Bulletin d'information en santé environnementale

  • Article

Préparation régionale de santé publique à un événement politique international: Sommet du G7

Auteur(s): 

  • Isabelle Goupil-Sormany
    M.D., M. Sc., CCMF, FRCPC; Direction de santé publique du CIUSSS de la Capitale-Nationale
  • Caroline Huot
    M.D., M. Sc., FRCPC, médecin spécialiste, Direction de la santé environnementale et de la toxicologie

Format PDF: 

Icône PDF Télécharger (751.26 Ko)

Résumé

Un sommet du G7 a eu lieu en juin 2018 dans la région de Charlevoix, au Québec, Canada. L’article décrit comment le directeur de santé publique de la région hôte s’est préparé à répondre aux différentes menaces de santé publique associées à l’événement : collaboration et communication régulières avec ses partenaires, élaboration d’une vigie rehaussée pour les menaces appréhendées, mise à jour des protocoles d’intervention associés à ces menaces, actualisation du plan de mobilisation des ressources et formation des intervenants de santé publique. Ces activités ont servi à améliorer la préparation et la réponse aux urgences de santé publique de la région.

Introduction

Un sommet du G7 (ci-après « le Sommet ») a eu lieu à La Malbaie, dans la municipalité régionale de comté (MRC) de Charlevoix-Est, de la région de la Capitale-Nationale au Québec, Canada, du 7 au 9 juin 2018 (1). Celui-ci était présidé par le bureau du premier ministre du Canada (2). Ce sont les ressources fédérales qui en supervisaient les différentes activités (3). Ces dernières étaient aussi responsables de la logistique, de la sécurité et de la santé des personnes jouissant d’une protection internationale, de leurs familles et des agents de sécurité fédéraux déployés à l’intérieur d’un périmètre de sécurité réservé à l’événement (ci-après « l’enceinte ») (4–6). Les ressources provinciales québécoises étaient mobilisées pour assurer la sécurité des déplacements ainsi que pour veiller à l’organisation sécuritaire des événements complémentaires hors enceinte et à la santé de la population générale. Enfin, les municipalités étaient responsables de l’ordre public.

Le présent article décrit comment le directeur de santé publique (DSPublique) de la région s’est préparé à cet événement. Il vise plus précisément à outiller les intervenants locaux et régionaux de santé publique dans la préparation d’un événement similaire dans leur région.

Comité tactique régional de sécurité civile-mission santé. Crédit photo : Nathalie Beaulieu, CIUSSS de la Capitale-Nationale, 2018.

Mise en contexte

Au Québec, selon la Loi sur les services de santé et les services sociaux, les directions de santé publique sont responsables « d’identifier les situations susceptibles de mettre en danger la santé de la population et de voir à la mise en place des mesures nécessaires à sa protection » (7). Ils doivent aussi « informer la population, les intervenants, le réseau de la santé et les partenaires sur les risques à la santé et les mesures à prendre pour se protéger » (8). Le DSPublique est responsable d’une région sociosanitaire et ses responsabilités s’exercent sur tout le territoire de cette région (7).

Dès l’annonce de la tenue du Sommet dans la région de Charlevoix, les différentes autorités québécoises et fédérales ont considéré l’événement comme un rassemblement à haut risque et ont activé les mécanismes de sécurité civile du Québec, car ce sont les seuls mécanismes officiels préétablis de coordination inter-organisationnelle au Québec (voir encadré) (9,10). Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de la Capitale-Nationale a dès lors reçu le mandat de développer un plan d’intervention pour la mission de santé régionale et locale. Il a produit le Plan de déploiement G7, qui décrit les rôles et les responsabilités des intervenants de santé à solliciter pour la tenue du Sommet, dont ceux du DSPublique de la Capitale-Nationale (11).

Étapes de la préparation

La présente description de la préparation de santé publique au Sommet s’appuie sur les étapes de la préparation aux urgences de santé publique proposées par les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) des États-Unis (14,15) :

  • Mobiliser les parties prenantes;
  • Évaluer les risques appréhendés;
  • Revoir les capacités et les plans d’urgence existants;
  • Évaluer les ressources nécessaires; 
  • Développer des plans, des procédures et des guides de pratique pour les différents risques appréhendés;
  • Déployer des systèmes de surveillance;
  • Planifier la communication du risque; 
  • Lister les ressources (humaines et matérielles) disponibles et les processus de mobilisation de ces ressources;
  • Former le personnel sur les mesures de protection et les pratiques de sécurité;
  • Participer à la planification, au design et au déroulement de simulation;
  • Fournir l’orientation et la formation sur les plans, procédures, guides de pratique, processus de gestion et sur la structure décisionnelle en place; 
  • Procéder à l’évaluation pour en tirer des leçons.

Plan national de sécurité civile

Selon la Loi sur la sécurité civile, le Plan national de sécurité civile (PNSC) prévoit un partage des responsabilités entre les ministères et organismes gouvernementaux en fonction de leurs compétences respectives en cas de sinistre (missions) (9,12). Il dicte l'organisation des ressources gouvernementales afin de pouvoir réagir plus rapidement à différents types de sinistres. Il s’appuie aussi sur des modes simplifiés de prise de décision.

