Brèves d'actualité

 Bulletin d'information en santé environnementale

  • 1 juin 2016

    La Direction de santé publique de Montréal (DSP), à la demande d’une école sur son territoire, a publié un avis concernant les risques que peuvent représenter les composantes d’un gazon synthétique pour la santé des élèves. La DSP a émis ses conclusions et recommandations après avoir fait le point sur les risques sanitaires, le risque de cancer, les connaissances concernant les nanoparticules issues des granulats de pneus utilisés comme matériel de remplissage des gazons synthétiques et la température plus élevée. Les plus récentes recommandations émises par les organismes de santé publique ont aussi été considérées.

    Ainsi, la DSP de Montréal conclut que « les risques à la santé reliés à l’utilisation de ce type de surface sont non significatifs et que, conséquemment, les...

  • 1 juin 2016

    L’impact médiatique qui a surgi en octobre 2015 à la suite de la demande de la ville de Montréal de procéder à un déversement dans le fleuve Saint-Laurent de quel que cinq milliards de litres d’eaux usées, sans traitement, a mis au jour des pratiques plus répandues qu’il n’y paraît. Il a ainsi été révélé que certaines municipalités déversent directement leurs eaux usées dans l’environnement, sans traitement, ou que des déversements importants avaient eus lieu ailleurs au pays. Le flushgate aura eu pour effet de sensibiliser la population à cette problématique.

    Une recherche conduite par une équipe de l’Université du Québec à Trois-Rivières a démontré que si le déversement des eaux usées dans le fleuve Saint-Laurent a eu un impact environnemental négatif, le fleuve n’...

  • 1 juin 2016

    Le 27 novembre 2015, le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques publiait le second rapport du comité d’experts sur la contamination résiduelle de la rivière Chaudière par les hydrocarbures pétroliers. Ce document portait sur l’analyse des résultats obtenus dans le cadre de la mise en œuvre du Plan de gestion des contaminants dispersés dans la rivière Chaudière en juillet 2013. Les principaux constats sont rapportés ci-dessous :

    • L’étendue de la contamination, de même que la concentration en hydrocarbures pétroliers mesurée dans les échantillons de sédiments prélevés sur le lit de la rivière Chaudière, ont diminuées de façon importante de 2013 à 2014;
    • Certains échantillons de sédiments prélevés dans...
  • 1 juin 2016

    Depuis le début de l’année 2016, plusieurs pays d’Amérique du Sud, d’Amérique centrale et des Caraïbes font face à une importante éclosion du virus Zika, de la même famille que le virus de la Dengue, du Nil Occidental et Chikungunia. Ce virus peut être transmis à l’humain par l’entremise d’un moustique du genre Aedes (A aegypti et A. albopictus). Parmi les personnes infectées, 80 % sont asymptomatiques. Quant aux individus symptomatiques, ils présentent de la fièvre, des éruptions cutanées, des douleurs articulaires ou des conjonctivites. L’aire de distribution du moustique vecteur de cette zoonose ne s’étend pas à l’heure actuelle au territoire canadien.

    Récemment, l’hypothèse que ce virus puisse être transmis d’une mère infectée à son fœtus a été...

  • 1 juin 2016

    Le 12 décembre 2015, 195 pays, dont le Canada, ont signé l’Accord de Paris qui vise à limiter l’augmentation de la température moyenne de la planète en dessous de 2oC par rapport au seuil préindustriel, et à poursuivre l’action afin de limiter cette augmentation à 1,5oC si possible. Cette entente, qualifiée d’historique, s’inscrit dans le contexte de l’augmentation de la température moyenne de la planète, alors que la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) annonçait en janvier dernier que l’année 2015 est la plus chaude jamais enregistrée.

    Face au défi que représente le changement climatique, l’Accord de Paris reconnait notamment une responsabilité partagée, mais différenciée, des États, c’est-à-dire selon les capacités et les contextes...

  • 1 juin 2016

    La valeur-p (en anglais p-value) est une statistique communément utilisée dans une multitude de domaines scientifiques, notamment en santé environnementale et en santé publique, afin d’identifier des différences de moyenne statistiquement significatives entre deux ou plusieurs groupes. Celle-ci se définit comme la probabilité d’obtenir un résultat aussi ou plus extrême que celui observé si l’hypothèse nulle est vraie.

    Le débat autour de l’utilisation de la valeur-p n’est pas nouveau. La valeur-p, qui est le « gold standard » de la validité statistique, n’est pas aussi fiable que de nombreux scientifiques le croient pour conclure ou non à un réel résultat significatif et, déjà dans le passé, d’autres ont tenté de décourager son utilisation ou, à tout le moins,...

  • 1 juin 2016

    Depuis le 1er janvier 2016, les conducteurs français soucieux de la qualité de leur environnement pourront arborer sur leur pare-brise une vignette faisant état du niveau des émissions polluantes de leur véhicule. Ce programme d’émission de « certificats de la qualité de l’air » ou « Crit’Air », proposé par les instances françaises, constitue une mesure complémentaire destinée à la lutte contre la détérioration de la qualité de l’air extérieur. L’adhésion au programme n’est cependant pas obligatoire, l’objectif de cette mesure volontaire étant d’inciter les utilisateurs de la route à opter pour des véhicules propres et non à stigmatiser ces derniers. Il est à noter que ce programme concerne tant les motos, les voitures, les camions, les poids lourds que les autobus.

    ...

  • 1 juin 2016

    Pékin était de nouveau plongé dans le smog en décembre 2015. Deux épisodes majeurs de pollution atmosphérique ont été observés à quelques jours d’intervalle dans la mégapole chinoise. Les spécialistes locaux ayant rapporté l’événement relatent que la concentration de contaminants de l’air extérieur dépassait dix fois les seuils jugés sécuritaires par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). L’exposition aux substances nocives présentes dans le smog (dont les NOx, les COV, l’O3, et les PM2.5) est susceptible d’occasionner des excès de mortalité, surtout chez les groupes de personnes les plus vulnérables. Il est à noter qu’à l’échelle mondiale, cette pollution serait responsable de plus de trois millions de décès prématurés annuellement, soit environ 1 décès...

  • 26 octobre 2015

    Un premier cas de légionellose a été signalé le 20 août 2015, rapidement suivi d’une augmentation du nombre de cas. Dès le lendemain, la Direction de santé publique de Lanaudière déclarait l’éclosion de légionellose. Un nombre de cas communautaires augmentant très rapidement est habituellement typique d’une transmission provenant d’une importance source de légionelles, le plus souvent une tour de refroidissement à l’eau (TRE), constat bien supporté par la littérature scientifique.

    Le 22 août, la municipalité de Berthierville a informé les autorités de santé publique que la TRE de l’aréna municipal avait été l’objet d’irrégularités dans le cadre de son entretien; la municipalité a conséquemment décidé de stopper cet équipement dès le début de l’éclosion (22 août) et de procéder...

  • 26 octobre 2015

    C’est en juillet 2015 que le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) rendait public son rapport d’enquête et d’audience publique traitant des enjeux de la filière uranifère de l’ensemble du territoire québécois. Ce rapport intègre les informations recueillies par l’entremise de plus de 55 séances de consultation publique et de 254 mémoires. L’analyse de la commission d’enquête repose également sur un examen de la littérature scientifique et sur des documents légaux et techniques pertinents ainsi que sur le témoignage d’experts d’ici et d’ailleurs.

    La gestion des résidus miniers uranifères a retenu l’attention des auteurs, notamment « en raison du fait que leur niveau de radioactivité perdurera pendant des milliers d’années, un problème qui s’ajoute à celui...

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