Le bruit environnemental est défini comme le bruit émis par toutes sources, excluant celles en milieu de travail. La nuisance ou le dérangement qu’il cause peuvent entraîner des effets sur la santé et la qualité de vie de la population, avec des conséquences physiques ou psychosociales. La prévalence du fort dérangement par le bruit et la prévalence de la perturbation du sommeil par le bruit sont des indicateurs qui permettent d’estimer l’impact sur la santé. Ils sont reconnus comme des indicateurs de santé publique.

Pour une première fois, l’Enquête québécoise sur la santé de la population de 2014-2015 permet d’estimer la prévalence de la nuisance et des troubles du sommeil associés au bruit environnemental à l’échelle de la province, des régions sociosanitaires et des territoires des réseaux locaux de services.

  • Les résultats de l’enquête permettent d’estimer qu’au Québec, en 2014-2015, 16,4 % de la population, soit environ une personne sur six, a été fortement dérangée par au moins une source de bruit environnemental au cours des 12 derniers mois. Les sources de bruit qui causent un fort dérangement sont, par ordre d’importance : le voisinage extérieur, la circulation routière, puis les chantiers ou travaux de construction.
  • Les prévalences du fort dérangement selon les sources de bruit varient selon la région sociosanitaire.
  • La prévalence dans la région de Montréal (21,5 %) est plus élevée que dans le reste du Québec. De plus, le bruit environnemental dérange de manière plus importante les résidents du centre-ville. La densité de population considérable, ainsi que les nombreuses infrastructures de transport (réseaux routier et autoroutier, aéroport international), expliquent possiblement ces résultats.
  • Dans les régions périphériques ou à dominance rurale, les prévalences du fort dérangement sont plus faibles lorsque comparées au reste de la province. Dans ces régions, le dérangement associé au bruit des véhicules hors route est plus élevé lorsque comparé au reste du Québec.
  • Le sommeil d’environ un Québécois sur cinq a été perturbé par le bruit environnemental au cours des 12 derniers mois.
  • Des mesures de prévention et d’atténuation des impacts du bruit sont possibles et pourraient être considérées dans la planification et l’aménagement du territoire, ainsi que lors de l’implantation de nouveaux projets industriels ou d’infrastructures routières. En période nocturne, le sommeil doit être mieux protégé du bruit environnemental, car il est essentiel au maintien d’un bon état de santé.
La perturbation du sommeil et le dérangement associés au bruit environnemental dans la population québécoise en 2014-2015

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ISBN (électronique): 

978-2-550-82510-4

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