Mpox (variole simienne)

Agent causal

La mpox (variole simienne) est causée par un Orthopoxvirus de la famille des Poxviridae, de la même famille que la variole humaine. À l’origine, le virus est responsable d’une maladie zoonotique transmise à l’humain par les rongeurs (écureuils de Smith, rats de Gambie, loirs africains) et les primates non humains.

Il existe deux sous-types connus du virus de la mpox, appelés clades : le clade I et le clade II.

Clade I

Le clade I se retrouve principalement dans les zones où la maladie est endémique, soit dans les régions tropicales humides de l’Afrique centrale et de l’Ouest, avec de rares cas sporadiques émergeant à l’extérieur du continent, souvent au retour d’un séjour en zone où la maladie est endémique. Le sous-clade Ia était le seul connu jusqu’à l’automne 2023, où un deuxième sous-clade a été détecté, le sous-clade Ib. Celui-ci est responsable de nombreuses éclosions dans plusieurs pays africains depuis 2024, ainsi que plusieurs cas importés dans le monde.

Clade II

Le clade II est divisé en deux sous-clades. Le sous-clade IIa se retrouve dans les zones où la maladie est endémique, soit en Afrique de l’Ouest. Le sous-clade IIb s’est propagé ailleurs dans le monde depuis 2022. Il a été responsable des éclosions survenues dans de nombreux pays, principalement en raison de transmission par contacts sexuels chez la population HARSAH. La grande majorité des cas de mpox signalés au Canada jusqu’à ce jour (19 janvier 2026) a été causée par le clade IIb. Pour plus d’informations sur les cas de mpox de clade II retrouvés au Canada, consulter la page Mpox (variole simienne) du ministère de la Santé et des services sociaux.

Transmission

La transmission de la mpox peut se produire de plusieurs façons :

  • Transmission zoonotique (contact direct avec un animal infecté) :
    • Contacts étroits;
    • Préparation de viande animale;
    • Consommation de viande animale insuffisamment cuite.
  • Transmission interhumaine (contact direct avec une personne infectée) :
    • Contacts étroits (incluant la transmission par gouttelettes respiratoires à la suite d’une exposition face à face, rapprochée et prolongée);
    • Contacts sexuels;
    • Transmission verticale1.
  • Transmission par matériel contaminé (contact indirect).

Tableau clinique

Période d’incubation
5 à 7 jours (jusqu’à 21 jours).

Premiers symptômes
Fièvre, céphalées, fatigue, frissons, courbatures, adénopathies.

Symptômes spécifiques
Éruptions cutanées au visage puis au corps (mains, pieds, organes génitaux), évolutives, c’est-à-dire de la macule vers la papule, la vésicule, la pustule et puis la croûte. Dans certains cas, les lésions apparaissent initialement dans la région des organes génitaux et il arrive que la personne atteinte ne présente qu’une seule ou quelques lésions.

Durée de la maladie
2 à 4 semaines.

Période de contagiosité
Débute dès l’apparition des symptômes (incluant les symptômes systémiques) et se termine lorsque les croûtes sont tombées et que la peau saine est réapparue.

Personnes à risque de complications

  • Enfants de moins de 12 ans;
  • Personnes enceintes;
  • Personnes immunodéprimées, incluant celles vivant avec le VIH.

Complications
Kératite, encéphalite, méningite, pneumonie, surinfection bactérienne des lésions cutanées, décès.

Épidémiologie et risques en voyage

Peu importe le pays visité, les personnes à risque d’être infectées par la mpox sont les hommes, cis ou trans, qui prévoient avoir des relations sexuelles avec des hommes (HARSAH), ainsi que les travailleuses et travailleurs du sexe.

Les voyageuses et voyageurs à destination des pays d’Afrique où la mpox est présente sont également à risque d’être infectés advenant des contacts étroits avec la population locale, notamment leur famille ou amis (VFA) et s’il y a présence de relations sexuelles avec des partenaires locaux, incluant des relations hétérosexuelles. Sont aussi à risque d’infection les travailleuses et travailleurs de la santé qui pourraient donner des soins avec des mesures de protection inadéquates. Le risque augmente pour les pays avec transmission active.

Pour plus d’informations sur la situation épidémiologique de la mpox, consulter les données de l’Organisation mondiale de la Santé (en anglais).

