qui ont peu de conflits et des interactions positives avant la naissance de l’enfant sont moins touchés par une baisse de la satisfaction conjugale 45.

Les couples qui courent davantage le risque de vivre un déclin de leur relation conjugale sont ceux qui ont :

  • une faible capacité de gérer les conflits 56;
  • de nombreuses difficultés 56;
  • un style de communication négatif 56,57.

D’autres facteurs semblent protéger les mères d’une baisse de satisfaction conjugale :

  • Le couple se connaît bien et connaît les forces de sa relation conjugale;
  • Le conjoint exprime de l’affection et de l’admiration à l’égard de sa conjointe 57;
  • Le couple participe à des rencontres prénatales de groupe 50.

Ainsi, un couple informé des difficultés à venir peut s’y préparer et arriver à mieux s’adapter au rôle de parents 7,22,45,58,59. Un couple qui éprouve des difficultés à gérer des conflits, que ce soit avant ou après la naissance de l’enfant, peut avoir besoin de consulter des ressources spécialisées (p. ex. : psychologue, travailleuse sociale) pour développer cette habileté essentielle au maintien d’une relation conjugale satisfaisante et d’un milieu familial favorable au développement de l’enfant 29.

L’intimité sexuelle

Une proportion importante de couples rapportent une diminution de l’activité sexuelle lors de la période de transition à la parentalité 46,60. Cette diminution peut s’expliquer par les facteurs suivants :

  • Les changements hormonaux qui se produisent à la suite de la naissance ou des conséquences de l’accouchement (p. ex. : césarienne, déchirures, épisiotomie);
  • Les changements liés au rôle de parents (p. ex. : fatigue, soins à l’enfant, épisodes de baby blues ou dépression);
  • Les changements liés à l’image corporelle de la femme ou au rôle de mère et de femme.

Par la suite, le tiers des couples ayant eu un bébé jugent négativement cet aspect de leur vie conjugale, et les problèmes seraient plus prononcés dans les trois à quatre ans suivant la naissance de l’enfant 60. Pour plusieurs couples, ces difficultés semblent liées à des conflits conjugaux ayant eu lieu avant même la grossesse 60. Notons encore une fois que cette situation ne touche pas l’ensemble des couples qui deviennent parents.

Développer un lien affectif solide avec l’enfant

Développer un lien affectif avec l’enfant durant la grossesse et maintenir ce lien après la naissance facilite l’adaptation à la vie de parents et permet à l’enfant de développer un attachement solide envers ses parents.

Durant la grossesse

La relation entre un parent et son enfant commence à se développer bien avant la naissance de l’enfant 10. Par exemple, au cours de la grossesse, la future mère se construit progressivement une représentation de l’enfant à naître et développe un lien affectif en lui parlant ou en touchant son ventre pour le faire réagir 61.

De plus, la grande majorité des femmes modifient volontairement leurs habitudes et leur style de vie pour être moins vulnérables aux accidents et pour protéger le bébé qu’elles portent 37. Cette préoccupation pour l’enfant se manifeste concrètement par une vaste gamme de comportements de prévention (p. ex. : bien s’alimenter, s’abstenir de consommer de l’alcool ou de fumer), mais également d’affection (p. ex. : caresser son ventre, parler tendrement à l’enfant) 62.

Bien que le désir du père d’établir un lien avec l’enfant à naître soit généralement présent, il est parfois plus ardu pour le futur père de s’investir émotivement, car il ne porte pas l’enfant et ressent moins sa présence 63. Le lien affectif des futurs pères avec l’enfant à naître s’accroît généralement du début à la fin de la grossesse 64,65.

Le désir du couple d’établir un lien avec l’enfant à naître 45 et de rendre sa présence concrète 12 se fait par l’achat de biens nécessaires aux soins de base, par la préparation de la chambre de l’enfant, par le choix d’un prénom ou d’un surnom, par des lectures à propos du développement de l’enfant et par la participation à des cours prénataux 12.

Les femmes ayant développé un lien solide avec leur enfant pendant la grossesse continuent souvent à consolider ce lien après la naissance et sont plus attentives aux besoins de l’enfant.

Par contre, les femmes qui ont développé un faible lien émotif avec leur enfant peuvent ressentir une plus grande distance avec celui-ci durant le séjour à l’hôpital ou à la maison de naissance et dans les deux mois suivant la naissance 12. La dépression, l’anxiété, l’abus d’alcool ou de drogues sont des facteurs qui peuvent nuire au développement d’un lien affectif avec le bébé 10.

