Cibles de reformulation des aliments transformés

Dans plusieurs pays, la modification de la composition nutritionnelle des aliments transformés, couramment appelée la reformulation, est reconnue comme étant une pratique prometteuse pour améliorer la qualité des aliments offerts aux consommateurs et, par conséquent, l’alimentation de la population. La reformulation des aliments transformés peut être appliquée dans le but de réduire, d’éliminer ou d’augmenter certaines composantes alimentaires (p. ex. : sodium, gras trans, gras saturés, sucre, fibres), tout en conservant les caractéristiques initiales de l’aliment telles que sa saveur, sa texture et sa durée de vie.

Plus précisément, diverses stratégies peuvent être utilisées par les instances gouvernementales pour encourager directement ou indirectement la reformulation des aliments par les acteurs de l’industrie bioalimentaire. Parmi celles-ci, on retrouve par exemple les cibles de reformulation, la taxation ou les subventions, les politiques d’approvisionnement dans les institutions publiques ou autres milieux de vie, la restriction du marketing destiné aux enfants, l’étiquetage nutritionnel et les campagnes d’information ou d’éducation visant le consommateur.

Parmi ces stratégies, les cibles de reformulation sont des objectifs chiffrés visant l’amélioration de la composition nutritionnelle des aliments transformés (sodium, gras trans, gras saturés, sucre, etc.). Ces cibles sont définies dans le temps et parfois implantées par étapes. Selon l’approche choisie par le gouvernement, celles-ci peuvent être appliquées de manière volontaire ou réglementaire.

Plusieurs travaux ont été menés par l’INSPQ depuis 2017, afin de documenter, entre autres, les caractéristiques de ces programmes et leurs impacts sur la qualité nutritionnelle des aliments et sur les apports nutritionnels de la population. Ces travaux s’inscrivent dans les orientations de la Politique gouvernementale de prévention en santé (PGPS).

Travaux réalisés

Dernière mise à jour : 

13 juillet 2022