La subdivision des responsabilités entre organisations lors d’un sinistre s’inscrit dans les missions du PNSC, dont la mission santé (12). Les responsables de missions doivent prévoir des plans pour positionner les responsabilités, les fonctions, les actions et la réponse attendue en cas de sinistre. Chaque mission se déploie ensuite dans des volets, dont le volet « santé publique » de la mission santé, comme prévu par la Politique québécoise de sécurité civile 2014-2024 du ministère de la Santé et des Services sociaux (13).

Chaque région et chaque municipalité doit ensuite rédiger un plan de sécurité civile à l’image du PNSC. En cas d’événement appréhendé (inondations, chaleur accablante, événements de masse), les différents paliers gouvernementaux sont invités à élaborer des plans d’intervention spécifiques.

Mobiliser les parties prenantes

La première étape de la préparation du Sommet a été de faire valoir auprès des autres organisations concernées par la préparation de sécurité civile et des différents paliers politiques mobilisés pour le Sommet les responsabilités du DSPublique au regard des autres volets et activités de la mission santé (préhospitalier, psychosocial, communication, première ligne, hospitalier, etc.).

Au Québec, les différents lieux d’exercice de la santé publique offrent des expertises et des capacités qui sont complémentaires (16). Le DSPublique s’est donc arrimé de façon étroite avec d’autres intervenants de santé publique associés à l’événement, donc ceux de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) et du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS). Les ressources fédérales de santé publique, soit Santé Canada et l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC), ont aussi été sollicitées pour compléter l’arrimage entre les parties prenantes (6).

Cette approche réseau permet d’optimiser la préparation et l’intervention en situation d’urgence pour le Québec (17). Par ailleurs, parce que les dignitaires du Sommet entraient au pays par la base militaire de Bagotville dans la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean, la santé publique de cette région a aussi été invitée à participer à certains volets de la préparation.

Le tableau 1 présente les structures de concertation auxquelles participait le DSPublique à partir du 1er décembre 2017 jusqu’au 1er juin 2018. D’autres structures de concertation ont permis d’arrimer le travail des ressources concernées par la santé des dignitaires (personnes jouissant d’une protection internationale), de leur famille et de la population lors du Sommet. À cet effet, les autorités fédérales responsables du volet « santé » ont produit un schéma qui témoigne des différents lieux de concertation en santé prévus lors de l’événement (voir schéma 1).

Évaluer les risques appréhendés

Une étape importante de la préparation consistait à bien cibler les menaces possibles et à se préparer aux conséquences associées. Dans le cadre de cette préparation, des experts issus du MSSS, de l’INSPQ et de la Direction de santé publique du CIUSSS de la Capitale-Nationale ont relevé, par consensus, quatre principales menaces :

  1. Agents de contrôle de foule : la nature de l’événement rend très probable la présence de manifestations et l’utilisation d’agents de contrôle de foule (gaz lacrymogène, poivre de Cayenne) (18).
  2. Colis suspect : la probabilité d’un colis suspect est élevée, auquel cas il faudra éliminer la présence d’un agent chimique, biologique, radiologique, nucléaire ou explosif (CBRNE) (19,20).
  3. Terrorisme : la probabilité d’une menace terroriste avérée par un agent CBRNE nécessitant une prise en charge de personnes symptomatiques et l’administration d’antibioprophylaxie ou d’antidotes aux personnes exposées est quant à elle jugée faible (21).
  4. Maladies infectieuses : une endémicité pour certaines maladies dans les pays des délégations invitées ainsi que la promiscuité lors du G7 pourrait entraîner des cas et des éclosions de maladies infectieuses. Les infections suivantes sont davantage susceptibles d’être diagnostiquées durant la période entourant le G7 : toxi-infections alimentaires, virus respiratoires (sévères ou non), rougeole, méningite à méningocoque, infections tropicales (malaria, dengue, etc.).

Le DSPublique a aussi considéré d’autres menaces plus marginales. Par exemple, en contexte de crise canadienne des opioïdes, il a envisagé la survenue d’un agrégat de surdoses chez des manifestants (22).

Tableau 1 - Structures de concertation auxquelles participait le DSPublique lors de la préparation au Sommet du G7 de 2018

Titre de la structure
de concertation

Responsables

Mandat sommaire

Fréquence

Organisations concernées

Conférences téléphoniques sur la préparation fédérale de santé publique

ASPC

  • Présenter l’expertise fédérale de santé publique disponible en cas de menace appréhendée à la santé publique durant le Sommet.

Ad hoc (5 rencontres)

  • CIUSSS de la Capitale-Nationale
  • MSSS
  • INSPQ
  • Santé Canada
  • ASPC

Comité de travail MSSS – G7

MSSS

  • Coordonner la réponse provinciale de la mission santé durant le Sommet.

Mensuelle

  • MSSS
  • INSPQ
  • CIUSSS de la Capitale-Nationale
  • CIUSSS du Saguenay–Lac-Saint-Jean
  • Héma-Québec
  • RAMQ

Comité de travail MSSS – Aspects de santé publique

MSSS

  • Clarifier les rôles, les attentes, les contributions et les besoins des autorités de santé publique.

