Méthodologie des données COVID-19

Cette page rassemble les informations méthodologiques nécessaires à la compréhension des données de COVID-19 publiées quotidiennement sur le site web de l’INSPQ.

  • CH : Centre hospitalier
  • CHSLD : Centre d'hébergement de soins de longue durée
  • CMM : Communauté métropolitaine de Montréal
  • COVID-19 : Le terme COVID-19 (pour Coronavirus Disease 2019) désigne l’infection causée par le virus SRAS-CoV-2 (Comité sur les infections nosocomiales du Québec – CINQ, 2020)
  • MED-ÉCHO : Maintenance et exploitation des données pour l’étude de la clientèle hospitalière
  • MRC : Municipalité régionale de comté
  • MSSS : Ministère de la Santé et des Services sociaux (Québec)
  • RI : Ressource intermédiaire
  • RLS : Réseau local de service
  • RPA : Résidence privée pour aînés
  • RSS : Région sociosanitaire  
  • SRAS-CoV-2 : Syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) issu du 2e coronavirus, le premier ayant eu lieu en 2002-2004.

Le nombre de cas actifs correspond au nombre de cas confirmés qui ne sont pas encore rétablis ou décédés. Les cas actifs contribuent à la propagation de la maladie dans la population.

Depuis le 4 septembre, les cas actifs sont identifiés de façon individuelle. Pour chaque cas, on détermine la période pendant laquelle il a été actif depuis sa date de déclaration jusqu’à sa date de décès ou de rétablissement. Un algorithme additionnel attribue une date de rétablissement aux cas dont le statut d’évolution est manquant (voir section ci-dessous Personnes rétablies pour plus de détails). Les cas actifs identifiés de façon individuelle sont ensuite additionnés pour établir le nombre total de cas actifs par jour. Ces données sont révisées quotidiennement et de façon rétroactive.

Une définition de cas de COVID-19 est disponible pour le Québec à l’adresse suivante : https://msss.gouv.qc.ca/professionnels/documents/coronavirus-2019-ncov/definition-nosologique-COVID-19-020-04-08.pdf

Les cas confirmés incluent les cas confirmés en laboratoire et les cas confirmés par lien épidémiologique. Un cas confirmé par lien épidémiologique correspond à une personne ayant développé des symptômes compatibles alors qu’elle a eu une exposition à risque élevé avec un cas confirmé en laboratoire. À noter que les cas cliniques sont exclus des données publiées sur le site web de l’INSPQ.

À propos des graphiques :

  • Le nombre de cas confirmés par jour (selon la date de déclaration) est toujours sous-estimé pour les journées les plus récentes en raison d’un délai entre le moment de la déclaration du cas et la saisie de l’information dans le système d’information.
  • Le nombre de cas confirmés par jour (selon la date de déclaration) est révisé quotidiennement et de façon rétroactive.
  • Les bâtonnets foncés dans les graphiques présentant des données cumulatives correspondent aux dates de doublement du nombre cumulatif de cas par date de déclaration depuis le moment où le Québec a atteint 500 cas, soit le 21 mars 2020.
  • Les graphiques de répartition des cas confirmés par âge et sexe n’incluent pas les cas d’âge ou de sexe inconnu. Les totaux pourraient différer des données officielles qui incluent ces données manquantes.
  • Les nombres de cas confirmés en laboratoire présentés dans la section « Cas confirmés » (graphiques 1.1 et 1.2) et dans la section « Dépistage » (graphiques 4.1 et 4.2) proviennent de deux sources de données différentes : Trajectoire de santé publique (MSSS) pour les graphiques 1.1 et 1.2 et Données des laboratoires (Infocentre de santé publique du Québec) pour les graphiques 4.1 et 4.2.

Des données régionales et locales sur les cas confirmés, les décès et les hospitalisations liés à la COVID-19 sont disponibles sur les pages « Par région » et « Vue d'ensemble des régions ».

