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 Bulletin d'information en santé environnementale

  • 9 février 2011

    Le Réseau d’échanges en santé environnementale (RESE) est un outil professionnel mis en place par le ministère chargé de la santé en 1997, principalement pour appuyer l’action des services de terrain dans le champ de la santé environnementale (initialement les Directions régionales et départementales des affaires sanitaires et sociales, désormais les Agences régionales de santé).

    Il concerne tous les professionnels du Ministère de la santé (en administration centrale ou au sein des Agences régionales de santé (ARS)), mais aussi ceux des différents établissements publics qui sont impliqués dans le dispositif de sécurité sanitaire environnementale afin de développer une culture commune et de créer les interactions nécessaires au transfert de connaissances.

  • 2 décembre 2010

    Photo CDC PHIL

    Pour les intervenants de l’équipe santé et environnement de la Direction de santé publique et de l’évaluation de Chaudière-Appalaches, le degré d’observance des avis de faire bouillir l’eau chez les citoyens concernés constitue une préoccupation importante afin de mieux apprécier l’efficacité de ce type d’intervention. Cette préoccupation est d’autant plus grande lorsque les avis de faire bouillir se prolongent.

    L’émission d’un avis de faire bouillir l’eau est une intervention qui se rattache au cadre théorique entourant la communication du risque, lequel est appuyé par une littérature...

  • 2 septembre 2010

    En 1958, la cour fédérale américaine obligea la Food and Drug Administration (FDA) d’interdire l’ajout dans la nourriture de toute substance cancérogène. Cet arrêté est connu sous le nom de la clause Delaney du nom du parlementaire qui en a fait la promotion1 :

    Aucun additif ne sera considéré sûr s’il induit le cancer chez l’humain ou chez l’animal ou encore si des tests appropriés pour l’évaluation de la sûreté d’additifs alimentaires montrent qu’il peut induire le cancer chez l’humain ou chez l’animal. (traduction libre)

  • 2 septembre 2010

    Du 5 au 9 juillet 2010, plusieurs régions du sud-ouest du Québec ont subi un changement de circulation dans les vents en altitude, ce qui a entraîné une importante poussée d’air chaud. Les températures maximales ont atteint 30 °C ou plus pendant plusieurs jours avec des températures minimales au-dessus de 20 °C et un degré d’humidité élevé. Le Système intégré de veille et de surveillance des aléas hydrométéorologiques ou géologiques (SIDVS-AHG), un nouvel outil de vigie et surveillance, développé par l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), a fourni de données importantes aux intervenants de la santé publique du Québec pendant cette vague de chaleur.

  • 14 mai 2010

    Il est connu depuis longtemps qu’une exposition chronique au bruit excessif est une cause de surdité, notamment chez les travailleurs. En fait, l’atteinte auditive due au bruit est le risque occupationnel le plus prévalent à travers le monde, et les réglementations en regard du bruit en milieu de travail dans les pays industrialisés permettent, jusqu’à un certain point, un contrôle. Quoique la limite d’exposition en milieu de travail au Québec soit de 90 décibels pondérés A (dBA) pour une période de 8 heures (LAeq,8h), elle se situe plus généralement dans les diverses provinces du Canada à 85 dBA.

    L’exposition au bruit excessif n’est cependant pas restreinte au milieu de travail, et les activités bruyantes, notamment dans le cadre des loisirs, ont jusqu’à...

  • 25 janvier 2010

    Dès le milieu des années 1990, tant les professionnels de la santé que les spécialistes de la gestion parasitaire (ou gestionnaires de parasites) ont noté une augmentation des plaintes liées à la présence des punaises de lit dans les grandes villes à travers le monde (Hwang et al., 2005; Ter Poorten and Prose, 2005). Des infestations de punaises ont notamment été signalées dans des maisons, des immeubles à logements, des hôtels, des motels, des établissements de soins, des refuges pour sans-abri et des résidences pour étudiants et pour personnes âgées (Ter Poorten and Prose, 2005).

    Bien que nous n’ayons pas de chiffres précis pour décrire l’évolution du problème à Montréal, nous disposons de quelques indices. Par exemple, en 2006, malgré une politique très bien...

  • 5 novembre 2009

    La présence de monoxyde de carbone (CO) dans l’environnement domestique est à l’origine de plusieurs cas d’intoxications et de décès chaque année au Québec (CAPQ 2006, Prévost 2006). L’incidence réelle des intoxications au CO est toutefois inconnue puisque plusieurs expositions à de faibles concentrations se manifestent par des symptômes peu spécifiques qui ne conduisent pas nécessairement à une visite médicale (Abelsohn et al. 2002).

    Le ministère de la Santé et des Services sociaux, en collaboration avec les directions de santé publique, réalise de nombreuses activités de sensibilisation et d’éducation...

  • 5 novembre 2009

    Les éclosions de maladies d’origine hydrique sont des événements qui surviennent occasionnellement et qui peuvent, dans certains cas, impliquer un nombre appréciable de personnes (p. ex. en Montérégie, 1 400 personnes impliquées en 1987). Ainsi, malgré toutes les mesures de protection existantes, nous ne sommes pas à l’abri de ces maladies.

    Un des objectifs du Programme national de santé publique 2003-2012 (MSSS 2003a) est de réduire la morbidité et la mortalité reliées aux maladies d’origine hydrique. Le Plan commun de surveillance de l’état de santé de la population et de ses déterminants (MSSS 2003b) comporte à...

  • 20 juillet 2009

    La Guyane française est un département français d’Amérique de la taille du Portugal, situé au niveau de l’équateur entre le Brésil et le Suriname (anciennement Guyane néerlandaise) dont la surface est occupée à 90 % par la forêt amazonienne (voir figure 1). À 7 000 km de la métropole, le droit français ainsi que l’ensemble des directives européennes s’appliquent dans ce département d’outre-mer où 7 communes sur 22 ne sont pas accessibles par la route. Près de 15 % de la population, soit plus de 30 000 personnes, n’y ont pas accès à une eau potable distribuée par un réseau public, aussi bien en sites isolés qu’en zones urbaines. C’est aussi le dernier département français où a été enregistrée une épidémie de choléra en 19911, 2.

    Figure 1. Carte de la Guyane...

  • 10 juillet 2009

    Le pollen de l’herbe à poux (Ambrosia sp) est responsable d’allergies chez une proportion importante de la population du Québec, en particulier celle vivant dans la région de Montréal. La rhinite, la conjonctivite et l’aggravation de l’asthme en sont les principales manifestations allergiques. La Direction de santé publique de Montréal a publié en 2008 une étude intitulée Prévalence des manifestations allergiques associées à l’herbe à poux chez les enfants de l’île de Montréal qui avait pour objectifs: de déterminer la distribution territoriale de l’herbe à poux et des manifestations allergiques qui y sont associées chez les enfants de 6 mois à 12 ans habitant l’île de Montréal; de déterminer la relation entre le degré d’infestation locale et la prévalence de ces...

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