La science en mouvement

 Bulletin d'information en santé environnementale

  • 12 novembre 2020

    L’État de la Californie, sur la côte ouest des États-Unis, compose actuellement avec une augmentation de l’ampleur des feux de forêt sur son territoire. Depuis les années 2000, cet état a combattu huit des dix plus grands feux de son histoire, dont un particulièrement dévastateur en novembre 2018. Baptisé « Camp fire », ce feu de forêt a provoqué la mort de 85 personnes et détruit plus de 18 000 infrastructures, dont la vaste majorité de la ville de Paradise, qui comptait à l’époque près de 27 000 habitants . Quelques mois après cette catastrophe, soit les 4 et 5 juin 2019, quatre instances formées d’experts de la santé publique – le Forum on Medical and Public Health Preparedness for Disasters and Emergencies; la Roundtable on Population Health Improvement; la Roundtable on the...

  • 12 novembre 2020

    L’Enquête canadienne sur les mesures de la santé (ECMS) est une enquête évolutive conduite depuis 2007 et menée tous les 2 ans dans l’ensemble du Canada. Pour chaque cycle, de 5 500 à 6 500 personnes sont sélectionnées selon un plan d’échantillonnage représentatif à l’échelle canadienne au regard de l’âge, du sexe et du caractère urbain ou rural du lieu de résidence. Les participants sont appelés à fournir des échantillons biologiques dans lesquels la concentration de divers contaminants environnementaux, ou leurs métabolites, sont mesurés. Cette enquête étant déployée sur les territoires de cinq régions distinctes (les provinces maritimes, le Québec, l’Ontario, les Prairies et la Colombie-Britannique), il est possible d’étudier les disparités régionales d’imprégnation aux contaminants...

  • 4 mars 2020

    Les risques potentiels de l’exposition aux radiofréquences sont l’objet de plusieurs études scientifiques. Pour la population générale, la principale source d’exposition aux radiofréquences est l’utilisation du téléphone cellulaire. Ainsi, la tête est l’une des parties du corps les plus exposées aux radiofréquences. Toutefois, le consensus scientifique actuel est d’avis que l’exposition aux radiofréquences à des niveaux inférieurs aux limites établies n’entraîne pas d’effet néfaste sur la santé, bien que ces dernières soient classées dans la catégorie B – « peut-être cancérogène pour l’Homme » – par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC). Néanmoins, si un tel effet existe, il pourrait apparaître au niveau de la tête.

  • 5 février 2020

    Les particules fines (PM2,5) représentent une importante composante de la pollution atmosphérique et peuvent avoir des effets néfastes sur la santé des populations exposées. En raison de leur faible diamètre, ces particules pénètrent l’appareil respiratoire plus aisément et plus profondément que les particules de grande taille. Une exposition chronique aux PM2,5 contribue notamment au risque de développer des problèmes cardiovasculaires et respiratoires (ex. : irritation des yeux et des voies respiratoires, aggravation des symptômes d’asthme, maladie pulmonaire obstructive chronique, etc.).

    La plupart des études épidémiologiques concernant les impacts de la pollution atmosphérique se contentent d’utiliser les concentrations extérieures pour estimer l'...

  • 8 novembre 2019

    Les changements climatiques entraînent de nombreux effets sur la santé des populations, alors que les communautés sont transformées par les canicules et les inondations, par exemple. L’un des effets indirects des changements climatiques pourrait inclure la criminalité accrue induite par les vagues de chaleur, qui seront plus nombreuses. En effet, de nombreuses études ont montré les effets physiologiques de l’exposition à la chaleur, caractérisés par une augmentation de l’agressivité et des comportements violents, notamment. La criminalité est vécue plus fortement dans les quartiers défavorisés, ajoutant un élément à la trame des inégalités sociales. 

  • 4 octobre 2019

    La présence de produits pharmaceutiques et de soins personnels (PPSP) dans l’eau potable suscite un intérêt croissant, en particulier au regard des risques pour la santé humaine auxquels ils pourraient être associés. Ces PPSP proviennent de diverses sources, dont les eaux usées humaines (p. ex. origine domestique, hospitalière) et les effluents d’origine animale.

  • 27 juin 2019

    La présence de composés organiques volatils (COV) en milieu intérieur demeure, comme plusieurs autres polluants, un important facteur de dégradation de la qualité de l’air intérieur. Comme leur nom l’indique, les COV regroupent une variété de molécules de faible poids moléculaire formées d’un ou de plusieurs atomes de carbone (excluant le monoxyde et le dioxyde de carbone) qui s’évaporent rapidement à température et à pression ambiantes. Les concentrations de COV sont fréquemment plus importantes dans les bâtiments que dans l’air extérieur en raison de la présence de nombreuses sources d’origine domestique. Combinés au fait que la population canadienne passe la majeure partie de son temps à l’intérieur, les enjeux associés à l’exposition des occupants aux COV apparaissent d’autant plus...

  • 12 juin 2019

    Ce premier bilan s’attarde aux écrits portant sur les éclosions d’étiologie microbiologique (virale, parasitaire, bactérienne) liées aux eaux récréatives et publiés au cours de l’année 2018. Son objectif est de décrire ces éclosions, de présenter les facteurs de risque observés et de proposer des pistes d’intervention.

  • 22 mai 2019

    Le bureau régional pour l’Europe de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a publié le 10 octobre 2018 une mise à jour de ses lignes directrices (LD) sur le bruit environnementalOrganisation mondiale de la Santé. Environmental Noise Guidelines for the European Region [En ligne]. Copenhague : Organisation mondiale de la Santé; 2018. Disponible : http://www.euro.who.int/en/publications/abstracts/environmental-noise-guidelines-for-the-european-region-2018. Ce document succède aux révisions de 1999 (Community Noise Guidelines) et de 2009 (Noise Night Guidelines). En plus du document original en anglais, un résumé en français est disponible (2)....

  • 22 mai 2019

    Il est fréquent que les études épidémiologiques portant sur les effets des contaminants environnementaux utilisent la biosurveillance, soit la mesure de ces substances ou de leurs métabolites dans les matrices biologiques, afin de caractériser l’exposition passée ou présente des participants. Pour des raisons de coûts et de logistique, la biosurveillance repose souvent sur la collecte d’un nombre limité d’échantillons biologiques par participant, voire sur un échantillon unique. Dans le cas des dioxines, des furannes ou des pesticides organochlorés qui ont été l’objet des premières études épidémiologiques ayant eu recours à cette approche, le nombre limité d’échantillons n’était pas considéré comme une limite méthodologique importante. En effet, la longue persistance de ces substances...

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