Régions sociosanitaires (RSS)

Les données (cas, décès, hospitalisations) des régions du Nunavik et des Terres-Cries-de-la-Baie-James ainsi que celles sur les hospitalisations de la région Nord-du-Québec ne sont pas présentées à la page « Par région ».

Le nombre total des cas confirmés d’une région sociosanitaire ne correspond pas toujours à la somme des cas de chaque RLS en raison de l’information manquante sur le RLS de résidence de certains cas.

Réseaux locaux de services (RLS)

Un masquage est appliqué aux données des RLS qui comptent entre 1 à 4 cas.

En raison de l’information manquante sur le RLS de résidence de certains cas, il est impossible de déduire les nombres masqués.

La répartition des cas par RLS utilise l’assignation du découpage territorial (M34-2020) priorisant le code de municipalité plutôt que le code postal. Le code municipal permet une meilleure assignation réduisant ainsi le nombre de cas ayant un RLS inconnu.

Provinces canadiennes (graphiques 5.1. et 5.2)

  • Les données pour l’ensemble du Canada incluent celles des dix provinces, des Territoires du Nord-Ouest, du Yukon et du Nunavut et quelques cas de voyageurs rapatriés.
  • Les taux sont calculés à partir des nombres cumulatifs et sont présentés pour 100 000 personnes.

Cas confirmés

  • Les comparaisons provinciales doivent être interprétées avec prudence puisque la méthode de dénombrement ou d’enregistrement des cas peut différer d’une province à l’autre. Par exemple, le Québec est une des seules provinces du Canada à inclure dans ces données les cas confirmés par lien épidémiologique, en plus des cas confirmés par laboratoire. La proportion des cas confirmés par lien épidémiologique au Québec a varié entre 5 % et 15 % depuis le début de la pandémie.

Personnes testées

  • Pour les provinces et territoires qui ne rapportent que le nombre de tests, le site canada.ca applique une formule pour estimer le nombre de personnes testées car certaines personnes peuvent subir plus d’un dépistage.

Pays (graphiques 5.3 et 5.4)

  • Les pays apparaissant dans les graphiques de comparaisons internationales ont été retenus en fonction de leur comparabilité avec le Québec en termes de développement économique, de systèmes de santé et de méthodes de collecte des données (Institut canadien d’information sur la santé, Comparaisons internationales); des différentes approches préconisées pour faire face à la pandémie de COVID-19 ou pour des raisons de continuité de diffusion de l’information.
  • Les pays retenus sont les suivants :
    • Amériques : Canada, États-Unis
    • Europe : Allemagne, Belgique, Espagne, France, Italie, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni, Suède, Suisse
    • Océanie : Australie, Nouvelle-Zélande
  • Certains pays fournissent des données provisoires qui peuvent être ajustées dans le temps. À l’instar du Québec, les pays effectuent différents types de révisions et des ajustements de temps en temps.
  • Les données du site Our World in Data sont mises à jour fréquemment; ainsi les données disponibles sur ce site, s’il est consulté plus tard dans la journée, peuvent différer de celles présentées sur la page Données COVID-19 au Québec.

Cas confirmés

  • Les comparaisons internationales doivent être interprétées avec prudence puisque la méthode de dénombrement ou d’enregistrement des cas peut différer d’un pays à l’autre.
  • Les taux sont calculés à partir des nombres cumulatifs et sont présentés pour 100 000 personnes.
  • Les données pour l'ensemble du Canada sont ajustées quotidiennement pour inclure les nouveaux cas du Québec.

Décès

  • Les comparaisons internationales doivent être interprétées avec prudence puisque la méthode d’enregistrement des décès peut différer d'un pays à l'autre.
  • Les taux de mortalité sont calculés à partir des nombres cumulatifs et sont présentés pour 1 000 000 personnes.
  • Les données pour l'ensemble du Canada sont ajustées pour inclure les nouveaux décès du Québec.

