Maladie infectieuse

  • 23 août 2016

    En mai 2013, le directeur de santé publique de l’Agence de la santé et des services sociaux (ASSS) de la Mauricie-et-du Centre-du-Québec a demandé à l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) un avis sur la gestion de la présence de la bactérie Legionella spp. dans les réseaux d’eau potable des hôpitaux. Il n’existe actuellement aucune ligne directrice ni réglementation au Québec ou au Canada quant à la présence et au suivi de cette bactérie dans les réseaux d’eau potable, ainsi qu’à l'interprétation des résultats lorsqu’elle est détectée.

    Dans ce contexte, le présent avis vise à fournir à l’ensemble des centres hospitaliers du Québec un document servant à orienter la surveillance, la prévention et le contrôle de Legionella spp. afin de prévenir...

  • 29 juin 2016
    • Le virus Zika a émergé dans les Amériques en 2015 et connaît une expansion géographique importante. Actuellement, le virus se transmet localement dans 35 pays des Caraïbes, de l’Amérique centrale et du Sud.
    • L’infection à virus Zika est bénigne : 70 à 80 % des cas ne présentent aucun symptôme, 20 % présentent de la fièvre et des éruptions cutanées accompagnées d’arthralgie et de myalgie, de conjonctivite, de céphalées, de douleurs rétro-orbitaires et de fatigue.
    • L’infection à virus Zika peut engendrer des complications neurologiques, notamment le syndrome de Guillain-Barré.
    • L’infection à virus Zika occasionne des anomalies congénitales chez la femme enceinte, qui se manifestent notamment par des microcéphalies chez les nouveau-nés.
    • L’...
  • 8 juin 2016

    Les plans gouvernementaux sur la prévention et le contrôle des infections nosocomiales de 2010‑2015 et de 2015-2020 (MSSS, 2011a; MSSS, 2015) incluent le développement et le déploiement d’un système de surveillance des événements indésirables en retraitement des dispositifs médicaux (RDM). Dans cette perspective, l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) s’est vu confier le mandat de collaborer au développement et à la mise en place d’un registre national de signalement (déclaration et analyse) d’incidents et d’accidents liés au RDM.

    Rappelons qu’un incident réfère à la dérogation à une norme reconnue de RDM, sans toutefois que le dispositif n’ait été utilisé à l’endroit d’un usager (INSPQ, 2014) alors qu’un accident décrit toute utilisation à l’endroit d’un...

  • 26 avril 2016

    Ce rapport présente les résultats du second volet d’une enquête téléphonique dont l’objectif était d’évaluer différents aspects liés à l’acceptabilité de la campagne de vaccination ciblée contre le méningocoque de sérogroupe B (vaccin 4CMenB) dans la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Ce volet de l’enquête a été réalisé en février 2015, auprès de répondants ayant consenti, au moment du premier volet de l’enquête en mai 2014, à être contactés de nouveau. Ces répondants étaient des parents d’enfants âgés entre 2 mois et moins de 16 ans ainsi que des jeunes adultes âgés de 16 ans à moins de 21 ans. Les principales mesures incluaient la décision vaccinale concernant le méningocoque de sérogroupe B, les raisons de vaccination et de non-vaccination, la présence de manifestations cliniques...

  • 21 mars 2016

    Afin de réduire une incidence d’infections invasives à méningocoque de sérogroupe B plus élevée dans la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean que dans le reste du Québec, une campagne de vaccination ciblant les jeunes de 2 mois à 20 ans a été menée dans cette région à partir de mai 2014.

    Pour évaluer en temps réel l’apparition de manifestations cliniques inhabituelles (MCI) après la vaccination avec le nouveau vaccin à quatre composantes (4CMenB), la surveillance a été rehaussée en ajoutant une surveillance active à la surveillance passive déjà existante au Québec (ESPRI). Cette surveillance active a été faite principalement par questionnaire électronique envoyé aux parents d’enfants vaccinés qui avaient fourni une adresse courriel.