Ad hoc (1 rencontre)

  • MSSS
  • INSPQ
  • ASPC
  • CIUSSS de la Capitale-Nationale

Comité de travail MSSS – Antidotes

MSSS

  • Coordonner la gestion et l’accès aux antidotes contre des agents de terrorisme durant le Sommet.

Mensuelle

  • CIUSSS de la Capitale-Nationale
  • CAPQ
  • MSSS
  • ASPC

Comité tactique de sécurité civile – Opération G7

CIUSSS de la Capitale-Nationale

  • Coordonner la réponse régionale de la mission santé durant le Sommet.

Bihebdomadaire

  • CIUSSS de la Capitale-Nationale
  • CHU de Québec–Université Laval
  • IUCPQ

Sous-groupe de travail santé publique (Comité tactique de sécurité civile – Opération G7)

CIUSSS de la Capitale-Nationale (DSPublique)

  • Préparer les ressources de santé publique en lien avec les responsabilités du DSPublique durant le Sommet.

Bihebdomadaire

  • CIUSSS de la Capitale-Nationale

Sous-groupe de travail décontamination, CBRNE, pharmacie et antidotes (Comité tactique de sécurité civile – Opération G7)

CIUSSS de la Capitale-Nationale (Direction des services professionnels)

  • Préparer les urgences de la région de la Capitale-Nationale à un événement terroriste impliquant un agent chimique, biologique, radiologique, nucléaire ou explosif (CBRNE).

Ad hoc (2 rencontres)

  • CIUSSS de la Capitale-Nationale
  • CHU de Québec–Université Laval
  • IUCPQ

Comité opérationnel G7 du réseau de santé publique du Québec

CIUSSS de la Capitale-Nationale (DSPublique)

  • Coordonner la réponse de santé publique en cas de menace appréhendée à la santé publique durant le Sommet.

Hebdomadaire

  • CIUSSS de la Capitale-Nationale
  • INSPQ
  • MSSS
  • CIUSSS du Saguenay–Lac-Saint-Jean

ASPC : Agence de la santé publique du Canada; CAPQ : Centre antipoison du Québec; CBRNE : agent chimique, biologique, radiologique, nucléaire ou explosif; CIUSSS : Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux; DSPublique : directeur de santé publique; INSPQ : Institut national de santé publique du Québec; IUCPQ : Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec; MSSS : ministère de la Santé et des Services sociaux; RAMQ : Régie de l’assurance maladie du Québec.

Schéma 1 - Structures mobilisées pour assurer le volet « santé » de la mission sécurité civile durant le Sommet du G7 à Charlevoix

Source : Document de travail. Direction générale adjointe de la sécurité civile et des affaires institutionnelle, ministère de la Santé et des Services sociaux. Reproduit avec la permission des auteurs (Julie Ann et Martin Simard).

Revoir les capacités et les plans d’urgence existants

Pour évaluer les capacités et les plans d’urgence en place pour le volet « santé publique », le DSPublique s’est appuyé sur un comité opérationnel regroupant une dizaine d’intervenants des équipes de protection de sa direction. Le plan de travail pour évaluer les capacités comportait sept dimensions :

  1. Identifier les risques et les répercussions réelles et potentielles;
  2. Planifier et organiser les services;
  3. Déterminer les besoins en ressources additionnelles (matérielles et financières);
  4. Établir la structure de gestion;
  5. Établir les mécanismes de coordination;
  6. Déterminer les modalités de communication;
  7. S’opérationnaliser.

Pour chacune des dimensions, qui recoupent celles des CDC, des actions et des cibles étaient prescrites. Un diagnostic initial en pourcentage d’atteinte de chacune des cibles était associé à chaque action. Le tableau de bord pour suivre l’état d’avancement de la préparation était révisé aux deux semaines.

De façon plus spécifique, en lien avec la première dimension du plan de travail et les menaces à la santé appréhendées, le comité opérationnel s’est posé les questions suivantes :

  • Existe-t-il un protocole, un guide ou un plan de santé publique régional, provincial ou fédéral associé à cette menace? Les ressources mobilisées en connaissent-elles l’existence et sont-elles capables de l’appliquer?
  • Les intervenants ont-ils les moyens de réaliser les enquêtes épidémiologiques associées aux menaces répertoriées (outils diagnostics, ressources matérielles, ressources professionnelles, accès légal à l’information pertinente)?
  • Les outils disponibles pour mener les enquêtes épidémiologiques associées aux menaces sont-ils regroupés et facilement accessibles?
  • La réalisation des différentes étapes de l’enquête épidémiologique associée est-elle circonscrite dans le temps et selon les responsabilités des différentes autorités de santé publique mobilisées?
  • Existe-t-il des outils de communication facilement accessibles pour informer la population en cas de menace avérée?

Une fois les protocoles, guides ou plans existants de santé publique révisés, les ressources mobilisées ont rapidement exprimé le besoin d’être formées à ces derniers. Des outils de communication grand public associés aux principales menaces sont aussi apparus nécessaires. La révision des capacités a aussi mis en évidence la nécessité d’accélérer la publication de certains guides et protocoles, tels que le guide Gestion des colis suspects du MSSS (23) ou le Plan d'urgence québécois sur les maladies infectieuses à surveillance extrême – Volet santé publique (24).

