La vaccination au Québec

Par leurs études et leurs avis, l’Institut national de santé publique et le Comité sur l’immunisation du Québec participent au maintien de la qualité du programme québécois d’immunisation. Pour ce faire, ils procèdent à l’établissement des objectifs à atteindre, des meilleures stratégies à implanter et des produits à utiliser. Voici réunies dans une même page, les plus récentes publications concernant la vaccination par thématiques et quelques ressources pertinentes. 

Couverture vaccinale

Couverture vaccinale et âge à la vaccination avant l’éclosion de rougeole de 2011 au Québec et impact de l’Opération rougeole

Au printemps 2011, le Québec a fait face à une grande éclosion de rougeole avec 678 cas confirmés. L'investigation de l'école où l'éclosion a commencé a révélé que 4,7 % des étudiants n'avaient reçu aucune dose de vaccin contre la rougeole. Pour prévenir d'autres éclosions de rougeole, le ministère de la Santé et des Services sociaux a mené une vaste intervention de novembre 2011 à juin 2012 dans l'ensemble des écoles de la province, et administré plus de 100 000 doses de vaccin. À cette occasion, un fichier électronique provincial de vaccination a été créé pour colliger l'ensemble des informations vaccinales contre la rougeole disponibles. Cette étude a démontré qu'avant l'Opération rougeole, il y avait 3,2 % de non-vaccinés dans la population scolaire et que cette proportion a été ramenée à 2,2 %, soit une réduction de 31 % des élèves non-vaccinés.

Enquête sur la couverture vaccinale des enfants de 1 an et 2 ans au Québec en 2014   

Depuis 2006, des enquêtes bisannuelles ont lieu afin d’estimer la couverture vaccinale des enfants à l’âge de 15 et 24 mois. Ces enquêtes permettent de suivre, au rythme des changements apportés au calendrier de vaccination québécois, le degré de susceptibilité des enfants à l’égard des maladies évitables par la vaccination. Les résultats de l’enquête de 2014 montrent une amélioration par rapport à la situation de la précédente enquête lorsqu’on ne tient pas compte de l’introduction au calendrier québécois en 2011 du nouveau vaccin contre la diarrhée à rotavirus. Ainsi, les couvertures vaccinales à 15 et 24 mois sont respectivement de 91 % et 85 % en 2014, comparativement à 85 % et 80 % en 2012.

Enquête québécoise sur la vaccination contre la grippe saisonnière et le pneumocoque et sur les déterminants de la vaccination : 2016

Des données ont été recueillies au niveau des couvertures vaccinales contre la grippe et contre le pneumocoque et au plan des attitudes et des perceptions générales sur la vaccination. Les groupes ciblés par le programme de vaccination 2015-2016 contre la grippe étaient les personnes âgées de 60 ans ou plus, les malades chroniques âgés de 18 à 59 ans, les travailleurs de la santé âgés de 18 ans ou plus, les enfants âgés de 6 à 23 mois et ceux âgés entre 2 et 17 ans et atteints d’une maladie chronique. Les personnes âgées de 65 ans ou plus et celles de 2 à 64 ans à risque accru d’infections invasives à pneumocoque sont ciblées par le programme de vaccination contre le pneumocoque. Les personnes âgées de 50 ans ou plus avec un asthme assez grave pour nécessiter un suivi médical régulier ou des soins hospitaliers sont nouvellement ciblées par le programme de vaccination pneumocoque. 


Promotion de la vaccination - Aspects psychosociaux

Attitudes et croyances des parents québécois sur la vaccination – Enquête sur la couverture vaccinale des enfants de 1 an et 2 ans au Québec en 2014

Ce rapport présente les attitudes et les croyances des parents à l’égard de la vaccination qui ont été recueillies lors de l’Enquête sur la couverture vaccinale des enfants de 1 an et 2 ans au Québec réalisée en 2014. Cette enquête vise entre autres à obtenir un estimé de la couverture vaccinale des enfants à l’âge de 15 mois (cohorte 1 an) et 24 mois (cohorte 2 ans). Pour l’édition de 2014, un volet pour mesurer l’hésitation à la vaccination a été ajouté à l’enquête. Les résultats portant sur les attitudes et les croyances des parents permettent de mieux comprendre le phénomène de l’hésitation à la vaccination qui peut se manifester entre autres par une vaccination incomplète de l’enfant ou encore par un retard vaccinal pour un ou des vaccins.

