L'accès au suivi et au traitement pour les personnes atteintes de l'hépatite C au Québec

Thème

Comme la majorité des personnes avec un diagnostic d’hépatite C au Québec sont des utilisateurs de drogues par injection, les clientèles à traiter présentent souvent des situations complexes de santé. Cette étude vise à mieux définir les besoins des personnes atteintes du virus de l’hépatite C (VHC) et à fournir des pistes d’actions pour la mise en place des services adaptés à cette clientèle.

Bien souvent, les personnes infectées par le VHC n’en ressentent pas à court terme les effets, mais peuvent devenir des porteurs chroniques et risquent de transmettre l’infection. Certains porteurs chroniques développeront des complications qui nécessiteront des hospitalisations et des traitements onéreux.

Il existe un traitement efficace permettant de guérir une proportion importante de personnes atteintes de l’hépatite C. Toutefois, ce traitement nécessite un suivi adéquat auprès des personnes traitées, car il peut comporter des effets secondaires importants et donc compromettre la guérison en raison d’une prise sous-optimale de médication ou d’un abandon de traitement. Il est donc essentiel d’assurer un suivi adéquat auprès des personnes traitées.

Public cible

Ce document s’adresse aux gestionnaires et aux intervenants préoccupés par la complexité de l’intervention auprès des personnes toxicomanes présentant de multiples problèmes de santé physique et mentale. Il est d’intérêt pour eux qu’ils œuvrent dans le réseau public, privé ou communautaire en services de première, deuxième ou troisième ligne.

Faits saillants

Les observations présentées montrent que l’intégration des services constitue une solution réaliste et souhaitée par les acteurs sur le terrain pour soutenir le traitement des personnes atteintes du VHC.

En effet, une consultation auprès d’acteurs clés dans le système de soins au Québec montre qu’une optimisation de l’offre de services repose sur :

  • une meilleure gestion des ressources;
  • une amélioration de l’expertise chez les professionnels;
  • une meilleure connaissance des problèmes de santé des personnes toxicomanes atteintes du VHC.

La meilleure gestion des ressources financières et humaines passe notamment par :

  • la mobilisation des décideurs;
  • l’implication des réseaux locaux;
  • la concertation des différents acteurs;
  • la création de noyaux d’expertise accompagnée du transfert de l’expertise;
  • le soutien financier pour combler les lacunes dans l’offre de services.

La consultation a aussi mis en évidence l’importance d’adapter l’offre de services en assurant un meilleur accès aux ressources pour ces clientèles, tant en termes d’horaire que de proximité des services. L’optimisation des services peut être assurée par la contribution des organisations qui sont déjà impliquées auprès des clientèles aux prises avec des problèmes d’abus de substances, de santé mentale et de désorganisation sociale.

Le développement de l’expertise devrait quant à lui porter tant sur les compétences en VHC que sur l’approche à la clientèle qui présente des problèmes complexes de santé.

Rédigée par : 

Lina Noël, Julie Laforest et Pier-Raymond Allard

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