La page Données COVID-19 au Québec présente les données selon deux types de date : la date réelle de l’évènement (date de déclaration, de décès, d’analyse du prélèvement ou d’admission à l’hôpital) et la date dite « rapportée » pour les tuiles qui se trouvent en haut de page.

Dates réelles de l’évènement

Toutes les données utilisant la « date réelle de l’évènement », qu’il s’agisse de la date de déclaration des cas, de la date de décès, de la date d’analyse du prélèvement ou de la date d’admission pour les hospitalisations, sont des données révisées quotidiennement et de façon rétroactive.

Puisqu’il existe un délai entre l’évènement et l’enregistrement de celui-ci dans le système d’information, les données d’évolution présentées par dates réelles d’évènements sont toujours sous-estimées dans les journées les plus récentes, en particulier pour les cas, les décès et les hospitalisations. En raison du délai dans la saisie de l’information et d’évènements ayant une date manquante dans le système, le nombre cumulatif d’évènements selon la date réelle est toujours inférieur au nombre cumulatif selon la date rapportée (« bilan officiel » annoncé par le gouvernement dans les tuiles « Cas confirmés », « Décès » et « Rétablis » de la page principale Données COVID-19 au Québec).

Tous les ajustements aux données, comme par exemple le retrait de doublons, les modifications de milieux de vie ou les corrections de l’âge d’une personne décédée, sont faits de façon rétroactive sur les données par dates réelles d’évènements. Ainsi, les ajustements apportés dans le système d’information, comme un rattrapage dans la saisie de données de décès, auront peu d’impact sur la courbe épidémique puisque les cas affectés s’étalent généralement sur une certaine période de temps.

Pour toutes ces raisons, les données utilisant la date réelle de l’événement présentent un meilleur portrait de la réalité que celles utilisant la date rapportée.

Date de déclaration

La date de déclaration d’un cas correspond à

  1. la date de réception de la déclaration par la Direction régionale de santé publique ou, si absente,
  2. la date de l’enquête épidémiologique ou, si absente,
  3. la date de saisie dans le système d’information.

Date de décès

Date inscrite au certificat de décès, qui correspond au moment où le décès a été constaté par un médecin.

Date d’amission

Date d’admission à l’hôpital.

Date de résultat du test

Date à laquelle le résultat du test est enregistré dans le système d’information du laboratoire.

Date d’analyse du prélèvement

Date à laquelle le prélèvement a été analysé par un laboratoire. L’analyse peut être faite le jour même du prélèvement ou dans un délai de quelques jours selon la capacité des laboratoires.

Date rapportée

Les données par date rapportée sont les données nouvellement enregistrées dans le système qui sont diffusées chaque jour dans les bilans du gouvernement. Ces données sont cumulatives et ne tiennent pas compte de la date réelle à laquelle a eu lieu l’évènement. Par exemple, parmi les nouveaux décès présentés entre parenthèses dans les tuiles, certains peuvent avoir eu lieu plusieurs jours auparavant. Pour obtenir des précisions sur le moment de survenue du décès, consulter : https://www.quebec.ca/sante/problemes-de-sante/a-z/coronavirus-2019/situation-coronavirus-quebec.

Les données utilisant la date rapportée ne sont présentées que dans les tuiles des cas confirmés, des décès et des personnes rétablies dans le haut de la page principale Données COVID-19 au Québec. Les données par date rapportée sont plus affectées par les ajustements ou corrections que les données présentées par date réelle d’évènement. Par exemple, un retrait de doublons dans le système affectera les données par date rapportée le jour suivant la date de correction.

