Intimidation en contexte sportif

Ce texte a été rédigé par Sylvie Parent, Ph.D., Professeure titulaire, département d’éducation physique, Université Laval et Caroline D’Amours, Ph.D., Chercheuse postdoctorale, Boston University

Faits saillants

  • Environ 10 % à 15 % des jeunes évoluant dans un contexte sportif seraient victimes d’intimidation dans le cadre des entraînements, des compétitions ou de tout autre événement en lien avec la pratique du sport.
  • Pour mieux comprendre et prévenir l’intimidation en contexte sportif, il faut aller au-delà des caractéristiques individuelles et s’intéresser au contexte dans lequel les jeunes évoluent.
  • L’intimidation peut entraîner des conséquences importantes sur la santé psychologique des jeunes athlètes (ex. : anxiété, colère, dépression, tristesse, faible confiance en soi). De plus, les victimes ont souvent moins d’amis et rapportent davantage de sentiments d’isolement.
  • L’intimidation en contexte sportif peut avoir des conséquences sur l’implication sportive des jeunes athlètes qui en sont victimes, telles que l’abandon ou le changement de sport ou une distance dans les relations avec leur entraîneur et leurs coéquipiers.
  • Différentes stratégies ciblant les individus et les organisations peuvent être mises en place pour prévenir l’intimidation et les comportements violents en contexte sportif.

Les jeunes et le contexte sportif

Bien que le sport soit souvent perçu comme un milieu sain, sécuritaire et contribuant au développement positif des jeunes1,2, il constitue également un lieu où l’on observe diverses manifestations de violence, dont l’intimidation. L’intimidation des jeunes dans le sport constitue un champ de recherche relativement récent et les études actuelles ont malheureusement des limites méthodologiques à prendre en considération.

Cette section porte sur le phénomène de l’intimidation entre les jeunes en contexte sportif. Le terme jeune réfère à des individus de sexe masculin ou féminin âgés de 25 ans et moins. Le contexte sportif est l’environnement dans lequel ils évoluent, que ce soit dans le cadre des entraînements, des compétitions ou de tout autre événement en lien avec la pratique du sport (ex. : réunions, séances vidéo, camps d’entraînement, sorties d’équipe).


L’intimidation chez les jeunes en contexte sportif

Plusieurs études portant sur l’intimidation envers les jeunes en contexte sportif utilisent une définition souvent reprise dans la littérature scientifique qui définit l’intimidation comme « l’exposition à des comportements négatifs répétitifs qui sont imposés par un individu possédant un plus grand pouvoir et dont l’intention est de faire du mal à sa victime possédant moins de pouvoir »3. Ainsi, pour qu’un comportement soit considéré comme de l’intimidation, certaines caractéristiques doivent être présentes, soit le caractère répétitif, les comportements agressifs, l’intention et le différentiel de pouvoir4. Même si dans certains cas l’intention des agresseurs peut être simplement de divertir ou d’exercer du contrôle sur un groupe particulier d’athlètes (ex. : en taquinant quelqu’un), certains jeunes athlètes reconnaissaient l’existence de conséquences négatives sur les victimes5. Bien que le terme intimidation soit couramment utilisé, certaines études font référence à d’autres concepts pour parler de comportements correspondant pourtant à la définition de l’intimidation. Par exemple, des auteurs vont utiliser le terme agression par les pairs pour caractériser des comportements d’agression entre athlètes6.

L’intimidation en contexte sportif peut être physique (ex. : faire trébucher, bousculer), verbale (ex. : insulter, menacer, faire des remarques sexistes), sociale (ex. : propager des rumeurs, porter atteinte à la réputation) ou matérielle (ex. : bris de l’équipement sportif personnel, vol des vêtements de compétition). Elle est directe lorsque les gestes visent directement la cible (lors du jeu, dans les vestiaires, lors des activités d’équipe ou lors des compétitions) et elle est indirecte lorsqu’elle ne vise pas directement la cible (ex. : rumeurs, atteintes à la réputation)4,5. Lorsque l’intimidation verbale et sociale se fait par l’entremise des technologies de l'information et des communications (ex. : messages textes, courriels, blogues)7, on parle d’intimidation en ligne ou de cyberintimidation. À l’heure actuelle, aucune étude n’a été répertoriée sur l’intimidation en ligne entre les jeunes athlètes.


Puisque certaines manifestations d’intimidation en contexte sportif sont hautement spécifiques au sport et que les outils utilisés pour en mesurer la fréquence ne tiennent pas toujours compte de l’ensemble des manifestations possibles d’intimidation en sport, la prévalence de l’intimidation en contexte sportif pourrait être sous-estimée4. Par exemple, l’expérience d’intimidation en sport peut prendre la forme de critiques constantes sur les performances d’un athlète sur le terrain ou bien le fait de ne pas faire de passe de manière systématique à un joueur même s’il est disponible pour recevoir le ballon2.

