Notes de politique sur les changements climatiques, la santé et l’équité
L'INSPQ développe une collection de notes de politique sur les changements climatiques, l’équité et la santé. Ce projet vise à sensibiliser, mobiliser et soutenir les décisionnaires des milieux provincial et municipaux pour une action climatique intersectorielle saine et équitable.
Chaque note de politique aborde une thématique liée à la gouvernance de l’action climatique :
- en faisant valoir les enjeux soulevés en matière de santé et d’équité,
- en dégageant des options d’action pour soutenir et mobiliser les décisionnaires visés
Des activités de valorisation de ces notes seront organisées pour favoriser une meilleure appropriation et mobilisation des décisionnaires autour de ces enjeux.
Notes de politique
- Vers une action climatique saine et équitable
- La planification territoriale : un fondement pour favoriser la santé, l’équité et l’action climatique
- La biodiversité : un terreau fertile pour une action climatique saine et équitable (à venir)
- Note de politique sur le logement (à venir)
D’autres notes seront publiées au cours des prochaines années.
Analyse des besoins
Avant d’élaborer ses notes de politique, en 2024, l’INSPQ a réalisé une analyse de besoins auprès de 19 ministères, organismes gouvernementaux et autres organisations pertinentes. Elle a permis de mieux définir les grands paramètres de la collection : les thématiques, les publics cibles, la composition du contenu et la stratégie de diffusion.
Consultez la publication qui en découle : Changements climatiques, santé et équité : un aperçu des besoins des décideurs.
Pourquoi cette collection?
La population québécoise reconnait l’urgence climatique et estime que toutes les organisations de la société, que ce soient les entreprises privées, les municipalités ou le gouvernement provincial, devraient en faire plus. L’importance d’adapter les politiques pour soutenir les personnes les plus défavorisées et d’intégrer la santé dans l’action climatique figure aussi parmi ses préoccupations.
Puisque les changements climatiques affectent l’ensemble des secteurs (la santé, le transport, l’éducation, l’économie, l’agriculture, etc.), une collaboration intersectorielle musclée s’avère essentielle. Or, le Comité consultatif sur les changements climatiques du Québec constate un décloisonnement encore insuffisant entre les politiques des différents secteurs pour lutter efficacement contre les changements climatiques.
Pourtant, le principe de transition juste est reconnu dans le Plan pour une économie verte 2030. Pour répondre à ce principe, le Groupe d’experts en adaptation aux changements climatiques, les autorités de santé publique et le Comité consultatif sur les changements climatiques recommandent d’intégrer davantage la santé et l’équité dans les politiques climatiques. Une meilleure prise en compte de ces considérations pourrait en effet soutenir un meilleur partage des coûts et des bénéfices de l’action climatique dans la population.
Gouvernance du projet
Des instances de consultation impliquant des citoyens, des universitaires et des décisionnaires appuient l’INSPQ dans ce projet. D’autres personnes internes et externes à l’INSPQ contribuent enfin au cadrage, à la rédaction, à la révision et à la valorisation de ces publications.
Mandats du comité directeur
- Soutenir la priorisation des paramètres des notes (p. ex., thématiques et séquence)
- Souligner les opportunités et les risques (p. ex., mise à jour d’une politique, sujet sensible)
- Mettre en contact avec des contributrices ou des contributeurs potentiels
- Commenter les notes pour les aspects stratégiques
- Soutenir la diffusion et la valorisation des notes
Composition du comité directeur
- Association des aménagistes régionaux du Québec : Martin Lapointe, président
- Comité consultatif sur les changements climatiques : Marie-Jo Ouimet, médecin spécialiste en santé publique
- Citoyennes : Élisabeth Pelletier Grandbois et Éliante Ntsame Abaha
- Institut national de santé publique du Québec : Éric Litvak, vice-président aux affaires scientifiques
- Ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs : Virginie Moffet, directrice des orientations, de l’analyse et de la diffusion de l’action climatique
- Ministère de la Santé et des Services sociaux : Amélie Trépanier, directrice générale des Politiques de santé publique
- Ministère des Affaires municipales et de l’Habitation : Martin Desrochers, directeur
des mandats stratégiques en aménagement du territoire - Ministère des Transports et de la Mobilité durable : Xavier Turgeon-Bertrand, directeur de l’économie et de la mobilité
- Ouranos : Caroline Larrivée, directrice de la Programmation scientifique
- Université du Québec à Rimouski : Lily Lessard, professeure titulaire et chercheuse
L’INSPQ tient à remercier l’ensemble des personnes qui contribuent à ce projet.
