Produits, services et déplacement durant la grossesse

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Illustration : Sophie Casson

Messages clés à transmettre aux futurs parents

Voici les principaux messages de santé à transmettre à tous les futurs parents, selon un consensus basé sur la recherche scientifique et la pratique professionnelle. Il est à noter que cette section ne constitue pas un résumé de la fiche.

Les messages sont formulés de façon à s’adresser directement aux futurs parents, que ce soit lors d’un suivi individuel ou lors d’une rencontre prénatale de groupe. Ils sont précédés d'un porte-voix et suivis d'une explication plus détaillée. En cliquant sur les mots soulignés dans le texte, vous serez dirigé vers la section de la fiche complète qui traite de ce thème.

Produits d’usage courant

  • À l’exception des crèmes contenant des rétinoïdes, vous pouvez utiliser des crèmes, des produits cosmétiques et des produits pour les cheveux durant votre grossesse. Si vous souhaitez utiliser une crème qui contient des substances médicamenteuses ou des huiles essentielles, il est suggéré d’en discuter d’abord avec votre médecin, votre pharmacien ou votre sage-femme.
  • Votre peau devient plus sensible pendant votre grossesse. C’est pourquoi il faut appliquer de la lotion solaire : celle-ci protégera votre peau et vous évitera d’avoir un masque de grossesse. Il est suggéré d’appliquer régulièrement un écran solaire avec un FPS d’au moins 30, d’éviter le soleil entre 11 h et 16 h, de se tenir à l’ombre et de porter des vêtements longs et un chapeau.
  • Il vaut mieux ne pas s’exposer aux piqûres de moustiques et de tiques, lorsque cela est possible. Si cela n’est pas possible, il est suggéré de porter des vêtements longs et d’y appliquer un insectifuge (chasse-moustiques) plutôt que directement sur la peau. Il est proposé d’utiliser des insectifuges seulement de façon occasionnelle et de choisir ceux qui contiennent de 20 à 30 % de DEET. L’utilisation de citronnelle ou de produits à base d’huile de lavande n’est pas encouragée. Ces produits sont peu efficaces pour éloigner les moustiques et leur durée de protection est beaucoup moins longue que celle d’un produit contenant du DEET.
  • Il n’y a aucun risque à employer les produits nettoyants pour usage domestique pendant votre grossesse, si vous respectez leur mode d’emploi et s’ils sont utilisés de façon occasionnelle.
  • Les produits de santé naturels peuvent présenter des risques pour le déroulement de la grossesse et la santé du bébé. Les fabricants de ces produits n’ont pas l’obligation de mener des études pour démontrer leur caractère sans danger et leur efficacité avant leur mise en marché. Il est donc suggéré de ne pas utiliser de produits de santé naturels pendant votre grossesse sans avoir au préalable consulté un professionnel de la santé.
  • Le bisphénol A est un composé chimique présent dans les bouteilles et contenants en plastique utilisés pour les boissons et la nourriture. Selon Santé Canada, ce produit ne présente pas de risque pour la santé.
  • Les phtalates sont un groupe de produits chimiques présents dans différents cosmétiques et autres produits. L’exposition à ces substances parmi la population en général est très faible. C’est pourquoi le gouvernement du Canada ne suggère actuellement aucune mesure particulière pour réduire cette exposition.

Produits et services à utiliser prudemment

  • Vous pouvez utiliser de la peinture au latex de façon occasionnelle, mais les peintures à l’huile et le décapage sont à éviter pendant votre grossesse. Si vous êtes exposée à des travaux de peinture à l’huile ou de décapage, il est suggéré de vous tenir loin de l’espace de travail et de vous assurer d’être dans un endroit aéré.
  • En l’absence de données fiables, il est suggéré d’attendre après l’accouchement pour avoir recours aux méthodes d’épilation définitive, comme l’épilation au laser ou l’électrolyse.
  • Pendant votre grossesse, il est suggéré de ne pas fréquenter les salons de bronzage, les saunas et les spas, car cela peut augmenter la température de votre corps. Cette hausse de température peut avoir des répercussions négatives sur la santé du bébé.

