Traiter des agressions sexuelles dans les médias

Les médias exercent une influence sur la compréhension populaire des agressions sexuelles à travers leur façon de traiter l’information. Voici des pratiques recommandées en matière de traitement journalistique des agressions sexuelles. Plusieurs de ces recommandations s’appliquent à toute personne ayant à intervenir dans les médias et l’espace public concernant les agressions sexuelles.

Pratiques à privilégier dans le traitement médiatique des agressions sexuelles

Une information juste pour assurer une meilleure compréhension des agressions sexuelles

  • Puisque la majorité de la population tire ses connaissances sur les agressions sexuelles à partir des médias9, la présentation d’une information juste en matière d’agression sexuelle s’avère souhaitable4.
  • Pour favoriser une meilleure compréhension des agressions sexuelles par la population, plusieurs conditions sont nécessaires :

Diffuser de l’information sur les agressions sexuelles16,17,18,19,20+

Les médias sont la principale source d’information pour la une grande partie de la population. Ils peuvent favoriser la sensibilisation de la société et une meilleure compréhension des agressions sexuelles en contextualisant les histoires d’agression sexuelle. Une bonne façon d'y parvenir est de diffuser des renseignements sur l’ampleur et les caractéristiques des agressions sexuelles, les facteurs de risque (causes) ainsi que les conséquences pour les victimes et la société.

Considérer les agressions sexuelles comme un phénomène social plutôt que du domaine privé16,20,21+

Les agressions sexuelles sont majoritairement traitées dans les médias sous forme de faits divers22,23, ce qui tend à mettre de l’avant les aspects individuels de l’agression sexuelle. En faisant mieux connaitre les causes sociales et les coûts sociaux importants associés aux agressions sexuelles, les médias peuvent sensibiliser la population à l’effet que l’agression sexuelle est un problème de santé publique qui concerne toute la société.

Permettre une représentation non-biaisée des agressions sexuelles commises20,24+

Tenter d’éviter la surreprésentation dans les médias d’agressions sexuelles présentant des caractéristiques peu communes ou exceptionnelles (gravité des gestes, agression avec violence physique, agresseur inconnu, agresseur récidiviste, fausses allégations d’agression sexuelle, drogues du viol, etc.) et de présenter uniquement les cas les plus graves. Lorsque ces situations sont rapportées, il peut être utile de rappeler les formes les plus fréquentes d’agression sexuelle (statistiques sur l’ampleur et les caractéristiques des agressions sexuelles).

Avoir recours à des sources fiables et crédibles en matière d’agression sexuelle16,18,20+

Le recours à des témoignages de l’entourage des personnes impliquées dans une agression sexuelle permet peu d’informer la population de manière juste sur les agressions sexuelles. Il est recommandé plutôt de consulter des experts (intervenants, chercheurs, etc.) dans le domaine des agressions sexuelles.

Faire usage d’un vocabulaire précis et approprié concernant les agressions sexuelles16,18+

Le langage utilisé pour décrire les agressions sexuelles doit être le plus exact possible. Il est recommandé d'éviter d'utiliser des termes qui minimisent, qui peuvent laisser place à une interprétation erronée ou qui laissent croire à un consentement. Pour plus de détails, voir la section Vocabulaire pour parler des agressions sexuelles.

Diffuser une information exempte de sexisme, préjugés et stéréotypes

  • L’information diffusée dans les médias devrait être telle qu’elle ne véhicule pas de mythes et de stéréotypes concernant l’agression sexuelle, les hommes et les femmes, afin d’éviter d’entretenir des préjugés non fondés dans la population4.
  • Différentes pratiques favorisent la diffusion d’une information exempte de sexisme, préjugés et stéréotypes :

Faire usage d’un vocabulaire précis et approprié concernant les agressions sexuelles16,18+

L’utilisation de certains mots ou expressions est susceptible de perpétuer des préjugés en matière d’agression sexuelle et doit être évitée. En voici quelques exemples :

« Problème de pulsions » : minimise la responsabilité de l’agresseur et laisse croire que les agresseurs sexuels ne peuvent pas se contrôler et que leur problème se résume à un trop grand désir sexuel.

« La victime parfaite » : entretient l’idée qu’il existe un portrait type de la victime (fragilité et vulnérabilité de la victime).

« L’accusé aurait caressé la présumée victime » : lorsque sont décrits des gestes qui ont été commis dans le cadre d’une agression sexuelle, ceux-ci doivent refléter le caractère criminel de l'acte commis. Alors que la caresse correspond à un toucher de nature sensuelle ou affective et qui se veut agréable, les attouchements sexuels sont des gestes criminels.

Pour plus de détails voir la section Vocabulaire pour parler des agressions sexuelles.

