Conséquences

 
 

Les conséquences de l’agression sexuelle sont complexes à documenter. Les études auprès des victimes permettent d’identifier les difficultés que celles-ci présentent en comparaison à des personnes qui n’ont pas été victimes d’agression sexuelle. La plupart de ces études ne permettent pas d’attribuer les conséquences exclusivement à l’agression sexuelle plutôt qu’à d’autres événements1,2.

  • L’agression sexuelle dans l’enfance ou à l’âge adulte entraîne non seulement des conséquences chez les personnes qui en sont victimes, mais aussi auprès de leur entourage et de toute la société. Ainsi, les agressions sexuelles représentent un problème de santé publique qui concerne toute la population.
  • Les conséquences qui peuvent faire suite à une agression sexuelle sont multiples et peuvent perdurer tout au cours de la vie et se poursuivre à travers les générations avec des effets néfastes sur la santé, l’éducation, l’emploi, la criminalité et la condition économique des personnes qui en sont victimes, mais aussi de leurs familles, des communautés et des sociétés2.

Conséquences chez les enfants victimes d’agression sexuelle

  • Il ne semble pas exister un patron précis de conséquences de l’agression sexuelle vécue dans l’enfance. L’agression sexuelle semble plutôt entraîner chez les enfants des séquelles variées qui ne seraient pas homogènes d’un enfant à l’autre1,3.
  • Les enfants victimes d’agression sexuelle peuvent faire face à des conséquences psychologiques immédiates, mais aussi à des conséquences chroniques qui peuvent interférer avec leur adaptation tout au cours de leur développement4,5,6.

Exemples de conséquences psychologiques immédiates chez les enfants agressés sexuellement

  • État de choc
  • Peur
  • Anxiété, nervosité
  • Sentiment de culpabilité
  • Symptômes de stress post-traumatique
  • Déni
  • Confusion
  • Retrait, isolement
  • Deuil
 
 

Survenant à une période où l’enfant est en développement, l’agression sexuelle d’un enfant peut avoir des impacts négatifs sur certains processus développementaux (ex.: régulation des émotions, style cognitif, stratégies d’adaptation, etc.), favorisant ainsi le maintien à long terme des conséquences7.

  • Il est reconnu que l’agression sexuelle vécue dans l’enfance est un facteur de risque important dans l’apparition de problèmes d’adaptation psychologique et sociale qui peuvent perdurer à long terme jusqu’à l’âge adulte et évoluer de manière à affecter la vie conjugale et parentale1,2,3.
  • Les symptômes de stress post-traumatique, la détresse psychologique et les comportements sexuels problématiques sont les conséquences de l’agression sexuelle qui sont le plus observées chez les enfants1,7.
  • Environ le tiers des enfants agressés sexuellement ne présenteraient pas de symptômes à un niveau jugé problématique (seuil clinique)1,3.Ce résultat peut s’expliquer par différentes situations, notamment1,3 :
    • Ces enfants auraient vécu une agression sexuelle moins sévère;
    • Ces enfants présenteraient des facteurs de protection les aidant à mieux composer avec le traumatisme subi;
    • L’absence de symptômes lors de l’évaluation pourrait cacher des séquelles en latence qui pourraient resurgir plus tard.
  • Les enfants victimes d’agression sexuelle sont aussi plus à risque de présenter les conséquences suivantes selon leur âge :
     
    Conséquences de l’agression sexuelle manifestées dans l’enfance1,3,7
    Manifestations neurobiologiques
    Symptômes dépressifs
    Retards développementaux
    Anxiété, peur, méfiance
    Colère, agressivité
    Problèmes d’adaptation en milieu scolaire
    Comportements sexuels problématiques
    Comportements d’isolement social
    Symptômes de stress post-traumatique
    Problèmes somatiques (ex.: énurésie)
    Problèmes de comportement
    Symptômes de dissociation
    Faible estime de soi

     