Une définition des décès de COVID-19 est disponible pour le Québec à l’adresse suivante : https://msss.gouv.qc.ca/professionnels/documents/coronavirus-2019-ncov/definition-nosologique-COVID-19-020-04-08.pdf

Pour qu'un décès soit comptabilisé dans le bilan officiel, la COVID-19 (confirmée par laboratoire ou par lien épidémiologique) doit avoir contribué au décès. Elle peut avoir été la cause principale ou secondaire du décès. Les patients atteints de la COVID-19 qui meurent de façon violente (accident, suicide, homicide) ne sont pas comptabilisés dans le bilan officiel de décès.

À propos des graphiques :

  • Décès par date rapportée : Le nombre de nouveaux décès illustré dans la tuile de la page principale par « (+ xx) » correspond au nombre de décès rapportés par les directions de santé publique. Il ne s’agit pas nécessairement du nombre de décès survenus dans les 24 heures précédentes.
  • Date de décès : Le nombre de décès par date de décès est une donnée révisée quotidiennement et rétroactivement. Le nombre de décès peut être moins élevé pour les journées les plus récentes puisque l’analyse de la cause de certains décès et la déclaration à la santé publique peuvent prendre plusieurs jours.
  • Les graphiques de répartition des décès par âge et sexe n’incluent pas les décès d’âge ou de sexe inconnu. Les totaux pourraient différer des données officielles qui incluent ces données manquantes.

Il a été démontré que les résultats de tests de dépistage peuvent rester positifs jusqu’à 90 jours suivant un diagnostic sans que le virus ne soit possiblement infectieux ou transmissible. Par conséquent, les données en provenance des laboratoires (graphiques 4.1 et 4.2) excluent les résultats des tests supplémentaires (positifs ou négatifs) émis chez une personne pendant la durée théorique d’un épisode d’infection confirmé de COVID-19, soit dans les 90 jours suivant le premier résultat positif émis.

Les données sur le nombre de personnes testées et le pourcentage de positivité (graphiques 4.1 et 4.2) ne sont pas issues de la même source que celles sur le nombre de prélèvements analysés (graphique 4.3) (voir Sources de données).

Personnes testées

L’extraction des données issues des laboratoires se fait à midi. Les données du graphique 4.1 diffusées sur le web le 3 novembre à 11h sont les données cumulatives de personnes testées saisies dans le système jusqu’au 2 novembre à midi.

  • Le nombre de personnes testées correspond au nombre de personnes ayant subi au moins 1 prélèvement pour la COVID-19 et ayant obtenu au moins 1 résultat de test de laboratoire négatif ou positif. Chaque personne n’est représentée qu’une seule fois.
  • Le nombre de personnes infirmées correspond au nombre de personnes ayant subi au moins 1 prélèvement pour la COVID-19 et ayant obtenu au moins 1 résultat de test de laboratoire négatif et aucun résultat positif. Seul le premier résultat négatif est comptabilisé. Chaque personne n’est représentée qu’une seule fois.
  • Le nombre de cas confirmés correspond au nombre de personnes ayant obtenu un résultat de test de laboratoire positif. Seul le premier résultat positif de laboratoire du premier épisode infectieux de 90 jours est comptabilisé (même si un 2e épisode survient après 90 jours).

À propos du graphique :