Évaluer les ressources nécessaires 

Différents scénarios d’incidents et d’événements ont été utilisés pour anticiper les besoins en ressources humaines, matérielles et informationnelles. L’évaluation initiale a mis en évidence les éléments suivants :

  • L’expertise spécifique pour certaines menaces appréhendées est détenue par des experts de l’INSPQ ou de Santé Canada (notamment pour les incidents terroristes);
  • La santé publique devra s’appuyer sur des épidémiologistes de terrain de l’ASPC pour assumer une partie de la vigie nécessaire en lien avec les menaces appréhendées;
  • Pour certaines menaces, notamment en cas de toxi-infection alimentaire, l’évaluation de la capacité des ressources a démontré que le DSPublique pourrait avoir à mobiliser un nombre plus important de professionnels;
  • En cas d’incidents impliquant des agents biologiques ou chimiques de terrorisme, les capacités diagnostiques du CHU de Québec devront être rehaussées. Le CIUSSS de la Capitale-Nationale devra aussi avoir accès à des antidotes pour y faire face, et l’ensemble des ressources d’urgence devront être formées pour une administration sécuritaire et pertinente de ces antidotes;
  • Étant donné le niveau de sécurité qui y est déployé, l’information à l’intérieur de l’enceinte risque d’y rester confinée. Des ressources de santé publique devront donc y être déployées pendant l’événement.

Développer des plans, des procédures et des guides de pratique pour les différents risques appréhendés

Les ressources fédérales en santé pouvaient combler plusieurs des besoins d’expertise et de ressources nécessaires identifiés par le DSPublique. Des liens fonctionnels ont été établis pour les solliciter rapidement lors du Sommet. Le DSPublique a aussi eu recours au Programme canadien d’épidémiologie de terrain pour les éléments de vigie (25).

Dans cette phase de la préparation, le DSPublique s’est assuré que son plan de mobilisation des ressources en cas de menace à la santé soit actualisé et connu des différents acteurs du réseau de la santé régional (26).

Les ressources de santé publique du MSSS se sont mobilisées pour que les intervenants régionaux obtiennent les plus récentes technologies diagnostiques pour les agents de terrorisme (chimiques et biologiques). La formation et la validation de ces capacités diagnostiques ont ensuite été confiées à l’INSPQ. Ce dernier, via le Laboratoire de santé publique du Québec (LSPQ), s’est aussi doté des mêmes capacités diagnostiques.

Au Canada, considérant habituellement la faible probabilité de survenue d’un incident terroriste, c’est le gouvernement fédéral qui gère un stock commun pour la plupart des antidotes associés à des agents neurotoxiques ou biologiques de terrorisme. Des ententes ont dû être établies afin d’avoir un accès optimisé à ces antidotes. Le Centre antipoison du Québec (CAPQ) et un médecin spécialiste du CIUSSS de la Capitale-Nationale dédié à la préparation des milieux cliniques en cas d’incident terroriste (antidote, décontamination, traitement) ont contribué à opérationnaliser cet aspect spécifique et à assurer la formation des intervenants d’urgence.

Le DSPublique a obtenu des accréditations d’accès à l’enceinte du Sommet pour deux ressources de santé publique régionale (médecins) et pour quatre épidémiologistes du Programme canadien d’épidémiologie de terrain afin de pouvoir y mener des enquêtes épidémiologiques au besoin (27). Les deux médecins ont d’ailleurs pu séjourner sur le site du Sommet afin d’obtenir un accès privilégié à l’information pertinente, et ce, en temps opportun.

Un outil Web appartenant au CIUSSS de la Capitale-Nationale et à la santé publique régionale, appelé « valise de garde », a aussi été optimisé pour regrouper tous les outils nécessaires en temps opportun pour l’ensemble des intervenants de santé publique mobilisés pour le Sommet.

De façon concrète, les documents suivants ont été mis à jour pour le Sommet :

  • Plan de mobilisation de l’équipe « maladies infectieuses »;
  • Plan intégré de mobilisation des équipes de protection;
  • Plan de mobilisation des ressources de santé publique;
  • Plan de réponse multiniveaux de l’INSPQ (28);
  • Plan d'urgence québécois sur les maladies infectieuses à surveillance extrême – Volet santé publique (24);
  • Guide Gestion d’un colis suspect (23);
  • Algorithme de gestion d’une toxi-infection d’origine alimentaire;
  • Protocole « Événements climatiques extrêmes : chaleur accablante »;
  • Outils d’intervention et de communication en cas d’intoxication par des gaz lacrymogènes;
  • Outils d’intervention et de communication en cas d’intoxication par du poivre de Cayenne.

Chaque protocole comportait des coordonnées téléphoniques spécifiques pour l’événement et dictait aussi quand et pourquoi appeler les experts de l’INSPQ, du MSSS ou de Santé Canada. En cas de menace avérée, un plan de mobilisation des ressources de santé publique dans les régions limitrophes était prévu, en plus du plan de mobilisation de la région de la Capitale-Nationale.