Déplacements et voyages

  • Il est fortement recommandé de porter la ceinture de sécurité en voiture pendant votre grossesse et de l’ajuster correctement pour bien vous protéger : la ceinture sous-abdominale doit reposer sur le bassin (et non sur votre ventre), alors que le baudrier doit reposer sur votre clavicule (et non sur votre cou).
  • Si vous prévoyez voyager en avion, certaines précautions sont à prendre (par ex., vous lever régulièrement pour vous dégourdir les jambes). Si vous voyagez à l’extérieur du pays, vous pouvez vous renseigner auprès de votre médecin ou d’une clinique santé-voyage sur les mesures préventives à adopter (qui concernent par ex. la vaccination et l’alimentation). Il est aussi important de vous renseigner sur l’achat d’une police d’assurance pour vous et votre bébé à naître, en cas de frais médicaux liés à une hospitalisation ou à un accouchement.
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Au cours de leur grossesse, parfois même avant de savoir qu’elles sont enceintes, de nombreuses femmes ont été exposées à des produits ou ont fait des gestes qui peuvent présenter une menace à la santé de leur enfant à naître. Plusieurs se questionnent sur l’innocuité des produits qu’elles consomment ou des services qu’elles utilisent. D’autres sont préoccupées par les meilleurs moyens de se protéger et de protéger le fœtus.

Cette fiche se veut un moyen d’aider les professionnels de la santé et des services sociaux à informer et à rassurer les futurs parents au sujet de divers produits d’usage courant, tout en mentionnant des produits et services à utiliser prudemment durant la grossesse. Les mesures de sécurité à prendre pendant la grossesse lors des déplacements et voyages sont également abordées.

Quelques chiffres

Il y a peu de risques qu’un bébé naisse avec une malformation congénitale 1. Au Canada, il est estimé que de 2 à 3 % des enfants naissent avec une malformation congénitale majeure 2. Ce taux augmente à 7 % lorsqu’on inclut les anomalies majeures mises en évidence après la période néonatale (par ex., à l’âge de un an) 3. Moins de 1 % de ces malformations sont causées par des médicaments, des drogues ou l’exposition à un produit chimique pendant la grossesse 3.

Le tableau suivant est tiré de Ferreira (2007) :

Tableau 1
Étiologie des malformations congénitales
Cause Fréquence
Génétique (par ex., mutations géniques, anomalies chromosomiques, maladies héréditaires) 15 à 25 %
Facteurs environnementaux (par ex., agents tératogènes ou facteurs de risque maternels) 7 à 10 %
Hérédité multifactorielle (influence combinée de gènes et de facteurs environnementaux) 20 à 25 %
Inconnue 40 à 60 %

Martin, B. et Morin, C. (2007), « Connaissances de base sur l’utilisation des médicaments au cours de la grossesse », chapitre 2, p. 41, dans Ferreira, E. (éd.), Grossesse et allaitement. Guide thérapeutique.

Crèmes et cosmétiques

L’utilisation de la majorité des crèmes et des cosmétiques est sécuritaire lors de la grossesse. Les produits d’utilisation topique, c’est-à-dire qui sont appliqués à l’extérieur du corps, pénètrent dans les couches supérieures de la peau et atteignent donc rarement la circulation sanguine.

