Les données sanitaires mondiales de l'OMS : cibles atteintes?

Le 13 mai 2015, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) publiait ses Statistiques sanitaires mondiales 2014. Les constats sont plutôt positifs : mortalité réduite de moitié chez les enfants, augmentation de l’espérance de vie, meilleur accès à l’eau potable. Ce document nous apprend également que la tendance de la propagation du VIH s’inverse doucement. On estime ainsi que 2,1 millions de personnes ont été nouvellement infectées par le VIH en 2013, une diminution de 33 % comparativement aux 3,4 millions de nouvelles infections de 2001 (une autre estimation).

L’année 2015 était la date butoir des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) des Nations Unies. Ces objectifs avaient été définis en 1990 afin d’orienter l’action mondiale devant mettre fin à la pauvreté. Le rapport annuel de l’OMS évalue les progrès accomplis à l’égard de ces objectifs dans chacun des 194 pays pour lesquels elle dispose de données.

La progression du VIH commence donc à ralentir de manière notable. Toutefois, la cible révisée, consistant à garantir l’accès universel au traitement du VIH, sera plus difficile à atteindre considérant les nouvelles recommandations de l’OMS. L’Organisation préconise en effet de traiter un plus grand nombre de personnes. À la fin de 2013, près de 13 millions de personnes étaient sous traitement antirétroviral dans le monde, dont 11,7 millions dans les pays à revenus faibles ou intermédiaires, soit 37 % des personnes vivant avec le VIH dans ces pays (voir les pages 15 et 21 du rapport pour de plus amples détails).

Ces progrès restent insuffisants. Si les Amériques profitent de la plus forte progression de couverture du traitement antirétroviral chez les personnes remplissant les conditions pour en bénéficier, la cible n’a pas été atteinte (voir cible 6B à la page 21). Par ailleurs, la donnée spécifique pour le Canada n’est pas exprimée dans le tableau no 8 de la page 29.

Par la mortalité prématurée qu’il induit, le VIH/SIDA est la 6e plus importante cause de perte d’années de vie sur notre planète. Entre 2000 et 2012, une réduction de 12 % de ces années de vie perdues liées au VIH/SIDA a été observée à l’échelle mondiale. Il s’agit de l’une des plus faibles diminutions parmi les 20 principales causes.

Rédigée par : 

Fannie Defay

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