Répartition géographique de la mpox

 

Définitions des termes

La section Recommandations par pays comporte trois niveaux de risque :

  • Risque d'exposition principalement par voie sexuelle : s’applique aux pays en dehors de l’Afrique, où la transmission se produit surtout chez la population HARSAH.
  • Présence. Risque d'exposition par voie sexuelle et par contacts étroits avec la population locale : s’applique aux pays d’Afrique où des cas ont été rapportés dans les dernières années, mais dont l’incidence récente est en dessous de 1 cas par million de population.
  • Transmission active. Risque d'exposition par voie sexuelle et par contacts étroits avec la population locale : s’applique aux pays d’Afrique où des cas sont rapportés de façon soutenue dans les six dernières semaines, avec une incidence de 1 cas ou plus par million de population.

Les incidences pour les pays d’Afrique sont calculées à partir des données de l’Organisation mondiale de la Santé.

Prévention

Mesures de protection personnelle

Les voyageuses et voyageurs à risque d’être exposés à la mpox devraient être informés des mesures préventives suivantes :

  • Se laver fréquemment les mains;
  • Éviter tout contact direct avec une personne présentant des symptômes ou qui pourrait avoir la mpox;
  • Éviter le contact avec les objets utilisés par une personne infectée par la mpox. Ne pas toucher les ustensiles, les verres, les vêtements, la literie, les draps, les serviettes, etc.;
  • Éviter dans la mesure du possible les contacts sexuels avec de nouvelles ou nouveaux partenaires, et particulièrement tout contact étroit ou sexuel avec des personnes malades (incluant celles ayant des lésions cutanées ou génitales);
  • Utiliser les équipements de protection individuelle adéquats lorsqu’un soin est prodigué à une personne infectée;
  • Consulter une professionnelle ou un professionnel de la santé en cas d’apparition de symptômes pendant ou après le voyage et aviser à l’avance des symptômes pour que des mesures de prévention et contrôle des infections soient prises lors du rendez-vous.

Mesures additionnelles pour les pays d’Afrique

Les personnes qui planifient séjourner dans un pays d’Afrique où des cas de mpox ont été signalés devraient également être informées des mesures additionnelles suivantes :

  • Éviter tout contact avec les animaux pouvant être porteurs du virus (rongeurs et primates principalement) ou avec des objets ayant été en contact avec ces animaux; sinon porter des gants et des équipements de protection si la personne doit manipuler des animaux potentiellement malades ou morts;
  • Éviter la consommation de viande d’animaux sauvages susceptibles d’être des réservoirs du virus; sinon s’assurer de la cuisson adéquate de tous les produits animaux (sang, viande) avant de les consommer.

Immunisation

Un vaccin contre la mpox est disponible au Québec. Pour plus d’informations sur les clientèles ciblées par la vaccination, consulter le Protocole d’immunisation du Québec.

Depuis janvier 2026, la vaccination est disponible pour les groupes particuliers de voyageurs qui séjourneront dans les pays d’Afrique où il y a une transmission active de mpox, et qui :

  • prévoient avoir des contact sexuels (incluant les contacts hétérosexuels) avec des partenaires locaux;
  • auront des contacts étroits et prolongés avec les populations locales touchées, p. ex. vivre sous le même toit;
  • sont des travailleuses et travailleurs de la santé qui donneront des soins directs aux populations locales.

L’intervenante ou l’intervenant en santé-voyage devrait référer les personnes visées à un point de service local (PSL) pour leur vaccination en utilisant un formulaire de référence mentionnant que leur évaluation du risque justifie la vaccination. Un exemple de formulaire se trouve à la section Outils du présent Guide.

Références

  1. Vakaniaki EH, Barhishindi I, Mubiala A, et al. Maternal and neonatal outcomes after infection with monkeypox virus clade I during pregnancy in DR Congo: a pooled, prospective cohort study. The Lancet. 2026;407(10525):256-266. doi:10.1016/S0140-6736(25)02309-8
  2. Comité sur les infections nosocomiales du Québec, Villeneuve J, Bigras M. Variole Simienne (Mpox) : mesures de prévention et de contrôle des infections pour les milieux de soins : Recommandations. Institut national de santé publique du Québec. 2024. 
  3. Institut national de santé publique du Québec. Mpox (variole simienne). 2025.
  4. Ministère de la Santé et des Services sociaux. Mpox (variole simienne). 2024.

Auteur
Comité consultatif québécois sur la santé des voyageurs 
Collaborateurs
Geneviève Grenier, Secrétariat général

Dernière mise à jour :