Déployer des systèmes de surveillance

Cette étape a fait l’objet d’un autre article du Bulletin d’information en santé environnementale (19 mars 2019) (29). Globalement, la santé publique s’est dotée de cinq intrants pour effectuer la vigie des menaces appréhendées du 4 au 15 juin 2018 :

  1. Inventaire de certaines raisons de consultation et diagnostics médicaux en provenance des urgences de la région;
  2. Signalements actifs (sollicités) de partenaires clés : Info-Santé, CAPQ, services ambulanciers de la région, LSPQ de l’INSPQ et Bureau du coroner;
  3. Collecte de certaines raisons d’appels à Info-Santé;
  4. Système intégré de vigie et de surveillance de l’influenza (SIVSI);
  5. Alertes du Réseau mondial d’information sur la santé publique (RMISP).

Cette vigie rehaussée était complémentaire au suivi étroit  des maladies à déclaration obligatoire (MADO) et des signalements de menaces à la santé qui se poursuivait durant l’événement. Les résultats de la vigie étaient partagés quotidiennement dans la structure de sécurité civile mobilisée.

Planifier la communication du risque 

Tout au long de la préparation, le risque d’utilisation d’agents de contrôle de foule lors de manifestations a été évalué comme étant celui qui était le plus probable. La santé publique régionale a ainsi préparé, avec la collaboration des communications du CIUSSS de la Capitale-Nationale et de l’INSPQ, des fiches d’information pour Info-Santé (811) et informé les professionnels des urgences sur ce sujet. Une alerte à la vigilance (Info-MADO) a été publiée à leur intention une dizaine de jours avant l’événement sur les risques associés au G7, la vigie sanitaire prévue et les mesures de contrôle (30).

Quant aux risques à la santé associés à la dispersion de gaz lacrymogènes et de poivre de Cayenne, des entrevues à la radio et à la télévision ont été accordées par un médecin de la direction de santé publique deux jours avant les événements, afin de sensibiliser la population et les résidents à proximité des sites prévus de manifestations. Les médias nationaux ont relayé l’information. Ces actions de communication de la santé publique régionale s’ajoutaient à un site Web d’information sur le G7 produit par les communications du CIUSSS de la Capitale-Nationale pour informer la population des principaux risques appréhendés et faciliter l’accès aux soins durant le Sommet.

Enfin, à l’interne, le DSPublique informait ses employés de l’état d’avancement de la préparation (31-34).

Lister les ressources (humaines et matérielles) disponibles et les processus de mobilisation de ces ressources 

Les listes téléphoniques du personnel disponible et de leur expertise ont été mises à jour. Les compétences inventoriées étaient les suivantes : réalisation d’enquêtes, élaboration de questionnaires, analyse et évaluation des menaces appréhendées, soutien administratif, gestion et encadrement de ressources. Des plans de mobilisation par type de menace avec des critères d’activation précis ont été ajoutés aux outils de garde disponibles. Ces plans tenaient compte de la structure de sécurité civile déployée. Une procédure pour mobiliser les ressources et bien déterminer les besoins a aussi été spécifiquement créée en cas de scénario non prévu aux protocoles usuels.

Des listes regroupant le personnel de garde ont été développées pour assurer une disponibilité des ressources professionnelles non médicales en dehors des heures ouvrables. Des personnes étaient de garde sur place et d’autres en soutien téléphonique si la situation le nécessitait. Des agents de liaison ont été formés sur les menaces appréhendées dans toutes les structures mobilisées (voir schéma 1) pour assurer une circulation fluide de l’information en temps opportun.

En lien avec le plan de travail, les équipes se sont aussi dotées d’outils de travail optimisés :

  • Appareils de télécommunication (téléavertisseur, cellulaire, module de conférence téléphonique, radio bidirectionnelle en cas de panne du réseau, etc.);
  • Ordinateurs portables;
  • Outils de saisie de l’information (journal de bord, logiciels de sondage et d’analyse épidémiologique);
  • Accès optimisés aux différents systèmes de gestion des urgences (Système d’information pour les services des urgences [SIURGE] et STAT-Urgence).

Enfin, en raison d’enjeux de sécurité informatique potentiels (par une attaque informatique ciblée par exemple), le DSPublique a isolé l’ensemble des protocoles sur une clé USB indépendante et certains membres des équipes de garde ont reçu une version papier des protocoles ou des questionnaires nécessaires à la réponse en cas de menace avérée.

Former le personnel sur les mesures de protection et les pratiques de sécurité

Des experts des services ambulanciers et des urgences du CIUSSS de la Capitale-Nationale ont pris en charge la formation des intervenants de première ligne sur la décontamination des patients en cas d’incidents terroristes et sur les mesures de protection individuelle à utiliser en cas de contamination chimique, biologique ou radiologique.