  • Les personnes en attente d’un résultat sont exclues du cumul de personnes testées. Les données sont révisées quotidiennement et de façon rétroactive.
  • Le nombre cumulatif de personnes testées exclut les doublons. Par exemple:
    • Une personne ayant testé négatif plusieurs fois (personne infirmée), et jamais positif, ne sera comptée qu’une seule fois, selon la date de son premier résultat négatif.
    • Une personne ayant testé positif plusieurs fois (cas confirmé) ne sera comptabilisée qu’une seule fois dans une période de 90 jours, selon la date de son premier résultat positif.
    • Une personne ayant testé négatif, puis positif, sera initialement incluse dans le cumul des personnes infirmées, puis sera transférée aux cas confirmés. Elle ne sera jamais plus comptabilisée dans les personnes infirmées, même si elle reçoit un résultat négatif après son résultat positif. Ainsi, une personne qui teste négatif le 1er novembre, positif le 3 novembre, négatif le 10 novembre et négatif encore le 2 mars 2021 :
      • Le 1er et 2 novembre, elle sera incluse dans le cumul des personnes infirmées.
      • Le 3 novembre, elle sera retirée du cumul de personnes infirmées et ajoutée au cumul de cas confirmés.
      • Le 10 novembre et le 2 mars, rien ne change, cette personne sera toujours incluse dans le cumul des cas confirmés et exclue du cumul de personnes infirmées.
  • Les cas confirmés par lien épidémiologique sont exclus du cumul des personnes testées. Par contre, si un cas par lien épidémiologique se fait subséquemment tester, il sera comptabilisé dans le décompte des cas confirmés en laboratoire. Pour le décompte officiel de cas confirmés, il faut consulter les graphiques de la section 1 (1.1 et 1.2) qui proviennent de la source Trajectoire de santé publique (TSP). Les données des graphiques 4.1 et 4.2 proviennent de la base de données des laboratoires et ne correspondent pas tout à fait au décompte officiel à cause, entre autres, des cas confirmés par lien épidémiologique.

Pourcentage de positivité

L’extraction des données issues des laboratoires se fait à midi et couvre la journée précédant la date d’extraction. Elles sont diffusées pour la veille de la date d’extraction. Par exemple, les données diffusées sur le web le 3 novembre à 11 h sont celles du 1er novembre (extraites à midi le 2 novembre).

  • Un cas confirmé correspond à une personne ayant obtenu un résultat de test de laboratoire positif. Seul le premier résultat positif de laboratoire du premier épisode infectieux de 90 jours est comptabilisé (même si un 2e épisode survient après 90 jours).
  • Un cas infirmé correspond à une personne ayant obtenu un résultat de laboratoire négatif. Une personne est considérée comme un cas infirmé chaque fois qu’un résultat de test de dépistage s’avère négatif, à l’exception des tests négatifs obtenus pendant un épisode infectieux de 90 jours. Une personne peut être représentée plus d’une fois.
  • Le nombre de tests admissibles correspond au nombre total de tests de dépistage réalisés, à l’exception de ceux réalisés du jour 2 au jour 90 d’un épisode infectieux de COVID-19. Un seul test par personne peut être comptabilisé par date de prélèvement. Ce nombre est égal à la somme des cas confirmés et des cas infirmés.
  • Le pourcentage de positivité (%) correspond à la proportion d’épisodes distincts de COVID-19 parmi les tests admissibles chez des personnes susceptibles à l’infection (c.-à-d., excluant les résultats émis dans les 90 jours suivant un premier épisode). Le pourcentage de positivité se calcule en divisant le nombre de cas confirmés par le nombre total de tests admissibles réalisés (cas confirmés + cas infirmés).

À propos du graphique :

  • Les données présentées dans ce graphique ne sont pas des données cumulatives. Elles sont révisées quotidiennement et de façon rétroactive.
  • Le pourcentage de positivité, contrairement au cumul de personnes testées, inclut les cas infirmés sur des prélèvements effectués à des dates différentes (pour les personnes ayant eu plus d’un prélèvement pour une même journée, un seul résultat est conservé). Par exemple, si une personne teste négatif le 1er novembre, positif le 3 novembre, négatif le 10 novembre et négatif encore le 2 mars 2021 :
    • Le 1er novembre, elle sera incluse dans les cas infirmés.
    • Le 2 novembre, elle ne sera comptabilisée nulle part pour cette journée.
    • Le 3 novembre, elle sera incluse dans les cas confirmés. Son résultat négatif du 1er novembre sera conservé dans le calcul du taux de positivité du 1er novembre.
    • Le 10 novembre, son résultat négatif sera exclu des cas infirmés et du calcul du taux de positivité (car la date du test négatif est incluse dans l’épisode infectieux de 90 jours).
    • Le 2 mars 2020, son résultat négatif sera inclus dans les cas infirmés et dans le calcul du taux de positivité (puisque le 90 jours infectieux est passé).

