Onil Samuel

  • 21 août 2017

    Le cannabis n’est pas un produit ordinaire. La légalisation est l’occasion de mettre en place un cadre légal permettant la prévention de l’usage, ainsi que la réduction des méfaits et des risques à la santé et à la sécurité qui y sont associés. La légalisation du cannabis est donc, a priori, compatible avec l’atteinte d’objectifs de santé publique. Toutefois, les choix effectués pour encadrer la production, la distribution et la consommation auront un impact déterminant sur la réussite du processus de légalisation, la mise à plat du marché illicite et l’atteinte des objectifs de santé et de sécurité publiques.

    La légalisation du cannabis à des fins non médicales comporte son lot d’incertitudes et oblige le Canada et le Québec à innover. Aussi est-il nécessaire de prévoir la...

  • 4 mai 2017

    Le taux d’incidence du cancer de la thyroïde est celui qui augmente le plus rapidement parmi l’ensemble des principaux cancers, tant au Canada qu’ailleurs dans le monde. Selon la Société canadienne du cancer (2016), au Canada on a observé une augmentation de 6,3 % par année chez les hommes, entre 2001 et 2010, et de 4,7 % par année chez les femmes, entre 2005 et 2010. Les causes de l'augmentation de l'incidence du cancer de la thyroïde ont fait l'objet de plusieurs débats. Cette augmentation pourrait être attribuable à une surveillance accrue ainsi qu’à l’utilisation de technologies permettant davantage de diagnostics de cancers asymptomatiques de la thyroïde à un stade précoce. Néanmoins, certains auteurs croient que d’autres facteurs pourraient expliquer ces tendances, notamment les...

  • 8 mars 2017
    • Cannabis is the most commonly consumed illegal substance. The current system of prohibition and its sanctions do not prevent the use of this substance. The most recent data indicate that about 15% of the Québec population report having used cannabis in the past 12 months. More than half of those who have used cannabis report having used it less than once a month. Those who use it weekly or daily represent about a quarter of cannabis users.
    • Cannabis is not an ordinary product. It carries risks for public health and safety. Its psychoactive effects affect the ability to drive motor vehicles, can lead to dependence, can impair brain development in youth, and can potentially give rise to mental disorders. Smoking cannabis can also cause respiratory diseases. The...
  • 17 novembre 2016
    • Le cannabis est la substance illicite la plus consommée. Le régime de prohibition actuel et ses sanctions n’empêchent pas l’usage de cette substance. Les données les plus récentes indiquent qu’environ 15 % des Québécois rapportent avoir consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois. Plus de la moitié d’entre eux déclarent en avoir fait usage moins d’une fois par mois. Les personnes qui consomment à chaque semaine ou tous les jours représentent environ le quart des usagers de cannabis.
    • Le cannabis n’est pas un produit ordinaire. Il présente des risques pour la santé et la sécurité publiques. Ses effets psychoactifs affectent la conduite de véhicules moteurs, peuvent induire la dépendance, nuire au développement du cerveau des jeunes et potentiellement provoquer des...
  • 17 juin 2016

    Les biosolides municipaux sont des boues issues du traitement des eaux usées municipales qui ont fait l’objet de traitement de réduction des agents pathogènes. Leurs propriétés fertilisantes rendent intéressant leur recyclage sur les terres agricoles, et leur valorisation constitue une avenue à ne pas négliger d’un point de vue environnemental et économique. En contrepartie, cette pratique soulève des préoccupations sanitaires, puisque les biosolides peuvent contenir des contaminants chimiques et des agents pathogènes, lesquels pourraient représenter un risque pour la santé des populations riveraines de lieux d’épandage.

    Le présent avis scientifique fait état des connaissances issues de la littérature scientifique et de la littérature grise relativement aux risques pour la...

  • 17 juin 2016

    Le traitement des eaux usées municipales génère des quantités importantes de biosolides. Comme ces matières résiduelles fertilisantes (MRF) possèdent des propriétés agronomiques intéressantes, leur valorisation sur les terres agricoles s’inscrit bien dans les objectifs de la Politique québécoise de gestion des matières résiduelles qui prévoit recycler 60 % des matières organiques générées par les villes et l’industrie. Cependant, l’épandage de ces substances fertilisantes soulève des préoccupations sanitaires en raison de la présence de contaminants chimiques et de microorganismes pathogènes dans les biosolides. 

    C’est dans ce contexte que RECYC-QUÉBEC a demandé à l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) de documenter l’état...

  • 8 mars 2016

    En 2015, l’Agence internationale de recherche sur le cancer (AIRC) rendait public un rapport d’évaluation qui indiquait que le glyphosate, l’herbicide le plus utilisé à travers le monde, et les produits commerciaux qui contiennent cette matière active étaient génotoxiques et qu’ils pourraient être une cause probable de cancer pour l’humain, notamment des lymphomes non Hodgkinien. À la suite de la publication de ce rapport, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a reçu le mandat de l’Union européenne (UE) pour revoir sa propre évaluation des risques de la matière active afin d’orienter la position européenne quant au maintien du glyphosate sur la liste des matières actives approuvées. Contrairement à l’AIRC, l’EFSA et un Comité d’examen par les pairs représentant les...

  • 29 avril 2015
    • Le virus Chikungunya (CHIK) est un arbovirus transmis aux humains par la piqûre des moustiques Ae. Aegypti et Ae. Albopictus, les mêmes espèces qui sont impliquées dans la transmission des virus de la dengue, de la fièvre jaune, et du Nil occidental, entre autres.
    • Les principaux symptômes de l'infection par le virus CHIK sont la fièvre aiguë et des arthralgies sévères. Les symptômes articulaires peuvent persister pendant des mois ou des années. La majorité des cas sont symptomatiques.
    • Le premier cas de transmission autochtone du virus CHIK dans les Amériques a été déclaré dans les Caraïbes sur l'île de Saint-Martin en décembre 2013 et aux États-Unis en Floride en juillet 2014.
    • L'exposition à des moustiques infectés est le principal...
  • 17 mai 2013

    À la lumière des données épidémiologiques de l'été 2011 et de l'été 2012 ainsi que des données cliniques récentes de complications rénales possibles à long terme à la suite d'une infection même asymptomatique, l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) s'est vu confier le mandat le 10 septembre 2012 de fournir un avis scientifique au ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) sur les interventions à privilégier pour lutter contre le virus du Nil occidental (VNO) au cours de l'été 2013. Cette demande est en continuité avec le processus antérieur, car c'est à la suite d'avis de l'INSPQ que les activités de surveillance animale et entomologique ainsi que de contrôle des moustiques avaient été introduites en 2002 et cessées en 2007. Le présent avis scientifique a été...

  • 6 juillet 2012

    L'indicateur de risque des pesticides du Québec, identifié par l'acronyme « IRPeQ », est un outil de diagnostic et d'aide à la décision conçu pour optimiser la gestion des pesticides. Il comprend un volet santé (IRPeQ-santé) et un volet environnement (IRPeQ-environnement).

    Cet outil résulte de la comparaison d'indicateurs de risque des pesticides mentionnés dans la littérature scientifique. La sélection et la définition des critères de l'indicateur sont le fruit d'une collaboration étroite entre :

    • le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation (MAPAQ);
    • le ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP);
    • l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ)....

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