Après la naissance de l’enfant

Dès la naissance de l’enfant, les parents peuvent créer un lien immédiat avec lui. Le contact peau à peau, qui peut être débuté en milieu hospitalier ou à la maison de naissance et poursuivi au domicile, est un moyen privilégié pour établir ce lien 66,67. Pour ce premier contact peau à peau, dès les premiers instants suivant la naissance de l’enfant, celui-ci est déposé nu contre le torse de la mère ou du père et recouvert d’une couverture.

Les contacts peau à peau entre la mère et son bébé ont des effets positifs sur l’allaitement : plus d’enfants sont allaités, et ce, pour une durée plus longue. Ce contact entre l’un ou l’autre des parents et le bébé exerce aussi une influence positive sur les comportements affectifs du parent envers son enfant (p. ex. : sourire, caresser, embrasser l’enfant).

Dans les premières semaines et les premiers mois de vie, les contacts peau à peau (méthode kangourou) offerts par la mère ou le père sont fort utiles, car ils permettent à l’enfant de découvrir le monde dans un contexte de sécurité et peuvent faciliter l’adaptation au rôle de parent. Pour plus de détails sur la méthode peau à peau ou la méthode kangourou, consulter la section Ressources et liens utiles.

Utiliser des sources de soutien

L’importance du soutien social pour faciliter l’adaptation psychosociale des nouveaux parents n’est plus à démontrer. Le soutien social se définit par un échange interpersonnel qui implique une dimension affective (p. ex. : expression d’amour, d’affection, de solidarité) et une dimension instrumentale (p. ex. : offrir des biens, des services, de l’argent ou de l’aide dans les tâches).

Le fait de savoir qu’on peut compter sur un réseau de soutien social est l’un des éléments protecteurs de la santé mentale de la femme 68 et est lié à une plus faible détresse psychologique chez le couple six mois après la naissance de l’enfant 69.

Différentes stratégies peuvent être proposées aux futurs parents afin qu’ils bénéficient de soutien social durant cette période :

  • Favoriser le travail d’équipe et le soutien entre les conjoints : il est démontré que si un parent comprend bien les préoccupations de son partenaire, il sera plus en mesure de le soutenir 11.
    Par exemple, il est reconnu que le fait d’inclure le père dans le déroulement de l’accouchement peut aider la mère à sentir qu’elle peut compter sur lui dans une perspective de coparentage. Cela exige cependant que le rôle du père soit valorisé par les professionnels lors de l’accouchement 44.
    De plus, le soutien du père lors de l’allaitement peut contribuer à accroître la satisfaction de la mère relativement à l’allaitement, à augmenter la durée de l’allaitement et à favoriser ainsi l’adaptation des deux parents à la parentalité 70.
  • Échanger avec la famille ou les amis sur les préoccupations, les questions et les conflits qu’apporte la venue de l’enfant 22.
    Ces discussions pendant la grossesse permettent aux futurs parents de se créer des attentes réalistes qui diminueront leurs craintes et leur permettront de développer un plus grand contrôle sur la situation, minimisant ainsi le risque de détresse psychologique après la naissance de l’enfant 35. Une étude fait ressortir le besoin des mères d’avoir un mentor pour se faire rassurer à propos de leurs sentiments et leurs expériences 37. Le fait d’avoir des modèles de mères expérimentées ou le soutien de sa propre mère ou de sa belle-mère diminue l’anxiété des premiers mois avec l’enfant 22,66. Lors de la transition à la parentalité, plusieurs nouveaux parents ont d’ailleurs tendance à se rapprocher de leur famille d’origine 71.
  • Avoir recours à quelqu’un de leur réseau institutionnel (p. ex. : une infirmière ou un intervenant social) qui les aidera à réfléchir à des stratégies à mettre en place pour faire face aux difficultés qui peuvent émerger après la naissance de l’enfant 11. Préparer une liste de personnes avec leurs numéros de téléphone pour savoir qui appeler en cas de besoin après la naissance de l’enfant peut être une bonne stratégie.
  • Participer à des groupes de parents pour partager les préoccupations liées à la transition à la parentalité 72.
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Date de création : octobre 2011

Ressources et liens intéressants

Les adresses, noms d’organismes ou documents mentionnés dans cette section ont retenu l’attention des différents partenaires ayant collaboré à la rédaction de cette fiche en raison de leur pertinence. Toutefois, il ne s’agit nullement d’une liste exhaustive, et les contenus qui y sont développés n’engagent ni la responsabilité des différents partenaires ni celle de l’Institut national de santé publique du Québec.

