SRAS-CoV-2 : Gestion des travailleurs de la santé en milieux de soins

La mise à jour de ce document a été faite dans un contexte rapide et urgent. Les changements apportés sont axés sur les interventions à mettre en place rapidement dans les milieux de soins. Les données probantes ainsi que les références, lorsque disponibles suivront dans une mise à jour ultérieure.

  • Le contexte épidémiologique actuel d’une augmentation rapide de la circulation du variant Omicron nous amène à réviser nos définitions d’une personne considérée protégée, partiellement protégée et non protégée.
  • Selon les données du programme de surveillance des variants, provenant des données de criblage du Laboratoire de santé publique du Québec (LSPQ) en collaboration avec quatre laboratoires sentinelles dans la province, l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) évalue que la prévalence du variant Omicron (B.1.1.529) en date du 21 décembre, est d’environ 80 % au Québec (INSPQ, 2021g).
  • Présentement les données disponibles et limitées sur l’efficacité vaccinale contre le variant Omicron ne permettent plus de considérer une personne ayant reçue deux doses de vaccin à ARNm comme étant adéquatement protégée contre l’infection par ce variant.
  • Dans le contexte des connaissances actuelles et en se basant sur le principe de prudence, le CINQ recommande actuellement de considérer les personnes ayant reçu deux ou trois doses de vaccins ou ayant déjà fait la maladie comme partiellement protégées face au variant Omicron. Cette position ainsi que les recommandations selon la gestion du risque seront révisées en début d’année 2022 à la lumière des nouvelles données scientifiques et épidémiologiques.
  • Le travailleur de la santé (TdeS) doit continuer de respecter toutes les mesures de prévention et contrôle des infections (PCI), ainsi que les directives ministérielles et consignes sanitaires, peu importe son statut vaccinal (distanciation physique, port de l’équipement de protection individuelle (ÉPI), hygiène des mains). L’usager doit porter le masque médical lorsqu’il se trouve à moins de deux mètres d’une autre personne même lorsqu’hospitalisé.
  • Une nouvelle section a été ajoutée pour regrouper les indications de retour au travail lors de rupture de service.

Le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) reçoit les recommandations du Comité sur les infections nosocomiales du Québec (CINQ) pour la gestion des TdeS et en tient compte pour émettre les directives ministérielles. Les directives ministérielles ont préséance sur les recommandations du CINQ. Référer à : https://publications.msss.gouv.qc.ca/msss/document-003270/.

Ce document vise à préciser les facteurs à prendre en considération lors d’une exposition d’un travailleur de la santé (TdeS) à un cas confirmé de COVID-19 survenue en milieu de soins ou en communauté. Il doit être utilisé comme un guide pour aider à la prise de décision sur les mesures à recommander (surveillance des symptômes, dépistage de l’infection, retrait du travail et retour au travail) pour les TdeS exposés lors d’une situation précise en fonction du type d’exposition, du port d’ÉPI ainsi que de son statut immunitaire (acquis suite à l’infection ou par la vaccination).

Le but de ce document n’est pas d’émettre des recommandations sur le port de l’ÉPI par le TdeS lors des soins, mais plutôt de présenter une démarche de gestion de risque sur la conduite à recommander pour la prise en charge des TdeS exposés.

Lors d’un contact avec un cas unique confirmé de COVID-19 ou lors d’une éclosion de COVID-19 en milieu de soins, se référer au document SRAS-CoV-2 : Mesures de prévention, de contrôle et de gestion des éclosions en milieux de soins. Ce dernier précise les dépistages requis chez les TdeS dans le but de rechercher la source du cas ou d’une éclosion et de déterminer s’il y a eu transmission dans le milieu de soins. Advenant qu’un TdeS a eu un bris dans le port d’ÉPI, d’autres mesures telles que des dépistages additionnels sont requises et disponibles dans ce document à la section 1 du présent document.

À cet égard, il faut noter que les recommandations sont modulées en fonction du niveau de protection conférée par l’immunité lequel est défini comme TdeS partiellement protégé ou non protégé (voir section définitions). Il remplace les définitions utilisées dans les documents antérieurs (vacciné et considéré protégé, rétabli avec infection récente et non protégé). Ces recommandations seront modifiées selon l’évolution des données scientifiques.

Dans ce document, les niveaux d'exposition ne sont pas qualifiés de risque élevé, modéré ou faible contrairement à la prise en charge en communauté. Dans certaines circonstances, il est possible qu’un TdeS exposé à un cas ne soit pas retiré du travail considérant l'ensemble des mesures de mitigation des risques mises en place dans les milieux de soins, de même que l'impact des retraits de TdeS sur la prestation de services. Ceux-ci doivent tout de même respecter certaines mesures telles que l’auto-isolement strict lorsqu’au travail, l’autosurveillance des symptômes et aussi dans certaines situations se soumettre à des tests de dépistage.

Note(s): 

Ce document remplace les documents suivants : SRAS-CoV-2 : Prise en charge des travailleurs de la santé dans les milieux de soins ET SRAS-CoV-2 : Recommandations pour la levée des mesures d’isolement des travailleurs de la santé. Les modifications par rapport aux versions précédentes sont indiquées en jaune.

SRAS-CoV-2 : Gestion des travailleurs de la santé en milieux de soins

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