     
    Conséquences de l’agression sexuelle manifestées à l’adolescence1,3,7
    Manifestations neurobiologiques
    Comportements délinquants
    Symptômes dépressifs
    Itinérance, fugues
    Anxiété, peur, méfiance
    Consommation d’alcool et de drogue
    Symptômes de stress post-traumatique
    Implication dans des gangs
    Comportements autodestructeurs et automutilation
    Comportements sexuels à risque
    Faible estime de soi et mauvaise perception de l’image corporelle
    Grossesse précoce
    Idéations suicidaires et tentatives de suicide

    Activité sexuelle précoce

    Troubles alimentaires (anorexie, boulimie)
    Infections transmissibles sexuellement et par le sang - ITSS
    Comportements d’isolement social
    Partenaires sexuels multiples
    Problèmes relationnels avec la famille
    Engagement affectif moindre dans les relations amoureuses
    Problèmes de comportement
    Revictimisation sexuelle et délinquance sexuelle
     
    Victimisation et agression dans les fréquentations amoureuses

Le stress post-traumatique

L’État de stress post-traumatique (ÉSPT) est un trouble réactionnel qui peut apparaître à la suite d’une situation traumatique et dont le diagnostic peut être posé par un médecin. L’événement traumatique réfère à une situation durant laquelle l’intégrité physique et/ou psychologique d’une personne a été menacée et/ou atteinte. La réaction immédiate à l'événement doit s'être traduite par une peur intense, par un sentiment d‘impuissance ou par un sentiment d'horreur.

Les symptômes incluent trois grandes catégories :

  1. Symptômes de reviviscence : la personne revit continuellement l’événement traumatique en pensées (flashbacks) ou en cauchemars.
  2. Évitement : En pensée ou de par ses comportements, la personne cherche à éviter, volontairement ou non, tout ce qui pourrait lui rappeler le trauma. Cela peut inclure la dissociation, l’amnésie ou l’engourdissement émotionnel.
  3. Hyperactivité neurovégétative : la personne est fréquemment aux aguets et en état d’hypervigilance, même en l’absence de danger. Ces symptômes peuvent inclure l’insomnie.

Chez les enfants, les symptômes peuvent se manifester de plusieurs façons8 :

  • Détresse face à des stimuli rappelant l’épisode d’agression
  • Reconstitution de l’événement dans des jeux
  • Impression que l’événement se produit de nouveau
  • Souvenirs répétitifs de l’événement
  • Cauchemars
  • Peurs spécifiques
  • Événement traumatique raconté de manière répétitive
  • Perte d’intérêt dans des activités
  • Évitement de stimuli qui rappellent l’événement
  • Difficultés de concentration

Pour plus d’informations sur l’état de stress post-traumatique, consultez le site Info-trauma

Facteurs influençant le développement des conséquences chez les enfants

  • Plusieurs facteurs ont été identifiés comme influençant le développement des conséquences des enfants victimes d’agression sexuelle et permettent de mieux comprendre la diversité des difficultés présentées par ces enfants. Ces facteurs peuvent être regroupés en quatre catégories1,3 :
     
     

    Plusieurs experts sont d’avis que le soutien positif offert par les parents à l’enfant victime d’agression sexuelle constituerait la condition la plus importante pour favoriser l’adaptation de l’enfant et réduire les risques de développer des symptômes, et ce, indépendamment des caractéristiques de l’agression vécue. Le soutien inclut notamment le fait de croire l’enfant et la réaction suite au dévoilement3.

    1. Caractéristiques de l’agression sexuelle+

      Nature des gestes, fréquence, durée, âge au moment des agressions, lien avec l’agresseur.

    2. Caractéristiques individuelles des victimes+

      Sexe de la victime, personnalité, compétences personnelles, stratégies pour composer avec le traumatisme.

    3. Caractéristiques de la famille+

      Autres événements stressants vécus au sein de la famille, qualité de la relation parent-enfant, fonctionnement familial.

