Article

 Bulletin d'information en santé environnementale

  • 19 juin 2015

    Le Centre antipoison du Québec (CAPQ) répond à la population et aux professionnels de la santé confrontés à une situation urgente d’intoxication ou d’empoisonnement. Il offre un service téléphonique d’urgence, sans frais, 24 heures par jour durant toute l’année. Une équipe d’infirmières et de médecins spécialisés dans la prise en charge de telles situations répond aux appels concernant :

    • Les empoisonnements aigus, réels ou suspectés;
      Un empoisonnement aigu désigne une exposition, unique ou répétée, dans un court intervalle de temps impliquant un enfant ou un adulte qui :
      • avale un produit dangereux, soit : des produits chimiques, une mauvaise dose de médicament, des...
  • 14 avril 2015

    En 2014, la période de veille saisonnière estivale (15 mai au 30 septembre) a été marquée par des vagues de chaleur extrême dans trois régions sociosanitaires (RSS) (Tableau 1).

    Tableau 1 - Vagues de chaleur extrême 2014

    Une vague de chaleur extrême a été définie comme « les jours où les moyennes mobiles sur trois jours de la...

  • 12 mars 2015

    Le principal facteur associé au cancer de la peau est l’exposition au rayonnement ultraviolet (UV). Le soleil est la principale source de rayons UV à laquelle est exposée l’humain. Le rayonnement UV se subdivise en rayons UVA, UVB et UVC. Les rayons UV qui atteignent la terre sont des UVA (environ 95 %) et des UVB (environ 5 %) tandis que les rayons UVC sont entièrement bloqués par la couche d’ozone stratosphérique.

    Les rayons UV ont des effets sur la peau qui diffèrent selon la longueur d’onde des rayons. Un des effets visibles des rayons UVA est le bronzage qui apparait de 48 à 72 heures après l’exposition. Une exposition excessive aux rayons UV peut occasionner des coups de soleil majoritairement causés par les rayons UVB. Les effets à long terme associés à l’exposition aux...

  • 28 novembre 2014

    Le Plan d’action sur les changements climatiques 2006-2012 du gouvernement du Québec visait notamment l’adaptation des communautés aux changements climatiques tant sur le plan individuel qu’en ce qui concerne les infrastructures et les programmes. Le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) était responsable du volet santé de l’Action 21 visant l’instauration des mécanismes devant servir à prévenir et à atténuer les impacts des changements climatiques sur la santé. À cet effet, le MSSS a confié à l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) le mandat de soutenir le milieu municipal et les réseaux de la petite enfance et de l’éducation afin de mettre en place des mesures de lutte aux îlots de chaleur urbains (ICU). Ainsi, l’INSPQ a appuyé de nombreux projets de...

  • 28 novembre 2014

    En mars 2014, le Groupe scientifique sur l’eau (GSE) de la Direction de la santé environnementale et de la toxicologie de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) a été sollicité par une Direction de santé publique (DSP) pour fournir un soutien à l’évaluation des risques sanitaires en lien avec la présence de strontium (Sr) dans l’eau potable d’un réseau municipal alimenté en eau souterraine.

    Une revue des connaissances et des valeurs-guides disponibles pour le strontium dans l’eau potable a été effectuée. À la suite de l’analyse des quelques valeurs-guides existantes, le GSE a retenu la dose de référence jugée la plus adéquate parmi celles disponibles pour proposer deux objectifs sanitaires, soit un pour l’adulte et un pour l’enfant.

  • 29 septembre 2014

    Au cours des dernières décennies, de nombreuses études ayant recours à la biosurveillance ont été réalisées au Québec, principalement à petite échelle. Toutefois, les données extraites de ces études sont difficiles à comparer, notamment à cause du manque d’uniformité entre les méthodologies analytiques employées. Or, le Programme national de santé publique (PNSP) du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) souligne l’importance de la surveillance de l’état de santé de la population et désigne la santé environnementale comme étant un domaine d’intervention prioritaire. En particulier, le PNSP déplore le manque de connaissances sur l’exposition des Québécois aux contaminants environnementaux et sur le lien entre cette exposition et certains problèmes de santé (MSSS,...

  • 2 juillet 2014

    Depuis mai 2010, le système de Surveillance et de prévention des impacts sanitaires des évènements météorologiques extrêmes (SUPREME), développé par l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), est disponible pour les autorités de santé publique. Il compte plusieurs volets soient : chaleur, froid, inondations, etc. Le volet chaleur du SUPREME a pour but d’identifier des vagues de chaleur extrême afin de permettre aux autorités de santé publique de mettre en place, en temps opportun, des mesures de prévention et de protection de la santé de la population. Ce système émet des avertissements de chaleur extrême fondés sur les prévisions des températures. Il présente également des données météorologiques et des indicateurs sanitaires en temps réel ou quasi réel, ainsi qu’un...

  • 9 juin 2014

    L’environnement bâti, défini comme tout élément de l’environnement physique construit par l’intervention humaine (Bergeron et Reyburn, 2010), est un déterminant de la santé reconnu. Que ce soit les conditions des logements, l’organisation spatiale des infrastructures de transport ou les caractéristiques d’aménagement des quartiers, l’environnement bâti influence les environnements physiques intérieurs et extérieurs, de même que les environnements sociaux et, de façon subséquente, la santé et la qualité de vie (Champagne, 2004). Il joue par ailleurs un rôle important dans les inégalités de santé, les individus en situation de vulnérabilité occupant plus fréquemment des logements en moins bonnes conditions et situés dans des quartiers plus dégradés, ayant potentiellement des effets...

  • 9 juin 2014

    L’enquête « Mon habitat : plus qu’un simple toit » couvre un ensemble de problématiques associées à l’habitat (le logement et l’environnement à proximité), qui ont le potentiel de conduire à des effets sur la santé des occupants. Elle s’inspire de l’enquête paneuropéenne LARES réalisée par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) dans huit municipalités distinctes à travers l’Europe en 2002-2003 (Braubach, 2007), dont le but était d’évaluer, à travers la perception des citoyens et l’observation visuelle du logement par une personne habilitée, les enjeux de santé associés aux conditions d’habitation. La particularité du projet LARES est l’utilisation d’une démarche concertée avec la ville, dont les résultats ont pour finalité : 1) d’informer et de sensibiliser les décideurs sur les...

  • 9 juin 2014

    Tel qu’explicité dans les articles publiés conjointement dans ce numéro du BISE, l’environnement bâti et, plus largement les conditions d’habitat, exercent une forte influence sur plusieurs problématiques de santé, telles que les maladies chroniques ou respiratoires (asthme, maladies cardiovasculaires, allergies, obésité, etc.), la santé mentale ou les traumatismes (Bergeron & Reyburn, 2010; Institut canadien d'information sur la santé, 2006; Robitaille, 2009).

    Il est dorénavant bien documenté qu’ensemble, les facteurs socioéconomiques et l’environnement physique ont une influence plus importante sur l’état de santé que les soins de santé (respectivement 60 % et 25 %) (Sous-comité sénatorial sur la santé des populations, 2009). Ainsi, la défavorisation, qu’elle soit...

Pages

Souscrire à Article