Pour se renseigner davantage sur l’adaptation à la parentalité

Réseau des centres de ressources périnatales du Québec
Ce site propose entre autres un répertoire des centres de ressources périnatales au Québec et des services d’accompagnement pour les parents en période périnatale.
www.reseaudescrp.org

Santé Canada
Ce lien propose de nombreuses ressources sur la parentalité.
http://www.hc-sc.gc.ca/hl-vs/jfy-spv/parents-fra.php
Le site de Santé Canada fournit également de l’information sur les signes d’un stress trop intense, sur les effets du stress sur la santé et sur des stratégies pour mieux gérer le stress.
www.hc-sc.gc.ca/hl-vs/alt_formats/pacrb-dgapcr/pdf/iyh-vsv/life-vie/stress-fra.pdf

Naître et grandir
Ce site propose une information à jour sur de nombreux sujets liés aux pratiques parentales et à la santé ainsi qu’au développement des enfants de 0 à 5 ans.
www.naitreetgrandir.net

Pour se renseigner davantage sur la méthode peau à peau ou méthode kangourou

Organisation mondiale de la santé (OMS)
Ce lien propose un guide destiné aux intervenants qui désirent en savoir plus sur cette méthode, dont les bénéfices pour les bébés prématurés, notamment, sont reconnus.
www.who.int/maternal_child_adolescent/documents/9241590351/fr

Avis sur l’utilisation sécuritaire des porte-bébés, INSPQ
Cet avis scientifique publié en 2009 fournit des recommandations pour une utilisation sécuritaire des porte-bébés.
www.inspq.qc.ca/pdf/publications/952_UtilisationPorteBebes.pdf

Pour se renseigner davantage sur l’attachement

Santé Canada
Ce lien propose une trousse de ressources sur l’attachement du nourrisson destinée aux professionnels et aux chercheurs qui travaillent dans le domaine de l’attachement et de l’éducation des enfants.
www.phac-aspc.gc.ca/hp-ps/dca-dea/cht-sse/attachment-attachement/index-fra.php

Encyclopédie sur le développement des jeunes enfants
Ce lien propose un dossier sur l’attachement.
www.enfant-encyclopedie.com/fr-ca/attachement-enfants-parents/est-ce-important.html

Pour se renseigner davantage sur les pères et la paternité

Regroupement pour la valorisation de la paternité
Ce lien propose plusieurs documents liés au rôle du père.
www.rvpaternite.org/fr/paternite/paternite.html

Père en mouvement, pratiques en changement (GRAVE-ARDEC)
Ce lien propose une liste d’ouvrages pertinents sur le père.
www.unites.uqam.ca/grave/pere/index.html

Revue Érudit
Cette revue propose plusieurs articles liés à l’expérience du père dans son numéro 11, publié à l’automne 2009 : L’expérience paternelle entourant la naissance d’un enfant : contextes sociaux et pratiques professionnelles.
www.erudit.org/revue/efg/2009/v/n11/index.html

Pour se renseigner davantage sur le soutien aux familles qui adoptent un enfant

Secrétariat à l’adoption internationale
Le site officiel sur l’adoption internationale au Québec est publié par le Secrétariat à l’adoption internationale. Dans l’onglet Avant l’adoption, une section intitulée Défis et préparation à l’adoption propose des ressources spécialisées pour les parents et les intervenants. Dans l’onglet Après l’adoption, on précise que les CSSS offre des services postadoption.
www.adoption.gouv.qc.ca

Éducation-coup-de-fil

Il s’agit d’un service de consultation professionnelle téléphonique gratuit, confidentiel et anonyme. Pour aider à résoudre les difficultés courantes des relations parents-enfants des familles biologiques ainsi que des familles adoptives. Parents, jeunes et intervenants peuvent y avoir recours. Le service est ouvert de septembre à juin, du lundi au vendredi de 9 h à 16 h 30, les mercredis et jeudis de 18 h 30 à 21 h. L’atelier L’après-séparation et le vécu parents-enfants est offert trois fois par année. Possibilité de suivi avec le même intervenant.

www.education-coup-de-fil.com

Tél. : 514 525-2573 ou 1 866 329-4223

Courriel : ecf@videotron.ca

Lexique

Attachement :
Relation affective entre le nourrisson et les figures stables de son environnement.

Coparentage :
Qualité de la coordination entre les parents dans leurs pratiques parentales relatives à l’éducation de leur enfant.

Détresse psychologique :
État psychologique perturbé qui se manifeste à travers des problèmes de santé mentale (opposé de bien-être psychologique).

Facteur de risque :
Caractéristique liée à une personne ou à son environnement qui augmente la probabilité de développer une condition ou une maladie.

Indice synthétique de fécondité :
Nombre d'enfants qu'aurait hypothétiquement une femme au cours de sa vie reproductive si elle connaissait les taux de fécondité par âge observés au cours d'une année civile donnée.

Problème de santé mentale :
État de détresse psychologique qui amène des difficultés sur le plan de la pensée, de l’humeur ou du comportement.

Santé mentale :
Degré d’équilibre psychologique entre divers aspects de la vie (social, physique, mental, économique, spirituel).