Le travail en réseau : une nouvelle culture qui maximise les forces du milieu

Ils sont nombreux à le soutenir : la complexité croissante des besoins et des systèmes de santé conjuguée au fardeau de la maladie, « rend nécessaire la recherche de nouveaux modes de fonctionnement » (Denis. A Roy). Les nouvelles exigences sont multiples : flexibilité, souplesse, travail d’équipe…

Mettre le travail en silo derrière nous

Notre système de santé souffre d’un cloisonnement important dans les pratiques. On constate en effet une fragmentation de l’offre de services et une incapacité grandissante des personnes vulnérables à repérer les ressources qu’exige leur état de santé. L’offre de services par établissement ou par programme comporte ses limites et suscite de nombreuses préoccupations chez les gestionnaires et les professionnels concernés. Pour les uns, les défis relèvent de l’organisation des services et pour les autres, du partage de l’expertise. Comme le dit si bien Guy Le Boterf, expert en matière de réseaux, « aujourd’hui, on ne peut être compétent tout seul ».

Le travail en réseau offre une opportunité de trouver des solutions adaptées à des problèmes complexes, et ce, à partir des ressources et des forces du milieu.

Une nouvelle culture

La gestion en réseau appelle le façonnement d’une nouvelle vision de l’organisation des soins et des services en vue de mieux répondre aux besoins des plus vulnérables. Le travail en réseau développe une culture de l’interactivité et favorise la cohérence, la convergence entre les partenaires, le soutien mutuel et l’innovation.

Ce type de collaboration génère aussi ce que l’on appelle des compétences collectives (interprofessionnelles, interdisciplinaires, inter organisationnelles). Ces compétences résultent de la coopération qui existe entre les individusIl s’agit des compétences et des savoirs qu’aucun n’aurait pu détenir, ni inventer ou construire seul, selon J. Beillerot, professeur émérite en Sciences de l’éducation à Paris. Nous y reviendrons dans un prochain écrit.

Nécessité d'un but commun

Le grand objectif du travail en réseau? Optimiser la qualité et l’impact de chaque intervention auprès des personnes et des groupes dans le besoin. N’est-ce pas là ce que nous tentons tous de faire?

Pour favoriser ce changement de culture, parce qu’il s’agit bien d’un changement de cette nature, il convient bien sûr de mieux comprendre les différents avantages que procure un tel mode d’organisation du travail. Cela fera également l’objet d’un prochain billet sur ce site. En attendant, il peut s’avérer enrichissant de s’intéresser aux expériences qui ont été menées à travers le Québec, mais aussi ailleurs dans le monde.

Pour en apprendre davantage, consultez notre fiche thématique sur le travail en réseau

Rédigée par : 

Pauline Clermont, formatrice et ex-infirmière dans la région de l'Abitibi-Témiscamingue, et Nicole Marois, coordonnatrice des Programmes nationaux de formation en ITSS

Catégorie(s):