Virus du Nil occidental

Le virus du Nil occidental est un arbovirus, de l’anglais arthropod-borne virus, en ce sens où son cycle de transmission implique les moustiques. Il est présent en Amérique du Nord depuis 1999. Les premiers cas humains ont été déclarés au Québec en 2002. 

Cycle de transmission

Les oiseaux sont le principal réservoir du virus du Nil occidental (VNO) dans l’environnement. Les moustiques, principalement les Culex pipiens-restuans au Québec, s’infectent lorsqu’ils se nourrissent chez des oiseaux infectés par le VNO et peuvent ensuite transmettre le virus aux humains qu’ils piquent.

L’humain et les autres mammifères, contrairement aux oiseaux, ne développeraient pas une virémie - quantité du virus dans le sang - suffisante pour agir à leur tour à titre de réservoir. Un humain infecté ne contribue donc pas à la contamination d’autres moustiques. Toutefois, le virus peut être transmis à l’humain par transfusion sanguine, transplantation d’organe ou de la mère à l’enfant.

Symptômes

La majorité, environ 80 % des humains infectés par le VNO, ne présente aucun symptôme. Moins de 1 % des humains infectés développent un syndrome neurologique sévère lié à leur infection au VNO, pouvant entraîner des séquelles permanentes ou même la mort.

Pour plus d’information sur les symptômes, les traitements et les complications d’une infection par le VNO, consultez le Portail santé mieux-être.

Orientations des activités de surveillance

Une surveillance intégrée est réalisée dans le but de suivre l’activité du VNO au Québec ainsi que le risque de transmission du virus à l’humain. Celle-ci collige des données issues de la surveillance des humains, des animaux et des moustiques. L’INSPQ a le mandat de soutenir le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec dans la planification de cette surveillance et d’effectuer l’analyse des données issues de la surveillance intégrée.

Surveillance humaine

L’infection par le VNO chez l’humain est une maladie à déclaration obligatoire (MADO) depuis novembre 2003. Chaque cas d’infection déclaré aux autorités de santé publique fait l’objet d’une enquête. Également, Héma-Québec effectue un dépistage systématique du VNO chez les donneurs de sang au cours de la saison estivale.

Cette surveillance permet de connaître le nombre de cas humains ainsi que leur évolution dans le temps, leurs caractéristiques démographiques, leur gravité et la distribution géographique des cas. Les renseignements recueillis servent à orienter les interventions de santé publique.

Surveillance animale

Les animaux font l’objet d’une surveillance passive. Cette surveillance permet de recueillir de l’information sur l’activité du VNO sur le territoire québécois. La présence d’un animal domestique - cheval et oiseau d’élevage - infecté, lorsqu’il n’a pas voyagé en dehors de son lieu d’élevage, confirme une transmission locale du VNO.

Contrairement aux oiseaux d’élevage, la détection d’un oiseau sauvage infecté par le VNO ne permet pas de confirmer la circulation locale du virus. Toutefois, dans le cadre d’une surveillance intégrée, ceux-ci fournissent un indicateur supplémentaire sur l’activité du VNO. De plus, les oiseaux sauvages peuvent servir d’indicateurs précoces du début de la saison du VNO en ce sens où la détection du VNO chez ceux-ci précède habituellement d’une à deux semaines la déclaration des premiers cas humains.

La population est toujours invitée à signaler les oiseaux sauvages morts ou malades au ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs au numéro suivant : 1 877 346-6763.

Surveillance entomologique

La surveillance des moustiques permet de documenter la présence des vecteurs, l’évolution de leur population et leur taux d’infection au VNO dans un secteur géographique donné. De ce fait, elle fournit des indicateurs quant au risque de transmission du VNO à l’humain dans ce même secteur. Les recommandations émises à ce sujet par l’INSPQ sont élaborées en fonction des objectifs ministériels.

Pour plus de détails, consultez la Proposition d’un programme de surveillance entomologique du virus du Nil occidental au Québec (2015).

Pour la saison estivale 2017, la surveillance entomologique se fera dans sept régions sociosanitaires : Montréal, Laval, Montérégie, Lanaudière, Mauricie et Centre-du-Québec, Outaouais et Capitale-Nationale. Celle-ci permettra de maintenir une surveillance au sein de zones historiquement surveillées et d’élargir la surveillance à des zones territoriales différentes et plus éloignées. Une cinquantaine de stations entomologiques seront déployées sur le territoire pour répondre à ces objectifs.

Interventions à privilégier

L’INSPQ émet des recommandations sur les interventions à privilégier pour lutter contre l’infection par le VNO. Elles découlent de l’évaluation du risque basée sur l’analyse des données disponibles dans la littérature scientifique et grise et l’analyse des données de la surveillance intégrée réalisée au Québec.

Pour consulter les plus récents avis scientifiques de l’INSPQ quant aux interventions à privilégier pour protéger la population du VNO :

Pour plus d'information

Ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS)

Autres organisations