Avoir recours à des sources fiables et crédibles en matière d’agression sexuelle 16,20+

Le recours à des témoignages de l’entourage des personnes impliquées dans une agression sexuelle permet peu d’informer la population de manière juste sur les agressions sexuelles. Il est recommandé plutôt de consulter des experts (intervenants, chercheurs, etc.) dans le domaine des agressions sexuelles.

Ex. : « Un ami de l’accusé prétend que ce dernier aimait bien les femmes, mais dit être convaincu qu’il ne pourrait jamais avoir commis le crime pour lequel on l’accuse. »

Éviter la précision de détails non nécessaires à la compréhension des faits 17+

Certaines informations rapportées lors de la description d’agressions sexuelles ne sont pas toujours nécessaires à la compréhension et peuvent avoir l’effet de minimiser ou justifier les gestes ou encore d’enlever de la crédibilité aux allégations. Avant de rapporter ces informations, il est judicieux de se demander si elles sont nécessaires à la compréhension du public ou si elles nourrissent plutôt des préjugés ou une représentation stéréotypée des agressions sexuelles.

Ex. : « la femme qui a porté des accusations a déjà été suivie par un psychiatre » : minimise ou enlève de la crédibilité aux accusations.

« L’accusé a lui-même été victime d’agression sexuelle dans l’enfance » : laisse croire que les garçons agressés sexuellement deviendront des agresseurs et peut avoir pour effet de minimiser les gestes commis ou de déresponsabiliser.

Présenter une information objective et libre de dramatisation

  • La diffusion d’une information peu objective et dramatique qui est non nécessaire à la compréhension des faits peut faire en sorte que des victimes craignent d’être identifiées et peut avoir pour effet de décourager des victimes à dénoncer de peur que leur situation soit exposée18.
  • Plusieurs professionnels et experts s’entendent à l’effet que les médias doivent informer objectivement et conformément aux faits en matière d'agressions sexuelles, de manière non sensationnaliste, ni dramatique ou banalisée, sans exagération dans les titres et sans induire en erreur25,26. Pour présenter une information objective et libre de dramatisation, différentes pratiques sont à privilégier :

Faire usage d’un vocabulaire précis et approprié concernant les agressions sexuelles18+

Plusieurs mots ou expressions sont susceptibles de rendre une information sensationnelle ou dramatique et sont à éviter. En voici des exemples :

Langage utilisé dans le but de créer un effet de dramatisation ou de sensationnalisme

  • concernant l’agression sexuelle (ex. : sordide affaire, gestes odieux, gestes inqualifiables, acte révoltant)
  • concernant les motivations de l’agresseur (ex. : assouvir ses bas instincts, problème de pulsions, n’a pu se contrôler)
  • pour décrire l’agresseur (ex. : le pervers, le tyran, le bourreau, le lubrique individu)
  • pour décrire la victime (ex. : la victime parfaite, la malheureuse)

Éviter la précision de détails non nécessaires à la compréhension des faits 17,27+

  • Éviter de diffuser de l’information personnelle sur les victimes (nom, profession, ethnie, religion, orientation sexuelle, handicap) ou sur ses proches. Ces informations devraient être diffusées seulement si les personnes concernées le désirent et si elles sont pertinentes à la compréhension de l’évènement26.
  • Éviter de diffuser des détails sur les évènements et les descriptions détaillées des délits sexuels (photo ou récit explicite de la méthode employée, des lieux du crime, etc.).
  • Éviter d’inclure ou de révéler des détails qui contribuent à victimiser de nouveau la personne (détails humiliants, embarrassants)
  • Éviter de présenter des éléments dramatiques ou sentimentaux :
    • concernant la victime (ex. : la victime en pleurs, la victime anéantie, la victime a fondu en larmes)
    • concernant l’agresseur (ex : l’homme, qui paraissait abattu, a comparu)

 

Dramatisation :

Effets qui mettent en place l'exagération de la gravité d'un évènement.

Sensationnalisme :

Recherche de ce qui produit sur le public une impression de surprise, d’intérêt ou d’admiration à forte composante affective.

Encourager la recherche d’aide et faire connaître les ressources

  • Les médias sont parmi les moyens les plus importants pour faire connaitre les ressources d’aide. Ils sont donc incités à encourager la recherche d’aide et à faire connaitre à la population les ressources destinées aux victimes et aux personnes présentant des comportements d’agression sexuelle.
  • Informer sur les façons de venir en aide à une victime d’agression sexuelle et diffuser les ressources d’aide17 sont des pratiques à privilégier :

Informer sur la manière d’aider une victime17,27+

Lorsque possible, informer et diffuser des conseils à la population visant à protéger un enfant ou aider une victime d’agression sexuelle.

Exemple : que faire en cas de doutes d’agression sexuelle d’un enfant, comment réagir aux confidences d’un enfant, comment soutenir une victime d’agression sexuelle, etc.