Prélèvements analysés

L’extraction des données de volumétrie (graphique 4.3) se fait à minuit et couvre les 24 heures précédant la date d’extraction. Elles sont diffusées sur le web environ 36 h plus tard. Par exemple, les données diffusées sur le web le 3 novembre à 11 h sont celles du 1er novembre (extraites à 00h01 le 2 novembre).

À propos du graphique :

  • Le nombre de prélèvements analysés est supérieur au nombre de tests admissibles (graphique 4.2). Chaque prélèvement est dénombré, peu importe si une personne a eu deux prélèvements pour une même journée ou si un prélèvement a eu lieu pendant une période d’infection à la COVID, contrairement aux tests admissibles. Les sources de données et la méthodologie diffèrent.
  • Les données sont présentées selon la date d’analyse du prélèvement, qui peut être différente de la date de prélèvement (site du MSSS) et de la date de résultat de test (graphiques 4.1 et 4.2).

Hospitalisations en cours

  • Les hospitalisations en cours correspondent au nombre de personnes actuellement à l’hôpital avec un diagnostic de COVID-19.
  • Les données sur les hospitalisations en cours incluent les hospitalisations régulières et celles en soins intensifs.
  • Les personnes ayant reçu leur congé lors de la journée d’analyse sont comptabilisées.

À propos du graphique :

  • À partir du 19 mai, on observe une brisure temporelle dans les données d’hospitalisations. En effet, à partir de cette date, seuls les hôpitaux de soins généraux et spécialisés offrant des soins aigus sont considérés. Les centres hospitaliers dédiés à la santé mentale ou offrant principalement des soins de gériatrie, réadaptation et convalescence ont été retirés du décompte des hospitalisations, à l’exception du centre de services pour les aînés de Saint-Lambert qui a continué d’offrir des soins aigus jusqu’au 1er septembre 2020.
  • À partir du 19 juin, les transferts de cas vers des sites non traditionnels (ex : hôtels, couvents, école de police, arénas) ne sont plus comptabilisés dans MED-ÉCHO étant donné la nature temporaire de ces sites et le fait qu’il n’y ait pas de soins aigus offerts aux usagers hébergés dans ces lieux.

Hospitalisations incidentes

  • Les hospitalisations incidentes correspondent au nombre de personnes nouvellement admises à l’hôpital.
  • Les données sur les hospitalisations incidentes incluent les hospitalisations régulières et celles en soins intensifs.
  • Les hospitalisations incidentes comprennent tous les cas de COVID admis dans les hôpitaux, qu’ils soient confirmés (avec diagnostic principal) ou provisoires (avec diagnostic secondaire). Cependant, il n’est pas possible de distinguer un patient hospitalisé pour la COVID d'un patient avec la COVID hospitalisé pour autre chose. Puisque les données sont corrigées quotidiennement, le statut d’un patient pourrait être modifié en fonction de nouvelles informations sur son hospitalisation et serait ajustée rétroactivement. Par exemple, un patient initialement admis avec la COVID pourrait être retiré du système ultérieurement.
  • Un patient hospitalisé qui est d’abord admis en soins généraux (hors soins intensifs), puis transféré en soins intensifs, ne sera comptabilisé qu’une fois et sa date d’admission restera la même. L’information sera ajustée rétroactivement.
  • Les centres hospitaliers considérés sont les hôpitaux de soins généraux et spécialisés offrant des soins aigus.
  • Les hospitalisations sont ventilées selon la région sociosanitaire de résidence du patient et non selon la région où l’hôpital est localisé.

