Intimidation

L’intimidation, incluant la cyberintimidation, s’inscrit dans le continuum des violences interpersonnelles. Touchant plus d’une personne sur dix au Québec, elle représente un problème de santé publique préoccupant, notamment en raison de son ampleur et des répercussions considérables sur la santé physique, mentale et psychosociale des personnes concernées.

L’intimidation se caractérise par une inégalité des rapports de force entre la personne auteure et la personne victime, une répétition des gestes posés et par le fait que les gestes, qu’ils soient délibérés ou non, ont pour effet de nuire ou de faire du mal. Ces caractéristiques sont semblables pour l’intimidation et la cyberintimidation, mais peuvent s’exprimer différemment.

Une différence perçue chez l’autre ou le fait de ne pas correspondre aux normes attendues est souvent à la base des gestes d’intimidation. C’est pourquoi il faut tenir compte du contexte dans lequel les personnes évoluent et des normes sociales qui y prévalent afin de mieux comprendre le problème et de pouvoir le prévenir.

De quoi parle-t-on ?

L’INSPQ s’appuie sur la définition de l’intimidation présentée dans la Loi sur l’instruction publique et reprise dans le Plan d’action concerté pour prévenir et contrer l’intimidation. Ce phénomène social concerne différents acteurs. En plus des personnes qui posent des gestes d’intimidation et de celles qui en sont la cible, l’intimidation se déroule très souvent en présence de témoins.

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Conséquences

L’intimidation peut entraîner différentes conséquences pour les personnes qui posent, subissent, ou sont témoins de gestes d’intimidation. Ces conséquences peuvent perdurer. Toutefois, certains facteurs de protection, notamment ceux associés au contexte dans lequel les personnes évoluent, peuvent atténuer ou diminuer les conséquences pouvant découler de l’intimidation. Une réaction adéquate des témoins lors de situations d’intimidation et le fait pour un jeune d’avoir des relations sociales significatives avec des adultes du milieu scolaire en sont des exemples.

Contextes

L’intimidation peut être vécue dans différents milieux comme l’école, la famille, le milieu sportif, les résidences pour personnes aînées et le cyberespace. Par ailleurs, certains comportements d’agression pouvant être considérés comme des gestes d’intimidation (p. ex., insulter, menacer, humilier) peuvent se produire dans différents contextes comme celui de la maltraitance, de la négligence, de la violence conjugale, familiale ou sexuelle.

Selon les groupes de population

L’intimidation peut être vécue à différents âges et stades de la vie. Toutefois, certains groupes de population sont plus touchés par l’intimidation et la cyberintimidation que d’autres. C’est le cas notamment des jeunes, des personnes de la diversité sexuelle et de la pluralité des genres et des personnes autochtones.

Prévention

Des stratégies reconnues dans le domaine de la prévention de la violence peuvent être déployées pour prévenir l’intimidation. Le changement des normes sociales qui favorisaient jusqu’alors la violence, le développement des compétences personnelles et sociales des jeunes, et le développement et le maintien de relations sûres, stables et épanouissantes entre les enfants et leurs parents en sont des exemples. Des programmes visant plus spécifiquement l’intimidation peuvent également être déployés de manière complémentaire.

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Traitement médiatique

La manière dont les médias traitent de l’intimidation et l’utilisation qui est faite de ce terme peuvent avoir un effet sur la perception de cette problématique au sein de la population. L’INSPQ présente les pratiques recommandées en matière de traitement journalistique de l’intimidation. Celles-ci peuvent également s’appliquer à toute personne ayant à intervenir dans les médias ou dans l’espace public à ce propos.

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Attention

Les informations présentées dans nos pages sur l’intimidation ne visent pas à répondre à des questions en lien avec une situation personnelle ni à se substituer à la consultation de professionnelles ou professionnels de la santé et des services sociaux. Si votre situation ou celle d’une personne proche vous préoccupe, n’hésitez pas à faire appel à une ressource d’aide.