Lymphogranulomatose vénérienne

  • Dans quel contexte l’infirmière peut, sans ordonnance collective, effectuer des prélèvements pour le dépistage de la lymphogranulomatose vénérienne (LGV)?

    Le dépistage de la LGV, infection causée par les génotypes de Chlamydia trachomatis L1, L2 et L3, est indiqué seulement chez les partenaires sexuels asymptomatiques de personnes atteintes d’une LGV.  Pour ces partenaires, un prélèvement de tous les sites exposés pour une recherche de Chlamydia trachomatis par TAAN est recommandé, incluant le site pharyngé. Il faut inscrire sur le formulaire de demande d'analyse les renseignements cliniques pertinents (contact d'un cas de LGV) et préciser qu'une recherche de génotypes de Chlamydia trachomatis L1, L2 et L3 est requise pour tous les sites prélevés.   

    Le LSPQ demande aux laboratoires de lui transmettre tous les échantillons anorectaux pour lesquels la recherche de Chlamydia trachomatis par TAAN s’avère positive. Le LSPQ effectue alors une  recherche systématique de génotypes causant la LGV, indépendamment du contexte clinique. Dans ce cas, l’infirmière qui a effectué un dépistage de Chlamydia trachomatis (génotypes D à K) conformément aux indications du Guide québécois de dépistage des ITSS pourra recevoir des résultats relatifs à la LGV même sans les avoir demandés. Si le résultat est positif, elle orientera la personne vers un médecin.

    Sources :

  • Comment obtenir une recherche des génotypes de Chlamydia trachomatis causant la LGV?

    La recherche des génotypes de Chlamydia trachomatis causant la LGV (L1, L2 et L3) est effectuée si: 

    • le professionnel indique qu’une recherche de LGV est requise et inscrit les renseignements cliniques pertinents (ex.: contact d’un cas de LGV, syndrome compatible avec une LGV) sur le formulaire de demande d’analyse,
    • la recherche de Chlamydia trachomatis par TAAN, sur un prélèvement anorectal, s’avère positive.

    Le Laboratoire de santé publique du Québec (LSPQ) demande aux laboratoires de lui transmettre tous les échantillons anorectaux pour lesquels la recherche de Chlamydia trachomatis par TAAN s’avère positive. Le LSPQ effectue alors une recherche systématique de génotypes causant la LGV, indépendamment du contexte clinique.

  • Que doit faire l’infirmière si une personne présente des symptômes compatibles avec une LGV?

    En absence d'une ordonnance collective pour l'intervention auprès d’une personne présentant un syndrome clinique compatible avec une LGV, l’infirmière doit diriger rapidement la personne vers un médecin pour une évaluation. Le médecin procédera à l'évaluation clinique, demandera les analyses pertinentes et assurera le suivi approprié.

    En présence d'une ordonnance collective pour l'intervention auprès d'une personne présentant un syndrome clinique compatible avec une LGV, l'infirmière respectera les conditions et modalités prévues à cette ordonnance. 

    Sources :

    • Guide québécois de dépistage des ITSS, 2017, schéma 1 – Actions de l’infirmière lorsqu’une personne se présente pour le dépistage des ITSS, page 9 et tableau 1 – Professionnels autorisées à prescrire le traitement dans le contexte du dépistage des ITSS, page 10.
  • Que doit faire l’infirmière si, après avoir reçu un résultat positif pour Chlamydia trachomatis par TAAN, elle reçoit un résultat complémentaire de génotypage associé à la LGV?

    Peu importe que la personne ait déjà été traitée ou non pour une infection à Chlamydia trachomatis (génotypes D à K) sur la foi du premier résultat positif, en absence d'une ordonnance collective pour le traitement d’une LGV, l’infirmière doit diriger rapidement la personne vers un médecin. Le médecin  procédera au suivi approprié. 

    Sources :

    • Guide québécois de dépistage des ITSS, 2017, schéma 1 – Actions de l’infirmière lorsqu’une personne se présente pour le dépistage des ITSS, page 9 et tableau 1 – Professionnels autorisées à prescrire le traitement dans le contexte du dépistage des ITSS, page 10.