Participer à la planification, au design et au déroulement de simulation 

Sept semaines avant le Sommet, le gouvernement du Canada (via le Centre des sciences pour la sécurité et le Centre de simulation de l’Armée canadienne) a organisé une importante simulation, intitulée « Sentinelle II » (35). La simulation s’est déroulée sur trois jours et a permis de valider les capacités de mobilisation et de collaboration des intervenants de sécurité civile (aux paliers fédéral, provincial, régional et local). Le gouvernement du Canada a ainsi pu tester la réponse à différents scénarios de mesures d’urgence : arrivée massive de blessés en raison d’une explosion ou d’un accident de la route, incident avec des matières dangereuses (colis suspect), coupure de service à la suite d’un aléa climatique, évacuation de blessés dans un contexte difficile (accident d’hélicoptère), toxi-infection alimentaire parmi les dignitaires, utilisation de poivre de Cayenne sur les forces policières, etc.

La santé publique y a contribué au besoin selon les simulations proposées. L’exercice a d’ailleurs permis d’apporter des ajustements aux responsabilités des personnes déployées dans les différents centres de coordination du Sommet et de revoir les modalités de communication entre les intervenants. Pour la santé publique, cette simulation a aussi permis d’ajuster certains protocoles et de revoir les besoins à la formation prévue deux semaines après cet exercice.

Rappelons que l’équipe du comité opérationnel de santé publique organisait aussi des simulations basées sur des scénarios fictifs de menace à la santé à chaque rencontre bihebdomadaire pour valider les protocoles de santé publique rehaussés pour l’événement.

Fournir l’orientation et la formation sur les plans, procédures, guides de pratique, processus de gestion et sur la structure décisionnelle en place 

Dans le cadre de la préparation, une formation de deux journées (quatorze heures) a été réalisée pour une cinquantaine de ressources rattachées à la direction de santé publique régionale dans les équipes de protection. La formation visait le personnel de santé publique des équipes de protection et les infirmières de première ligne en santé publique susceptibles de contribuer aux enquêtes épidémiologiques. Ce sont les responsables de la préparation et sept experts du MSSS, de l’INSPQ, du CAPQ et du réseau de la santé qui ont donné la formation.

Formation des intervenants de santé publique. Crédit photos : Nathalie Beaulieu, CIUSSS de la Capitale-Nationale, 2018.

La formation a été divisée en quatre blocs :

  1. Structure de gestion des menaces à la santé et rôle de la santé publique dans les structures de sécurité civile;
  2. Menaces de nature environnementale ou infectieuse et enquêtes épidémiologiques associées;
  3. Mobilisation et concertation de l’expertise en cas de menace à la santé;
  4. Ateliers pratiques (colis suspects et éclosion de cas de gastro-entérites chez des dignitaires).

Lors de cette formation sur les menaces de type CBRNE, les questions opérationnelles ont été nombreuses. Elles ont permis de bonifier les protocoles des principales menaces à la santé appréhendées.

Procéder à l’évaluation pour en tirer des leçons

L’équipe de santé publique a actualisé de façon concrète son plan de mobilisation des ressources en situation d’urgence pendant la préparation (26). Ce fut un exercice profitable pour unir et former les équipes de santé publique affectées à la protection de la santé. La formation de deux jours déployée auprès d’une cinquantaine de ressources de santé publique a permis de consolider la collaboration professionnelle des organisations concernées. Cette formation a aussi offert l’occasion d’actualiser plusieurs compétences associées à la réponse aux urgences.

Dans les bons coups, il faut retenir l’importance de la mise en réseau des ressources par le biais du Comité opérationnel G7 du réseau de santé publique du Québec (voir tableau 1) qui a permis de :

  • Partager l’information pertinente en temps opportun;
  • Faciliter la mobilisation de l’expertise disponible et la mise en relation des experts;
  • Aborder la préparation par petites étapes fonctionnelles et opérationnelles;
  • Mieux connaître les partenaires et les ressources disponibles en cas d’incident;
  • Clarifier les enjeux légaux et anticiper les écueils d’application des différentes responsabilités;
  • Évaluer en temps réel les scénarios de réponses aux menaces et les réajuster.

La contribution du MSSS et de l’INSPQ à la préparation régionale fut aussi une force. Le MSSS a facilité l’accès aux ressources et aux expertises fédérales et a aussi optimisé les arrimages avec les autres ministères et organisations qui participaient à la préparation. Il a également contribué à la formation des intervenants locaux et régionaux en collaboration avec l’INSPQ. Les intervenants de l’INSPQ ont également contribué concrètement à la préparation en fournissant une expertise sur le risque radiologique, les gaz lacrymogènes, le poivre de Cayenne et sur les étapes de la réponse en situation d’urgence.

Enfin, bien que la préparation ait une résultante positive, elle ne fut pas sans conséquence sur les ressources, fortement mobilisées. Ce genre de préparation oblige à repousser certaines activités courantes du DSPublique et nécessite un important réaménagement des tâches. La collaboration entre les instances prend du temps à s’établir et ne peut, en aucun cas, être tenue pour acquise. De plus, le mandat légal du DSPublique doit être bien compris pour faciliter cette collaboration. Une évaluation plus fine de ces enjeux devrait être envisagée.