    4. Sources de soutien+

      Soutien maternel et familial, réactions de l’entourage suite au dévoilement, ressources de soutien (pairs, adultes significatifs).

Conséquences à l’âge adulte de l’agression sexuelle vécue dans l’enfance

  • Certaines victimes d’agression sexuelle dans l’enfance présentent, une fois devenues adultes, peu de séquelles. Toutefois, un nombre important d’études a montré la grande diversité des conséquences que peuvent toujours présenter à l’âge adulte les personnes ayant été victimes d’agression sexuelle dans l’enfance, et ce, dans plusieurs sphères de fonctionnement9,10.
  • Les conséquences de l’agression sexuelle pendant l’enfance peuvent perdurer, mais aussi évoluer vers d’autres formes à l’âge adulte, pouvant aussi affecter les sphères conjugale et parentale.
Conséquences possibles à l’âge adulte de l’agression sexuelle vécue dans l’enfance5,10,11,12,13,14,15,16
Santé sexuelle et physique
  • Problèmes somatiques
  • Habitudes de vie à risque (ex. : tabagisme, usage d’alcool et de drogue)
  • Moins bonne santé physique
  • Moins bonne perception de la santé physique
  • Consultations médicales plus fréquentes
  • Invalidité professionnelle
  • Maladies chroniques
  • Douleurs chroniques
  • Comportements sexuels à risque (rapports sexuels non-protégés, partenaires sexuels multiples, etc.)
  • Complications gynécologiques et périnatales
  • Problèmes sexuels (ex.: dyspareunie, vaginisme chez la femme)
  • Plus grand risque de VIH et ITSS
Psychologique
  • Problèmes de santé mentale (dépression, troubles de personnalité, troubles psychotiques, trouble panique, etc.)
  • Détresse psychologique
  • Dissociation
  • Symptômes de stress post-traumatique
  • Anxiété
  • Automutilation
  • Idéations suicidaires, tentatives de suicide et suicide complété
  • Abus de drogue et d’alcool
Relationnel et conjugal
  • Moins de confiance envers les autres
  • Difficultés d’attachement
  • Plus de conflits familiaux et personnels
  • Isolement
  • Craintes de l’intimité
  • Insatisfaction conjugale
  • Stabilité plus faible auprès des partenaires
  • Conflits conjugaux
  • Violence conjugale
Parental*
  • Style parental permissif
  • Stress parental
  • Parentification de l’enfant
  • Difficultés relationnelles avec l’enfant
Période périnatale
  • Maternité précoce
  • Réactivation des symptômes de stress post-traumatique (grossesse, accouchement, allaitement)
  • Gestation plus courte
  • Dépression post-partum

*Les études ont surtout porté sur les mères victimes d’agression sexuelle dans l’enfance.

Agression sexuelle et santé mentale

Le fait d’avoir été victime d’agression sexuelle dans l’enfance a souvent été mis en lien avec un plus grand risque de développer des problèmes de santé mentale à l’âge adulte. Une étude ayant porté sur une cohorte de victimes d’agression sexuelle dans l’enfance et suivies sur une période de plus de 40 ans a montré que les femmes victimes d’agression sexuelle dans l’enfance avaient plus de sept fois plus de risque d’avoir eu un diagnostic d’état de stress post-traumatique, près de neuf fois plus de risque d’avoir eu un trouble d’abus de substances (alcool et drogues) et près de 8,5 fois plus de risque d’avoir reçu un diagnostic de trouble de personnalité limite que les femmes n’en ayant pas été victimes17.

Conséquences chez les victimes d'agression sexuelle à l'âge adulte

 
 

Selon les études, entre 17 % et 65 % des femmes ayant vécu une agression sexuelle à l’âge adulte vont présenter les symptômes d’un état de stress post-traumatique (ÉSPT)18.