Cependant, certains produits sont à surveiller lors de la grossesse :

  • Il persiste un doute quant à l’ innocuité des crèmes qui contiennent des rétinoïdes : elles pourraient être responsables de malformations congénitales lorsqu’elles sont utilisées lors de la grossesse 4, malgré une absorption faible à travers la peau. Les rétinoïdes se retrouvent dans les crèmes contre l’acné, les produits antirides ainsi que dans certains produits de bronzage. Puisque des cas de naissances normales et anormales ont été signalés chez les femmes qui ont fait usage de ces produits quand elles étaient enceintes, il est suggéré de ne pas les utiliser durant cette période 5,6.
  • Il est suggéré que les femmes enceintes qui utilisent des crèmes et cosmétiques contenant des substances médicamenteuses ou des huiles essentielles en discutent avec leur médecin, leur pharmacien ou leur sage-femme. Les principes actifs contenus dans ces substances pourraient présenter un risque pour la grossesse.

Produits pour les cheveux

L’utilisation de produits coiffants, de shampooings, de revitalisants, de teintures et de permanentes est sécuritaire lors de la grossesse. En effet, les produits chimiques qui y sont contenus ne traversent pas la barrière placentaire. Des études sur les animaux réalisées avec des doses cent fois supérieures à celles utilisées lors de l’application chez l’humain n’ont pas démontré de changements significatifs dans le développement fœtal 7.

Toutefois, ces produits peuvent incommoder les femmes enceintes de différentes façons :

  • Ils peuvent être absorbés, en faible quantité, par le cuir chevelu;
  • Ils peuvent irriter le cuir chevelu;
  • Ils peuvent irriter les voies respiratoires lorsqu’ils sont inhalés.

Les femmes qui travaillent dans des salons de coiffure ou qui offrent des soins des ongles peuvent être davantage incommodées par l’utilisation de ces produits (par ex., par l’inhalation des vapeurs ou l’absorption des particules). Elles peuvent discuter avec leur médecin ou s’adresser à leur direction régionale de la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) pour recevoir plus d’information sur les façons de réduire les risques associés à leur environnement de travail. Pour connaître les coordonnées de la direction régionale de la CSST la plus proche, consulter le www.csst.qc.ca.

Lotions solaires

La peau de la femme enceinte, particulièrement celle de son visage, est plus sensible aux effets de l’exposition au soleil. Le soleil peut augmenter l’ hyperpigmentation (ou masque de grossesse) chez certaines femmes enceintes.

Pour se protéger du soleil, les consignes usuelles consistent à :

  • éviter les expositions entre 11 h et 16 h;
  • porter des vêtements longs et un chapeau;
  • se tenir à l’ombre;
  • appliquer régulièrement un écran solaire avec un facteur de protection solaire (FPS) d’au moins 30 sur la peau et les lèvres.

Insectifuges (chasse-moustiques)

Les piqûres de moustiques et de tiques peuvent entraîner des conséquences négatives sur l’issue de la grossesse en transmettant des maladies telles que le virus du Nil occidental 8. Bien qu’il soit peu prévalent au sein de la population québécoise, ce virus peut avoir des conséquences importantes sur la santé du foetus 9.

La majorité des insectifuges contiennent du diéthyltoluamide (DEET), un composé chimique dont les concentrations varient d’un produit à l’autre. Lorsqu’il est utilisé selon les instructions du fabricant, le DEET constitue un moyen particulièrement efficace de prévenir les piqûres de moustiques et de tiques.

Bien que ce produit soit reconnu comme étant peu toxique 10,11,8,12, l’état actuel des connaissances est limité quant à son utilisation durant la grossesse 13,14,15. Néanmoins, les bénéfices d’appliquer du DEET lors de la grossesse seraient plus élevés que les risques de contracter une maladie telle que le virus du Nil occidental 15.

Par conséquent, il est suggéré aux femmes enceintes d’ éviter , si possible, les situations où elles peuvent être exposées aux moustiques ou aux tiques 15.