Atténuation de la douleur et de l’anxiété lors de la vaccination – Questionnaire aux vaccinatrices

Ce rapport présente les résultats d’une enquête dont l’objectif était de décrire les connaissances des infirmières vaccinatrices et leur perception de l’implantation des mesures recommandées dans le Protocole d’immunisation du Québec (PIQ) depuis novembre 2015 afin d’atténuer la douleur et l’anxiété durant la vaccination. Une enquête par questionnaire a été réalisée auprès d’infirmières vaccinatrices du Québec à l’hiver 2016. L’objectif était de dresser un portrait de leurs connaissances, leurs pratiques et de leurs besoins de formation en lien avec l’implantation des mesures recommandées pour atténuer la douleur et l’anxiété lors de la vaccination. Ces mesures ont été ajoutées au Protocole d’immunisation du Québec (PIQ) en novembre 2015.

Promotion de la vaccination : agir pour maintenir la confiance

Ce document présente une synthèse des études portant sur les connaissances, attitudes et pratiques face à la vaccination au Québec et sur les interventions efficaces pour en faire la promotion, et ce, autant dans la population que chez les professionnels de la santé. Afin d’agir pour maintenir la confiance, ce document souligne notamment l’importance de mettre en place une démarche soutenue de promotion de la vaccination dans le but de répondre rapidement aux doutes soulevés ainsi que l’évaluation régulière des perceptions pour identifier les programmes qui pourraient faire face à des problèmes d’acceptabilité. Cette synthèse des connaissances a été complétée par une consultation auprès d’experts en vaccination, afin d’identifier des interventions prioritaires. L’ensemble des informations recueillies servira à l’élaboration d’un plan d’action spécifique visant le développement d’interventions de promotion de la vaccination.

Vaccination contre l'influenza des 6-23 mois au Québec : pistes de réflexion

Depuis 2004 au Québec, la vaccination des enfants de 6-23 mois contre l'influenza a été incluse au programme gratuit. Or, les couvertures vaccinales obtenues dans ce groupe sont bien en deçà des objectifs visés. Elles sont en décroissance depuis les dernières années. En effet, lors de la campagne de vaccination contre l'influenza de 2011-2012, seulement un enfant sur huit avait reçu les deux doses requises, alors qu'à l'automne 2007, un enfant sur quatre les avait reçues. Les résultats pour la campagne 2013-2014 confirment également cette décroissance. Diverses pistes d'action pour améliorer la couverture vaccinale contre l'influenza des enfants de 6-23 mois peuvent être proposées. Toutefois, il n'existe pas de solution miracle à ce problème, mais probablement des interventions multiples à mettre en œuvre.

Campagne de vaccination ciblée contre le méningocoque de sérogroupe B dans la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean : rapport d’analyse du second volet d’une enquête populationnelle

Ce rapport présente les résultats du second volet d’une enquête téléphonique dont l’objectif était d’évaluer différents aspects liés à l’acceptabilité de la campagne de vaccination ciblée contre le méningocoque de sérogroupe B (vaccin 4CMenB) dans la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Ce volet de l’enquête a été réalisé en février 2015, auprès de répondants ayant consenti, au moment du premier volet de l’enquête en mai 2014, à être contactés de nouveau. Ces répondants étaient des parents d’enfants âgés entre 2 mois et moins de 16 ans ainsi que des jeunes adultes âgés de 16 ans à moins de 21 ans. Les principales mesures incluaient la décision vaccinale concernant le méningocoque de sérogroupe B, les raisons de vaccination et de non-vaccination, la présence de manifestations cliniques inhabituelles (MCI) et l’impact de celles-ci sur les doses subséquentes du vaccin 4CMenB ou des autres vaccins du calendrier ainsi que les attitudes sur la vaccination en général.

