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 Bulletin d'information en santé environnementale

  • 2 juillet 2014

    Depuis mai 2010, le système de Surveillance et de prévention des impacts sanitaires des évènements météorologiques extrêmes (SUPREME), développé par l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), est disponible pour les autorités de santé publique. Il compte plusieurs volets soient : chaleur, froid, inondations, etc. Le volet chaleur du SUPREME a pour but d’identifier des vagues de chaleur extrême afin de permettre aux autorités de santé publique de mettre en place, en temps opportun, des mesures de prévention et de protection de la santé de la population. Ce système émet des avertissements de chaleur extrême fondés sur les prévisions des températures. Il présente également des données météorologiques et des indicateurs sanitaires en temps réel ou quasi réel, ainsi qu’un...

  • 9 juin 2014

    L’environnement bâti, défini comme tout élément de l’environnement physique construit par l’intervention humaine (Bergeron et Reyburn, 2010), est un déterminant de la santé reconnu. Que ce soit les conditions des logements, l’organisation spatiale des infrastructures de transport ou les caractéristiques d’aménagement des quartiers, l’environnement bâti influence les environnements physiques intérieurs et extérieurs, de même que les environnements sociaux et, de façon subséquente, la santé et la qualité de vie (Champagne, 2004). Il joue par ailleurs un rôle important dans les inégalités de santé, les individus en situation de vulnérabilité occupant plus fréquemment des logements en moins bonnes conditions et situés dans des quartiers plus dégradés, ayant potentiellement des effets...

  • 9 juin 2014

    L’enquête « Mon habitat : plus qu’un simple toit » couvre un ensemble de problématiques associées à l’habitat (le logement et l’environnement à proximité), qui ont le potentiel de conduire à des effets sur la santé des occupants. Elle s’inspire de l’enquête paneuropéenne LARES réalisée par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) dans huit municipalités distinctes à travers l’Europe en 2002-2003 (Braubach, 2007), dont le but était d’évaluer, à travers la perception des citoyens et l’observation visuelle du logement par une personne habilitée, les enjeux de santé associés aux conditions d’habitation. La particularité du projet LARES est l’utilisation d’une démarche concertée avec la ville, dont les résultats ont pour finalité : 1) d’informer et de sensibiliser les décideurs sur les...

  • 9 juin 2014

    Tel qu’explicité dans les articles publiés conjointement dans ce numéro du BISE, l’environnement bâti et, plus largement les conditions d’habitat, exercent une forte influence sur plusieurs problématiques de santé, telles que les maladies chroniques ou respiratoires (asthme, maladies cardiovasculaires, allergies, obésité, etc.), la santé mentale ou les traumatismes (Bergeron & Reyburn, 2010; Institut canadien d'information sur la santé, 2006; Robitaille, 2009).

    Il est dorénavant bien documenté qu’ensemble, les facteurs socioéconomiques et l’environnement physique ont une influence plus importante sur l’état de santé que les soins de santé (respectivement 60 % et 25 %) (Sous-comité sénatorial sur la santé des populations, 2009). Ainsi, la défavorisation, qu’elle soit...

  • 9 juin 2014

    Le projet pilote d’enquête « Mon habitat : plus qu’un simple toit » et le Projet Habitat illustrent la pertinence de doter les partenaires locaux et régionaux de plus de données, d’outils de diagnostic et de soutien dans la prise de décisions à l’égard de l’environnement bâti qui tiennent compte de la santé. Les approches intégrées, telles qu’utilisées dans ces projets, favorisent la compréhension des liens multiples entre l’état de santé et les...

  • 3 mars 2014

    Au cours des dernières décennies, la prévalence de l’asthme et des manifestations allergiques a connu une augmentation importante, principalement dans les pays industrialisés. Plusieurs hypothèses concernant cet accroissement ont été mises de l’avant au cours des années. L’augmentation observée a notamment été attribuée à une meilleure reconnaissance diagnostique, ou encore à une augmentation de l’exposition aux aéroallergènes présents dans l’air intérieur et extérieur. Ces hypothèses, lorsque considérées individuellement, ont graduellement été remises en question. Par ailleurs, selon une théorie appelée « hypothèse hygiéniste », l’exposition en très bas âge, notamment avant l’âge de un an, aux infections ou aux composantes microbiennes (ex. : endotoxines, fragments de parois...

  • 3 mars 2014

    Dans la dernière décennie, les scientifiques ont commencé à mieux comprendre les effets des changements climatiques sur la santé des populations (McClymont Peace et Myers, 2012), et ont établi que les changements climatiques ne représentent plus uniquement un problème environnemental, mais bien un problème pour la santé au sens large (Costello et al., 2009). Dans cet esprit, faciliter le partage d’informations peut aboutir à une meilleure efficacité et efficience de la recherche dans le domaine de la santé et des changements climatiques. En effet, comme le notent Connor et al. (2010), la mise en commun d’informations permet le développement de meilleurs outils de surveillance et de contrôle en santé. Selon le quatrième rapport d’évaluation du GIEC (Groupe d’experts...

  • 20 novembre 2013

    Les pollens sont les principaux responsables de la rhinite allergique saisonnière et contribuent à l’aggravation des symptômes de l’asthme. Selon l’Enquête québécoise sur la santé de la population (EQSP) de 2008, le pollen aurait déclenché les symptômes de rhinite allergique chez 76 % des personnes allergiques au cours des 12 mois précédents. La prévalence de ce type de rhinite semble être en constante augmentation depuis les dernières décennies, et ce, à l’échelle mondiale, notamment en raison de l’impact des changements climatiques sur les espèces végétales. Les principaux effets observés sur les plantes allergènes sont : l’allongement de la saison de croissance, l’augmentation de la production de pollen par les plantes et l’augmentation de l’allergénicité du pollen. La figure 1...

  • 20 novembre 2013

    La rhinite allergique est fréquemment présente dans la population québécoise, puisque cette pathologie a une prévalence de 17 %. Les pollens en sont les principaux agents étiologiques. Parmi les végétaux relarguant des aéroallergènes (arbres, graminées et mauvaises herbes), l’herbe à poux produit le pollen ayant un des plus forts potentiels allergéniques, essentiellement dû à la protéine Amb a 1.

    En 2008, à l’échelle provinciale, environ une personne sur dix (9 %) a reçu un diagnostic d’allergie au pollen de l’herbe à poux. Les effets sur la santé de l’herbe à poux se manifestent principalement par des éternuements et des picotements...

  • 20 novembre 2013

    Le Projet d’évaluation de l’efficacité de la mobilisation pour la lutte contre l’herbe à poux sur la qualité de vie des personnes allergiques 2007-2010 a mis en évidence que l’implication soutenue des organisations locales pour le contrôle de la plante a entraîné la diminution de la densité des plants d’herbe à poux et des concentrations de pollen dans la communauté mobilisée. Une réduction statistiquement et cliniquement significative de l’intensité des symptômes nasaux pour une personne allergique sur deux résidant dans le milieu expérimental (mobilisation intensive et intervention concertée pour le contrôle de l’herbe à poux), de même qu’une amélioration de la qualité de vie ont été observées comparativement à un milieu témoin (ville comparable, absence de mobilisation et...

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