Conclusion

En juin 2018, un événement politique d’envergure internationale a pris place dans la région de la Capitale-Nationale. Les ressources régionales de santé publique ont déployé une préparation élaborée. Cette dernière s’est appuyée sur des collaborations rapprochées, une évaluation des plans et ressources en place, le développement des outils manquants et de la vigie sanitaire nécessaire, de la formation ciblée et des simulations pour tester cette planification. Ces nouvelles connaissances et compétences pourront être utiles pour la planification d’événements similaires futurs, dans la région ou ailleurs au Québec. Le volet « évaluation » de la préparation et des interventions lors de l’événement reste toutefois à compléter.

Remerciements

Les auteures tiennent à remercier l’ensemble du personnel de la Direction de santé publique de la Capitale-Nationale pour leurs investissements de temps et d’expertise; les collaborateurs de la préparation, soit l’Agence de la santé publique du Canada, le ministère de la Santé et des Services sociaux et l’Institut national de santé publique, dont Lise Gauthier, Michel Savard et Lise Laplante; les relecteurs de l’article, Michel Savard, Lise Laplante, Joël Riffon et Pierre Sormany; de même que les membres du comité de rédaction du BISE.

Pour toute correspondance

Isabelle Goupil-Sormany
Direction de santé publique
CIUSSS de la Capitale-Nationale
2400, avenue d’Estimauville
Québec (Québec)  G1E 7G9
Courriel : isabelle.goupil-sormany.ciussscn@ssss.gouv.qc.ca