Si elles ne peuvent éviter d’y être exposées, voici les précautions à prendre :

  • Porter des vêtements longs et appliquer l’insectifuge sur ceux-ci plutôt que directement sur la peau 15;
  • Utiliser un insectifuge contenant de 20 à 30 % de DEET. (Notons qu’une concentration supérieure à 30 % n’est plus offerte sur le marché.) Une concentration de 20 à 30 % de DEET constitue le meilleur choix, car elle protège contre 90 % des piqûres de moustiques et de tiques lorsque le produit est appliqué sur la peau ou les vêtements 15. Les produits contenant de plus faibles concentrations de DEET assurent une protection de plus courte durée. Par exemple, un produit contenant 6,65 % de DEET protège pendant deux heures, alors qu’un produit qui en contient 20 % le fait pendant quatre heures 15;
  • Limiter l’usage du DEET à une utilisation occasionnelle, conforme aux instructions des fabricants.

Il importe de noter que le DEET peut réduire l’efficacité de la lotion solaire. L’Association canadienne de dermatologie suggère ainsi d’appliquer d’abord l’écran solaire et de le laisser pénétrer dans la peau pendant 20 minutes, avant d’appliquer le DEET 16.

L’ utilisation de citronnelle ou de produits à base d’huile de lavande pour éloigner les moustiques n’est pas une option encouragée. Ces produits sont peu efficaces, et leur durée de protection est nettement inférieure à celle d’un produit contenant de 20 à 30 % de DEET 17. De plus, l’absence de toxicité et de conséquences négatives sur la santé liée à ces produits n’a pas été démontrée par des études fiables 10.

Produits nettoyants

La très grande majorité des produits d’entretien domestique sont sécuritaires pour la femme enceinte, à condition que :

  • leur mode d’emploi soit suivi;
  • l’usage soit occasionnel et domestique, c’est-à-dire dans le cadre de l’entretien routinier de sa demeure (et non dans le cadre du travail).

Les produits corrosifs, comme l’eau de Javel et les nettoyants pour le four, peuvent irriter les voies respiratoires, mais ne causent pas de dommages au fœtus lorsqu’ils sont utilisés en faible concentration et de façon occasionnelle. Il est préférable de les utiliser dans une pièce aérée et de porter des gants. S’ils provoquent des nausées ou des étourdissements, il faut cesser leur utilisation et consulter son médecin ou le centre antipoison.

Dans l’état actuel des connaissances, il est proposé de limiter au strict minimum l’usage des produits suivants :

  • les nettoyants industriels;
  • les nettoyants pour gros travaux;
  • les nettoyants puissants tout usage en vaporisateur et les rafraîchisseurs d’air. Ces derniers libèrent des composés organiques volatils qui demeurent jusqu’à cinq heures dans l’air ambiant et peuvent être inhalés par les femmes enceintes.

Produits de santé naturels

Certaines personnes favorisent le recours aux produits de santé naturels pour prévenir ou traiter les maux qui les affligent. Pour savoir quels produits sont inclus dans les produits de santé naturels, consulter le site de Santé Canada : www.hc-sc.gc.ca/dhp-mps/prodnatur/index-fra.php.

L’une des difficultés liées à la consommation de ces produits tient au fait que l’utilisateur a souvent des connaissances limitées sur le produit qu’il consomme. Ainsi, lorsqu’une personne décide de s’automédicamenter par les plantes pour résoudre un malaise diagnostiqué, elle ignore bien souvent les risques et les contre-indications qui sont associés à l’utilisation de ces produits 18.

À cet égard, certaines femmes enceintes ont tendance à abandonner un médicament prescrit pour traiter un malaise au profit d’un produit de santé naturel, en pensant qu’il est plus bénéfique pour le développement de leur fœtus 19. Or, cela s’avère un choix risqué, car les malaises non traités peuvent perturber la grossesse et nuire à la mère, tant sur le plan physique que psychologique.

Bien que de nombreux traitements à base de plantes aient des effets positifs sur la santé, que ce soit en prévention ou dans un cadre thérapeutique 20,21, d’autres produits de santé naturels peuvent causer des effets nocifs sérieux 21. L’utilisation combinée de médicaments et de produits de santé naturels est aussi à surveiller, en raison des interactions possibles entre ceux-ci. Ces interactions peuvent augmenter ou diminuer l’effet des médicaments et avoir des conséquences sur la santé de la femme enceinte et de son enfant.