Mieux vivre avec notre enfant de la grossesse à deux ans, section vaccination

Mieux vivre avec notre enfant est un guide pratique qui contient une information appuyée scientifiquement sur la grossesse, l’accouchement et les deux premières années de vie de l’enfant. Une section du guide est consacrée à la vaccination et inclut le calendrier régulier de vaccination chez les enfants jusqu’à 6 ans.


Maladies évitables et sécurité vaccinale

Épidémiologie descriptive des maladies à déclaration obligatoire évitables par la vaccination au Québec, 2011-2013

Ce document est un portrait de l’évolution des maladies évitables par la vaccination (MEV) au Québec dressé essentiellement à partir des données du fichier des maladies à déclaration obligatoire (MADO). Il vise à faire le point sur l’épidémiologie des MEV à déclaration obligatoire déclarées entre le 1er janvier 2011 et le 31 décembre 2013. On a constaté une baisse de l’incidence de l’hépatite A depuis 2007, mais qui s’est stabilisée entre 2011 et 2013. On a également assisté à une recrudescence des infections invasives à méningocoque de sérogroupe B dans certaines régions du Québec. La plus importante éclosion de cas de rougeole en Amérique du Nord depuis les années 2000 s’est produite au Québec entre avril et septembre 2011, avec les incidences les plus importantes dans les groupes d’âge de 10-14 ans et de 15-19 ans (taux d’incidence de 63 et 45 pour 100 000 personnesannées respectivement). Enfin, la coqueluche reste cyclique, la dernière recrudescence ayant eu lieu en 2012.

Avis sur la pertinence de mettre en place la vaccination contre la coqueluche chez toutes les femmes enceintes au Québec

La vaccination a permis une réduction importante du fardeau associé à la coqueluche. Cette infection continue toutefois de circuler au Québec et ailleurs de façon cyclique, avec des pics d’incidence tous les trois à cinq ans. Les enfants de moins de trois mois sont les personnes les plus à risque d’hospitalisation et de décès associés à la coqueluche et la majorité d’entre eux sont trop jeunes pour être vaccinés, la première dose étant prévue à l’âge de deux mois. Dans quelques pays, la vaccination systématique des femmes enceintes a été recommandée afin de réduire le fardeau de la coqueluche chez les enfants de moins de trois mois. En septembre 2015, le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) a demandé au Comité sur l’immunisation du Québec (CIQ) de fournir un avis sur la pertinence d’offrir le vaccin contre la coqueluche à toutes les femmes enceintes ayant au moins 26 semaines de grossesse.

Avis sur la pertinence d’un programme de vaccination universelle avec le vaccin méningococcique protéinique à quatre composantes au Québec

Une campagne de vaccination de masse ciblant les personnes âgées entre 2 mois et 20 ans a été menée en 2014 dans la région sociosanitaire du Saguenay–Lac-Saint-Jean en vue de contrôler une situation d’incidence élevée d’infections invasives à méningocoque causée par un clone virulent de sérogroupe B. Un vaccin méningococcique protéinique comportant quatre composantes a été utilisé (4CMenB). Cette campagne a été suivie d’une forte diminution de l’incidence des infections invasives dans la région. En date du 8 mars 2016, aucun échec vaccinal n’a été rapporté. Dans les autres régions du Québec, l’incidence des infections invasives de sérogroupe B est en régression, à l’exception de la région de Chaudière-Appalaches où des foyers d’activité sont encore présents.

Rapport final de surveillance de la sécurité de la vaccination des jeunes de 20 ans et moins contre le méningocoque de sérogroupe B au Saguenay–Lac-Saint-Jean

Afin de réduire une incidence d’infections invasives à méningocoque de sérogroupe B plus élevée dans la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean que dans le reste du Québec, une campagne de vaccination ciblant les jeunes de 2 mois à 20 ans a été menée dans cette région à partir de mai 2014. Pour évaluer en temps réel l’apparition de manifestations cliniques inhabituelles (MCI) après la vaccination avec le nouveau vaccin à quatre composantes (4CMenB), la surveillance a été rehaussée en ajoutant une surveillance active à la surveillance passive déjà existante au Québec (ESPRI). Cette surveillance active a été faite principalement par questionnaire électronique envoyé aux parents d’enfants vaccinés qui avaient fourni une adresse courriel.