Diffusion de ressources17,27+

Faire connaître les ressources et les formes d’aide qui sont disponibles dans la communauté pour les personnes victimes d’agression sexuelle, celles à risque d’en commettre et pour l’ensemble de la population.

 

Des faits qui plaident en faveur d’une meilleure diffusion des ressources

La population canadienne apparait avoir une connaissance limitée des ressources pour les victimes d’actes criminels incluant l’agression sexuelle. Une étude réalisée par le Ministère de la Justice du Canada a révélé que la majorité des Canadiens rapportait n’avoir aucune ou peu de connaissances sur les services offerts aux victimes d'actes criminels (78 %) et sur les programmes d’indemnisation des victimes (81 %)28.

De plus, les médias se classent parmi les plus importants moyens par lesquels la population connaitrait l’existence de services d’aide aux victimes d’actes criminels comme l’agression sexuelle. C’est 36 % des répondants canadiens qui ont déclaré avoir appris l’existence de ces services par la radio ou la télévision et 27 % par les journaux28. Ces résultats montrent l’importance que peuvent avoir les médias dans la connaissance des ressources pour les victimes d’actes criminels telle l’agression sexuelle.

Vocabulaire pour parler des agressions sexuelles

  • Afin de diffuser une information juste concernant les agressions sexuelles, il importe d’avoir recours à un vocabulaire précis et approprié au contexte pour décrire les situations d’agression sexuelle et les personnes qui sont impliquées18,25.
  • Un bon usage des termes associés aux agressions sexuelles permet à la population de mieux comprendre cette problématique18. Voici la définition de différents termes associés aux agressions sexuelles et dont certains font souvent l’objet d’un usage inadéquat, sont désuets ou encore dont l’usage est à éviter.

Abus sexuel +

Ce terme est celui utilisé dans le cadre de Loi de la protection de la jeunesse (LPJ). Selon l’article 38 d) de la LPJ, il y a abus sexuel « lorsque l’enfant subit [ou est à risque de subir] des gestes à caractère sexuel, avec ou sans contact physique, de la part de ses parents ou d’une autre personne et que ses parents ne prennent pas les moyens nécessaires pour mettre fin à la situation »29. Comme le suggère l’Office de la langue française, l’expression « agression sexuelle » devrait être celle utilisée même lorsqu’il s’agit de victimes mineures, plutôt qu’« abus sexuel », ce terme étant considéré comme un anglicisme (sexual abuse). De plus, l’« abus sexuel » n’est pas une infraction au sens du Code criminel canadien. Son utilisation peut donc porter à confusion lorsqu’il est question d’agression sexuelle envers des enfants. Les principales infractions à caractère sexuel impliquant des mineurs sont Contacts sexuels (art. 151), Incitation à des contacts sexuels (art. 152) et Exploitation sexuelle (art. 153 et art. 153.1).

Agresseur sexuel +

Réfère à toute personne qui commet une agression sexuelle, qu’elle soit commise ou non sur un mineur.

Attentat à la pudeur +

Cette infraction à caractère sexuel a été abrogée en 1983 au Canada pour être remplacée par l’infraction d’agression sexuelle (art. 271, art. 272 et art. 273). À l’époque, cette infraction a été définie comme des voies de fait simples visant une atteinte à la sexualité de la victime et pouvait référer à des touchers ou pénétrations orales, digitales, par objets, au niveau de la vulve, du vagin ou de l'anus.

Délinquant sexuel +

Réfère à un individu ayant commis une infraction criminelle de nature sexuelle.

Enfants agresseurs sexuels +

Ce terme est à éviter. Il existe un consensus parmi les experts selon lequel il faut éviter de parler d’enfants agresseurs sexuels. Il arrive que des enfants de moins de 12 ans commettent des agressions sexuelles, habituellement envers des enfants plus jeunes (ex. : au Québec en 2009, 2 % des auteurs présumés d’infraction sexuelle rapportée aux services de police étaient âgés de moins de 12 ans). Il est toutefois reconnu que les enfants ne doivent pas être étiquetés comme des agresseurs sexuels, mais doivent plutôt être considérés comme des enfants présentant des comportements sexuels problématiques dirigés vers autrui, et ce, en raison de leur âge et de leur niveau de développement30,31. Il n’en demeure pas moins que les enfants envers qui ces comportements sexuels ont été commis peuvent être considérés comme des victimes d’agression sexuelle.