Puisque nous disposons d’une quantité limitée de renseignements sur l’utilisation des produits de santé naturels chez les femmes enceintes et que nous ne pouvons exclure un risque de malformations majeures ou de fausse couche, il s’avère prudent de bien informer les femmes sur les risques de leur utilisation.

Des analyses ont montré que certains produits de santé naturels peuvent être contaminés par des métaux lourds ou des pesticides, ou bien contenir des médicaments 22. Cela signifie que certains remèdes à base de plantes vendus au Québec sans numéro de produit naturel (NPN)* peuvent contenir de telles substances.

Par ailleurs, l’homologation des produits assure que ceux-ci ne contiennent pas de substances interdites au Canada. Toutefois, elle ne garantit pas que ces produits soient sécuritaires pendant la grossesse, puisqu’il existe très peu d’études sur le sujet.

Par conséquent, les femmes enceintes qui souhaitent utiliser des produits de santé naturels durant leur grossesse sont encouragées à discuter avec un professionnel de la santé afin de faire un choix éclairé. Il est important que les professionnels exposent clairement les risques et les bénéfices associés à l’utilisation d’un produit de santé naturel.

Depuis 2004, Santé Canada œuvre à l’introduction graduelle de règles, contenues dans le Règlement sur les produits de santé naturels, qui précisent les dispositions légales portant sur la fabrication, l’emballage, l’étiquetage, l’importation, la distribution et l’entreposage de ces produits. Tous les fabricants et les distributeurs sont tenus d’obtenir des licences d’exploitation et de mise en marché. Plusieurs produits de santé naturels (plus de 25 000) sont maintenant homologués par Santé Canada et ont un numéro de produit.

Bisphénol A, phtalates et autres produits chimiques

La présence de certains produits chimiques dans les aliments, les produits de consommation et l’environnement soulève des questions et des inquiétudes, particulièrement en période de grossesse.

Le bisphénol A est un composé chimique présent dans les bouteilles et contenants en plastique utilisés pour les boissons et la nourriture. Les dernières conclusions de Santé Canada, en date de 2008, stipulent ce qui suit : « Les recherches actuelles indiquent que le grand public n’a pas lieu de s’inquiéter. En règle générale, la plupart des Canadiens sont exposés à des niveaux très bas de bisphénol A, ce qui signifie qu’ il n’y a pas de risque pour la santé 23» (les caractères gras sont de nous).

Les phtalates sont présents dans différents cosmétiques et autres produits. Dans l’état actuel des connaissances, le gouvernement du Canada ne suggère aucune mesure particulière pour réduire l’exposition à ces substances, qui serait très faible parmi la population en général 24,25.

Pour obtenir de l’information plus détaillée sur les produits chimiques, consulter les fiches de renseignements sur le site de Santé Canada : www.chemicalsubstanceschimiques.gc.ca/fact-fait/index-fra.php.

Peintures et décapants

La plupart des peintures au latex sont considérées comme sécuritaires pendant la grossesse. Cependant, leur usage doit être occasionnel.

Par contre, les peintures à l’huile, les décapants et le décapage lui-même sont déconseillés. Il est suggéré à la femme enceinte de ne pas utiliser de la peinture à l’huile ou d’y être exposée dans un endroit clos et sans aération.

Les décapants contiennent des produits toxiques, dont le chlorure de méthylène. Ce dernier est jugé toxique par Santé Canada à cause des liens avec le cancer observés chez les animaux et les humains. De plus, le chlorure de méthylène contenu dans les décapants se métabolise en monoxyde de carbone et est toxique pour le fœtus.

