Bruit environnemental

Le bruit environnemental fait référence au bruit auquel la population est exposée en dehors du contexte du milieu de travail.

Il regroupe donc à la fois le bruit issu :

  • de la circulation comme le trafic des routes, des trains, des avions et des ports;
  • des travaux et des chantiers de construction;
  • des activités industrielles et agricoles comme les usines, carrières et séchoirs à foin;
  • des activités commerciales comme les livraisons et les bars;
  • des activités culturelles, de loisirs et de sports comme les spectacles et véhicules hors route;
  • des activités de voisinage comme les thermopompes, la tonte de pelouse, les fêtes et les animaux.

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a étudié l’impact de certaines conséquences du bruit sur la santé. Les pertes en santé et en qualité de vie liées au bruit seraient au deuxième rang des risques environnementaux les plus importants, après la pollution de l’air.

La conséquence la plus répandue du bruit environnemental est le dérangement, aussi appelé « nuisance » ou « gêne ». Selon l’OMS, le dérangement a un effet sur la santé et la qualité de vie des populations, même s’il n’est pas une maladie comme telle. Sur le plan psychosocial, le dérangement, le mécontentement et le stress vécus à cause d’un environnement sonore bruyant peuvent donner lieu à des plaintes, à des poursuites ou à des problèmes d’acceptabilité sociale.

Le bruit environnemental est aussi associé à plusieurs effets sur la santé physique : les perturbations et les troubles du sommeil, les maladies cardiovasculaires, les pertes d’audition et les acouphènes (bourdonnements, sifflements).

Le bruit environnemental, tant d’origine extérieure qu’intérieure, affecte également le milieu scolaire. La difficulté à bien comprendre l’enseignante ou l’enseignant peut causer des retards de lecture et des problèmes de mémoire à long terme aux élèves, surtout les plus jeunes.

Le bruit environnemental a également des répercussions économiques qui affectent la population et les instances locales et nationales. Ces conséquences économiques sont causées, notamment, par la diminution de la valeur foncière pour les milieux exposés, par les investissements nécessaires pour corriger les situations de bruit problématiques et par les coûts de santé dus au bruit.

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