Le seuil épidémique : un outil de vigie et de surveillance

Atelier méthodologique

Présentiel 1er décembre 2022

Le réchauffement climatique associé aux facteurs anthropiques favorise, entre autres, la sortie des agents pathogènes de leur niche habituelle et contribue à l’augmentation du nombre de cas et d’éclosions d’infections, plus particulièrement celles de type zoonotique. Celles-ci représentent notamment 60 % des maladies infectieuses. Dans ce contexte d’émergence ou de maladies infectieuses, les fonctions essentielles de vigie et de surveillance de phénomènes épidémiques doivent être renforcées et outillées en commençant par la formation d’intervenants travaillant en protection de la santé (maladies infectieuses, santé au travail et santé environnementale). Parmi les outils mathématiques que les épidémiologistes possèdent, le seuil épidémique constitue un des éléments centraux pour déterminer et signaler l’existence d’une éclosion. Nous utiliserons la méthode de régression périodique de Pelat et al. (2007) qui est accessible en ligne et facile d’utilisation.

Cet atelier méthodologique permettra aux participants d’utiliser le concept de seuil épidémique dans la vigie et la surveillance des maladies infectieuses.

Cette formation s’adresse aux médecins, infirmières et infirmiers, agentes et agents de programmation, planification et recherche et aux professionnelles, professionnels travaillant en protection de la santé ou en vigie/surveillance ; les étudiantes et étudiants en santé publique humaine ou animale de 2e ou 3e cycle universitaire et toute autre personne intéressée à la fonction vigie/surveillance.

À la fin de la journée, les participantes et les participants seront en mesure :

  • d'expliquer le concept de seuil épidémique;
  • d'énumérer et décrire les principales méthodes de calcul de seuil épidémique et leur utilité en vigie et surveillance des maladies infectieuses ;
  • d'utiliser la méthode de régression périodique pour calculer des seuils épidémiques;
  • d'interpréter les résultats de seuils épidémiques obtenus par la méthode utilisée;
  • de discuter des limites de la méthode de régression périodique.

Méthode pédagogique :

  • Présentations orales et activités pratiques dirigées par des facilitatrices en petits groupes suivies d’une période de discussion et d’échanges entre les formateurs experts et les participants.

Formatrices :

  • Sophie Bonnet, M. Sc., MPH, consultante.
    Humanitaire expérimentée, Sophie a travaillé dans le domaine de la santé mondiale pendant sept ans. Elle s’est spécialisée en eau, assainissement et hygiène au Burkina Faso et en santé publique/épidémiologie à l’Université de Montréal. Elle a effectué plus d’une dizaine de missions sur le terrain dans plusieurs pays en Afrique et s’est spécialisée dans la prévention et le contrôle des infections lors des épidémies d’Ebola et de choléra.
  • Mireille Barakat, M. Sc., conseillère scientifique, Surveillance, prévention et contrôle des maladies infectieuses, Direction des risques biologiques, Institut national de santé publique du Québec.
    Coordonnatrice des différentes initiatives de formation continue du Groupe d’experts en épidémiologie de terrain (GEPITER), Mireille s’implique activement dans les demandes de soutien en cas d’éclosions des directions régionales de santé publique. Elle anime aussi la Communauté de pratique en épidémiologie de terrain et est professeure adjointe de clinique au département de médecine sociale et préventive de l’École de santé publique de l’Université de Montréal.
  • Juliana Ayres Hutter, M. Sc., MPH, conseillère scientifique, Surveillance, évaluation de risque et contrôle des maladies infectieuses, Direction des risques biologiques, Institut national de santé publique du Québec, et chargée d’enseignement de clinique, École de santé publique de l’Université de Montréal.
    Membre du GEPITER pour soutenir les Directions régionales de santé publique en investigation d’éclosions, elle participe activement dans les différentes initiatives de formation continue du groupe.

8 h 30 à 9 h 30

Plénière des JASP pour toutes et tous.

9 h 30 à 10 h 

Pause — Visite des communications affichées et des exposants.

10 h à 10 h 10

Début de l’atelier, mot de bienvenue, répartition des groupes d’apprenants

10 h 10 à 11 h

Présentation interactive – Notion de seuil épidémique, méthodes de calcul, utilité et application en vigie/surveillance des maladies infectieuses

11 h à 12 h

Introduction au logiciel de régression périodique - Démonstration et interprétation des résultats obtenus

L’avant-midi comporte 50 minutes d’interactivité et d’échanges.

12 h à 13 h 45

Dîner — Visite des communications affichées et des exposants.

13 h 45 à 15 h 15

Retour de l’animateur sur le déroulement de l’avant-midi et présentation des activités proposées en après-midi.

13 h 55 à 14 h 55

Exercice pratique (individuel ou en sous-groupes) - Application du logiciel pour le calcul des seuils épidémiques à la vigie/surveillance de maladies infectieuses sur les bases de données disponibles

15 h 15 à 15 h 30

Courte pause.

15 h 30 à 16 h

Exercice pratique – Interprétation et discussion en grand groupe des résultats obtenus à l’aide du logiciel

16 h à 16 h 30

Présentation – Utilisation avec d’autres types d’infections et limites de la méthode de régression périodique

16 h 30 à 17 h 05

Discussion et synthèse de la journée.

L’après-midi comporte 150 minutes d’interactivité et d’échanges.

Comité scientifique

Responsable

  • Mireille Barakat, M. Sc. conseillère scientifique, Surveillance, prévention et contrôle des maladies infectieuses, Direction des risques biologiques, Institut national de santé publique du Québec, et professeur adjoint de clinique, École de santé publique de l’Université de Montréal.

Membres

  • Colette Gaulin, M.D., M. Sc., médecin-conseil, Direction de la vigie sanitaire, ministère de la Santé et des Services sociaux, Québec.
  • Caroline Huot, M.D., M. Sc., FRCPC., médecin-conseil, Unité évaluation et soutien à la gestion des risques, Direction de la santé environnementale, santé au travail et de la toxicologie, Institut national de santé publique du Québec.
  • Christine Lacroix, M.D., M. Sc., FRCPC., médecin spécialiste en santé publique et médecine préventive, Unité Vigie COVID-19, Direction des risques biologiques, Institut national de santé publique du Québec.
  • Claudie Laprise, B.Sc., M. Sc., Ph. D., épidémiologiste principale. Direction régionale du Québec, Agence de la santé publique du Canada.
  • Jérôme Latreille, Inf. M. Sc., chef de service régional maladies infectieuses, Gestion des menaces et santé environnementale, Direction de santé publique, CISSS de la Montérégie.
  • Éric Levac, M.D., M. Sc., médecin-conseil, Maladies infectieuses, Direction de santé publique, CISSS de la Montérégie.
  • Louise Ringuette, M. Sc. candidate au doctorat en bioéthique, Programmes de bioéthique, École de santé publique de l’Université de Montréal.
  • Julio Soto, M.D., Ph. D., médecin spécialiste en santé publique et médecine préventive, unité Surveillance, évaluation de risque et contrôle des maladies infectieuses, Direction des risques biologiques, Institut national de santé publique du Québec, et professeur titulaire de clinique de l’École de santé publique de l’Université de Montréal.