La vaccination contre les VPH au Québec : mise à jour des connaissances et propositions du comité d’experts

Cette mise à jour des connaissances sur la vaccination contre les VPH traite du fardeau des maladies liées aux VPH, des caractéristiques des vaccins disponibles, de l’acceptabilité, la faisabilité et des enjeux éthiques, de même que des analyses économiques s’y rapportant. Enfin, des recommandations sont présentées et des pistes de recherche sont suggérées. Pour conclure, les annexes présentent notamment une description des études sur l’acceptabilité de la vaccination contre les VPH.

La vaccination des pré-adolescents contre les virus du papillome humain (VPH) au Québec : deux ou trois doses?

En 2007, le Comité sur l’immunisation du Québec (CIQ) a recommandé un calendrier allongé pour la vaccination contre les virus du papillome humain (VPH) débutant en 4e année du primaire, avec une deuxième dose après 6 mois, en mentionnant que la 3e dose devrait être administrée si cela s’avérait nécessaire. Pour faire suite à ce rapport de 2007 et puisque la première cohorte de filles vaccinées en 4e année du primaire arrivent en 3e secondaire à l’automne 2013, le CIQ résume les principales données scientifiques disponibles sur la question de la pertinence de la 3e dose du vaccin contre les VPH prévue 60 mois après la première dose.

Dans cet avis, le CIQ recommande de ne pas offrir de dose de rappel en troisième année du secondaire aux filles vaccinées avec deux doses en quatrième année du primaire. Cette recommandation est conditionnelle à la mise en place et à la poursuite de mécanismes efficaces pour étudier l’évolution de l’épidémiologie du VPH et détecter rapidement tout signal pouvant remettre en question le bien-fondé de cette décision.


Éthique

Avis sur un projet de mesures législatives obligeant la documentation du statut immunitaire des élèves du primaire et du secondaire

La question de rendre obligatoire la déclaration du statut vaccinal des enfants à l’entrée à l’école a été soumise au Comité d’éthique de santé publique du Québec (CESP). Après un examen sérieux des enjeux, le Comité s’est dit favorable à cette mesure si elle est administrative et qu’elle ne comporte pas de sanction. Pour le Comité, le bénéfice d’une telle mesure est de pouvoir améliorer la couverture vaccinale en plus de mieux gérer les situations d’éclosion. Un examen supplémentaire de la question pourrait être requis à la lumière de nouvelles données sur la couverture vaccinale et de l’évolution du registre de vaccination.

Évaluation d’une politique obligatoire de vaccination contre l’influenza ou de port d’un masque pour les travailleurs de la santé

L’objectif d’une telle politique est de réduire le fardeau de l’influenza transmis par les travailleurs non vaccinés aux patients et de prévenir les éclosions dans les milieux de soins. Les prémisses sous-jacentes à cette politique sont que ce fardeau est important et que la vaccination des travailleurs contre l’influenza ou le port du masque le réduira substantiellement. Il est difficile d’obtenir, sur une base volontaire, des couvertures vaccinales de plus de 70 % chez les travailleurs des hôpitaux de soins aigus, alors que les politiques de vaccination obligatoire ou de VoM permettent d’atteindre et même dépasser ce niveau de couverture vaccinale.


Autres références

Portail santé mieux-être du ministère de la Santé et des Services sociaux

La vaccination est le meilleur moyen de se protéger et de protéger les autres contre les maladies évitables par la vaccination. Les vaccins nous protègent de maladies qui peuvent avoir de graves conséquences et même causer la mort. Pour en savoir davantage sur le fonctionnement de la vaccination, son efficacité et sa sécurité, pour connaître la liste des vaccins disponibles, les démarches pour se faire vacciner et plus encore, consultez le site du Ministère et visionnez les capsules vidéos sur le sujet.

Diminuer la douleur et l'anxiété liées à la vaccination chez les enfants

Il existe des moyens qui ont fait leurs preuves pour diminuer la douleur et l’anxiété chez les enfants qui doivent recevoir un vaccin. Les trucs et conseils suivants vous permettront de rendre l’expérience de la vaccination plus positive pour votre enfant. Vous pouvez aussi utiliser plus d’un moyen pour obtenir de meilleurs résultats.