HIV Serostatus Knowledge, Absence of Previous Testing and Sexual Behaviors among Injecting Drug Users

Connaissance du statut sérologique pour le VIH, absence de dépistage antérieur et comportements sexuels chez les utilisateurs de drogue par injection

Communication affichée présentée au congrès ISSTDR 2011, Québec, Canada

Thème

Peu d’études ont examiné le lien possible entre la connaissance de son statut sérologique pour le VIH et les comportements sexuels chez les utilisateurs de drogues par injection (UDI). Nous présentons ici des données recueillies dans le cadre du réseau SurvUDI, un projet de surveillance épidémiologique du VIH et du VHC auprès d’UDI québécois recrutés dans la province de Québec et la ville d’Ottawa, la majeure partie dans les centres d’accès au matériel d’injection.

Public cible

Les résultats présentés ici intéresseront les épidémiologistes dans le domaine des ITSS. Ils sont également susceptibles d’intéresser tout acteur, intervenant ou décideur du système de santé québécois qui intervient auprès des UDI.

Faits saillants

La comparaison des comportements sexuels a été effectuée entre 3 groupes :

1. les UDI se sachant séropositifs pour le VIH;

2. les UDI se sachant séronégatifs pour le VIH;

3. les UDI n’ayant jamais été testés pour le VIH auparavant.

Statut séropositif connu

Nous avons observé que les UDI qui se savent séropositifs pour le VIH adoptent généralement des comportements sexuels plus sécuritaires. Ils sont moins nombreux à être actifs sexuellement et plus nombreux à utiliser le condom à chacune de leurs relations sexuelles avec leurs partenaires réguliers, occasionnels ou de prostitution. Cette observation est par ailleurs plus marquée chez les hommes que chez les femmes.

Statut sérologique inconnu

Les UDI qui n’ont jamais été testés pour le VIH auparavant sont moins nombreux à utiliser le condom à chacune de leurs relations sexuelles. Ce phénomène est encore plus évident chez les femmes que chez les hommes, sauf en contexte de prostitution où l’observation est valable pour les deux sexes.

Protection inconstante

L’usage inconstant du condom demeure fréquent. Entre 15 et 80 % des UDI déclarent ne pas utiliser le condom à chacune de leurs relations sexuelles (très variable selon le type de partenaires sexuels et la connaissance du statut sérologique pour le VIH).

Des efforts supplémentaires sont nécessaires en termes d’interventions pour améliorer la constance du port du condom chez les UDI séropositifs pour le VIH, en particulier chez les femmes ainsi que chez ceux n’ayant jamais été dépistés auparavant. Cette étude représente également un argument supplémentaire pour la promotion du dépistage du VIH chez les UDI.

[Note : La communication affichée n’est disponible qu’en anglais]

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Rédigée par : 

Karine Blouin, Raymond Parent, Pascale Leclerc, Caty Blanchette, Michel Alary, Carole Morissette, Elise Roy, Christiane Claessens, the SurvUDI Working Group

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