Victimes

 
 

Pour une description de l’Enquête sociale générale, consulter la section Statistiques-Ampleur.

Pour une description du Programme uniforme de déclaration de la criminalité basée sur l’affaire – DUC 2, consulter la section Statistiques – Données policières Canada et Québec.

Sexe

  • Une proportion similaire (4 %) de Canadiennes et de Canadiens  déclarent avoir été victimes de violence physique ou sexuelle infligée par un partenaire actuel ou ancien entre 2009 et 2014. Les femmes rapportent cependant une violence plus grave et plus souvent répétitive1. Source: ESG 2014
  • En 2013, les femmes représentaient environ 80 % des victimes de crimes de violence conjugale rapportés à la police au Canada comme au Québec2, 3. Source: DUC 2 Statistique Canada et DUC2 - MSP

Prévalence à vie de la violence conjugale chez les femmes

Selon une étude menée par l’Organisation mondiale de la santé, près du tiers (30 %) des femmes à travers le monde ont subi de la violence physique ou sexuelle de la part d’un partenaire intime au cours de leur vie. Chez les femmes nord-américaines, la prévalence à vie de cette violence se situerait à 21,3%4.

Âge

Enfants exposés à la violence conjugale

Prévalence de l'exposition des enfants à la violence conjugale

Il est difficile d’établir la prévalence de l’exposition des enfants à la violence conjugale, principalement en raison des différentes réalités auxquelles peut référer cette exposition et qui diffèrent selon les études. De plus, les chercheurs suggèrent que les taux de prévalence de l’exposition des enfants à la violence conjugale sont des estimations prudentes, car les parents auraient tendance à minimiser ou sous-estimer dans quelle mesure leurs enfants sont conscients ou témoins de la violence qu’ils subissent6,7.

  • Selon  l'Enquête sociale générale de 2009, les enfants étaient plus souvent présents lors des incidents de violence conjugale à l’endroit de leur mère qu’à l’endroit de leur père (59 % par rapport à 43 %). Cette violence dont les enfants ont été témoins avait tendance à être plus grave lorsqu’elle était commise envers les mères5. Source: ESG
  • En 2009, au Québec, 551 mineurs ont été victimes de violence lors d’événements de violence conjugale rapportés à la police. Les victimes mineures faisaient principalement partie de la famille de l’auteur présumé : 62 % étaient son enfant, 11 % sa belle-fille ou son beau-fils8. Source: DUC 2 – MSP
  • En 2012, selon l’Enquête sur la violence familiale dans la vie des enfants du Québec, la prévalence annuelle de l’exposition des enfants à des conduites violentes entre conjoints se situait à 25,5 % lorsqu’il s’agissait de manifestations de nature verbale, à 5,6 % pour la violence de nature psychologique et à 1,7 % pour la violence physique9. Source : EVFVEQ
  • En 2012, selon l’Enquête sur la violence familiale dans la vie des enfants du Québec, l’exposition répétée (trois fois ou plus au cours de la dernière année) à des conduites violentes entre conjoints touche 6 % des enfants témoins de violence verbale, et environ 1 % des enfants témoins des formes de violence psychologique et physique9. Source : EVFVEQ
  • En 2012, selon l’Enquête sur la violence familiale dans la vie des enfants du Québec, 3,3 % des enfants exposés à la violence entre conjoints ont été exposés à la fois à des formes de violence verbale et psychologique9. Source : Source : EVFVEQ
 
 

Références

  1. Burczycka, M. (2016). « Tendances en matière de violence conjugale autodéclarée au Canada, 2014 ». Dans La violence familiale au Canada : un profil statistique 2014 (p. 3‑21). Ottawa, Ontario : Centre canadien de la statistique juridique, Statistique Canada.
  2. Beaupré, P. (2015). La violence entre partenaires intimes. Dans Statistique Canada (Ed.), La violence familiale au Canada: un profil statistique 2013 (pp. 24-45). Ottawa: Centre canadien de la statistique juridique.
  3. Ministère de la Sécurité publique (2016). Les infractions contre la personne commises en contexte conjugal au Québec. Faits saillants 2014. Québec: Direction de la prévention et de l’organisation policière, Ministère de la Sécurité publique.
  4. World Health Organization. (2013). Global and regional estimates of violence against women: prevalence and health effects of intimate partner violence and nonpartner sexual violence.
  5. Sinha, M. (2013). Mesure de la violence faite aux femmes. Tendances statistiques. Ottawa : Centre canadien de la statistique juridique, Statistique Canada.
  6. Holt, S., Buckley, H. et Whelan, S. (2008). The impact of exposure to domestic violence on children and young people: A review of the literature, Child Abuse & Neglect, 32, 797-810.
  7. Statistique Canada. (2006). Mesure de la violence faite aux femmes. Tendances statistiques 2006. Ottawa: Centre canadien de la statistique juridique, Statistique Canada
  8. Ministère de la Sécurité publique (2011). Statistiques 2009 sur la criminalité commise en contexte conjugal au Québec. Québec: Direction de la prévention et de l’organisation policière, Ministère de la Sécurité publique.
  9. Clément, M., Bernèche, F., Chamberland, C. et Fontaine, C. (2013). La violence familiale dans la vie des enfants du Québec, 2012. Les attitudes parentales et les pratiques familiales. Québec : Institut de la statistique du Québec.
  10. Ministère de la Sécurité publique (2017). Les infractions contre la personne commises en contexte conjugal au Québec en 2015. Québec: Direction de la prévention et de l’organisation policière, Ministère de la Sécurité publique.