Références

  1. Gouvernement du Canada [En ligne]. Sommet du Groupe des Sept (G7) de 2018 – Charlevoix, Québec. Disponible : https://g7.gc.ca/fr/presidence-g7/sommet-g7/ [N’est plus disponible]
  2. Gouvernement du Canada [En ligne]. 2018 G7 Summit – Canada 2018 G7 Presidency – Charlevoix, Quebec. Disponible : https://g7.gc.ca/en/ [N’est plus disponible]
  3. Affaires mondiales Canada [En ligne]. Ottawa : Gouvernement du Canada; 2018. Le Bureau du protocole du Canada. Disponible : https://www.international.gc.ca/protocol-protocole/index.aspx?lang=fra
  4. CIUSSS de la Capitale-Nationale [En ligne]. Québec : Gouvernement du Québec; 2018. Mobilisation régionale pour le Sommet du G7. Disponible : https://www.ciusss-capitalenationale.gouv.qc.ca/mobilisation-regionale-pour-le-sommet-du-g7
  5. Butler M, Tiedemann M. Le rôle fédéral dans le domaine de la santé et des soins de santé [En ligne]. Ottawa : Gouvernement du Canada; 2013. Disponible : http://publications.gc.ca/site/fra/9.852816/publication.html
  6. Santé Canada [En ligne]. Ottawa : Gouvernement du Canada; 2017. Portefeuille de la Santé. Disponible : https://www.canada.ca/fr/sante-canada/organisation/portefeuille-sante.html
  7. Gouvernement du Québec [En ligne]. Québec : Publications Québec; 2019. Loi sur les services de santé et les services sociaux. S-4.2. Disponible : http://legisquebec.gouv.qc.ca/fr/showdoc/cs/S-4.2
  8. Institut national de santé publique du Québec. Guide toxicologique pour les urgences en santé environnementale. Québec : Gouvernement du Québec; 2004. Disponible : https://www.inspq.qc.ca/sites/default/files/publications/276-gtu-santeenvironnementale.pdf
  9. Ministère de la Sécurité publique du Québec [En ligne]. Québec : Gouvernement du Québec. Plan national de sécurité civile. Disponible : https://www.securitepublique.gouv.qc.ca/securite-civile/plan-national.html
  10. Ministres responsables de la gestion des urgences. Un cadre de sécurité civile pour le Canada – Deuxième édition [En ligne]. Ottawa : Gouvernement du Canada; 2011. Disponible : https://www.securitepublique.gc.ca/cnt/rsrcs/pblctns/mrgnc-mngmnt-frmwrk/mrgnc-mngmnt-frmwrk-fra.pdf
  11. Coordination régionale de sécurité civile. Plan de déploiement G7 - La Malbaie - Version 9. CIUSSS de la Capitale-Nationale; 2018.
  12. Morin M. Concepts de base en sécurité civile [En ligne]. Québec : Ministère de la Sécurité publique; 2018. Disponible : https://www.securitepublique.gouv.qc.ca/fileadmin/Documents/securite_civile/publications/concepts_base/concepts_base.pdf
  13. Ministère de la Santé et des Services sociaux. Politique ministérielle de sécurité civile – Santé et Services sociaux [En ligne]. Québec : Gouvernement du Québec; 2016. Disponible : http://publications.msss.gouv.qc.ca/msss/fichiers/2016/16-860-16W.pdf
  14. Centers for Disease Control and Prevention. Public Health Emergency Response Guide for State, Local, and Tribal Public health Directors, version 2.0 [En ligne]. Washington : U.S. Department of Health & Human Services; 2011. Disponible : https://emergency.cdc.gov/planning/pdf/cdcresponseguide.pdf
  15. Programme des Nations Unies pour l’environnement. Sensibilisation et préparation aux situations d’urgence au niveau local (APPEL Handbook) – Un processus visant à améliorer la sensibilisation et la préparation des communautés aux aléas technologiques et aux urgences environnementales [En ligne]. ONU Environnement; 2015. Disponible : http://apell.eecentre.org/Modules/GroupDetails/UploadFile/APELL_Handbook_French.pdf
  16. Ministère de la Santé et des Services sociaux. Le système de santé et de services sociaux au Québec – En bref [En ligne]. Québec : Gouvernement du Québec; 2017. Disponible : http://publications.msss.gouv.qc.ca/msss/fichiers/2017/17-731-01WF.pdf
  17. Réseau pancanadien de santé publique [En ligne]. 2017. Aperçu. Disponible : http://www.phn-rsp.ca/index-fra.php
  18. Rhainds M, Gaulin C, Goupil-Sormany I. Le Sommet des Amériques et la santé publique : plan de préparation et d’intervention – Résumé de présentation. Bulletin d'information en santé environnementale [En ligne], juin 2002;13(3, supplément):3. Disponible : http://collections.banq.qc.ca/ark:/52327/bs26007
  19. Bush LM, Perez MT. The Anthrax Attacks 10 Years Later. Annals of Internal Medicine [En ligne]. 2012;156(1):41-44. Disponible : https://annals.org/aim/fullarticle/1033261/anthrax-attacks-10-years-later
  20. Goel AK. Anthrax : A disease of biowarfare and public health importance. World J Clin Cases. 16 janv 2015;3(1):20‑33.
  21. Gofin R. Preparedness and response to terrorism: A framework for public health action. Eur J Public Health. 1 févr 2005;15(1):100‑4.
  22. Thomson E, Lampkin H, Maynard R, Karamouzian M, Jozaghi E. The lessons learned from the fentanyl overdose crises in British Columbia, Canada. Addiction. 2017;112(11):2068‑70.
  23. Ministère de la Santé et des Services sociaux. Gestion des colis suspects : chimiques, biologiques, radiologiques, nucléaires, explosifs [En ligne]. Québec : Gouvernement du Québec; 2018. Disponible : http://publicationsreseau.msss.rtss.qc.ca/publications/2018/18-860-10W.pdf
  24. Ministère de la Santé et des Services sociaux. Plan d’urgence québécois sur les maladies infectieuses à surveillance extrême – Volet santé publique [En ligne]. Québec : Gouvernement du Québec; 2018. Disponible : http://publications.msss.gouv.qc.ca/msss/fichiers/2018/18-268-09W.pdf
  25. Agence de la santé publique du Canada [En ligne]. Ottawa : Gouvernement du Canada; 2006. Programme canadien d’épidémiologie de terrain. Disponible : https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/pratique-sante-publique/programme-canadien-epidemiologie-terrain.html
  26. Direction de santé publique. Plan d’action régional de santé publique 2016-2020 [En ligne]. Québec : Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Capitale-Nationale; 2017. Disponible : https://www.ciusss-capitalenationale.gouv.qc.ca/sites/default/files/plan_daction_regional_sante_publique_2016-2020_vf.pdf
  27. Système de Commandement d’Intervention [En ligne]. Canada; 2019. Disponible : http://www.icscanada.ca/fr/home.html
  28. Laplante L, Allard R. Plan de réponse multiniveaux de l’Institut national de santé publique du Québec en cas de menace pour la santé de la population lors d’une urgence ou d’un sinistre. Québec : Institut national de santé publique du Québec; 2017. Disponible : https://www.inspq.qc.ca/sites/default/files/documents/institut/plan_reponse_multiniveaux_inspq.pdf
  29. Huot C, Paradis A, Villeneuve J. Planification d’une vigie sanitaire rehaussée lors d’un événement de masse d’envergure internationale. Bulletin d'information en santé environnementale [En ligne]. 2019. Disponible sur : https://www.inspq.qc.ca/bise/planification-d-une-vigie-sanitaire-rehaussee-lors-d-un-evenement-de-masse-d-envergure-internationale
  30. Directeur de santé publique de la Capitale-Nationale. Québec : CIUSSS de la Capitale-Nationale. Préparation au sommet du G7. Info-MADO. 2018.
  31. Directeur de santé publique de la Capitale-Nationale. Québec : CIUSSS de la Capitale-Nationale. Bulletin d’information G7. 2018;1(1).
  32. Directeur de santé publique de la Capitale-Nationale. Québec : CIUSSS de la Capitale-Nationale. Bulletin d’information G7. 2018; 2(2).
  33. Directeur de santé publique de la Capitale-Nationale. Québec : CIUSSS de la Capitale-Nationale. Bulletin d’information G7. 2018; 3(3).
  34. Directeur de santé publique de la Capitale-Nationale. Québec : CIUSSS de la Capitale-Nationale. Bulletin d’information G7. 2018; 4(4).
  35. Ministère de la Sécurité publique du Québec. Exercice Sentinelle II – Le ministère de la Sécurité publique se prépare au Sommet du G7. Québec : Gouvernement du Québec; 2018. Disponible : https://www.securitepublique.gouv.qc.ca/securite-civile/publications-et-statistiques/inter-actionexpress/article/14973.html

Sujet(s):