Prédateur sexuel +

Terme habituellement utilisé de manière péjorative ou pour créer une forte impression pour parler d’un individu qui a commis plusieurs agressions sexuelles32. Ce terme renvoie à l’analogie du prédateur qui poursuit et chasse sa proie pour illustrer une personne qui serait constamment à l’affut de cibles potentielles sur lesquelles commettre des agressions sexuelles, ce qui représente le comportement d’une minorité d’agresseurs sexuels. Ainsi, il arrive que des experts réfèrent aux comportements de prédation chez des agresseurs sexuels en série pour parler des méthodes de repérage d’une victime inconnue potentielle et de leurs méthodes d’attaque33. On parle aussi maintenant de cyberprédateurs pour référer aux personnes qui communiquent avec un mineur dans le but de commettre une infraction sexuelle (c.-à-d. : leurre d’enfant au moyen d’un outil de communication). Un mauvais usage du terme prédateur sexuel peut faussement laisser croire à la population que la plupart des agressions sexuelles sont commises par des inconnus qui recherchent et choisissent aléatoirement leur victime, alors que dans les faits, c’est le cas d’une très faible proportion d’agresseurs sexuels.

Pédophile +

Correspond au diagnostic de pédophilie pouvant être posé par un professionnel habileté à le faire chez un individu de 16 ans et plus ayant une attirance sexuelle, exclusive ou non, envers des enfants prépubères (habituellement moins de 13 ans) et rencontrant un ensemble de critères34. Dans la population, le terme pédophile est souvent utilisé à tort pour parler de toute personne qui commet une agression sexuelle envers un enfant, alors que dans les faits, une minorité des auteurs d’agression sexuelle envers des mineurs satisfont les critères d’un diagnostic de pédophilie35.

Viol +

Depuis 1983 au Canada, l’infraction d’agression sexuelle (art. 271, art. 272 et art. 273) remplace l’infraction de viol. L’agression sexuelle est dorénavant jugée en fonction de son caractère violent et sexuel et la législation actuelle reconnait l’agression sexuelle entre conjoints en plus de spécifier que les femmes et les hommes peuvent en être victimes36. À l’époque, le viol était défini par des rapports sexuels entre une personne du sexe masculin âgée de plus de 14 ans et une personne du sexe féminin; impliquait la pénétration au moindre degré du pénis dans le vagin même s'il n'y avait pas d'émission de semence; que la personne de sexe féminin n'était pas son épouse (exception maritale); et l’absence de consentement ou un consentement vicié.

Se préparer à une intervention médiatique

Les interventions médiatiques concernant les agressions sexuelles par des experts, professionnels, ou porte-parole d’organismes constituent une part considérable de l’information diffusée dans l’espace public concernant les agressions sexuelles et sont une source privilégiée d’information pour le public et les décideurs.

Or, les médias ont leur propre culture de communication et l’univers dans lequel ils évoluent peut rebuter ceux qui n’y sont pas familiers à accepter des demandes d’entrevue, ce qui priverait la population d’une occasion unique d’être informée sur les agressions sexuelles.

Entretenir de bonnes relations avec les médias exige une compréhension de leur fonctionnement et implique de savoir formuler et transmettre efficacement un message. Si une personne agit régulièrement à titre de porte-parole ou est appelée fréquemment à commenter l’actualité relativement aux agressions sexuelles, il est suggéré de suivre une formation sur les relations avec les médias.

D’ici là, voici quelques éléments à retenir pour se préparer à une intervention médiatique qui favorisera la transmission d’informations concernant les agressions sexuelles :

  • Si vous n’avez pas accès à un service de communication qui assume les relations de presse dans votre organisation, il importe de s’informer de différents éléments avant d’accepter une demande d’entrevue37.
    • Pourquoi une demande d’entrevue? Est-ce suite à la médiatisation d’un évènement, une information fournie par quelqu’un, etc.? Réclamez l’article ou la référence.
    • Que cherche à savoir ou à vérifier le journaliste (ou recherchiste)?
    • Dans quel cadre s’effectuera l’entrevue? Est-ce en direct, en différé, au téléphone, en studio?
    • Quelle sera la durée de l’entrevue? Choisissez ce qui vous convient et ce qui convient à la transmission du message que vous souhaitez passer.
    • Si vous jugez que vous n’êtes pas en mesure de répondre à cette demande d’entrevue, référez une personne.
  • Il est primordial de prendre le temps de se préparerà l’entrevue. Il n’est pas conseillé de répondre sur-le-champ à une demande d’entrevue. Il est préférable de prendre les coordonnées du journaliste et de le recontacter. Voici quelques questions à se poser en préparation à une entrevue :
    • Je parle au nom de qui?
    • Je veux transmettre quel message?
    • Je parle à qui?
    • Quel est l’effet recherché?
    • Comment faire passer mon message?
  • Pendant l’intervention, utilisez un langage simple, évitez le jargon, le vocabulaire spécialisé et les acronymes. Pensez au CLIP : court, limpide, imagé et populaire.
  • Ayez en tête les principaux messages que la population doit connaitre concernant les agressions sexuelles.

Rappel : Tout ce que vous dites à un journaliste est utilisable. Évitez de confier une information que vous ne souhaiteriez pas voir diffusée (souvent appelé « off the record »)

 
 

Références

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