  • Les agressions sexuelles vécues à l’âge adulte peuvent mener à des conséquences négatives immédiates et directes, telles des blessures, des traumatismes physiques ou la mort, ou encore entraîner indirectement une variété de conséquences pour la santé physique et mentale, et le bien-être2.
  • Les agressions sexuelles à l’âge adulte sont plus souvent uniques et surviennent à un moment de la vie où le développement de l’identité et de la personnalité est complété. Les agressions sexuelles vécues à l’âge adulte sont donc susceptibles d’entraîner un spectre de séquelles plus circonscrit que celles vécues à l’enfance9.
  • Même plusieurs années après l’épisode d’agression sexuelle, les victimes sont plus susceptibles de présenter des symptômes de stress post-traumatique que les adultes n’en n’ayant pas été victimes19,20.

Le stress post-traumatique

L’État de stress post-traumatique (ÉSPT) est un trouble réactionnel qui peut apparaître à la suite d’une situation traumatique et dont le diagnostic peut être posé par un médecin. L’événement traumatique réfère à une situation durant laquelle l’intégrité physique et/ou psychologique d’une personne a été menacée et/ou atteinte. La réaction immédiate à l'événement doit s'être traduite par une peur intense, par un sentiment d'impuissance ou par un sentiment d'horreur.

Les symptômes incluent trois grandes catégories :

  1. Symptômes de reviviscence : la personne revit continuellement l’événement traumatique en pensées (flashbacks) ou en cauchemars.
  2. Évitement : En pensée ou de par ses comportements, la personne cherche à éviter, volontairement ou non, tout ce qui pourrait lui rappeler le trauma. Cela peut inclure la dissociation, l’amnésie ou l’engourdissement émotionnel.
  3. Hyperactivité neurovégétative : la personne est fréquemment aux aguets et en état d’hypervigilance, même en l’absence de danger. Ces symptômes peuvent inclure l’insomnie.

Pour plus d’informations sur le stress post-traumatique, consultez le site Info-trauma.

  • Les victimes d’agression sexuelle à l’âge adulte sont plus à risque de présenter les conséquences suivantes :
Conséquences possibles de l’agression sexuelle à l’âge adulte18,19,20
Santé physique et sexuelle
  • Problèmes somatiques (ex.: migraines, nausées, fatigue)
  • Problèmes d’alimentation, perte d’appétit
  • Comportements sexuels à risque (rapports sexuels non-protégés, partenaires sexuels multiples, etc.)
  • Plus grande consommation de soins de santé
  • Douleurs gynécologiques et menstruelles (femmes)
  • Dysfonctions sexuelles
  • Plus grand risque de VIH et ITSS (4 % à 30 % des victimes
    contracteraient une ITSS suite à une agression sexuelle)
  • Revictimisation
Psychologique
  • Peur, anxiété, phobie sociale
  • Détresse psychologique et dépression majeure
  • Symptômes de stress post-traumatique
  • Automutilation
  • Idéations suicidaires, tentatives de suicide
  • Abus de drogue et d’alcool
Relationnel et social
  • Moins de confiance envers les autres
  • Isolement
  • Craintes de l’intimité

Facteurs influençant la diversité des conséquences chez les victimes adultes

Les conséquences psychologiques négatives développées suite à une agression sexuelle à l’âge adulte varient d’une personne à l’autre et sont influencées par plusieurs facteurs.

Les caractéristiques de l’agression sexuelle, les caractéristiques de la victime (âge, sexe, personnalité), les circonstances du dévoilement à l’entourage, la recherche d'aide et les normes socioculturelles contribuent à façonner la manière dont l’agression sexuelle subie affectera l’adaptation et le bien-être de la victime18.

 
 

Comparativement aux femmes, les hommes victimes d’agression sexuelle rapportent davantage de dysfonctions sexuelles et présentent aussi plus de confusion et d’inquiétude quant à leur orientation sexuelle19.

  • Même si les hommes sont moins à risque d’être victimes d’agression sexuelle que les femmes, plusieurs études ont montré que ces derniers rapportaient autant de conséquences que les femmes victimes, voire davantage selon les études, et de même intensité19,20.
     