L’ampleur de l’intimidation chez les jeunes en contexte sportif

Selon les données disponibles, entre 10 % et 53 % des jeunes athlètes seraient victimes d’intimidation en contexte sportif1,4,8,9. Cette importante variation peut s’expliquer en partie par des différences dans les définitions utilisées. Lorsqu’une définition plus restrictive de l’intimidation est utilisée, notamment en lien avec le caractère répétitif du phénomène (c’est-à-dire que l’expérience d’intimidation a lieu plusieurs fois pendant une période donnée), les études montrent qu’entre 10 % à 15 % des athlètes seraient victimes d’intimidation en contexte sportif1,4,9.

Une variation de la prévalence de l’intimidation en contexte sportif peut également être attribuable au type d’intimidation analysé (intimidation physique ou intimidation verbale) et à l’âge des jeunes questionnés. Par exemple, une étude réalisée au Québec auprès de joueurs et de joueuses de soccer âgés de 12 à 17 ans inscrits dans des programmes sport-études portant sur les agressions entre pairs a montré que 54 % d’entre eux ont été victimes d’intimidation physique lors du jeu et que 53 % ont été victime d’intimidation verbale dans ce même contexte10. Lorsqu’on tient compte de l’âge des participants, cette même enquête a aussi montré que 48 % des joueurs âgés de 12 à 13 ans étaient victimes d’intimidation verbale et 49 % d’intimidation physique alors que la proportion était respectivement de 53  et 56 % pour les joueurs âgés de 14 à 15 ans et de 66 % et 62 % pour ceux âgés de 16 à 17 ans10.


Facteurs de risque

Certaines caractéristiques des jeunes athlètes, des entraîneurs, du milieu sportif et de la société peuvent contribuer à augmenter la vulnérabilité d’être auteur ou victime d’intimidation pour les jeunes évoluant dans ce contexte.

Un facteur de risque pouvant être associé à l’intimidation est une caractéristique des personnes, de leurs relations ou de leur environnement pour laquelle une association statistique avec l’intimidation est démontrée. Il ne s’agit cependant pas d’une relation de cause à effet.

Facteurs Individuels§1,4,5,10–17

Victimes

  • Sportifs plus jeunes évoluant dans un contexte regroupant des athlètes avec une différence d’âge plus importante
  • Appartenance à une minorité (ex. : ethnie, orientation sexuelle, non-conformité de genre)
  • Expériences précédentes d’intimidation
  • Faible engagement (manque d’effort à l’entraînement ou manque d’engagement envers l’équipe)
  • Personnalité (les personnes plus réservées et plus silencieuses sont plus susceptibles d’être intimidées)
  • Habiletés athlétiques inférieures

Auteurs

  • Être un garçon
  • Âge (les athlètes âgés de 14-15 ans et plus seraient plus susceptibles d’être auteurs d’intimidation que les plus jeunes)
  • Habiletés athlétiques supérieures

Facteurs relationnels§4,12,14,17

  • Tolérance envers les comportements violents par les adultes en position d’autorité
  • Rapports interpersonnels précaires ou distants entre l’athlète agresseur et l’entraîneur
  • Sportifs ayant un entraîneur masculin
  • Sportifs ayant des relations interpersonnelles précaires ou distantes avec leurs pairs (isolation et possible exclusion de la part des coéquipiers)
  • Sportifs ayant un entraîneur imposant un environnement sportif marqué par l’exclusion de la diversité sexuelle ou de genre

Facteurs contextuels ou organisationnels§1,16,18

  • Règles permettant ou tolérant les contacts physiques sur le jeu
  • Supervision limitée et temps non structuré (ex. : faible contrôle des activités dans le vestiaire)

Facteurs sociétaux ou culturels§5,11,12,17

  • Climat culturel menant à l’intolérance de la diversité sexuelle ou de genre
  • Valeurs fondées essentiellement sur la performance (différence de pouvoir liée aux habiletés athlétiques et à la compétition pour le temps de jeu)
  • Adhésion aux normes masculines traditionnelles
  • Acceptation culturelle de la violence et de l’agression

§ Les facteurs de risque ne sont pas présentés par ordre d’importance.

Bien que le sport soit souvent perçu comme un milieu sain, sécuritaire et contribuant au développement positif des jeunes, il constitue également un lieu où l’on observe diverses manifestations de violence, dont l’intimidation.


