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 Bulletin d'information en santé environnementale

  • 6 octobre 2001

    Il existe sur le marché canadien une multitude de produits insectifuges conçus pour prévenir les piqûres d’insectes chez les humains et les animaux. En vertu de la Loi sur les produits antiparasitaires, l’Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire (ARLA) autorise l’utilisation de cinq ingrédients actifs pouvant être appliqués chez l’humain. Il s’agit de l’huile de lavande, de l’huile de citronnelle, du di-n-propyl isocinchoméronate, du DEET (N,N-diéthyl-m-toluamide ou N,N-diéthyl-3-méthylbenzamide) et de l’huile de soya. Cependant, les produits insectifuges à base d’huile de soya ne sont plus disponibles sur le marché canadien.

  • 6 octobre 2001

    Les propriétés de l’insecticide biologique Bacillus thuringiensis subsp. israelensis (Bti) en font un produit de choix pour contrôler la transmission du virus du Nil occidental. Au Québec, il est employé depuis 1984 dans des programmes de lutte contre les insectes piqueurs comme les moustiques et les mouches noires...

  • 7 juin 2001

    Depuis l’adoption du Plan d’action sur la gestion des matières résiduelles 1998-2008 découlant des conclusions d’une consultation québécoise sur la gestion des déchets, les municipalités et les industries sont encouragées par le ministère de l’Environnement du Québec (MENV) à valoriser les résidus qu’elles génèrent1. Les propriétés fertilisantes d’un certain nombre de ces matières font en sorte qu’elles peuvent être valorisées en agriculture, en sylviculture, en aménagement paysager ou encore pour la réhabilitation de sites dégradés. Cette pratique présente donc le triple avantage de fournir des matières d’intérêt pour la culture des végétaux, de répondre aux objectifs fixés par le Plan d’action et d’éviter un enfouissement systématique de matières...

  • 21 avril 2001

    Le système immunitaire s’est développé au cours de l’évolution des espèces par de nombreuses interactions hôtes-agents infectieux. Ce système contribue au maintien de l’intégrité de l’organisme hôte en éliminant les constituants étrangers (virus, bactéries, parasites, greffes, allergènes), et les constituants du « soi »* modifiés1. Il assure cette fonction en étroite relation avec les autres systèmes physiologiques, notamment les systèmes nerveux et endocrinien, avec lesquels il communique par l’intermédiaire de médiateurs solubles (neurotransmetteurs, hormones, cytokines) et de récepteurs spécifiques communs à ces systèmes.

    Plusieurs xénobiotiques* peuvent agir sur les composantes du système immunitaire et interférer ainsi avec leurs fonctions...

  • 20 avril 2001

    Les professionnels de la santé publique qui répondent aux urgences sont notamment interpellés lorsque des personnes sont accidentellement exposées à des agents chimiques. Outre l’évacuation, le confinement, la réintégration des lieux ou la protection personnelle à utiliser, la décontamination constitue un aspect devant être fréquemment considéré.

    En effet, lors d’accident impliquant le déversement de matières dangereuses dans l’air, l’eau ou le sol, une des premières mesures de protection de la santé publique à considérer est la décontamination des victimes. Il s’agit d’une tâche multidisciplinaire où les intervenants, qu’ils appartiennent aux services de prévention des incendies, au corps policier ou au réseau de la santé, doivent bien comprendre les objectifs et les pratiques...

  • 11 janvier 2001

    Depuis une vingtaine d’années, à Montréal comme dans l’ensemble de l’Amérique du Nord et en Europe, de nombreuses recherches scientifiques font état d’une hausse des cas d’asthme. Dans la région de Montréal, le nombre d’enfants asthmatiques âgés entre 3 et 7 ans a augmenté de 72 % au cours des quinze dernières années. Les États-Unis sont tout aussi concernés par cette vague de problèmes respiratoires puisque selon l’Association pulmonaire américaine, l’asthme infantile est responsable de 10 % des journées d’écoles perdues par an, ce qui en fait la première cause d’absentéisme scolaire pour une maladie chronique.

    Attentive à l’ampleur de...

  • 6 janvier 2001

    Lorsque le virus du Nil occidental (VNO) est mis en évidence sur un territoire donné, les premières mesures de santé publique généralement mises de l’avant consistent à informer la population sur les moyens reconnus pour se protéger contre les piqûres de moustiques. En plus des recommandations sur l’utilisation de répulsifs ou de « chasse-moustiques », les autorités de santé publique suggèrent souvent plusieurs façons d’éliminer les gîtes de reproduction des moustiques sur les propriétés privées.

    Cet article recense les principales mesures de protection individuelle généralement recommandées par les autorités de santé publique canadiennes et américaines afin de réduire l’exposition aux moustiques pouvant transmettre le virus du Nil occidental.

  • 10 décembre 2000

    L’Érika, pétrolier de 37 000 tonnes et de 184 mètres charge le 8 décembre 1999, 30 884 tonnes de fioul lourd à une raffinerie de Dunkerque, en France. Sa destination finale est une centrale thermique italienne située à Livourne. Le 12 décembre 1999, suite à un appel de détresse émis par le capitaine de l’Érika, la Marine Nationale Française procède à l’évacuation de l’équipage alors que le navire se brise en deux dans la tempête. Les deux parties de l’épave, éloignées l’une de l’autre de 12 km, gisent par 120 m de fond, à 65 km au sud de la pointe de Penmarc’h et à 75 km à l’ouest de Belle Île en Mer.

    Le Plan d’urgence POLMAR MER (...

  • 10 octobre 2000

    Au cours des dernières décennies, le développement des productions animales, et particulièrement de la production porcine au Québec, a été remarquable. Cet accroissement a entraîné une augmentation notable du volume de déjections animales à gérer tandis que parallèlement, les superficies d’épandage diminuaient de façon substantielle.

    L’analyse des données disponibles concernant la qualité des eaux des bassins versants à prédominance agricole montre, au cours des dernières décennies, des excès notables en azote et en phosphore ainsi qu’une dégradation de la qualité bactériologique de l’amont vers l’aval. Des études québécoises réalisées en milieu rural démontrent également que les puits d’alimentation en eau potable sont fréquemment contaminés par des micro-organismes et des...

  • 15 août 2000

    Vers les années 1880, les piscines, alors appelées bains publics, étaient construites dans une optique d’hygiène. Les usagers s’exposaient tout de même à des agents infectieux par une eau plus ou moins polluée. Avec la généralisation de la baignoire dans les logements, cette vocation s’est transformée et, de nos jours, la piscine est une installation servant surtout aux loisirs, à la détente et à des fins thérapeutiques. Des bassins d’eau sont également utilisés à des fins d’aménagement, les gens s’y baignant les pieds sans que cela ne soit conçu pour la baignade.

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