À propos des graphiques :

  • L’extraction des données d'hospitalisations incidentes se fait à 20h39 l’avant-veille de la date de diffusion. Ainsi, les données des graphiques sur les nouvelles hospitalisations (incidentes) diffusées sur le web le 3 novembre à 11 h sont celles du 1er novembre extraites à 20h39.
  • Le nombre d’hospitalisations incidentes peut être moins élevé pour les journées les plus récentes en raison d’un retard dans la saisie de l’information.
  • Le nombre d’hospitalisations incidentes par date d’admission est révisé quotidiennement et de façon rétroactive.
  • Les graphiques de répartition des hospitalisations incidentes par âge et sexe n’incluent pas les hospitalisations d’âge ou de sexe inconnu. Les totaux pourraient différer des données officielles qui incluent ces données manquantes.

La moyenne mobile sur 7 jours correspond au nombre moyen d’évènements (cas ou décès) du jour sélectionné, des 3 jours précédents et des 3 jours suivants. Elle permet de supprimer les fluctuations observées à tous les jours et met l'accent sur la tendance à plus long terme.

Les critères qui permettent de considérer qu’une personne est « rétablie » sont déterminés par des comités d’experts en fonction des connaissances scientifiques. Une personne est considérée rétablie lorsqu’elle satisfait les critères de levée d’isolement tels que décrits dans le guide Mesures pour la gestion des cas et des contacts dans la communauté. Ces critères sont révisés au besoin, selon l’état des connaissances sur la durée de la contagiosité de la COVID. Par exemple, à partir du 28 août 2020, la levée d'isolement est passée de 14 à 10 jours pour les cas à domicile et de 21 à 28 jours pour les cas immunosupprimés.

Le statut de rétablissement d'une personne est avant tout déterminé par les équipes cliniques ou les directions de santé publique qui ont la responsabilité de mettre à jour l'évolution du cas dans le système d’information.

Toutefois, puisque le statut d’évolution du cas n’est pas toujours mis à jour, un algorithme est appliqué pour estimer le nombre de personnes rétablies. Les personnes considérées rétablies ne contribueraient présumément plus à la transmission de la maladie au sein de la population. Cette opération est appliquée aux données quotidiennement.et tient compte des ajustements apportés par les directions de santé publique aux statuts des cas dans le système d'information.

Règles de l’algorithme pour l’estimation du nombre de cas rétablis

Rappel : Avant d’appliquer l’algorithme, l’information du statut « Rétabli » de la variable « Évolution » du système d’information est d’abord utilisée.

Exclusion du calcul des rétablis

  • Statut « Décédé ».
  • Hospitalisation en cours.

Pour tous les autres cas (incluant les travailleurs de la santé), dont le statut est manquant ou « En cours », les règles suivantes sont appliquées :

1. Cas non hospitalisés

  • Application d’une période de 10 jours après la date de prélèvement.
  • Exceptions : Application d’une période de 28 jours après la date de prélèvement pour les personnes âgées de 80 ans et plus, les résidents en CHSLD ou les personnes ayant un facteur de risque « immunosupprimé ».

2. Cas hospitalisés hors soins intensifs ayant une date de sortie de l’hôpital

La date la plus récente des dates suivantes est utilisée :

  • Date de sortie de l’hôpital.

OU

  • 10 jours après la date de prélèvement.
  • 28 jours après la date de prélèvement pour les personnes âgées de 80 ans et plus, les résidents en CHSLD ou les personnes ayant un facteur de risque « immunosupprimé ».

3. Cas hospitalisés aux soins intensifs ayant une date de sortie de l’hôpital

La date la plus récente des dates suivantes est utilisée :

  • Date de sortie de l’hôpital.

OU

  • 21 jours après la date de prélèvement.
  • 28 jours après la date de prélèvement pour les personnes âgées de 80 ans et plus, les résidents en CHSLD ou les personnes ayant un facteur de risque « immunosupprimé ».

4. Cas hospitalisés (régulier ou aux soins intensifs) en cours sans date de sortie

  • Rétablissement 90 jours après la date de prélèvement si le cas est toujours hospitalisé ou si la date de sortie d’hôpital est manquante.

