Encéphalite japonaise
Le virus et sa transmission

L’encéphalite japonaise est causée par un virus du type flavivirus et se transmet à l’humain par la piqûre de moustique infecté, des espèces Culex. Le réservoir animal inclut les oiseaux aquatiques et les porcs. Généralement, les humains infectés ne développent pas de virémie suffisante pour transmettre le virus.

On retrouve cette maladie dans de nombreux pays d’Asie, principalement en Asie du sud-ouest et dans la région du Pacifique occidental.  Voir la carte des régions à risque de l’OMS.

Le risque est surtout en régions rurales, autour des rizières ou des élevages porcins. Parfois, des cas peuvent être signalés autour des régions urbaines. Dans les régions tempérées de la Chine, du Japon, de la péninsule coréenne et des régions orientales de la Russie, la transmission est saisonnière avec des pics en été et à l’automne. Dans les régions tropicales d’Asie du sud-est, la transmission est présente toute l’année, particulièrement durant la saison de la mousson.

Plusieurs pays ont introduit le vaccin contre l’encéphalite japonaise dans le calendrier de vaccination des enfants, menant à une baisse des cas humains rapportés. Par contre, comme un réservoir animal existe, le risque pour les voyageurs n’est pas éliminé.

Le risque pour le voyageur se rendant en Asie est très faible. Entre 1973 et 2015, 79 cas d’encéphalite japonaise acquis par des voyageurs ou des expatriés ont été signalés aux Centers for Disease Control and Prevention (CDC) des États-Unis. Seulement 2 cas étaient chez des voyageurs canadiens. L’incidence globale estimée est de moins de 1 cas par million de voyageurs. Le risque peut être plus élevé pour les expatriés et les personnes qui font des longs séjours en régions rurales durant la période de transmission.

La maladie

L’incubation varie de 5 à 15 jours.

La majorité des cas sont soit asymptomatiques ou bénins, avec de la fièvre et des céphalées. Dans les cas graves (environ 1 cas sur 250), il y a apparition brutale d’une forte fièvre, de céphalée, d’une raideur de nuque, de désorientation, d’un coma, de convulsions et d’une paralysie spastique. La létalité des cas graves peut atteindre 30 %.

Les séquelles surviennent chez 30 à 50 % des survivants : problèmes intellectuels, comportementaux ou neurologiques (ex. : paralysie, convulsions récurrentes ou incapacité de parler).

Il n’existe aucun traitement spécifique. Seules des mesures de soutien sont possibles.

Définition des termes

Le mot « présence » indique qu’il existe un risque de transmission de l’encéphalite japonaise dans le pays. Lorsque les informations sont disponibles, la situation épidémiologique et la saison de transmission sont précisées.

« Présence probable » signifie qu’il n’y a pas de données pour ce pays, mais qu’on présume que le virus y est présent parce que les conditions climatiques et environnementales sont favorables et que le virus circule dans les pays limitrophes.

Dernière modification: 

15 juin 2018