Tirer des leçons de l’expérience québécoise du programme Triple P – Pratiques parentales positives

Demi-journée thématique
5 décembre 2017

Dans le domaine de la famille et de l’enfance, tant la Politique gouvernementale de prévention en santé que le Programme national de santé publique préconisent l’usage de programmes à données probantes à portée populationnelle, structurés proportionnellement au niveau de vulnérabilité de la clientèle, c‘est-à-dire avec une intensité d’intervention croissante en fonction de l’ampleur des besoins. Cette approche implique également d’agir dans une perspective d’intersectorialité. L’expérimentation québécoise du programme Triple P s’inscrit dans cette vision.

Cette journée vise à transférer les leçons apprises de l’évaluation québécoise du programme Triple P à d’autres initiatives visant la mise en œuvre de programmes à données probantes.

Cette formation s’adresse à toute personne susceptible d'être impliquée dans la mise en œuvre d'un programme à données probantes, notamment les professionnels de la santé publique, les décideurs intersectoriels (de services publics aux familles, d’établissements éducatifs ou de garde ou d’organismes communautaires pour la famille ou de services municipaux aux familles) et les chercheurs ou agents de recherche en évaluation de programme.

À la fin de la demi-journée, le participant sera en mesure :

  • d’expliquer et d’illustrer le cadre de référence Quality Implementation Framework (QIF), ayant guidé le processus d’implantation de Triple P au Québec;
  • de déterminer les avantages et les limites du programme Triple P en matière de soutien aux parents et de prévention de la maltraitance envers les enfants.

12 h à 13 h 45

Dîner   |    Visite des communications affichées et des exposants 

13 h 45 à 13 h 55 

Introduction : l’importance des « données probantes » en santé publique

Julie Poissant, Ph. D., experte en périnatalité et petite enfance et chercheuse d’établissement, Institut national de santé publique du Québec

13 h 55 à 14 h 15 

Triple P au Québec : qu’est-ce que ça donne?

Présenté en collaboration avec le collectif de chercheurs et d’étudiants associés à la Chaire de partenariat en prévention de la maltraitance
Marie-Hélène Gagné, Ph. D., professeure, École de psychologie, Université Laval, titulaire de la Chaire de partenariat en prévention de la maltraitance

Cette activité prévoit une période d’échanges et de questions de 5 minutes.

14 h 15 à 15 h 15 

Le Quality Implementation Framework (QIF) appliqué à l’implantation de Triple P

Sous forme d’accroche narrative (storytelling), cet atelier sera animé par un collectif composé à la fois de chercheuses et de professionnelles ayant coordonné l’implantation de Triple P dans leur communauté. Il sera structuré selon les quatre phases du QIF : (1) analyser l’environnement hôte et renforcer sa capacité à implanter un programme donné, (2) créer une structure d’implantation, (3) assurer un soutien continu à l’implantation, et (4) tirer profit de l’expérience. La présentation du contenu adoptera un format interactif : les intervenantes se succéderont pour expliquer chacune des phases du QIF et les illustrer à l’aide des histoires d’implantation de Triple P dans deux communautés (histoires de cas).

  • Présentation des phases du Quality Implementation Framework
    Émilie Charest, étudiante au doctorat en psychologie, Université Laval
    Marie-Kim Côté, étudiante au doctorat en psychologie, Université Laval
    Rosalie Lavigne, étudiante au doctorat en psychologie, Université Laval
  • Facilitateurs, défis et irritants propres à la phase du QIF
    Entre chaque phase, à tour de rôle, des chercheuses ayant analysé l’histoire d’implantation de Triple P dans chaque communauté livreront les grandes lignes de leurs analyses.
    Marie-Hélène Gagné, Ph. D., professeure, École de psychologie, Université Laval, titulaire de la Chaire de partenariat en prévention de la maltraitance (pour Québec)
    Sonia Daly, étudiante au doctorat en psychologie, Université du Québec à Montréal, et conseillère soutien aux communautés, Avenir d’enfants (pour Montréal)
  • Exemples concrets tirés de l’expérience terrain
    Les deux coordonnatrices d’implantation sur le terrain seront invitées à commenter ces analyses et à les enrichir avec des exemples.
    France Landry, coordonnatrice du programme Triple P, Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Capitale-Nationale
    Christine Renard, spécialiste en activités cliniques, Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l'Est-de-l'Île-de-Montréal

Cette activité prévoit une période d’échanges et de questions de 15 minutes.

15 h 15 à 15 h 30

Courte pause

15 h 30 à 16 h 45

Panel : Quel avenir au Québec pour les programmes à données probantes destinés aux familles?

Animation : Marie-Hélène Gagné, Ph. D., professeure, École de psychologie, Université Laval, titulaire de la Chaire de partenariat en prévention de la maltraitance

Panélistes :
George Tarabulsy, Ph. D., professeur titulaire, École de psychologie, Université Laval, et directeur scientifique, Institut universitaire - Centre jeunesse de Québec
Sylvie Desmarais, M. Sc., directrice des Services sociaux, Institut national d’excellence en santé et en services sociaux du Québec
Catherine M. Lee, Ph. D., professeure titulaire, École de psychologie, Université d’Ottawa, et formatrice accréditée, Triple P International
Ghislaine Duranceau, directrice, Programme jeunesse, Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Capitale-Nationale
Julie Rocheleau, directrice, Évaluation et performance organisationnelle, Avenir d’enfants

Cette activité prévoit une période d’échanges et de questions de 25 minutes.

16 h 45 à 17 h 05

Synthèse de l’activité et messages-clés

Marie-Hélène Gagné, Ph. D., professeure, École de psychologie, Université Laval, titulaire de la Chaire de partenariat en prévention de la maltraitance

Comité scientifique de la demi-journée 

Responsable

  • Marie-Hélène Gagné, Ph. D., professeure, École de psychologie, Université Laval, titulaire de la Chaire de partenariat en prévention de la maltraitance

Membres

  • Nathalie Bibeau, M.A.P., directrice adjointe, Programme jeunesse - services dans la communauté et ressources, Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal
  • Marie-Ève Clément, Ph. D., professeure, Département de psychologie et de psychoéducation, Université du Québec en Outaouais
  • Louisane Côté, directrice, Fédération québécoise des organismes communautaire Famille
  • Sylvie Drapeau, Ph. D., professeure, École de psychologie, Université Laval
  • Julie Goulet, Ph. D., coordonnatrice, Chaire de partenariat en prévention de la maltraitance, Université Laval
  • Danielle Guay, M. Sc., Direction régionale de santé publique de Montréal, Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal
  • France Landry, coordonnatrice, Programme Triple P, Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Capitale-Nationale
  • Marie-Claude Leduc, M.A.P., directrice adjointe continuum services clientèles, Direction programme jeunesse, Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l’Est-de-l’Île-de-Montréal
  • Julie Morissette, ressource d’accompagnement nationale, services éducatifs, Association québécoise des centres de la petite enfance
  • Sylvie Nadeau, M. Sc., directrice adjointe services intégrés du programme jeunesse, Direction programme jeunesse, Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Capitale-Nationale
  • Julie Poissant, Ph. D., experte en périnatalité et petite enfance et chercheuse d’établissement, Institut national de santé publique du Québec
  • Maryse St-Gelais, M.D., Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Capitale-Nationale/Direction de santé publique