    • Globalement, le vaccin contre le...
  • 9 mars 2016

    Les éclosions de maladies d’origine hydrique ne sont pas très fréquentes au Québec. Respectivement, 5 et 13 éclosions ont été recensées en 2013 et 2014. Ces fréquences varient d’une année à l’autre, mais aucune tendance ne peut être dégagée depuis 2005. Les éclosions sont majoritairement de nature infectieuse, et le plus souvent associées à un usage récréatif de l’eau. Au total, 144 personnes ont été impliquées dans une éclosion d’origine hydrique en 2013 et 2014, ce qui correspond à un nombre moyen de 8 personnes par éclosion. Cependant, une seule éclosion, dans un spa, a affecté 45 personnes en 2014. Les données de 2005 à 2014 indiquent que les éclosions dans un spa sont fréquentes. Ainsi, une campagne de sensibilisation pour l’entretien des spas publics pourrait être envisagée.

  • 8 mars 2016

    Les infections par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) et par le virus de l’hépatite C (VHC) chez les utilisateurs de drogue par injection (UDI) représentent un enjeu de santé publique important au Québec.

    Le réseau SurvUDI, implanté depuis 1995, effectue une surveillance des infections par le VIH et par le VHC parmi les personnes UDI au Québec et à Ottawa, ainsi que le suivi des facteurs de risque de ces infections. Ce rapport concerne les données obtenues de 1995 à 2014.

    Les données les plus récentes du réseau SurvUDI (au 31 mars 2014) indiquent que :

    • La cocaïne demeure la drogue injectée par la plus grande proportion des participants, suivie par les médicaments opioïdes, l’héroïne et le crack/freebase.
    • L’injection de cocaïne ou de...
  • 4 février 2016

    La vaccination a permis une réduction importante du fardeau associé à la coqueluche. Cette infection continue toutefois de circuler au Québec et ailleurs de façon cyclique, avec des pics d’incidence tous les trois à cinq ans. Les enfants de moins de trois mois sont les personnes les plus à risque d’hospitalisation et de décès associés à la coqueluche et la majorité d’entre eux sont trop jeunes pour être vaccinés, la première dose étant prévue à l’âge de deux mois. Dans quelques pays, la vaccination systématique des femmes enceintes a été recommandée afin de réduire le fardeau de la coqueluche chez les enfants de moins de trois mois. En septembre 2015, le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) a demandé au Comité sur l’immunisation du Québec (CIQ) de fournir un avis sur la...

  • 14 septembre 2015

    Au Québec, une augmentation de l'incidence des infections invasives à méningocoque a été constatée à partir de 2003. Cette augmentation a été la conséquence de l'apparition et la diffusion d'un clone de sérogroupe B appartenant au complexe clonal ST-269. La région sociosanitaire du Saguenay–Lac-Saint-Jean a été la plus touchée avec des taux d'incidence annuels de l'ordre de 3,4 pour 100 000 personnes-années durant la période 2006-2013. Pour contrôler cette situation, une campagne de vaccination de masse ciblant les personnes âgées entre 2 mois et 20 ans a été réalisée dans cette région en utilisant le vaccin méningococcique protéinique à quatre composantes (4CMenB). La campagne a débuté le 4 mai 2014 et le recrutement s'est terminé le 31 décembre 2014. Environ 83 % des 56 000 personnes...

  • 17 avril 2015

    Depuis le 5 mai 2014, une campagne de vaccination contre le méningocoque de sérogroupe B (Bexsero®) est menée auprès des jeunes de 2 mois à 20 ans résidant dans la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean ou y fréquentant un établissement d'enseignement. Comme pour tout nouveau vaccin, une surveillance de l'état de santé après la vaccination a été mise en place par les autorités de la santé publique. Celle-ci est réalisée avec l'aide des professionnels de la santé et se fait au moyen de questionnaires en ligne.

    Dès le début de la campagne de vaccination, les jeunes vaccinés contre le méningocoque de sérogroupe B et les parents d'enfants vaccinés ont été invités à participer à la surveillance. Un courriel avec un lien vers un questionnaire électronique a été envoyé 7 jours après la...

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