Dossiers

Aides à la mobilité motorisées

Les aides à la mobilité motorisées (AMM) sont des appareils conçus pour suppléer une incapacité à la marche. Cette catégorie d’appareils comprend les triporteurs, les quadriporteurs et les fauteuils roulants motorisés. Leur utilisation est en nette croissance, notamment en raison du vieillissement de la population et du fait que de plus en plus de personnes aptes à marcher ou en bonne santé les utilisent. Les AMM représentent également pour certains une alternative à l’automobile suite au retrait du permis de conduire ou un mode de transport pratique et économique pour d’autres.

Aires et appareils de jeu

Les appareils et aires de jeu sont conçus pour favoriser le développement physique et social des enfants et leur utilisation doit être fortement encouragée. Afin de bénéficier pleinement des vertus de ces équipements, ces derniers doivent être conçus pour prévenir les blessures et assurer la sécurité des enfants.

Aménagements cyclables

La pratique régulière d’une activité physique est bénéfique pour la santé et l’usage du vélo constitue une activité importante à promouvoir tant dans les loisirs que comme moyen de transport. La pratique du vélo comporte cependant des risques de traumatismes principalement associés aux chutes et aux collisions avec un véhicule à moteur. 

Blessures à la ferme

La ferme constitue à la fois un milieu de travail et un milieu de vie pour les adultes et enfants qui y passent une bonne partie de leur temps. Au Québec, entre 2000 et 2011, 159 décès attribuables à un traumatisme lié au milieu agricole ont été répertoriés dont 115 décès impliquant de la machinerie agricole. Concernant les hospitalisations, 1 041 cas ont été répertoriés entre 2006-2007 et 2013-2014. Rapportés sur la population agricole, ces nombres correspondent à des taux annuels de 13 décès et de 138 hospitalisations par 100 000 personnes. La machinerie agricole est régulièrement en cause parmi les décès et les hospitalisations, surtout chez les enfants (72 % des décès) et les personnes âgées de 65 ans et plus (69 % des décès). La moitié des décès associés à la machinerie implique un tracteur. Les autres causes importantes de traumatismes sont les chutes, la présence d’animaux, le travail dans les espaces clos et les collisions sur la voie publique. Chez les travailleurs agricoles, le taux d’incidence des lésions professionnelles d’origine traumatique s’élevait en 2006 à 10 lésions reconnues par la Commission de la santé et de la sécurité au travail (CSST) pour 1 000 travailleurs de ce secteur.

Blessures associées aux activités pratiquées sur des plans d’eau naturels

Les activités pratiquées sur les plans d’eau naturels peuvent être associées à des noyades et quasi-noyades et à des blessures à la moelle épinière. La baignade et la navigation récréative comptent parmi ces activités. 

Blessures associées aux piscines résidentielles et aux bains publics

Les activités pratiquées dans les piscines résidentielles et les bains publics peuvent être associées à des noyades et quasi-noyades, des blessures à la moelle épinière et des blessures par piégeage. Les bains publics incluent les piscines publiques, les pataugeoires et les plages publiques.

Brûlures causées par l’eau chaude domestique

L’eau chaude du robinet peut causer des brûlures graves et même mortelles. Le risque de brûlures dépend de la température de l’eau, de la durée d’exposition de la peau avec l’eau et de la résistance de la peau à la chaleur. En bas de 44 °C, le risque de brûlures est inexistant chez les adultes en bonne santé : à 49 °C, il faut 10 minutes pour causer des brûlures du deuxième degré alors qu’à 70 °C, une seconde suffit. À température égale, les enfants se brûlent environ quatre fois plus rapidement que les adultes : une eau à 60 °C brûle la peau d’un enfant en une seconde comparativement à 5 secondes pour un adulte. Cette plus grande susceptibilité des enfants est due au fait qu’ils ont la peau plus mince que celle des adultes. La peau des personnes âgées est également plus mince que celle des adultes en bonne santé et moins bien vascularisée, ce qui augmente leur risque de brûlures.