Conséquences de l'agression sexuelle sur la société

  • Les conséquences des agressions sexuelles ne concernent pas uniquement les personnes qui en sont victimes, mais bien toute la société de par les coûts sociaux et économiques qu’elles engendrent.
    • Les coûts sociaux renvoient à l’ensemble des conséquences d’un crime, incluant celles subies par la victime et son entourage, celles touchant l’agresseur et son entourage, mais aussi celles ayant un impact sur la société. Les conséquences sur la société de l’agression sexuelle, tout comme d’autres formes de crimes, peuvent notamment altérer la qualité de vie d’une société et augmenter un sentiment d’insécurité auprès de la population, et plus particulièrement des femmes qui en sont davantage victimes.
    • Les coûts économiques sont ceux directement attribuables à la perpétration d’agressions sexuelles et peuvent être assumés par l’ensemble de la société, mais aussi par les victimes elles-mêmes. Ces coûts sont tangibles et incluent les frais pour la justice, les services sociaux, l’éducation, la santé et l’emploi ainsi que les coûts personnels.

      Les coûts économiques associés aux agressions sexuelles incluent par exemple :
      • Intervention policière
      • Poursuites criminelles
      • Application de la loi et système correctionnel
      • Pertes de salaire (victimes et entourage)
      • Soins de santé
      • Pertes de productivité (victimes et entourage)
      • Services d’aide aux victimes (ex. : organismes communautaires)
      • Programmes d’indemnisation des victimes
      • Etc.
  • Il a été estimé que les agressions sexuelles contre les enfants canadiens coûtent plus de trois milliards de dollars annuellement en soins de santé ainsi qu’en services sociaux, éducatifs et judiciaires21.
  • La violence faite aux femmes, incluant l’agression sexuelle, coûte au moins 4,2 milliards de dollars annuellement à la société canadienne en services sociaux, en formation, en justice pénale, en travail, en emploi, en santé et en frais médicaux (estimation datant de 1995)22.
  • Plusieurs données spécifiques permettent de constater que les agressions sexuelles entraînent des coûts économiques importants pour la société (ces estimations proviennent des États-Unis, l’équivalent n’étant pas disponible au Canada) :
    • L’agression sexuelle envers les adultes est le crime contre la personne le plus coûteux aux États-Unis pour ses victimes et la société avec des coûts estimés à 127 milliards de dollars par année en 199623.
    • En 2008, il a été estimé aux États-Unis que chaque agression sexuelle (viol) coûtait approximativement 151 423 $ à la société24.
    • Des adultes ayant été victimes d’agression sexuelle à l’adolescence verraient leur revenu de travail réduit en raison de leur victimisation, résultant en des pertes salariales à vie estimées à 241 600 $25.
 
 

Références

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  2. World Health Organization (WHO), London School of Hygiene and Tropical Medicine. (2010). Preventing intimate partner and sexual violence against women. Taking action and generating evidence. Genève: World Health Organization.
  3. Hébert, M. (2011). Les profils et l’évaluation des enfants victimes d’agression sexuelle. Dans M. Hébert, M. Cyr, et M. Tourigny (dir.), L’agression sexuelle envers les enfants Tome 1 (pp.149-204). Québec: Presses de l’Université du Québec.
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  9. Cyr, M. et Payer, M. (2011). Les interventions curatives auprès des adultes ayant été victimes d’agression sexuelle pendant leur enfance. Dans M. Hébert, M. Cyr, et M. Tourigny (dir.), L’agression sexuelle envers les enfants Tome 1 (pp. 303-332). Québec: Presses de l’Université du Québec.
  10. Thibodeau, C. et Lavoie, F. (2012). Influence d’une agression sexuelle vécue pendant l’enfance sur la santé physique à l’âge adulte. Dans M. Hébert, M. Cyr, et M. Tourigny (dir.), L’agression sexuelle envers les enfants Tome 2 (pp. 225-258). Québec: Presses de l’Université du Québec.
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