Atténuation de la douleur et de l’anxiété lors de la vaccination – Questionnaire aux vaccinatrices

Ce rapport présente les résultats d’une enquête dont l’objectif était de décrire les connaissances des infirmières vaccinatrices et leur perception de l’implantation des mesures recommandées dans le Protocole d’immunisation du Québec (PIQ) depuis novembre 2015 afin d’atténuer la douleur et l’anxiété durant la vaccination.

Une enquête par questionnaire a été réalisée auprès d’infirmières vaccinatrices du Québec à l’hiver 2016. L’objectif était de dresser un portrait de leurs connaissances, leurs pratiques et de leurs besoins de formation en lien avec l’implantation des mesures recommandées pour atténuer la douleur et l’anxiété lors de la vaccination. Ces mesures ont été ajoutées au Protocole d’immunisation du Québec (PIQ) en novembre 2015.

  • La majorité des vaccinatrices ayant complété le questionnaire estimaient avoir une connaissance suffisante des mesures recommandées pour atténuer la douleur et l’anxiété lors de la vaccination.
  • Plusieurs mesures recommandées dans le PIQ étaient déjà fréquemment utilisées par les vaccinatrices : faire asseoir la personne à vacciner, utiliser un langage neutre et avoir recours à des moyens de distraction et des techniques recommandées d’administration des vaccins telles que d’administrer le vaccin le moins douloureux en premier et ne pas aspirer lors de l’injection.
  • L’administration d’une solution sucrée avant l’injection et l’utilisation d’un anesthésique topique, deux pratiques recommandées dans le PIQ, n’étaient pas des mesures utilisées par une grande proportion de vaccinatrices. Aussi, près de la moitié des répondantes rapportaient demander à la mère d’allaiter son enfant avant ou pendant la vaccination.
  • L’utilisation d’autres mesures que celles recommandées dans le PIQ a également été rapportée par les vaccinatrices, malgré que certaines de ces mesures n’aient pas été démontrées comme efficaces afin d’atténuer la douleur et l’anxiété lors de la vaccination, par exemple :  coucher l’enfant à vacciner, effectuer une stimulation tactile du site d’injection et suggérer aux parents de donner de l’acétaminophène à l’enfant avant la vaccination.
  • La majorité des mesures recommandées étaient perçues comme étant faciles à implanter et comportaient peu de barrières.L’administration d’une solution sucrée avant l’injection, l’utilisation d’un anesthésique topique et l’allaitement de l’enfant par la mère étaient les trois mesures pour lesquelles l’implantation semblait être la plus difficile à réaliser et pour lesquelles les vaccinatrices ont répertorié les plus grandes barrières.
  • La majorité des mesures recommandées étaient perçues comme étant acceptables pour le parent.
  • Près de la moitié des vaccinatrices ont exprimé le besoin d’outils et d’information complémentaire afin de les soutenir dans l’implantation des différentes mesures recommandées. Le besoin d’outils à l’intention des parents et de l’enfant a également été exprimé par les vaccinatrices.

Ces résultats démontrent qu’il demeure pertinent de poursuivre les efforts afin de bien informer les vaccinatrices des différentes mesures recommandées pour atténuer la douleur et l’anxiété. Ces efforts pourraient se traduire par l’offre d’outils ou d’information afin de faciliter l’implantation de ces mesures.

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ISBN (électronique): 

978-2-550-76590-5

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