Chutes chez les aînés

Les chutes sont responsables de 9 167 décès survenus au Québec entre 2000 et 2011, ce qui correspond en moyenne à 764 décès par année. Les personnes âgées de 65 ans et plus représentent 90,3 % de ces décès. On attribue également aux chutes 189 259 hospitalisations pour les années 2006-2007 à 2013-2014, soit une moyenne de 23 657 hospitalisations par année. Les personnes âgées de 65 ans et plus représentent 65,3 % de l’ensemble de ces hospitalisations. Si elles surviennent à tout âge dans des circonstances différentes, les chutes entrainent des conséquences plus graves chez les personnes de 65 ans et plus que chez les jeunes et les adultes de moins de 65 ans. Au Québec, un million d’aînés de 65 ans et plus vivent à domicile et le tiers fera une chute au cours de l’année.

Conduite avec les facultés affaiblies par l’alcool

Selon les plus récentes statistiques publiées par la Société de l’assurance automobile du Québec (2017), 351 personnes sont décédées sur les routes du Québec en 2016. La conduite avec les facultés affaiblies par l’alcool demeure la principale cause de décès sur les routes. Parmi les conducteurs décédés testés en 2015, 29,0 % avaient un taux d’alcoolémie supérieur à la limite permise de 80 mg d’alcool par 100 ml de sang.

Dispositifs de retenue pour enfants

Au Québec, entre 2008 et 2013, près de 1 366 enfants âgés de neuf ans ou moins ont été blessés en moyenne chaque année en circulant dans un véhicule motorisé sur le réseau routier. L’utilisation correcte d’un dispositif de retenue approprié au poids et à la taille des enfants (siège de nouveau-nés, siège d’enfants ou siège d’appoint) réduit jusqu’à 70 % le risque de décès et de blessures graves lors d’une collision.

Infrastructures routières

Les infrastructures routières réfèrent aux voies de circulation du réseau routier municipal et provincial incluant les infrastructures cyclables et piétonnières. Au Québec, entre 1973 et 2014, le nombre de décès chez les usagers du réseau routier (occupants d’un véhicule motorisé, piétons et cyclistes) en lien avec une collision impliquant un véhicule motorisé a diminué de 85 %. Durant cette même période, le nombre de blessés graves et légers a diminué d’environ 30 %.

Pratique récréative de véhicules hors-route

La pratique récréative du véhicule tout-terrain (VTT) et de la motoneige est très populaire au Québec. On estime que plus de 600 000 personnes de 12 à 74 ans pratiqueraient régulièrement l’une ou l’autre de ces activités motorisées. Cependant, cette popularité est assombrie chaque année par des événements causant blessures et décès.

Transport actif et sécuritaire auprès des élèves du primaire

La promotion des déplacements à pieds ou à vélo (transport actif) entre la maison et l’école auprès des élèves du primaire est l’un des moyens privilégiés pour lutter contre la sédentarité et les problèmes de santé qui y sont associés. Pour profiter pleinement de ces bienfaits, il importe de sécuriser les déplacements à pieds ou à vélo, d’autant plus que l’insécurité routière est l’une des principales raisons invoquées par les parents pour choisir l’automobile comme mode de déplacement de leurs enfants entre la maison et l’école.

Vitesse au volant

Au Québec, entre 2010 et 2014, la vitesse était en cause dans 37 % des décès survenus chez l’ensemble des usagers du réseau routier, 30 % des blessés graves et 20 % des blessés légers, ce qui représente 155 décès, 570 blessés graves et 7 320 blessés légers en moyenne par année. Le risque d’être impliqué dans une collision augmente avec la vitesse, il double pour chaque intervalle de 5 km/h à partir de 60 km/h. La sévérité des blessures est également fonction de la vitesse. Une hausse de 18 % de la vitesse (89 à 105 km/h) lors d’une collision aura pour effet d’augmenter de 40 % l’énergie absorbée par les occupants. La probabilité de mourir des suites d’une collision entre deux véhicules est deux fois plus élevée à 80 km/h qu’à 64 km/h. Pour les piétons, la démonstration est encore plus dramatique.