Processus de production
Le processus de production des notes de politique intègre des éléments d’assurance qualité. Du cadrage du contenu des notes jusqu’à leur valorisation auprès des publics cibles, au moins une vingtaine de personnes sont impliquées dans la production afin d’en assurer la qualité scientifique, stratégique et linguistique. Ce processus peut être adapté selon le contexte et les rétroactions dans une perspective d’amélioration des pratiques. Par exemple, certaines étapes peuvent s’effectuer en parallèle afin d’accélérer la production et de profiter d’une opportunité stratégique.
Priorisation des thématiques et des publics cibles
Priorisation du contenu de chaque note
Au moins deux personnes issues du public cible et quatre spécialistes thématiques de l’INSPQ et d’organisations externes sont consultés pour déterminer les enjeux et les interventions à mettre de l’avant.
Une recension des publications scientifiques et d’autres organisations expertes permet de relever les apports les plus pertinents. Cette recherche suit les principes généraux d’une synthèse rapide. Elle privilégie les revues de littérature ainsi que les études de cas ou les documents les plus indiqués dans un contexte québécois.
La sélection finale des interventions proposées tient compte des effets pour promouvoir la santé, l’équité, l’action climatique intersectorielle et la thématique choisie. Sont aussi considérées la faisabilité et la pertinence pour le public cible. Enfin, le nombre d’options dégagées est limité pour répondre au format court des notes de politique.
Rédaction et révision des notes
Quatre tours de révision sont prévus pour chaque note : scientifique, stratégique, linguistique et administratif. Le plan et la version préliminaire de la note sont révisés par le comité directeur, ainsi que par le public cible, pour les aspects stratégiques. Des spécialistes de l’INSPQ et de l’externe s’occupent en parallèle des aspects scientifiques. Une équipe en transfert de connaissances contribue à vulgariser et améliorer la lisibilité du document. Enfin, la gouvernance interne, l’organisation subventionnaire et l’organisation mandataire s’assurent que la version pré-finale réponde aux exigences administratives.
Valorisation et adaptation
Les personnes ayant montré un intérêt à recevoir les notes de politique reçoivent les notes par courriel lors de leur publication. Il s’agit de la première étape de valorisation des notes.
Des activités de valorisation ciblées sont également organisées. Les opportunités sont recensées en continu afin de déterminer les meilleures. Des webinaires, des conférences et des articles de revue, ainsi que des activités plus privées, comme une formation ou un atelier avec le public cible de notes, sont également prévus.
Ces activités serviront simultanément à évaluer les points forts, les améliorations à apporter et les résultats à court terme des notes. Des retours d’expérience sont menés auprès des participants afin de déterminer les meilleures pratiques et d’adapter le processus.
Limites du processus
Malgré un processus intégrant des éléments d’assurance qualité, des biais peuvent s’immiscer dans le contenu des notes. Différents facteurs peuvent en expliquer la présence, particulièrement :
- Les contraintes de temps et les motifs d’agilité limitent l’adoption d’une méthodologie plus rigide (p.ex., méthode Delphi, revue systématique, analyse coûts-avantages) ou la prise en compte d’autres critères, comme l’efficience économique;
- La représentativité des participants à chaque étape n’est pas toujours parfaite;
- Les arbitrages complexes liés au travail intersectoriel, les considérations stratégiques et les objectifs de vulgarisation requièrent des compromis quant au cadrage des enjeux, aux nuances à apporter et au choix des mesures;
- La flexibilité de la méthodologie, l’adaptation selon le contexte et l’utilisation importante de littérature grise excluent une reproductibilité parfaite du processus.
Ces limites n’empêchent pas d’aller globalement dans la bonne direction pour améliorer la santé, l’équité et la lutte contre les changements climatiques. Malgré les difficultés associées, le partage d’expertises et d’expériences lié au travail intersectoriel reste nécessaire pour y arriver.
Pour en savoir plus, les méthodologies plus détaillées pour chaque note sont disponibles sur demande.
Contacts et financement
Pour en savoir plus : [email protected] ou [email protected]
Cette collection de notes de politique est financée par le gouvernement du Québec dans le cadre d’un mandat confié par le ministère de la Santé et des Services sociaux, visant à mettre en œuvre l’action Déployer une stratégie de mobilisation en changements climatiques – volet santé du Plan pour une économie verte 2030.