D’autre part, il est suggéré de ne pas décaper des meubles ou de la vieille peinture, que ce soit par sablage ou avec l’aide d’un décapant, puisque cela risque d’exposer la femme enceinte à de la peinture au plomb. Des particules de plomb peuvent alors être absorbées et nuire à la santé de la mère et du fœtus 26.

Épilation au laser et électrolyse

Certaines femmes ont recours à des techniques d’épilation définitive, comme le laser, la lumière pulsée et l’électrolyse. Peu d’études analysant les effets de ces techniques sur la grossesse sont disponibles. Conséquemment, en l’absence de données fiables qui permettent de statuer sur leur sécurité, il est suggéré de les éviter pendant la grossesse.

Salons de bronzage, saunas et spas

La fréquentation des salons de bronzage, des saunas et des spas (bains à remous) comporterait des risques pour la femme enceinte. Ces activités peuvent augmenter la température corporelle à 38,9 °C ou plus, sans que la femme se sente incommodée ou inconfortable. Cette hyperthermie serait associée à un risque accru d’ anomalies du tube neural chez le fœtus ou de fausse couche 27,28,29.

Différents facteurs peuvent toutefois influencer les conséquences de l’hyperthermie maternelle causée par une séance dans un salon de bronzage, un sauna ou un spa, comme l’état de santé général de la mère ou un problème médical particulier, le trimestre de la grossesse, la prise de médicaments, la température de l’eau ou à l’intérieur du sauna, une immersion complète ou totale dans le bain, entre autres 27. Par exemple, une exposition de 10 minutes à 39 °C est associée à un risque plus faible qu’une exposition de même durée à une température plus élevée 29.

Conséquemment, il est suggéré de ne pas fréquenter les salons de bronzage, les saunas ou les spas pendant la grossesse.

Les spas présentent aussi parfois des concentrations élevées de bactéries, comme Legionella spp ou P. aeruginosa. Un rapport sur la contamination microbiologique des spas publics indique que les personnes sévèrement immunodéprimées devraient éviter de fréquenter les spas pour ne pas être infectées 30.

Sécurité en automobile

La ceinture de sécurité

Les accidents automobiles durant la grossesse peuvent causer des blessures graves à la femme enceinte et au bébé qu’elle porte 31. Les données disponibles démontrent que le port de la ceinture de sécurité à trois points (les hanches et l’épaule) chez la femme enceinte permet de réduire significativement le nombre et la gravité des blessures de ce type.

À titre d’exemple, lors d’un accident automobile, les femmes enceintes n’ayant pas attaché leur ceinture de sécurité sont 2,8 fois plus susceptibles de vivre une mortalité fœtale que celles qui portent la ceinture 32,33. Avec la sévérité de l’impact, le port de la ceinture de sécurité constitue la variable pouvant prédire le mieux la mortalité fœtale 34.

De nombreuses études ont mis en évidence que les femmes enceintes sont peu informées sur l’utilisation adéquate de la ceinture de sécurité 32,35. Lors d’une étude menée auprès de 154 femmes enceintes, le tiers d’entre elles ont indiqué avoir des préoccupations quant à son utilisation pendant la grossesse 32. Parmi les femmes qui rapportent utiliser la ceinture de sécurité, une proportion importante (entre 25 et 50 %) ne l’utilisent pas adéquatement 36,31. Les principales raisons invoquées sont l’inconfort, la peur de blesser le fœtus ou de se blesser, et l’oubli 36,37.

Plusieurs études démontrent que les femmes enceintes qui reçoivent de l’information sur l’utilisation adéquate de la ceinture de sécurité sont plus susceptibles de la porter et de la placer correctement.