Facteurs de protection

Certaines caractéristiques des jeunes athlètes, des entraîneurs, du milieu sportif et de la société peuvent contribuer à protéger les jeunes de l’intimidation en contexte sportif.

Facteur individuel§1,5

  • Habiletés athlétiques supérieures

Facteurs relationnels§1,2,12,16,17

  • Bonne cohésion d’équipe
  • Présence de dynamiques positives de groupe formé par les pairs (développement d’une bonne communication entre les pairs, apprentissage du travail d’équipe et du soutien mutuel des coéquipiers)
  • Présence de parents et d’adultes proactifs et sensibles à la problématique de l’intimidation

Facteurs contextuels ou organisationnels§1,16

  • Valeurs en lien avec des environnements sécuritaires pour les participants dans un effort de créer un climat ne soutenant pas l’intimidation
  • Valeurs fondées sur la coopération

§ Les facteurs de protection ne sont pas présentés par ordre d’importance.


Conséquences

Les conséquences de l’intimidation chez les jeunes athlètes sont similaires à celles que l’on observe en général chez les victimes d’intimidation. L’intimidation peut entraîner des conséquences importantes sur leur santé psychologique (anxiété, colère, dépression, tristesse, détresse, honte, pensées suicidaires, implication dans des comportements inadaptés ou autodestructeurs et faible confiance en soi)4,19,20. De plus, les victimes ont souvent moins d’amis et rapportent plus de sentiments d’isolement1.

En plus de ces conséquences, il peut y avoir des impacts sur l’implication sportive des jeunes athlètes victimes d’intimidation, tels que l’abandon ou le changement de sport11,19 ou une distance dans les relations avec leur entraîneur et leurs coéquipiers4.


Prévention de l’intimidation chez les jeunes en contexte sportif

Bien qu’aucun programme spécifique pour prévenir l’intimidation en contexte sportif n’ait été répertorié, certaines stratégies visant principalement à prévenir la victimisation et les comportements violents peuvent être mises en place. Ces stratégies peuvent cibler les individus ou les organisations. En voici quelques exemples :

  • Exposer les jeunes sportifs à des modèles d’expression de soi non agressive10,12,17.
  • Structurer l’environnement des groupes de manière à promouvoir des relations de soutien (ex. : en mélangeant les sous-groupes pour éliminer les cliques et en déterminant des objectifs communs pour solidifier le sentiment d’appartenance à l’équipe)10,12,17.
  • Former les entraîneurs et les parents sur les normes masculines et sur l’influence qu’elles peuvent avoir sur les comportements des athlètes10,12,17.
  • Amener les organisations sportives, les décideurs publics et la communauté sportive et de protection de la jeunesse à s’intéresser au problème de l’intimidation afin de mieux le comprendre, le prévenir et le gérer6,10,16.
  • Communiquer clairement l’engagement de l’organisation envers les expériences sportives sécuritaires et positives pour tous les participants (ex. : rendre disponible un communiqué sur le site internet de l’organisation, documentation remise lors de l’inscription aux activités, identification des comportements d’intimidation comme étant inacceptables)6,10,16.
  • Considérer les façons dont les normes masculines traditionnelles sont transmises par les pairs et les hommes influents dans le contexte sportif6,10,16.
  • Encourager un bon esprit sportif et un sens moral chez les athlètes pour contrer les agressions par les pairs6,10,16.
  • Évaluer et agir sur les facteurs situationnels au sein d’un programme sportif qui tendent à augmenter les incidents d’intimidation ou qui pourraient encourager ce type de comportements6,10,16.
  • Établir des liens avec les écoles et les autres organisations ayant développé des politiques et des procédures pour prévenir les comportements d’intimidation parce que les efforts d’une organisation peuvent être contrecarrés par la réponse inadéquate à ces comportements de la part d’autres organisations6,10,16.

Les recommandations en matière d’intervention visent quant à elles principalement à améliorer la façon de traiter la victimisation et les comportements violents. Aux niveaux individuel et relationnel, il est important 1) de développer les habiletés des entraîneurs et des officiels à reconnaître et à intervenir dans les cas d’intimidation, entre autres, à l’aide de formations continues et 2) de proscrire le langage offensant (ex. : propos homophobes, propos racistes). Aux niveaux communautaire et sociétal, il apparaît important 1) d’accroître la sensibilisation et la connaissance de l’intimidation parmi ceux impliqués dans le sport (administrateurs, entraîneurs, officiels, coéquipiers, pairs et parents) et 2) d’établir des politiques et des procédures pour répondre à l’intimidation pour chaque organisation1,6,10,16,20.

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