Avis du comité sur l'immunisation du Québec sur la vaccination des femmes de 18 ans et plus contre les virus du papillome humain (VPH)

Comité sur l’immunisation du Québec

Rédacteurs : Chantal Sauvageau et Vladimir Gilca

Thème

Cet avis présente les recommandations du Comité sur l’immunisation du Québec (CIQ) quant à la pertinence d’élargir l’accès à la vaccination gratuite contre les virus du papillome humain (VPH) aux femmes âgées de 18 ans et plus.

L’évaluation porte plus précisément sur trois groupes :

  • les femmes infectées par le VIH;
  • les femmes immunosupprimées et
  • les femmes fréquentant les refuges.

L’avis analyse également la situation d'autres groupes pouvant présenter des risques particuliers liés aux VPH.

Public cible

Rédigé à la demande du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec, ce document est intéressant pour les intervenants, chercheurs et décideurs en santé publique, particulièrement ceux travaillant dans le domaine de la prévention des maladies évitables par la vaccination, dans celui des infections transmises sexuellement ou encore dans celui du cancer.

Il intéressera également les cliniciens œuvrant auprès d’adolescents et de jeunes adultes.

Faits saillants

À la lumière des données spécifiques aux sous-groupes analysés, le CIQ réitère sa position présentée dans son avis de 2007 à savoir qu’il serait souhaitable d’offrir le vaccin gratuitement à toutes les femmes de 26 ans et moins.

Le CIQ émet par ailleurs les précisions suivantes :

  • Les jeunes filles ciblées par le programme scolaire et celles de moins de 18 ans ne fréquentant pas le milieu scolaire devraient avoir accès à la vaccination gratuite de façon prioritaire.
  • Considérant le risque plus élevé de complications liées aux infections aux VPH que présentent les personnes immunosupprimées, celles infectées par le VIH et les autochtones en comparaison avec la population générale, les stratégies permettant de rendre la vaccination contre les VPH plus accessible et moins coûteuse devraient être envisagées pour ces trois groupes jusqu’à l’âge de 26 ans.
  • L’état actuel des connaissances ne permet pas d’émettre des recommandations particulières en ce qui concerne les femmes de la rue ou habitant les refuges ni pour les personnes atteintes de maladies chroniques.

La pertinence de la vaccination gratuite des jeunes hommes n’est pas étudiée dans le présent avis, ce sujet fera l’objet d’un autre rapport.

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