Prévention par la vaccination des maladies attribuables aux virus du papillome humain au Québec

Comité sur l’immunisation du Québec

Rédacteurs : Ève Dubé, Bernard Duval, Vladimir Gilca et Patricia Goggin

Thème

Publié en 2007, le présent rapport s’intéresse à la problématique de la prévention des maladies attribuables aux virus du papillome humain (VPH). Il est divisé en deux parties :

  • un résumé exécutif soulignant les principaux éléments de la problématique et énonçant les recommandations du Comité sur l’immunisation du Québec (CIQ);
  • une synthèse détaillée des connaissances.

Sans occulter les autres maladies causées par le VPH, le rapport se concentre sur la prévention du cancer du col utérin.

Public cible

Le rapport devrait intéresser principalement les intervenants, chercheurs et décideurs en santé publique, particulièrement ceux travaillant dans le domaine de la prévention des maladies évitables par la vaccination, dans celui des infections transmises sexuellement ou encore dans celui du cancer.

Il intéressera également les cliniciens œuvrant auprès de préadolescents, d’adolescents et de jeunes adultes.

Faits saillants

Les virus du papillome humain

Il existe plus de 40 types de virus du papillome humain (VPH) qui affectent la zone ano-génitale des humains, dont une quinzaine sont susceptibles de provoquer des cancers, notamment du col utérin, de l’anus, du vagin, du pénis et de l’oropharynx.

Le VPH est présent dans presque la totalité des cas de cancer du col de l’utérus. Les types 16 et 18 sont associés à environ 70 % des cas de ce type de cancer.

Les VPH sont aussi associés à des lésions non cancéreuses comme les condylomes ano-génitaux. Ceux-ci sont liés aux types 6 et 11 dans la très grande majorité des cas.

La possibilité de prévenir le cancer du col utérin par la vaccination est à la fois une opportunité extraordinaire et un défi difficile à relever.

Deux vaccins contre le VPH

Au moment de la publication de l’avis (2007), deux vaccins contre les VPH avaient été testés dans des études cliniques :

  • GardasilMC, un vaccin quadrivalent protégeant contre quatre types de VPH (6, 11, 16 et 18);
  • CervarixMC, un vaccin bivalent qui protège contre les types 16 et 18.

Ces deux vaccins ne peuvent pas causer la maladie, car ils ne contiennent aucun produit biologique vivant ou ADN et ils ne sont pas infectieux.

Lors des essais cliniques, ils ont tous les deux démontré une efficacité de plus de 95 % contre le développement des lésions de haut grade associées aux VPH 16 et 18, et ce, pour des périodes allant jusqu’à 5,5 ans.

Les vaccins ont le potentiel de prévenir 70 % des cas de cancer du col, environ 55 % des lésions de haut grade et 25 % des lésions de bas grade qui sont causées par les VPH 16 et 18.

Jusqu’à maintenant, les deux vaccins n’ont pas démontré d’effet thérapeutique sur les infections acquises .

Mise sur pied d’un programme de vaccination

Le rapport aborde également la question de l’acceptabilité d’un programme de vaccination contre le VPH, ainsi que celle de la faisabilité d’implanter un tel programme.

Les recommandations du CIQ quant aux stratégies et au calendrier à adopter sont aussi décrites dans le document.

Finalement, le CIQ se penche sur l’impact potentiel d’un programme de vaccination sur le dépistage, puis précise la nécessité d’évaluer un tel programme malgré la complexité de l’entreprise.

 

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