Notes :

  • Lorsque la date de prélèvement est absente, la date de déclaration est utilisée.
  • Les anciens critères de levée d’isolement (14 jours pour les cas à domicile et 21 jours pour les cas immunosupprimés) ont été maintenus pour les cas dont la date de prélèvement est antérieure au 28 août 2020.
  • Lorsqu’un cas est « Rétabli » dans le système de données mais que la date de rétablissement est manquante, l’algorithme est alors utilisé pour estimer cette date.

  • Le regroupement des données par semaine utilisé pour présenter les données, dans l'onglet de présentation 'Par semaine', est du dimanche au samedi afin de correspondre aux semaines CDC.
  • Les semaines CDC sont utilisées dans plusieurs études épidémiologiques, notamment celles des Centers for Disease Control and Prevention (CDC) des États-Unis, pour assurer la comparabilité des semaines entre les années.
  • Elles débutent un dimanche et la semaine CDC 1 d’une année est la première semaine de 4 jours ou plus. Cette dernière peut donc inclure quelques jours de l’année civile précédente. À l’inverse, les premiers jours d’une année civile peuvent être compris dans la dernière semaine CDC de l’année précédente.
  • Comme les semaines CDC peuvent chevaucher deux mois, elles ne permettent pas de recréer parfaitement des mois ou des années civiles.

Les données sur la COVID-19 sont diffusées à 11 h chaque jour. Elles sont issues de différentes sources et l’heure de leur extraction diffère selon la source.

Indicateur Source Heure d’extraction Donnée la plus récente diffusée

Cas confirmés

  • Par lien épidémiologique
  • En laboratoire

Cas actifs
Cas rétablis

  • Trajectoire de santé publique (MSSS)

16 h,
la veille du jour de diffusion

La veille

Décès

  • Trajectoire de santé publique (MSSS)

16 h,
la veille du jour de diffusion

La veille

Hospitalisations en cours

  • MED-ÉCHO, transmissions préliminaires

16 h,
la veille du jour de diffusion

La veille

Hospitalisations incidentes (nouvelles)

  • Avant le 6 avril : MED-ÉCHO, transmissions régulières
  • Après le 6 avril : MED-ÉCHO, transmissions préliminaires

20 h 39,
la veille du jour de diffusion

L’avant-veille

Personnes testées

  • Cas confirmés (par laboratoire)
  • Personnes infirmées
  • Données des laboratoires (Infocentre de santé publique du Québec)

12 h (midi),
la veille du jour de diffusion

La veille

Taux de positivité

  • Cas confirmés (par laboratoire)
  • Cas infirmés
  • Données des laboratoires (Infocentre de santé publique du Québec)

12 h (midi),
la veille du jour de diffusion

L’avant-veille
Prélèvements analysés
  • Fichier de volumétrie (Direction de la biovigilance et de la biologie médicale, MSSS)

00 h 00 (minuit),
la veille du jour de diffusion

L’avant-veille

Comparaisons provinciales

19 h,
la veille du jour de diffusion

La veille

Populations utilisées dans le calcul des taux du Québec et du Canada :

Avril 2020
Comparaisons internationales

Avant 11 h,
le jour même de la diffusion

La veille

Lorsque des taux sont comparés, il arrive souvent que la structure d’âge des populations à partir desquelles ils sont calculés influence le résultat des taux. Par exemple, le taux de mortalité sera nécessairement plus élevé dans une population âgée qu’une population jeune. Pour que les taux soient comparés sur un pied d’égalité, il est habituel d’utiliser des taux standardisés, aussi appelés ajustés ou normalisés. Cette méthode consiste à ajuster mathématiquement deux populations pour leur donner la même structure par âge qu’une troisième population, appelée population de référence. Cet ajustement permet d'obtenir des taux comparables.

Date de mise à jour : 

18 novembre 2020