Il est essentiel de transmettre à la femme enceinte les renseignements suivants :

  • En automobile, il est fortement recommandé de porter la ceinture de sécurité à trois points (les hanches et l’épaule), et ce, tout au long de la grossesse, pour assurer sa protection et celle de son enfant en cas d’accident;
  • La ceinture de sécurité à trois points doit être installée correctement, à tous les stades de la grossesse 38,39:
    • La ceinture sous-abdominale doit toujours reposer sur le bassin (et non sur l’abdomen); elle doit donc être sous le ventre;
    • Le baudrier doit toujours reposer sur la clavicule (et non dans le cou), pour ensuite traverser le sternum et s’attacher à côté de la hanche. Il ne faut donc pas placer le baudrier sous le bras, derrière l’épaule ou dans le dos;
    • La tension de la ceinture ne doit laisser aucun jeu et être bien ajustée.

Le coussin gonflable

Il n’est pas conseillé de désactiver le coussin de sécurité gonflable pour les femmes enceintes. Les études démontrent que sa fonction protectrice ajoutée à celle de la ceinture de sécurité est maintenue lors de la grossesse 35,40.

Il importe toutefois que la femme enceinte ne soit pas assise trop près du coussin gonflable. Idéalement, il doit y avoir une distance d’au moins 25 cm entre le sternum et le centre du volant (ou du tableau de bord, si la femme ne conduit pas) 40. Au fur et à mesure que la grossesse progresse et que le ventre de la femme devient plus volumineux, celle-ci peut reculer son siège pour maximiser la distance entre elle et le volant.

Voyages en avion ou à l’étranger

Moment pour voyager

Les voyages en avion sont sécuritaires pendant la grossesse. Les compagnies aériennes permettent habituellement aux femmes enceintes de voyager jusqu’à un mois avant la date prévue d’accouchement.

Néanmoins, le meilleur moment pour voyager lors d’une grossesse se situe entre la 14e et la 28e semaine. Durant les dernières semaines de la grossesse, les femmes enceintes se sentent parfois plus inconfortables lorsqu’elles doivent demeurer assises durant de longues périodes. C’est aussi une période plus à risque pour le déclenchement du travail prématuré.

Pour limiter les malaises pendant un voyage en avion, la femme enceinte peut se lever de façon ponctuelle, soit environ une fois par heure, pour se dégourdir les jambes et marcher un peu.

Détecteurs de métaux

Les détecteurs de métaux à franchir dans les aéroports ne constituent pas un danger pour la femme enceinte ou pour le fœtus 40.

Soins préventifs

Les femmes enceintes peuvent discuter avec leur médecin de leur plan de voyage, notamment pour la question des mesures préventives et des traitements prophylactiques associés à certains troubles (comme la malaria et l’hépatite) et à la consommation de l’eau et de certains aliments à l’étranger. Elles ne sont pas plus à risque qu’une autre personne. Par contre, elles sont plus vulnérables aux conséquences que cela peut entraîner. Les cliniques santé destinées aux voyageurs pourront aussi leur donner de l’information et des soins préventifs.

Police d’assurance

Une protection suffisante pour couvrir les frais médicaux liés à une hospitalisation ou à un accouchement est nécessaire pour tout déplacement d’une femme enceinte à l’extérieur du pays.

La Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ) peut couvrir une partie des coûts liés aux services de santé reçus à l’extérieur de la province pour une personne détenant une carte d’assurance maladie valide.

Cependant, comme les frais liés aux services de santé sont souvent plus élevés à l’extérieur de la province, le remboursement de la RAMQ ne couvre qu’une partie des frais 41. La femme enceinte peut se renseigner auprès de son assureur privé afin de savoir si son bébé est couvert advenant une naissance prématurée ou à l’extérieur du Québec.

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  3. Martin, Brigitte et Morin, C. (2007). Connaissances de base sur l'utilisation de médicaments au cours de la grossesse. Dans Ferreira, Ema, Grossesse et allaitement. Guide thérapeutique, (p. 35-52). Montréal : Éditions du CHU Sainte-Justine.
  4. Centre de toxicomanie et de santé mentale (2003). Est-ce sans danger pour mon bébé? : Risques et recommandations concernant l'usage de médicaments, d'alcool, de tabac et d'autres drogues pendant la grossesse et l'allaitement. Toronto.
  5. Malo, Josiane et Bouche, V. (2007). Acné. Dans Ferreira, Ema, Grossesse et allaitement. Guide thérapeutique, (p. 639-652). Montréal : Éditions du CHU Sainte-Justine.
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    Document consulté de www.otispregnancy.org/files/tretinoin.pdf.
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    Document consulté de www.nhtsa.gov/people/injury/airbags/Internet_Services_Group/ISG-Restricted/Buckle-Up%20America/pregnancybrochure/BUA_PregnancyNHTSAchange.pdf.
  41. Régie de l'assurance maladie du Québec (2009). Les services couverts à l'extérieur du Québec. RAMQ.
    Document consulté de www.ramq.gouv.qc.ca/SiteCollectionDocuments/citoyens/fr/depliants/depl-services-couverts-exterieur-quebec-fr.pdf.

Date de création : octobre 2011

Ressources et liens intéressants

Les adresses, noms d’organismes ou documents mentionnés dans cette section ont retenu l’attention des différents partenaires ayant collaboré à la rédaction de cette fiche en raison de leur pertinence. Toutefois, il ne s’agit nullement d’une liste exhaustive et les contenus qui y sont développés n’engagent ni la responsabilité des différents partenaires ni celle de l’Institut national de santé publique du Québec.

Pour en savoir plus sur les effets des médicaments sur la grossesse et l’allaitement

Centre IMAGe
Ce centre d’information québécois est destiné aux professionnels de la santé et offre des renseignements sur les effets des médicaments durant la grossesse ou l’allaitement.
http://image.chu-sainte-justine.org ou 514 345-2333

Pour en savoir plus sur les risques associés à l’exposition à divers produits ou substances durant la grossesse et l’allaitement

Santé Canada
Ce site fournit des fiches de renseignements sur divers produits chimiques.
www.chemicalsubstanceschimiques.gc.ca/fact-fait/index-fra.php

Commission de la santé et de la sécurité du travail du Québec (CSST)
La CSST fournit de l’information sur l’exposition à des produits chimiques dans le cadre du travail.
www.csst.qc.ca/prevention/reptox/Pages/repertoire-toxicologique.aspx​ ou 1 866 302-CSST (2778)

Organization of Teratology Information Specialists (OTIS)
Cette organisation à but non lucratif fournit de l’information basée sur des données probantes au public et aux professionnels au sujet de l’exposition à divers produits ou substances durant la grossesse et l’allaitement.
www.otispregnancy.org (en anglais)

Pour en savoir plus sur le port de la ceinture de sécurité

Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ)
Le dépliant Attachez-vous tout le temps! de la SAAQ porte sur la ceinture de sécurité, l’appuie-tête et le coussin gonflable.
www.saaq.gouv.qc.ca/securite_routiere/ceinture_securite/index.php.

Lexique

Anomalies du tube neural :
Malformations congénitales du système nerveux central liées à un défaut de fermeture du tube qui formera le cerveau et la moelle épinière.

Barrière placentaire :
Structures anatomiques qui séparent la circulation sanguine maternelle de la circulation sanguine du fœtus.

Fausse couche :
Décès d’un embryon ou d’un fœtus qui survient au cours des 20 premières semaines de grossesse.

Homologation :
Reconnaissance de la conformité d’un produit par rapport à une norme officielle.

Hyperpigmentation (ou masque de grossesse) :
Marques brunes qui se forment sur le visage.

Innocuité :
Caractère de ce qui est sans danger.

Malformations congénitales :
Anomalies morphologiques des organes, des membres ou des tissus présentes dès la naissance (héréditaires ou non).

Prophylactique :
Se dit d’un traitement ou d’un remède préventif.

Rétinoïde :
Composé chimique dérivé de la vitamine A.

Sternum :
Os situé au milieu de la poitrine